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Full text of "Petit recueil de cantiques, à l'usage des missions, retraites, neuvaines et cathéchismes [microforme]"

IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




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1.0 



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1.8 





1.25 |||U 1.6 




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6" 


► 







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Photographie 

Sciences 
Corpomtion 



23 WEST tMH STREET 

WEBSTER, N. Y. 14560 

(716) 872-4503 




S. 




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CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHIVI/ICMH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques 






O^ 



<■<• 





Technical and Bibliographie Notes/Notes techniques et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best 
original copy available for filming. Features of this 
copy which may be bibliographically unique, 
which n>ay alter any of the images in the 
reproduction, or which may significantly change 
the usual method of filming, are checked below. 



nColoured covers/ 
Couverture de couleur 



p~| Covers damaged/ 



n 



n 



n 



Couverture endommagée 

Covers restored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

Cover title missing/ 

Le titre de couverture manque 

Coloured maps/ 

Cartes géographiques en couleur 



□ Coloured ink (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

I I Coloured plates and/or illustrations/ 



Planches et/ou illustrations en couleur 



Sound with other matériel/ 
Relié avec d'autres documents 



Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin/ 

La reliure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distorsion le long de la marge intérieure 

Blank leaves added during restoration may 
appear within the text. Whenever possible, thèse 
hâve been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutées 
lors d'une restauration apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pas été filmées. 

Additional commenta:/ 
Commentaires supplémentaires; 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possibie de se procurer. Les détails 
de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du 
poiiit de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modification dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-dessous. 

□ Coloured pages/ 
Pages de couleur 

□ Pages damaged/ 
Pages endommagées 

□ Pages restored and/or laminated/ 
Pages restaurées et/ou pelliculées 



The 
to 1 



v/ 



Pages discoloured. stained or foxed/ 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



□ Pages detached/ 
Pages détachées 



V 



D 



Showthrough/ 
Transparence 



I I Quality of print varies/ 



Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary matériel/ 
Comprend du matériel supplémentaire 

Only édition available/ 
Seule édition disponible 



Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues, etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Las pages totalement ou partiellement 
obscurcies par un feuillet d'errata, une pelure, 
etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 



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This item is filmed at the réduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessous. 

10X 14X 18X 22X 



^ 



12X 



16X 



20X 



26X 



30X 



24X 



28X 



n 



32X 



The copy filmed hère has been reproducerl thnnks 
to the generosity of: 

Serr.inary of Québec 
Library 



L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la 
générosité de: 

Séminaire de Québec 
Bibliothèque 



The images appearing hère are the beat quailty 
possible considering the condition and leglbllity 
of the original copy and in keepiing with the 
filming contract spécifications. 



Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditiciis du contrat de 
filmage. 



Original copies in printed paper covars ara filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the last page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. AU 
other original copias are filmed beginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol —^ (meaning "CON- 
TINUED"). or the symbol V (meaning "END"), 
whichever applies. 



Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole — »> signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifie "FIN". 



Maps, plates, charts, etc.. may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entireiy included in one exposure are filmed 
beginning in the upper laft hand corner, left to 
right and top to bottom. as many f rames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés è des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas. en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



1 


2 


3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



^ù^ 



PETIT RECUEIL 







uébec, 



MISSIONSTHETRAITES, NEtJVAmES 
ET CATECHISMES. 



Seconde éditwbftt. 




<<. ^ 



rft( 



^^A 



QUEBEC : 

DES PRESSES A VAPEUR DE L^^EOgSSEAU 

IMPRIMEUR DE L'ARCJft»i^$^ T A/^ 

1863/ ^ >^<^ 



: 



QUEBEC 



"-•Toi W ^ 



APPR077ATI0.\. 






•v.. 



t -Jos. Aechey. de Québec. 

Québec, le 3 ÂTril 1847. 



■^PUS soussigné, Evêque de Trois- 
.Rivieres,approuvons le présent EEccEm 

:--^ri[yrnp^iAs Ev. DE Teois-Riyières.. 
Trois^^vîèTes le 14 Mai 1863 

jour de lîAsûensioD de' Notre gagneur. 



I 



E«REai3TRÉ conformément à l'Acte de la «oislaturs 

aera/'ia^ourX'ia'rde'l^r"".^" 
District des Trois-Rivières ^'"'* '^'^ 



1 

i 






PRIERES 



r 



DURANT 

LA SAINTE MESSE. 

La Messe est, de toutes les actk>u3 du christia- 
misme, la plus glorieuse à Dieu et la plus utile au 
salut de l'homme. Jésus-Christ y renouvelle le 
grand mystère de la Rédemption : il s'y fait encore, 
dans un vrai sacrifice, quoique non-sanglant, notre 
victime, et vient en personne nous appliquer ù 
chacun en particulier les mérites de ce sang 
adorable qu'il a répandu pour nous tous sur la 
■croix. Cela doit inspirer une haute idée de la 
mainte Messe, et faire souhaiter de la bien entendre ; 
car y assister avec irrévérence, volontairement 
distrait, sans modestie, sans attention, sans respect, 
c'est renouveler, autant qu'il est en soi, les oppro- 
bres du Calvaire, et déshonoi»er sa religion. 

Pour /ivîter ua si grand malheur, il faut y assister 
avec des dispositions chrétiennes, prendre l'esprit 
de Jésus-Christ, s'offrir avec lui et comme lui; 
entrer d'abord dans l'église pénétré d'un saint 
respect, s'y tenir dans une modestie et un recueil- 
lement que rien ne soit capable de troubler, et, 
pendant tout le sacrifice, n'avoir de pensées et 
de sentiments que pour honorer Dieu, et songer 
aux intérêts de son âme. 

JPrière avant la minte Messe, pour 'se disposer à 
la bien entendre, 

JE me présente, ô mon Sauveur, devant les 
saints autels, pour assister à votre divin 
sacrifice. Daignez, ô mon Dieu, m'en appliquer 
tout le fruit que vous souhaitez que j'en retire 
vet suppléez aux disposittoias qui me manquent. 
Disposez mon cœur aux doux effets de votre 



~4 — 






'auiuur-ae voii« iû ,.^ *' — ««tchiu pour 
humblement pa^on\!^°"^ en demande trèl 
bon cœur à tous ceux m,i ,"""?"*. «"■'-«'ême de 
Faite^s 6 n,on' Tu/Ï^^^'''^» ,P« .■"'offenser, 
intentions aux vôtres iempl'n ^.""'"«sant mes 
comme vous vous sSez^InS: nt/ol ZT 
COMMENCEMENT M LA MESSE " 

Ç s ^ouIr^^cTho^nr il ,^7"^' «'-* 

ten^ratSlre'rvtiaV^ ""'-'S •^'- 
précieuse victime de mon sak^'^f^ "^"^ '» 
les sentiments que j'aurais dâ . ''."""«^-moi 
Calvaire, si j'av»;» ,ocji#- "" *^oir sur Je 

Totre Passio-L ' "'"''' "" ^'^^rifice sanglant de 

cONriTEOa 

confusément ceux qurvous i„fj,?"!'i" ^"" et 
Expose, à Dieu vosf îb^s ; pr ez." t^ZT"'"' 
les pardonne, et que l'abtmp aL J!. ■ .'" '' ^""s 

s.m' vous, dans ce sacrifice IhZJ^^'^"' "'"'« 
ricordes. »»<.rmce, 1 abîme de ses misé- 

JE m'accuse devant vou«5 f*> m.^« r»- 
les péchés dont ie snk 1 "v?'^"' ^^ *^"& 
accuse en présence de Marie Tnf' ^' "^'^" 
toutes les vierges de fnnf i ' • ^^"^ P"^^ «^e 

les fidèles, pa^e' que i'J itlf'^"'^'' ^* ^^ *^"^ 
' ^ que j ai pèche en pensées, ea 



( 



— 5 — 



1 



î^arole-s, en actions, en omissions-; par ma faute, 
OUI, par ma faute, et par ma très-grande faute, 
<^ est pourquoije conjure la très-sainte Vierge et 
tous les saints de vouloir bien intercéder pour 

IMOl. *^ 

Seigneur, écoutez favorablement ma prière et 
accordez-moi l'indulgence, l'absolution et la ré- 
mission de tous mes péchés. 

KYRIE, ELEISON, 

Entretenez-vous dans un doux sentiment de 
confiance en la bantô de Dieu, qui, vous permet' ant 
û employer un moyen aussi efficace que celui-ci 
pour lui demander la grâce de votre réconciliation, 
vous donne en même temps un gage assuré aue 
vous pourrez l'obtenir. 

"IPVTyiN Créateur de nos âmes, ayez pitié de 
frf louyage de vos mains; Père miséricordieux, 
r^ites miséricorde à vos enfants. 

Auteur de notre salut, immolé pour nous 
appliquez-nous les mérites de votre mort et dé 
votre précieux sang. 

Aimable Sauveur, doux Jésus, ayez compassion 
<le nos misères, pardonnez-nous nos péchés. 

OLOItIA IN EXCELSIS. 

Concevez un grand désir de procurer à Dieu 
toute la glGire, et au .prochain tout le bien que 
vous pourrez. Rcjouissez-vous avec les Anges de 
la part que vous avez à la connaissance des saints 
TOystères. Remplissez-vous des kautes et magni- 
«ques idées de la majesté de Dieu et de Jésus-Christ 
son fils. 



GLOIRE à Dieu dans 
le ciel, et paix sur 
îa terre aux hommes de 
fconne volonté. Nous 



GLORIA in excelsis 
Deo : et in terra 
pas hominibus bonj^ 
voluntatis. Laudamus 



I 



— «■— 

TOUS louons. Nous vous / te n<,„ ^- • 
unissons. Nous v^,,f ''"'''^'""'"ste. Ado- 

«d.>ron.,. Nous vous g?o[:"'"<^ '^ ^'«"fi^att 
'■bons. Nous vous ren. nL* •""■" °P'""s tibî 
;^«>'« g.âce à cause de K'"??^''?"'^'»"»™ 
votre gloire infinie S,^ d . domine Dens 

«■?«"' Dieu, Ko."du cl' omnr^*'^- »""«?« eï 
Dieu le Père tout nuf.,',!"'^';*^"^- ^'on'ir'e Kir 
;!;•;"*• Seigneur Xurnn^?""V<'^" Christl 

fhrist, Pillunique le : DeTpr ^T' ^P'"s 
pneur Die,,, Aeneau rfJ, i>' ^''""^ P»"'» : Qui 
Dieu, Fils du Père onîr "'P*<"^''*'"»n"di,mï. 

««icez les péchéVdu r''*. "''"■^- ««"i '""is 
monde, ayez nitfl ,," f <^'"» """"di, suscinf 

'«s péchés di monde Sri, ^'■*' '''^''^™'» 
recevez notre prière nf.-' ""erere nobis. 
Jo'^f qui êtes assfs à Ta ?„^°'!i,r '» «;'"« sanc- 
dro.to du Père, avez T" ' f ? "' """■'""s ! 
P;t.é de nous. Car vous Lu cl"- ,^"'?f»«"^S Je: 
«tes le seul Saint, le seuf„%n^'^'''î <^'"" «""c- 
S«'gneur, le seu WPatrk" a ''"«'»"« »«' 
Haut, ô Jésus-Christ *- ^™'="- 

f;:î'?Sa>nt^EspriMnl' 

A ORAISON 

™n de la Sainte If^""":' P«^ ''înferces- 
"0"? honorons, î^utes !?'' ""'^ ^«'""'^ Q"» 
w;n.stre vous demande nour f-"'? 'ï"'' ^«"e 

Ji'umssantâlui,jevousfahr,^'''' P*""- n»"^«- 
fF «t pour celles pour ''^"""^P"»'^ pour 
Pfer, et je vous linunLK -^^ ^"" «^'''g* de 
1 pour moi, tous les secours nT'"^' P"^"" ^"^ 
«be nécessaires afin «Tobtënirl •"'''"' ^""'^ "«"s 



""r"»^.; 



— r — 



EPITRE. 

prè, le Messie ! en°re, dL^"! "' '°"P'™'"" l»'»- 
formez leurs désiràni '"" «mpressements, 
eurent alo" tou^ L,?fT' ,'" ftiments qu'ils 

P.usheur^e^u.r.rrufl^'joyt""' '^"^*"' «»• 

tant de peuples qui îvlnt^'„ Preforablement i 
vos mystle.r Je^ Wt„ i "*' 1 ignorance de 
cette divine Ini »»;/„? *^® *°"* "«>» «a»"-, 
sacrés que vous aVc7?v"^ avec respect les oracles 
prophètes I„ ir ' (^"^""""ces par la bouche des 

q«? esf duel t p'a^ot "d^u*"n 'n^ '" fr ■"^-o" 
raccon,pn,,e.en'; ^ 'aT?«:io;" /^t 

Testament 1 qt ne L sTe v. T'^? ""<"■*" 
n.>atUcherunî;etnfrttcL.lïLSes1 

EVANGILE. 

rigle que Jésus cti;tt.„S'„:'v'\ 7. "?"" ' 

s:2stp.r" ""^ ^"^" ^""-^ adouoi^:lients"êt 

Clr fnAfP'*"* ^"°" "•'="• '<>« Prophètes ni 
V '"S Apôtres qui vont ra'instruire de mes 

q«e T: \a1:'lnf '/"^ T'-""'' = <='^«t * P«™ « 
4"« je vais entendre. Mais hploo f .^./l 

Jésus, SI je nagjs pas conformément à ml 



î 1 



— 8^ 

croyance ? Que me servira, lorsque je parnîtraî 

Cftarité et des bonnes œuvres ? 

Je croîs, et je vis comme si je ne crovaîs nns: 
ou con,me si je croyais un évafigile cont'raire'^^^^^ 
vôtre Ne me jugez pas, ô mon Dieu, sur cette 
opposition perpétuelle que je mets 'entre vos 
maximes et ma conduite; je crois, mais inspirez-moi 
le courage et la force de pratiquer ce que^'e cro s 
A vous. Seigneur, en reviendra toute la gloire 

CKEDO. 

Affermissez ici votre foi. Tout ce que l'Eglise 
vous propose à croire est fondé sur la%Rrob de 
Dieu, annoncée par les Prophètes révélée dans lea 
Ecritures, déclarée par les miracles, vérifiée par 
1 établissement de la foi, confirmée par les martvrs 

et par le solide consentement de ceux oui la 
professent avec fidélité. ^ * 



JE crois en un seul 
. Dieu le Père tout- 
puissant, créateur du 
ciel et de la terre, des 
choses visibles et invi- 
sibles ; Et en un seul 
Seigneur J.-O., Fils uni- 
que de Dieu, né du Père 
avant les siècles; Dieu 
de pieu, lumière de lu- 
mière, vrai Dieu du vrai 
Dieu ; qui n'a pas été 
fait, mais engendré, con- 
substantiel au Père • 
par qui tout a été fait ; 
qui est descendu des 
cieux pour nous autres \ 



CREDO in unum 
Deum, Patremom- 
nipotentem, factorem 
cœli et terra3, visibilium 
omnium et invisibilium ; 
Et in unum Dominurtî 
Jesum Christum, Filium 
Dei unigenitum ; Et ex 
Pâtre natum ante omnia 
saecula ; Deum de Deo, 
lumen de lumine, Deum 
verum de Deo vero ; 
Genitum, non factumj 
consubstantialem Patri, 
per quem omnia facta 
sunt ; Qui proptcr nos 
homines, et propter nos- 



— 9 



hommes, et pour notre 
salut ; qui s'est incarné, 
en prenant un cori)s 
dans le sein de la Vierge 
Mario, par l'opération 
du Saint-Esprit, et s'est 
FAIT HOMME ; qui a été 
crucifié aussi pour nous, 
a souffert sous Ponce- 
Pilate, et a été enseveli ; 
qui est ressuscité le 
troisième jour selon les 
Ecritures, est monté au 
ciel, et est assis à la 
droite du Père ; qui 
viendra do nouveau, 
dans sa gloire, juger les 
vivants et les morts, et 
dont le règne n*aura 
point de fin. Je crois 
au Saint-Esprit, égale- 
ment Seigneur, et qui 
donne la vie, qui procè- 
de du Père et du Fils, 
qui est adoré et glorifié 
conjointement avec le 
Père et le Fils, qui a. 
parlé par les Prophètes. 
Je crois l'Eglise qui 
est une,Viinte, catholi- 
que et apostolique. Je 
confesse un seul baptê- 
me pour la rémission des 
péchés, et j'attends la 
résurrection des morts, 
et la vie du siècle à ve- 
nir. Ainsi soit-il. 



tram snlutem descendit 
de cœlis ; Et incarnatus 
est de Spiritu Sancto ex 
Maria Virginie : et homo 
FACTus EST : Crucifixus 
etiam pro nobis sub 
Pontio Pilato, passus et 
sepultus est ; Et resur- 
rexit tertia die secun- 
dum Scripturas ; Et as- 
cendit in cœlum ; sedet 
ad dexteram Patris ; Et 
itei-um venturus est cum 
gloria judicare vivos et 
mortuos, cujus rcgni non 
erit finis. Et in Spiritum 
Sanctura Dominum et 
vivificantem, qui ex Pâ- 
tre Filioque procedit ; 
Qui cum Pâtre et Filio 
simu! adoratur, et con- 
glorificatur, qui locutus 
est per Prophetas : Et 
unam sanctam catholî- 
cam et apostolicam Ec- 
clesiam. Confiteorunum 
baptismain remissionem 
peccatorum : et expecto 
résurrection em mdrtuo- 
rum, et vitam veuturi 
sœculi. Amen. 






--10 — 

OFFERTOIKE. 

SoKp^c^z au bonheur inconc'«v«hio 
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tou. les précieu/momentsl' ''?'""' ^P^^fi* 
bonheur. moments de cet inestimable 

Tou^' j'oie vourp^S erTtte r™-'''^''^^""' 
mains du Prêtre avec l'!n,L?- 'V^'*"* P»"" '«s 
Christ mon SauvZlol^aXT^T^ ""' ''^'•'^■ 

et qu'il a encore au Snt où ?"'-' ''"=!''''<=^' 
pour moL "loment oU il s'immole ici 

iotlTZt:. ^'ur'S""!" ™^<= — «- 

vous l'offre pour IwLf'"*^ '''^ "éatures. Je 

du salut qurne neuvr; tf ^'^''' Précieuses 
Péclieur qj'en vue'des méritr, '^T^^^" ^ "« 

Juste ^-.r^xcellcnee, ^t^t '?Lt'.tî "' •''ï- ''^' '<> 
propitii.tion pour tous ^'•''""« <1« 

vou'''recomrandf'Tn'^"%f "^'''''« ^''='™e, je 
-tholique™™!;^^' sa^inT Ve'li Xpe ''^4^ 



I -.. 



— 11 — 



8.M£. 



yous avez 
!>i honorer 
lanière qui 
péchés, et 
«•es, toutes 
tez à profit 
lestiniabie 



2t éternel, 
re devur.t 
' par les 
le Jésus- 
sacrifice, 
irnole ici 

ouverain 
res, Je 
^s, et en 
iit vous 



auguste 
|té pour 
aiteurp, 
cieuscs 
i à ua 
' est le 
me de 

jme, je 

'Eglise 

notre 

»rinces 

iS. 



.1964 

issement 



idèles 
ss de 



votre Fils, donnez-leur un lieu de 
de lumière et de paix. 

N'oubliez pas, mon Dieu, vos e 
miens ; ayez pitié de tous Jes -'-^fc i 

PREFACE. 

respectueuse ZnTi l'Xe^^lT!lTt' 
majesté, rendez-lni vos hommages e n,'i ^*^°*^ 
louanges aux célestes cantim^s Hp^ a ^^^"^ ''''^ 
Suiats qui renvironnont ^ ' ^'' "^"«'^ ** ^^« 

VOICI l'heureux moment où le Roi des Ah^pq 
et des hommes va Dariîtrr. qI^: -^°ges 

ph'ssez.moi de votre esnrFt n ,. ^^'^"'^"^' /««»- 
de la terre, ne penseTu'à ;ou^ o'' T''^.^^^''^^ 
n'ai.je pas de -us^béirerd^voll t^rt^''^? 
temps et en tous lieux, Dieu du civl T^ i . *^"* 

saintes intelliîrences If HMo 5 *^^^*^® ^® ^es 



.>». 






f 



• —12 — 

'' . SANCTUS, 

• Sl™é!s'?''SS.*'*'' ^"'Sneur, le Dieu des 
K^ armées I lout runivers est reninli d^ bo 
|ro>ror Que les bienheureux le béniSt dans e 
c el. Beni soit celui qui vient sur la terre Dieu 
et Seigneur comme celui qui r^învoie. 

CANON. 

Repréaentez-vous ici l'r.utel sur leqi-el Jésus- 
Clmst Ta ee rendre, c >mme sur le trône de «; 
miséricorde, où vous avez droit de vous présenter 
pour exposer tous vos besoins, pour denfander et 
pour obtemr toutes les grâces. Dien!Tui „„us 
donnée ^son propre Fils, peut-il nous refa^er^qùdque 

NOUS vous conjurons, au nom de Jésus-Christ 
votre Fils et notre Seigneur, ô Père inanf 

br, ?oSe"'""' ^'''"'" P°"^ «gréable erde 
benir 1 oftrande que nous vous présentons afin 
qu'il vous plaise de conserver, de défendre et de 
gouverner votre sainte Eglise catholique avec 
tous les membres qui la composent ^"e Ce 
notre Pi-elat, et généralement tous ceux liZl 
profession de votre sainte foi. ^ 

Nous vous recommandons en particulier Se! 
gneur, ceux pour qui la justice, larecoSancê 
et la chante nous obligent de prier ; tous c»ux 
qui sont présents à cetadorable sacrifice e" si"™ 
herement N*** et N***. Et afin, grand D^^^ 
que nos hommages vous soient pu! a"réab les' 
nous nous unissons à la içlorieuse Marid"fou1ouA 
Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneir S 

SrrvU'eïïr t''"^' ' *«-•- bt^'hetrux 

tl'ùn'e mémtTglt."'"'^ ^"' ^°'"P»^-' -- 

Que n'ai-je en ce moment, ô mon Dieu leq 

désirs cnfl..mmés avec lesquels les saints K! 



— 13-- 



Bieu des 
»H de sa 
it dans le 
•re, Dieu 



si Jésus- 
le de sa 
présenter 
ander et 
ïui nous 
' quelque 

s-Christ 
3 iniini- 
le et de 
ns, afin 
'e et de 
e, avec 
e Pape 
lui font 

3r, Soi- 
lissance 
is ceux 
t sîngu- 
l Dieu, 
éables, 
)ujours 
Jésus- 
eureux 
t avec 

3", les 
'atriar- 



chos sonhrtîtaient la venue du Messie ! Que n'aî- 
je leur foi et leur amour ! Venez, Seigneur Jésus 
venez aimable réparateur du monde, venez accom^ 
phr un mystère qui est l'abrégé de toutes vos 
merveilles. Il viei-, cet Agneau de Dieu ; voici 
1 adorable victime par qui tous les péchés du 
m3nde sont effacés. 

ÉLÉVATION. 

Voilà votre Dieu, votre Sauveur et votre Juge 
Soyez quelque temps dans le silence, comme saiu 
d admiration à la vue de ce qui se passe sur Tautel 
Rappelez toute votre ferveur, et livrez-vous à tous 
les sentiments que le re?pect, la confiance et l'amour 
sont capables d'inspirer. 

VERBE incarné, divin Jésus, vrai Dieu et vrai 
homme, je croîs que vous êtes ici présent • . 
je vous y adore avec humilité ; je vous aime dé 
tout mon cœur, et, comme vous y venez pour 
1 amour de moi, je me consacre entièrement à 
vous. 

J'adore ce sang précieux que vous avez répandu 
pour tous les hommes ; et j'espère, ô mon Dieu 
que vous ne l'aurez pas versé inutilement pour 
moi. Faites-moi la grâce de m'en appliquer les 
mérites. Je vous offre le mien, aimable Jésus en 
reconnaissance de cette charité infinie que vous 
avez eue de donner le vôtre pour l'amour de moi. 

SUITE DU (ÎANON. 

Contemplez affectueusement votre Sauveur sur 
l'autel. Méditez les mystères qu'il y renouvelle. 
Unissez le sacrifice de votre cœur à celui de son 
corps. Offrez-le à Dieu son Père ; suppliez-le d'acep- 
ter les prières que ce cher Fils lui fait pour vous, et 
priez vous-même pour les autres. 

QUELLES seraient donc désormais ma malice 
et mon ingratitude, si, après avoir vu ce que 



— 14-^ 

je vois je consentais à vous offenser ? V^t. 
Dieu je n'oublierai jamais ce o"I v ' '"^^ 
représentez par cette anm!«f« ?" "^""."^ '^® 

preniert la Tictime pure Jaintrit = * ''r'' 
qu'il vous a plu noJZie^l"ot-néT\''^^''l 
toutes les autres nVtiiVnf /""^."^^"^e, et dont 

grand Dieu, r^oZlZToTVéd'T-, ?'■"'■ 

autel, notre SeiénerTr";'.! "^'S"* ^e votre 
iW>e obilt te^eer'nX^ XU:t,'"-'' 
ou t^cœu^ l^Velir""'"^" V- ^e tZ ehe 
de sa bé^édîction '*'"' '''''"^''' ^"'■'^"' "-«"Plis 

Que celte bénédiction se répande A m«r, n- 
sur les âmes dps flrliu„ ^ '.''i'''""e, o mon Dieu, 

paix deT'Ms^' et narti^"!--""* ""'"'^ <>»"« '» 
veHu^de ce sacrifice, la dliî^^^-^'JlJirK 

vous'aimer et vous Xm!";?"" "T ^"'"''O"' 
eux Ainsi soitTl ^ e'e™ellement avec- 

PATEK NOSTEB. 

Tei:r.„t1aTp"ifirr^r:'l'i?-.-^''f-r,e. 
^ion, comme Madeleine-- aV;é" uT;^»;!^: 



— 15 — 

QUE je suis heurex, ô mon Dieu, de tous avoir 
pour Père ! Que j'ai de joie de songer que le 
ciel ou vous êtes doit être un jour ma demeure ! 
Que votre saint nom soit glorifié par toute la 
terre. Régnez absolument sur tous les cœurs et 
sur toutes les volontés. Ne refusez pas à vos 
enfants la nourriture spirituelle et corporelle. 
•Nous pardonnons de bon cœur ; pardonnez-nous, 
feoutenez-nous dans les tentations et dans les 
maux de cette misérable vie ; mais préservez-nous 
du pèche, le plus grand de tous les maux. Ainsi 

SOIi-ll. 

AGNCS DEI. 

Dieu, qui est si grlorieux dans le ciel, si puissant 
sur la terre, si terrible dans les enfe'rs n'estTc 
qu un agneau plein de douceur et de bonté II v 
vient pour effacer les péchés du monde, "et en 
par icu her les vôtres. Quel motif de confiance ! 
quel sujet de consolation ! 

A ^tî?/^,U de Dieu, immolé pour moi, ayez 
£V pitie de moi. Victime adorable démon salut, 
sauvez-moi. Divin médiateur, obtenez-moi ma 
grâce auprès de votre Père, ' donnez-moi voSe 
paix. 

COMMUNION. 

un^rrteT'rf'''Pi'^*"'"'°''°*' renouvelez par 
un acte de foi le sentiment que vous avez de la 
présence de Jésus-Christ : formez un acte d« 
contrition, excitez dans votre cœur un désir ardent 
de le recevoir avec le Prêtre ; priez-le qu'ila^réece 
ErgrâceV '"'"'''" *^ "''"' '^ '^'^"' communiquant 



— 16 — 

Q> dvL""^ '^'^^*^^"5' ô ™on «imable Sauveur, 
d être du nombre de ces heureux chrétiens à 
qui la pureté de conscience et une tendre piété 

sSetbtr^^^^'^^^^^ *^- »- J-- '^ votre 

Quel avantage pour moi, si je pouvais en ce 

moment vous posséder dans min cœur vous v 

IfâL T ^^"î^^g^s» vous y exposer mes 
besoins, et participer aux grâces que vous faites 
* ceux ^ui vous reçoivent réellement ! Mais 
puisque j en suis très-indigne, suppléez, ô mon 
Dieu a l'indisppsU on de mon\4me; Pardonne^ 
moi tous mes péchés ; je les déteste de tout mon 
cœur, parce qu'ils vous déplaisent. Recevez le 
desir sincère, que j'ai de m'unir à vous. Purifiez- 
moi d un seul de vos regards, et mettez-moi en 
état de vous bien recevoir au plus tôt 

En attendant cet heureux jour, je vous coniure 
Seigneur, de me faire participer Lix fruits qie la 

DeunTS ^" ^^^^oît produire en tout le 
peuple fidèle qui est présent à ce sacrifice. Aug- 
mentez ma foi par la vertu de ce divin sacrement 
fortifiez mon espérance, épurez en moi la charité 
remplissez mon cœur de votre amour, afin qu'il 
ne respire plus que pour vous, et qu'il ne vive 
plus que pour vous. Ainsi soit-il. 

DERNIÈRES ORAISONS. 

T.n^fT"""/"''' i^ ''^''^'^ *^ S^^veur sacrifice 
pour sacrifice, en devenant la victime Je son amour, 
en lui immolant toutes les recherches de l'amour- 
propre, toutes les attentions du respect humain 
toutes les répugnances et toutes les inclinations 
qui ne s accordent pas avec Taccomplissement de 
vos devoirs. 

VOUS venez, ô mon Dieu do vous immoler 
pour mon salut, je veux me sacrifier pour 
vv»ut, e,.,^x*v. Je oUia vouo vicume, ne m'ôpar«>'nez 



— 17 — 

point J'accepte de bon cœur toutes les croix 

rno'lilT ^^""^ ^^ m'envoyer, je les bénis, je les 
reçois de votre inain, et je les unis à la vôti-e. 
Me VOICI purifie par vos saints mystères: ie 

f m?n„ÎT ^'"n ^'' ™°^'"^^^« ^^'^'^ d» péché, 
su tout de celui où mon penchant m'entraîne avec 
plus de violence. Je serai fidèle à votre loi et ie 

nhlfA^'"^"/? *^."î P^^^^^ «^ de tout soLfirir, 
plutôt que de la violer. ' 

BÉNÉDICTION. 

T>ENISSEZ,^ ô mon Dieu, ces saintes résolu- 

:^JT^'\^'''f^^^'''Y'''^ *°"s P«r ïa main de 
lotre ministre, et que les effets de votre bénédic- 
tion demeurent éternellement sur nous ; Au nom 
souif ''' "' ^" ^'^'^ '* ^" Saint-Esprit. Ainsi 

DERNIER ÉVANGILE. 

•VTERBE divin. Fils unique du Père, lumière du 

T monde venue du ciel pour nous en montrer le 

chemin, ne permettez pas que je ressemble à ce 

S IP t^'*- ^"l* '^^T ^' ^°"« reconnaître 
pour le Messie. Ne souffrez pas que je tombe 

dans le même aveuglement que ces malheu?e^x 

qui ont mieux aime devenir esclaves de Satan' 

que d'avoir part à la glorieuse, adoption d'en?au?s 

de Dieu, que vous veniez leur procurer. 

Verbe fait chair, je vous adore avec le resnect 

le p us profond ; je mets toute ma confiance^ en 

vous seul, espérant fennement que, puisque vous 

êtes mon Dieu et un Dieu qui s'est fait homme 

^If: IT'' '' ^""^"^^^' ^«"« m'accorderez ^es 
grâces nécessaires pour me sanctifier, et vous 

posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il 

Jrir.%'J'i^!J' l'^^'i^e sans avoir témoiirné 
^o.r. ..^Quuai^Bixuce pour toutes les frrdces one 
J)icu vous a faites dans ce sacrifice. Conservez! 



•—18 — 

cZaU',??'"* ^' ^'"^**' "* ^'''''' q«'<'° demeure 

driIS^tlT' ''T^.*' ^"" ^^"^ ^^^^ profité 
ae la mort et de l'immolation d'un Dieu sauveur. 

Prière après la sainte Messe, 

SEIGNEUR, je vous remercie de la erâce nue 

. vous m'avez faite, en me permettant d'assister 

aujourd'hui au sacrifice de la sainte Messe, préfô. 

4'ablement à tant d'autres qui n'ont pas eu le 

même bonheur; et je vous demande pardon do 

tion?t ?! f"*'' ^^' J^'î ^"^"^'^^^« I'^^ î^ dissipa' 
t on et la langueur où je me suis laissé aller en 
votre présence. Que ce sacrifice, ô mon Dieu 

ravemV ^'"' ^' ^''''^ '' ™« ^«^*^fi« Pou^ 
Je vais présentement avec confiance aux occu- 
pations où votre volonté m'appelle. Je me 
souviendrai toute cette journée de la grâce que 
vous venez de me faire, et je tâcherai de ne lais^ser 
échapper aucune parole, aucune action, de ne 
former aucun désir ni aucune pensée qui me 
fassent perdre le fruit de la Messe que il vie^s 
d'entendre. C'est ce que je me propose avIHe 
secours de votre sainte grâce. Ainsi sdt-i7 



REPONS DE LA MESSE. 

Le Prêtre. Introîbo ad altare Dei 
Le Servant répondra : Ad Deum qui Ia3tifîcat 
juventutem meam. ^ «>tiiii.at 

Le Prêtre. Judica me, Deus, et discerne causam 
meam de gente non sancta : ab homine inique et 
doloso crue me. ^ 

Le^ Servant. Quia tu es, Deus, fortitudo mea 
quare me repulisti, et quarè tristis incedo dum 
affligit me inimicus ? 

^- _ i:..isivi;c iuvjcm luura et veritatem 



Jia^St!ÈS^tt:-î««È3 



— 19—. 



tuam ; ipsa me deduxerunt et adduxerutitin mon- 
tem sanctum tuum, et in tabcrnacula tua. 

Le Sei'vant. Et introibo ad altare Dei, ad Deum 
qui lœtificat juventutem meam. 

Le Prêtre. Confitebor tibi in cithara, Deus, 
Deus meus : quarè tristis es, anima mea, et quare 
conturbas me ? 

Le Servant. Spera in Deo, quonîam adhuc 
confitebor illi, salutare vultus mei, et Deus meus. 

Le Prêtre. Gloria Patri, et Filio, et Spritui 
sancto. 

Le Servant. Sicut erat in principio, et nunc et 
semper, et in saecula saeculorum. Amen. 

Le Prêtre. Introibo ad altare Dei. 

Le Semant. Ad Deum qui laBtificat juventutem 
meam. 

Le Prêtre. Adjutorium nostrum in nomine 
Domini. 

Le Servant. Qui fecit cœlum et terram. 

Jje Prêtre. Confiteor Deo, etc. 

Le Servant. Misereatur tuî omnipotens Deus, 
et dimissis peccatis tuis, perducat te ad vitam 
aeternam. 

Le Prêtre. Amen. 

Le Servant. Confiteor Deo omnipotenti, beatso 
Marine semper virgini, beato Michaeli archangelo, 
beato Jbanni Baptistee, sanctis apostolis Petro et 
Paulo, omnibus sanctis, et tibi, Pater, quia pecca- 
vi nirais eogitatione, verbo et opère : mea culpa, 
mea culpa, mea maxima culi^a. Ideo precor 
beatam Mariam semper virginem, beatum Michae- 
lem archangelum, beatum Joannem Baptistam, 
sanctos apostolos Petrum et Paulum, omnes 
sanctos, et te, Pater, orare pro me ad Dominum 
Deum nostrum. 

Le Prêtre. Misereatur vestri... aeternam. 

Le Servant. Amen. 



m 



— 20 ^ 

diam tuam. '"'*' "°'^'«' l'aminé, misericor- 

oma/i«. Et cum spiritu tuo. 

APBÈs L*INTROIT. 

f ^ -f ^•^>^. Kyrie, eleison 
^^ ^m^a;,^. Kyri'e, elei^"; 

r! o • ^"'■'ste, eleison 

z /fctr^. Kyrie eleison, 
i fr.7^^. Kyrie, eieison. 
^' ^'^^'•^- Kyrie, eleisoiT • 

. / ^^ ^IN DU GLORIA IN EXCELSIS. 

oe/ia?i?. Et cum spritu tuo. 

A LA PIN DE LA COLLECTE. 
A LA FIN DE L^ipiTRE 

Xe Servant. Deo Oratias. 

•*■ I-'^VAXGILE. 



— 21 



A LA FIN DE l'ÉVAN'OILE. 

Le Servant. Laus tibi, Christe. 

APRÈS LE LAVEMENT DES MAINS. 

Le Prêtre. Orate, frates, etc. 

Le Servant. Suscipiat Dominas sacrificium de 
manibus tuis, ad laudcin et gloriam nominis sui, 
ad utilitatem quoque nostrarn, totiusquc Ecclesiflû 
gui» sanctse. 

A LA PRÉFACE. 

Le Prêtre. Per omnia saecula saeculorum. 

Le Servant. Amen. 

Le Prêtre. Dominus vobiscum. 

Le Servant. Et cura spiritu tuo- 

Le Prêtre. Sursum corda. 

Le Servant. Habcmus ad Pominum. 

Le Prêtre. Gratias agamus Domino Deo nostro. 

Le Servant, Dignum et justum est 

AU PATER. 

Le Prêtre. Per omnia saecula saeculorum. 
Le Servant. Amen. 

Le Prêtre. Et ne nos inducas in tentationcm. 
Le Servant Sed libéra nos a malo. 

AVANT l'aGNUS DEI. 

Le Prêtre. Per omnia saecula sœculorum. 
Le Servante Amen. 

Le Prêtre. Pax Doraini sit semper vobiscum. 
Le Servant. Et cum spiritu tuo, 

A LA FIN DE LA P03TC03IMUNION. 

Le Prêtre. Per omnia saecula saeculorum. 
Le Servant. Àmen. 

Le Prêtre. Ite, missa est, ou Benedicamus 
Domino. 

Le Servant. Deo gratias. 



— 92 — 
^e Prêt B "^ '"' ""^"^"'""'N. 



41 
as; 



PETIT RECUEIL 



sanctus. 



Dl 



OA.N-TIQUES. 



-+I»H- 



PREMIERE PARTIE. 

CANTIQUES POUR UN TEMPS DE 
RETRAITE, &c. 



l.-POUR L'OUVERTURE DE LA RETRAITE 

&c. &c. 

Un Dieu vient se faire entendre • 
Cher peuple, quelle faveur I * 
A sa voix il faut se rendre ; 
Il demande votre cœur. 



3 ■& 

o 



Mefrain. 

'Laissez quelque tems le monde 
N'écoutez que le Seigneur ; ' 
C'est dans une paix profonde, 

^ Qu'il aime à parler au cœur. ' 

' Accourez, peuple fidèle. 

Venez à la mission ; 

Le Seigneur qui vous appelle 
, Veut votre conversion. 

Trop longteras, hélas l' le crime 
Vous-a blessés de ses traits ; 
Qu'un saint désir vous anime 
A le bannir pour jamnis. 



Il ;n 
1 1 ilL 

' ! tii u 



— 24, -, 

'Sur vous il fe,.a reluire 
J;ne céleste clarté; 
l'ans vos ea'rrc il \ „ -, . 

I^eieudehS;'''^^"^ 

-^ans tarder, chaTîgez de vio . 
S; r vos maux pleure7 nT.i! ' 

ijesprit-Saint loT;\Zl'?'^ '* 
N endurcissez pas vos cœuTs; 

Quel bonheur inestimable 
^', plein d'un vrai renentir ' 
ï>e son état déplorable ' 
•i^e pécheur voulait sortir. 

i>e nos cœurs fondez la'glace • 
Q" on TOUS ai„e const„S„t. 



a— SUR LA RETRAITE. 

Monde, je romps telns"™"'"'^ ""'""^ J 
Pour goûter de si grandAiens. 

,,p'ur*î"ràrn' jitu^".'' '" ™' "Vpone ,- 
^--rrer^eS:S^'^°"^-^^^^^"- 

nv^., '. "'''"'^ »on oauveur 
-trouvera tout snn >.«^u.. ^' 

'-'vxijjcur. 



ft 



'le • 

le : 



— 25 — 

De mon Créateur j^ vois la puissance, 
De mon Rédempteur l'insigne clémence ; 

Et de mon juge irrité, 

La sévère autorité. 

D'un air m^ laçant il me parle, il tonne ; 

Ce Dieu tout-puissant, m'éblouit, m'étonne ; 
Il m'apprend ses saintes lois ; 
Mes yeux s'ouvrent à sa voix. 

Mes crimes nombreux s'offrent à ma vue ; 

Ah ! qu'ils sont affreux ! j'en ai l'âme émue : 
Je ne vois que châtiment. 
Si je ne change à l'instant 

* 

Du pécheur mourant l'image effrayante, 
Du juge puissant la voix foudroyante, 

Troublent mon cœur tour-à-tour, 

Et m'alarraent nuit et jour. 

L'enfer, à mes yeux, sous mes pieds s'entrouve, 
Milh maux affreux ma foi m'y découvre ; 
Ah ! trop tard j'ai médité 
La terrible éternité. 

Je frémis des coups d'un Dieu redoutable ; 
Mais, ciel I qu'il est doux ! qu'il se rend ai- 

f mablc. 
Quand, par un vrai repentir, 
On veut à lui revenir I 

Touché de mes pleurs, mon Dieu me par- 

f donne ; 
De mille faveurs sa main me couronne : 
Quelle ineffable bonté ! 
Ah ! j'en suis tout transporté ! 

Heureux les chrétiens qui, dans la Retraîtej 
Font, de tous ces biens, l'entière conquête ; ' 



— 26—. 

sort SI charmant î 
♦'enez tous »^' u 
Coûter de<i^^^' ''"''^' ^«nez auv P.f v 



lJ>e vos plus doux feux. 

(en . 



voefuj: ; 



Tout notre secou"sln ""^ 
^ Sans vous, en vahl rf^^ '^««/aint., jours 
I-es rayons précieux-R.M?" .'"V" «eix 
Sa"« vous n^t^e cTu^I^Î- ^f „» T ^"'^ f 
* V. ■" **■'' <3"e froideur. 

R<mdez.":ûrtv„:f!:i,r"K* - 
^-p-«osc«u:si:itra^ 

Q"''e.;;„t;-4-mi3soup.-r;,. 



b 



:i 



— 27 — 

* Réchauffez notre tiédeur 
Animez notre ferveur, ' 

Rassurez nos pas—Dans nos combats. 

banctihez nos jours naissants 
M nos jours florissants-Etnos derniers ans 
t^ue tous nos instants-Soient innocents 



4.-AVANT LE SERMON. 

Esprit-Saint, descendez en nous ; 2 f 
il^mbrasez notre cœur de vos feux ) 
De vos feux— Les plus doux.' C ^ 
Chœur : Esprit-Saint, &c. 

Sans vous, notre vaine prudence 
Ne.peut, helas ! que s'égarer. 
Ah ! dissipez notre ignorance ; 2 f. 
Esprit d'intelligence,N ^ ^ '^ 
Venez nous éclairer. ] ^^^ 

Le noir enfer, pour nous foire la guerre, 
be réunit au monde séducteur • 
lout est pour nous embûche su'r la terre • 
boyez, soyez notre libérateur. 2/, 

Enseignez-nous la divine sagesse ^ 
Seule elle peut nous conduire au bonheur • 
^ans ses sentiers, qu^heureuse est la jeunesse t 
Qu'heureuse est la vieillesse » Jeunesse ! 



5.-SUR LE SALUT. 
Travaillez à votre Salut • 
l>hi>etiens, tf ayez point d'autre but : 



— 28 — 

^- f «!"','"'>"' «îe^ient inutile 
^ (lout ne TOUS servira aérien 

Brûler dans l'éternelle Cmê ' 

Onv!n'* ^fu"* *^"*« ""e éternité 
iout ce qu, passe est méprisable' 

e-MÊME SUJET. 

Jj'ous n'ayons à faire 
SJue notre salut : 



--■Vi:r.-. 



— 29 — 

C'est là notre but, 
C'est là notre unique affaire ; 
Nous serons heureux 
En cherchant les cieux. 

Notre âme immortelle 
Est faite pour Dieu ; 
La terre est trop peu, 
Ou plutôt n'est rien pour elle. 
Nous serons heureux 
En cherchant les cieux. 

Perte universelle ! 
Perdre son Sauveur, 
Perdre son bonheur, 
Perdre la vie éternelle I 
Afin d'être heureux 
Nous cherchons les cieux 

Prends pour toi la terre, 
Avare indigent : 
Pour l'or et l'argent 
Entreprends procès et guerre ; 
Pour nous, plus heureux, 
Nous cherchons les cieux. 

Recherche, âme immonde. 
Selon tes désirs, 
Les biens, les plaisirs 
Et les honneurs de ce monde : 
Pour nous, plus heureux. 
Nous cherchons les cieux. 

Poursuis la fumée 
D'un bien passager ; 
Gagne un monde entier, 
Quel gain si l'âme est damnée ? 
i our nous, plus heureux, 
Nous cherchons les cieux. 



^" prix de la grâce 
^l reste n^est rien 7' 
^e n est pas un bien 

^ous cherchons les 'eieu^^ 

^oint d^autre excellence 
g»e l'humanité - 
Notre pauvreté ' 
Fa^ toute notre abondance ^ 
■Pousserons, etc. * 

^otre savoir-faire 

^. est que dans la croix- 
S\nous sommes rois ' 

CenWquesurleCaLre 
Nous serons, etc. * 

^ous cherchons la vie 

Qui dure à jamais ; 

^ Venez"?^ ^'^^^^"^ ^«^îe ^ 

pf ^^^^ sȕ^'ez-nous, 
J^t nous l'aurons tous. 

2-— Quand la mort m. "^ . ^ *^' 

mort «e surprit, au printemps de 

•«e me piquais d'esprit de h»,. Tmon âge 



■— 31 — 
Mes honneurs ne sont plus ; mon nom est dans: 

8.~Cbntemple en ce tombeau cette vile pousS* 
Tu n V verras plus rien de ma beauté prSe'^ 

Regarde-moi dedans ce monument * 

Les vers, ne m W laissé que les os seulement. 
4 -En regardant mon nom écrit sur cette pierre 
Pénètre plus avant, et fouille jusqu'en terre^^ ^ 

Apprends de- moi ce que c'est qu'un corps 

Médite, en me voyant, quel doit êtnc ton soT^ ' 
S—Renverse mon tombeau, tu n'y verras qu'or- 

Que puanteur, que vers, quWreur, que potril 

, Tel tu seras ; je vivais comme toi : ^ *''''®* 
L arrêt est prononcé, tu mourras comme moi. 
^-U chair se change en vers, et les vers en * 

C'est ainsi que ^s corps rentrent dafcf ma-' 

M devient un limon dont le tems vient à bout 
7.-~En pensant a mon sort, pense encore à toi- 

C'est un arrêt porté par le Juge suprêmlr"'"" *' 

^ lu me suivras ; c'est une vérité 
Hu aussi pour toi dans peu viendra l'éternité 



8..— MÊME SirjET. 

JusQUEs à quand, enfants dès hommes 
feongerez-vous à vous nourrir ' 

De chimères et de fantômes ? 
Ignorez-vous qu'il faut mourir 9 
Au lond ténébreux de la tombe 



'- 32 ^ 

tee1,;r>T"^«^"« retour, 
^ncore un instant et jV tomhJ 
*î* vous, demain (biJ AT ' 

a*û (ow;, c est votre tour (iw). 

Comme les fleurs 
Qmn ont vu qu'une aurore. 

lôSSr^LtnT^^' 

Ap^'-V'"'*' dans la carrière. 
On Tiene nous dire d'en sortir ? 

Qu on ferme l'oail; c'est pour mourir 
pS ^nili^'"'' <>'">« ''oP-Ience ; 

Qurd:«'ti*'crt:st^-^'""=''' '■ 

Entends sonnerr^elrSé. 
|3ote-?^e„. 
■^ "« viendra verser des pleure. 

Hérorqu.&' er»'^'-^ terribles ? 

ChacunTou, c^v'il"^- ^'•""•\- 
Et la mort vLt ^""Vl"'""^ ''''^'•^ 
Grand Dieu danTliT v' ".^'''' P'"»! 

Bien vite 7à descend"") "■"""*' 
Hélas ne„r /«;„4-^o.rps ; 

Chez les vivants ou chéries morts » 

tI'^'J.''"'''^*- l'Etre suprême 
Tnomphe ainsi de notre orgueil ; 



is encore. 



'e, 



— 33 — 

L'indigence et le diadème 
Vont se briser au même écueil 
^1 les honneurs, ni la puissance 
iJu tyran ne changent le sort • 
Devant ce Dieu tout fait silence ; 
JNous 1 appelons, mais il est mort! 

Vers le cercueil, hommes frivoles, 
^n tremissant portez vos pas • 
Contemplez ces vaines idoles ' 
Dont vous encensiez les appas. 
Adieu, faux éclat du bel âc^e • 
Monde trompeur, tu m'as séduit. 

;^^*^" Je n'aurai pour partage 

yue le remords qui me poursuit 

Eveillez-vous, race coupable, 
fJ un père prévaricateur ; 

Pour un bien vil et méprisable 
Uubhez-vous le vrai bonheur ? 
boigneur, je bénis ta sagesse : 
Détruis, si c'est ta volonté : 
Mais prends pitié de ma faiblesse. 
Je n ai recours qu'à ta bonté. 



9.~MÊME SUJET. 

li^f. A la mort, à la mort. 
Pécheur tout finira ; 
Le Seigneur, à la mort, 
Te jugera. 

Il faut mourir, il faut mourir • 
De ce monde il nous faut sortir'- 
Le triste arrêt en est porté. 
Il faut qu'il soit exécuté. 



— 34 — 

Comme une fleur qui se fléMi 

Ams. bientôt l'homme périt '^ 

Ij affreuse mort vient de ses i'onra 

*^ans peu de tpmr»^ « ^»'*'es jours 

H«uae temps finir le cours. 

On. H ""^"^ f e 'a vanité, 

U mort va''faire\?cT™trtT"' 

Adieu / -r P'™ P"- -'■«• 
Adieu famille, adieu oarenf» 

Mais e„fi„ tout vou« quittera. 

«moretiXTn 

Vit ainsi dans l'illusion. 
SM fallait subir votre arrêt 

|^»^'ifrurted-^'^ 

Serait une éternelle œort.^ 




— 35 — 



10.— MEME SUJET. 
Air : Heureux séjour. 

A 1 éclat d'une belle fle^ir 
Songez que la mort implacable 
Moissonne tout dans fia fureur 
lel comptant sur la longue vie 

P"P^^f"^se laisse enchanter^' 
La mort qui rit de sa folie, ' 

Lui vient apprendre à décompter. 

Po«r l'hT'"' ^"i" ^«''"^ ^^^"s cesse 
^o«r 1 honneur des vœux insensés - 
Au dépourvu la mort le presse ' 
Ses beaux projets sont re^nvSs. 

Cet avare avec sofn amasse 
^cs trésors pour ses derniers ans - 

ir ' Tr J*^''"^^ '^ans ïes vices 
Enivré de honteux appas : ' 
Dans les plasirs et les délices 
Souvent a trouvé le trépas. 

Tonfi^'^"' <^ommence sa carrière, . 
lout-à-coup se voit défaillir ; ' 

Avec Im tombe dans la bière 
La vaine attente de vieinir 

Contre nous la mort toujours prêfe 
T ent son glaive en fafr suspendu 
Quel triste sort, quand sur sa tête ' 
n tombe, sans être attendu. ' 

Contre la soudaine surprise 

?nr/"i^''^"^^^^^<>tre recours- 
^om de la craindre on la mépr LV 

Quand on sy prépare toujours ''' 



/. 

h/ 



•—30 — 



11— PARAGRAPHE DU CANTIOTIP 

Je mo voyais au milieu do ma course 

Dans a vigueur de l'âge lo plus beau': 

Et je me meurs, mon mal est sans ressource • 

Je vais entrer dans la nuit du tombeau ' 

A ce moment mon âme est interdite • > 
Elle se trouble, elle frémit d'horreur ' 
Trop courte vie I Ah I faut-il que je quitte 
les faux plaisirs avec tant de douleur^ 

pen^;^ est fait ; j^entends Dieu qui m'ap. 

^ faut sortir du séjour des vivans : 
En vain mon ame à ses ordres rebelle. 
Dans ce séjour veut rester plus longt?ms. 

Tel qu un berger qui change de demeure 
Qu'on voit plier sa tente en un instan . ^^' 
Ainsi je pars, voici ma dernière heure ' 
Avant la nuit le sépulcre m'attend! ' 

Je vois, Seigneur, votre main qui réclame 
Et qui reprend les dons que j'ai reçus ' 

Je sens le coup qui va trancher lalmme 

TeUuwT"^ ^">"^ mVait tissas! 

lel qu une fleur qu'au matin l'on voit nnîtro 
Et quele soir on verra se flétrir « ^"^^ 

A peine helas I comraençais-je à paraître 
Qu'il a fallu me résoudre à mourir ' 

Comme un lion que la fureur anime 
Fond sur sa proie et remporte à l'instant • 

cZJj' T'^ ^''"^^ '''''' '^ victime ^ ' 
Contre elle en vam mon 4me se défend. 



— 31^ 

xXou la colombe, ou la froide hirondelle 
Quand elle voit un avide vautour 
* endro les airs, et s'abattre sur elle 
Ne craint pas plus que je crains en' ce jour 

Mes yeux frappés de mille objets funèbres 

iTnnrfZ'll ^'' ''^'''^' lang'uissans ; ' 
La mort déjà les couvre de ténèbres. 
Lt se saisit du reste de mes sens. 

lout me refuse un secours que l'imolore • 
Parens, amis ils disparoissent toui ;^ ^ 
Point de remède au mal qui me dévore • 
tiel I vous aussi m\bandonnercz-vous ? 

C'e^t"d.f ^1 *" "'"^ que j'adresse ma plainte ; 
est du Seigneur que j'attends mon secours • 

C'est ttf"' '''^ ^".' '"^ ^^^"^ '^^'^ ^'^nle; 
C est le Seigneur qu, va trancher mes jours 

Dans ce nrioment Thorreur de mon offense 
A mon esprit tout à coup vient s'offrir ; 
Tant de pèches I si peu de pénitence ! 
Lt cependant je vois qu'il faut mourir. 

Pourquoi Seigneur, me conserver la vie 
Si je devais l'employer à pécher ? 
J)es le berceau m'eût-elle été ravie » 
Mon cœur n'aurait rien à se reprocher. 

bi vous vouliez me châtier en père 
Et SI mes yeux calmaient votre courroux • 
Alors Seigneur, dans ma douleur amère. ' 
Je goûterais les plaisirs les plus doux 

Je meurs, disais-je, et mon âme abandonne 
Avec plaisir de dangereux objets. 
Quel heureux sort. Seigneur rien ne m'étonne • 
\ ous m'appelez au séjour de la paix ' 

Pour les péchés d'une aveugle jeunesse 

Vous voudrez bien. Seigneur ifs oubher ' 

J espère, hélas ! que le mal qui me presse 

Achèvera de me purifier ^ ' 

Mais je vois fuir cette douce assurance ; 

Bl 



— 38 — 

La crainte vient dans mon cœtir l'étoufter - 
Je garde à peine un reste d'espérance • ' 
Je crois me voir aux portes de l'enfer ' 

Quoi donc, Seigneur ! le poids de mes offense» 
M'entramera dans cet affreux séjour i> 
Quoi ! je serai l'objet de vos vengeances, 
T?^"^^* Pl«8 de part à votre amour ? 
. Dieu, Tout^puissant écoutez ma prière 
Et laissez-vous déL:armer par mes pleurs ' 
Que je jouisse encore de la lumière • 
J irai partout publier vos grandeurs. 

Je le promets, je servirai d'exemple 
A votre peuple, à ma postérité ; 
Plein de ferveur, j'irai dans votre temple 
BcLir en vous l'auteur de ma santé. ' 
Si cependant il faut que je succombe ; 
bi votre arrêt. Seigneur, est sans appel ; 
Ah ! je consens a pourrir sous la tombe - 
Mais recevez mon âme dans le ciel. 



i - l 



12— MÊME SUJET. 

J'ai vu mes tristes journées 
Décliner vers leurs penchant • 
Au midi de mes années, ' 

Je touchais à mon couchant ' 
La mort, déploy«nt ses ailes,' 
Couvrait d'ombres éternelles, 
Laclarté dont je jouis; 
Et dans cette nuit funeste. 
Je cherchais en vain le reste 
De mes jours évanouis. 

Grand Dieu ! votre main récîam» 
Les dons que j'en ai reçus ^ 
Elle vient couper la trame 



•—39 — 

Des jours qu'elle m'a tissus ; 
Mon dernier soleil se lève, 
Et votre souffle m'enlève 
De la terre des vivaius ; 
Comme la feuille séchée, 
Qui de sa tige arrachée, 
Devient le jouet des vents. 

Comme un tigre impitoyable, 
Le mal a brisé mes os, 
Et sa rage insatiable 
Ne me laisse aucun repos ■; 
Victime faible et tremblante, 
A cette image sanglante. 
Je soupire nuit et jour: 
Et dans ma crainte mortelle 
Je suis comme l'hiroadelle, ' 
Sous les griffes du vautour. 

Ainsi, de cris et d'alarmes 
Mon mal semblait se nourrir; 
Et mes yeux noyés de larmes. 
Etaient lassés de s'ouvrir* 
Je disais à la nuit sombre : 
nuit ! tu vas dans ton ombre 
M ensevelir pour toujours ; 
Je redisais à l'aurore : 
Le jour que tu fais éclorc. 
Est le deriiier de mes jours. 

Mon âme est dans les ténèbres. 
Mes sens sont glacés d'effroi. 
Ecoutez mes cris funèbres. 
Dieu juste, répondez-moi. 
Mais enfin sa main propice 
A comblé le précipice, 
Qui s'entrouvait sous mes «^as • 
Son secours me fortifie ^ * ^ 



— 40 — 



: i 



Et me fait trouver la vie, ' 
Dans les horreurs du ti'épas. 

Seigneur ! il faut que la terre 
Connaisse en moi vos bienfaits p 
Vous ne m'avez fait la guerre, 
Que pour me donner la paix. ' 
Heureux Thomme, à qui la grâce- 
Départ ce don efiBcace 
Puisé dans ses saints trésors ; 
Et qui, rallumant sa flamme, * 
Trouve la santé de l'âme, 
Dans les souffrances du corps ! 

C'est pour sauver la mémoire 

De vos immortels secours ; 

C'est pour vous, pour votre gloire^ 

Que vous prolongez nos jours. 

Non, non^ vos bontés sacrées 

Ne seront point célébrées 

Dans l'horreur des monuments : 

La mort aveugle et muette 

Ne sera point l'interprète 

De vos saints commandements. 

Mais ceux qui de sa menace, 
Comme moi, sont rachetés, 
Annonceront à leur race 
Vos célestes vérités. 
J'irai, Seigneur, dans vos temples,. 
Rechauffer par mes exemples 
Les mortels les plus glacés ; 
En vous offrant mon hommage 
Leur montrer l'unique usage ' 
Des jours que vous leur laissez. 






l 



3 
'1 



— 41 — 



13.-M0RT DES JUSTES. 

Apres le cours heureux d'une vie innocente. 
Le sort qui la finit n'est pas un triste sort : 

Notre bonheur augmente 

En approchant du port ; 

On voit sans épouvante 
La mort. 

Tout ce qu'elle a d'affreux ne saurait nous surprea- 
dre ; 

Sans alarmer nos cœurs elle est devant nos yeux. 
Nous ne pouvons prétendre 
Au bonheur en ces lieux ; 
La mort nous fait attendre 
Les cieux. 

Nous sommes ici-bas dans un séjour de larmes • 
1^3 jour qui les tarit est un jour plein d'attraits. 

II a pour nous des charmes, 

Il comble nos souhaits ; 

Nous goûtons sans alarmes 
La paix. 

Oe fovorable jour termine notre peine • 
Dn dit aux soins fôcheux un éternel adieu. 

La mort brise la chaîne 

Qui nous tient en ce lieu ; 

Cest elle qui nous mène 
Vers Dieu. 

La mort de l'homme juste est un bonheur suprême 
Dieu seul peut rendre heureux un cœur comme le 
Au pnx de ce qu'il aime, [sien • 

Le monde n'est plus rien ; ' 

Il obtient son Dieu même : 
Quel bien ! 

^.i-. .!,, iv.-.^a,r,, Oui, lu, mort le aeiivre : 
^ilQ est, contre l'enfer, sa force, son secours. 



t ( 



— 42 — 

Bu bien qui doit la suivre 
Kien ne finit le cours • 
Le juste meurt pour vivre 
Toujours. 

Nous ne voyons ici que la nuit la plus sombre 
Mais la clarté du ciel succède à cette nuit ' 
J> U a des biens sans ombre 
La mort nous y conduit ; ' 
Le monde n'est qu'une ombre 
Qui fuit. 

Malgré l'obscurité de cette nuit si noire 

Pour arriver au ciel cherchons le vrai chemin ; 

Apres cette victoire, * 

Par un heureux destin, 

Dieu nous offre une gloire 
Sans fin. 



!f 



14— YANITÊ DU MONDE. 

Dans ce malheureux monde 
Tout n'est que vanité ; ' 
Tout passe comme l'onde 
Avec rapidité. ' 

Sa gloire, sa puissance, 
Ses plaisirs, ses grandeurs 
N ont rien que l'apparence ; 
lis sont vains et trompeurs. 

Dites-moi, je vous prie, 
Qn est devenu Samson ? 
L'honneur de sa patrie 
Le sage Solomon ? ' 
Le vaillant Alexandre,. 
L'aimable Jonathas ?^ 

TIo ont»*: ..X'J — îi- 

..o .^iiv ivuoiia en centire " 



— 43 — 

Ne le screz-vous pas ? 

Où sont ces grands moneirques 
Qui bravaient les hasards ? 
Keste-t-il quelques marques 
Des illustres Césars ? 
Des généreux Pompées 
Et des riches Crésus '? 
Leurs trésors, leurs trophées^ 
Leurs sceptres ne sont plus. 

O monde, que ta gloire 
Et tes plaisirs son courts ! 
Leur plus douce mémoire 
S'efface avec nos jours. 
Tout passe, tout s'envole î 
Pourquoi donc, ô mortels, 
Pour un bien si frivole ! 
Perdre les éternels ? 

Terre, cendre et poussière, 
Puisque vous ignorez 
Le jour, et la manière, 
Et l'heure où vous mourrez ;. 
Profitez de la vie. 
Ménagez des momens, 
Dont la perte est suivie 
Des plus cruels tourmens. 



15.— MÊME SUJET. 

Tout n'est que vanité. 
Mensonge, fragilité. 
Dans tous ces objets divers 
Qu'offrent à nos regards' Pu nfvers 
Tous ces brillants dehors. 
Cette Tiomno 

tes biens, ces trésors, 



Il 



■lit 



— 44 — 

Tout nous trompe, 
Tout nous éblouit • 
Mais tout nous échappe et s'enfuit 

Telles qu'on Toit les fleura. 
Avec leurs vives couleurs/ 
Eclore, s'épanouir, * 

Se faner tomber et périr; 

Tels l'éclat, les . 
Du bel âge, 

Après quelques jours. 

Perdent leur beauté pour toujours. 

En vain, pour être heureux 
i-e jeune voluptueux 

g^P^^"^^, fans les douceurs 

<3ui l'enchantent, 

Et moins ses désirs 
oe contentent ; 

I-e bonheur le fuît 

A mesure qu'il le poursuit. 

gue doivent derenîr 

Pour l'homme qui doit ,nourîr 

Cet .rr\^^°5*'"^P« airiassés,' 
Cet argent, cet or entassés; 
i^ût-il du genre humain , 

Seul le maître, -^ 

Pourlui tout enfin 
Cesse d'être ; 

Aujour de son deuil, 

«naplusi lui qu'un cercueil 



La mort, dans son courroux^ * 
l^ispense à son gré ses coups, 
^épargne ni le haut rang, 
^1 1 éclat auguste du sang, 
lout doit un jour mourir, q ,':■ 
lout succombe, ïntex 

Tout doit s'engloutir 
Dans la tombe ; 

Les sujets, les rois. 

Iront s'y confondre à la fois. • 

Oui, la mort à son choix, 
Soumet tout âge à ses lois, 
^t 1 homme ne fut jamais 
A 1 abri d'un seul de ses traits : 
t/omme sur son retour, 
La vieillesse 

Dans son plus beau jour. 
La jeunesse, 

L'enfance au berceau 

Trouvent tour à tour'leur tombeau, 

combien malheureux 
Est l'homme présomptueux 
^uv dans ce monde trompeur, 
troit pouvoir trouver son bonheur t 
Dieu seul est immortel 

Immuable, ' 

Seul grand, éternel, 

Seul aimable ; 
Avec son secours - 

Soyons donc à lui pour toujours. 



m: 



— 46 — 
"«—DEGOUT DU MONDE 

vui te prend pour gu,de est récompensé 

I-es debns des charmes qu'u„?ou*flétnra 

Image du monde, il hâte son cou?, • 
Amsi que son onde s'écoulent nos jiur, 

oi'tdTefdiVSeTr!,''-"- 
Cendres et pouss"ère^' , v f^ '''""<="« ? 

Confond danV^^Z'^ÎTep-reta^. 



— 47 — 

J'ai vo jusqu^aux nues l'impie insensé 
hten re ses vues ; surpris j'ai passé : 

l^ejà les cieux grondent, les airs sont émus 

Les échos répondent : hélas ! il n'est plus 



IX-LE JUGEMENT. 

J'entends la trompette effrayante. 
Qui crie : /eus morts I levez-vous : 

"^ante""^ ""^ '^*" ^''*"' "^'""^ ''^^^ ^^"^^^^• 
Au tribunal de Dieu nous assemblera tous. 

Tremblez, habitans de la terre 
Tremblez, le Seigneur va venir • 

"'guerrV'''^'' '""^"^ ^^'^'"'*'' ^"^"^ P°"^ 
Tous les êtres pour lui, contre rous,,yont. s'unir. 

Venez, descendez, cour céleste - ' ' ' 

Samts anges, suivez le Seigneur : 
Tenez feu, grêle, éclairs, vents, tempête funeste ' 
Paraissez, armez-vous pour punir le pécheur! ' 

Grondez dans l'air, bruyant tonnerre ; 

feoleil, lune, astres, cachez-vous. 
Contre ces criminels, ô ciel, 6 mer, ô terre 
Conspirez à la fois, éclatez de courroux. ' 

Sortez du fond de vos abîmes, 
Démons, sortez de vos cachots ; 

QuT'vos rJ"^'"*'' '^ P'"^ ^''^^' leurs crimes, 
'mux '"' '""^ assemblent tous le» 




— 48 — 
Corps, unissez-vous à vos âmes • 

r>ansunséJo^rSr^LtfstLr^^- 
Dans l'attente de votre juffe 

Triste éternité de supplices, 

lu vas donc commencer ton cours i 
De l'heureuse Sion ineftables 3éS 
FeUcte des saints, vous durerez to.^„urs. 



— 49-^ 
18.-DUL0GUE SUR VWFEK 
■Les Vivants. 

Malheureuses créatures, 
Esprits réprouvés de Dieu, 

Que d'éternelles tortures 
l'uniront en ce bas lieu I 
Dites-nous, dites-nous, 
^uels tourments cndurez-yous ? 

Les Damnés. 

Pourquoi nous faire répondre ? 
C est auginenter nos douleurs . 
C est nous-mêmes nous confondre 

%1T}'1 P""' malheurs ' 

Hélas I hélas! 

Mortels, ne nous suivez pas. 

n7' 7?^*"^ adorateurs du monfÎP 
Où sont toutes vos gr^nde^^ '' 

Et la gloire que l'on fonde ' 

Suri éclat des faux honneurs? Dites. 
D. Ah ! cette gloire est passée 
Comme un songe de la nuiC'' 
Qui trompant notre pensée. 

A notre réveil s'enfuit Hélas ! 
J. Enfans sans obéissance 

^ns respect et sans amouîr 
^m traitiez sans déférence 

Ceux dont vous teniez le jour, Dites-nous 

NoLï^^^^^^^^^ 

Vous ne sauriez bieE comprendre 

Combien nos tourmpnfo .^tx .^ , _ 



ni! i; 




— 50 — 

V. Et vous qui, par négligence, 
Eleviez mal vos enfants, ' 

Qu une cruelle indulgence 

Perdit dès leurs jeunes ans, Dites-nous. 

D. Compagnon de leur misère. 
Un enfant mfortuné 
Crie à son père, à sa mère • 

Maudits ceux qui m'ont damn é. Hélas I 

y. Et vous, jureurs d'habitude, 
^ui, dans vos emportemens. 
Joigniez une multitude 

D'épouvantables sermens, Dites-nous. 

V. Vous, qui dans les compagnies 
Par vos discours médisans. ^ ' 
U vos noires calomnies, 

Déchiriez les innocens, Dites-nous. 

D Dieu I que les médisances, 
Dont on se fait tant d'honneur, ' 
Causent d'extrêmes souffrances, • 

Dans ce lieu rempli d'horreur ! Hélas ! 

y Pécheurs, dont la gourmandise 
A transgressé tant de fois. 
De la raison, de l'Eglise, 

Et les règles, et les lois, Dites-nous. 

D Notre langue est arrosée 
i;u liel amer des dragons • 
^otre bouche est embrasée 

Des feux que nous respirons. Hélas I 

y. Ivrognes insatiables, 
esclaves des cabarets. 
Qui avez souillé à table 

Vos âmes par tant d'excès, Dites-nous. 



)itcs-nous. 



S. Hélas I 



s-nous. 



)US. 



Hélas ! 



us. 



élas I 



nous. 



— 51 — 

M«is la faim, la soif allument 

Jincor do plus cruels feux. Hélas t 

Vos jeux, ros folles dépenses, 

Et vos vams amusements, Dites-nous 

Nos rif"n„?r '°''""' "»« «'«'■■ces, 
i; . "*' "OS danses, nos leur 

Qu> sont causes des suppS; 

Que nous souffrons dans ces feux. Hélas I 

OUI vos ardeurs criminelles, 

i^t vos sales voluptés : Dites-nous, 

II faut au milieu des flammes' 

Brûler éternellement. Hélas! 

Des pèches dont tenait compte 

Le D,eu qui sonde les cœurs ; Dites-nous. 
i». Faut-il, pour un peu de hortn 
Qui se passe en un moment 
Rendre un si terrible compte 

Au grand jour du jugement? Hélas I 
y. Répondez, pécheurs infâmes 
Q".i, le crime dans le cœur ' 

Osiez présenter vos âmes ' 

■« '"-« "u seigneur ; Dites-nous. ■ 



.fli 



— 52 — 

_ I). sainte et vivante Hostie I 
Uelas I par un triste sort, 
Loin de nous donner la vie, 

Tu nous as donné la mort. Hélas. 

V ^* -7?"^.^^'"^® fausse espérance 
Faisait différer toujours 

Pour ne faire pénitence 

Que sur h fin de vos jours, Dit^s-nous. 

D. Pénitence salutaire, 
Que 1 on nous prêchait en vain ; 
Ici, forces de la faire, 

Ah I nous la ferons sans fin. Hélas î 

y. Adieu donc, maudites âmes : 
Lom du ciel et loin de Dieu, 
^rûlez toujours dans ces flammes • 
Adieu pour jamais. Adieu. 

Helas I Hélas ! 

Mortels, ne les suivons pas. 

D. Pour jamais î est-il possible ? 
Jamais I que ce terme est long I 

Notre ame, à ce mot terrible, 
b épouvante et se confond 

Hélas! Hélas I 

Mortels ne nous suivez pas. 



IS-DIALOGUE SUR L'ENFER, ENTRE UN 
VIVANT ET UN RÉPROUVE. 

^* ^Ll'r ^"' ^'^ °^^"^^^ ^^**^ bonté su. 



— 53 — 

E. C'est qu'il me fait soufiHr V r n'<.„ . 
moins bon. >""""•• v. lin en est pas 

R. crueUe bonté, qui m'exclut du pardon ! 

'' tZlr '''"'■""'" ' K- Jo "rûlo dans 
^' ''&f'"' P"'»' ^« P-"' »« bonheur de tant 

^ 'l^ÊLT' ^■'""'"■^ ^- D'°* t« vient ce 
R. De l'abus que j'ai &it des grâces du Seigneur. 

ture ? ^ " ^°"*"" <=ette double tor- 

"" ""Sur"^'^""^ P"^ ^- Tu la soudes 

R Je la souffre en ofifet, et dans un même instant 

bTen'aîftro*:" *^^ "^"^ ^ «• J"- -«i-e 

^" n W "^^ '1"^'1"« ««n« 'eur comparer leé 

"" "mu^Zer^r "•' P^'^- ^^- Quoi; tant de 
E. î;;^/^q«e l'ombre de ceux que Jo souffre aux 

^ mmert^^Sres'"'* '' ""^^ ? «• Hélas- 
:ndtt°''' *°- à *»- c'est que tu les 

E. Je suis le rondez-vous de toutes les douleurs 
""■ ^eSef''^'»»"^ R- Tous pour moi sont 



.,.i.'H 



— 54 — 

R n'nWnnff^T"'- ^- n agit donc sur toi? 
mm" ^ ™''°' ^"'" "Vpliquo sur 

V. Dieu sur toi par lui-même exerce sa venmncc 

""• to:t^p"uistr^' ™' ^- ^'-* - ^^s 

E. Que ne le fait-i! voir en m'anéantissant. 

V. Cm^bioa souffriras-tu ? R. Je „e le saurais 

^' m'arïr *^"' *" ''''"■' ^°''' '» «" <î« *»■> 
R. Je ne l'espère point V. Pourquoi désespérer 
<^^f4^_"« «es maux, hélas! doivent tTuTours 

^' S™'"'" """" ""' • ^- ^JO"t« »c<"-e, 

^" lloute ''"' '"""°°' *''"^' '" «"^^^e^"^. sans 
R. Je^ne^cesserai point. V. Ah ! tu me fais fré- 

R. -Vès des millions d'ans je dois encore souf- 

^" ''datnt'r^e! ""'""' '^''"'^ ' ^- *^^'« «° ^ien 
^' "^^i'^f "^«"""«ons d'ans que de sable au ri- 

R. Tu ne dis encor rien. V. Ce terme m'étourdit 
R. L éternité commence où ce nombre finit 

""' vaine."'' " "°°"''''- ^^ ^°° ''^P^™"'^^ «^^t 



I 



— oo 

V. Apr^ê^s^ce nombre d'ans, seras-tu hors do 
"^ ^,!^4f «t^it -"•-!! V. Tu te croirais heu. 

^- "Cs^e"^ '''"J-- ' K. Tout autant qu. 

^^^S^s«"^Î5-fcj| 
K. Ah^!^ ce jamais cruel est mon plus grand tour- 

^' "^itZlT'' ''™ '°"S' K- n n'aura point 

H. I. fait mon désespl, marge1tt&; ' 
V. Funeste éternité . E. p,„, ,„.„„ „, ^^^^ 

^- ""mlLor .'^"''^""' *^* ^""J-- P'^»-te à ta 
^- ^^txT' "^ ^"""°">^"'- ^- l'accablante 
E. Ah! cette éternité m'accable sous son poids. 

V. Endure-tu touionr« 9 p n • 

relâche '^"'^"^s ? I^- Oui, sans aucun 

h: LV»4;^V:Siï ïaT T s* '^='>^; 

est fatal! ^ ^' ^"® ^^^^ sort 

-^~^- .vio ua.s lenier, au comble de tout 



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— 56 — 

V, Que ne l'évitais-tu ? R. Je le pouvais, sans 
doute. , . , 

y. Pourquoi n*as-tu donc pas pris une bonne 
route ? 

R. Je ne l'ai pas voulu. V. Il fallait le vouloir, 

R. Je ne l'ai pas voulu ; c'est là mon désespoir. 

Y. Ne le voudrais-tu pas ? Oui, s'il était possible. 
V. He I quoi ! de le vouloir serait-il impossible ? 
R. Inutile vouloir I V. Tu n'espère donc rien ? 
R. Tout l'enfer est rempli de ce je wudraîs Men, 

Y. triste repentir ! R. Et qui fait que j'enrage. 
V. Je veux à tes dépens, tâcher d'être plus sage. 
R. Je ne veux que pécher. V. Je veux aimer 

mon Dieu. 
R. Moi je le veux haïr et maudire en ce lieu^ 

V. Me voilà tout instruit. R. Me voilà sans 

ressdiirce. 
V. En servant bien mon Dieu je veux finir ma 

course. 

R. Je retourne aux enfers. V. Je veux chanter 
amour. 

R. Et moi rage et fureur, dans mon affreux sé- 
jour. 



aO.-^DIALOGUE ENTRE UN BIENHEUREUX 
ET UN RÉPROUVI:. 

Sur l'Air : J'ai péché dès mon enfance. 



LE BIENHEUREUX. 



r . f ■ 



c VIT uia Via 

Mais, hélas ! en un moment. 



1 — ^-~i; 



-.5'7 — 

Me voici dans les délices, 
Quel fortuné changement I 

Ah ! qu'il est glorieux 
D'être à jamais dans les cieuxl 

LE RÉPROUVÉ, 

Je vivais dans les délices, 
Mais, hélas ! en un moment, 
Me voici dans les supplices,* 
Quel funeste changement ! 

Ah î qu'il est douloureux 
D'être à jamais dans les feux 

LE BIENHEUREUX. 

Le ciel est mon héritage, 
Dieu fait ma félicité ; 
Quel sort I quel heureux partage 
Pour toute une éternité ! 

A qu'il est glorieux 
D'être à jamais dans les cieux I 

LE RÉPROUVÉ, 

L'enfer est mon héritage, 

Je m'y suis précipité ; 

Quel sort ! quel aâreux partage I 

Pour toute une éternité ! 

Ah ! qu'il est douloureux. 
D'être à jamais dans les feux I 

LE BIENHEUREUX. 

Sans désir et sans envie. 
Affranchi de tous les maux. 
Je ressens en cette vie 
Des plaisirs toujours nouveaux, 

Ah ! qu'il est glorieux 
D'être à jamais dans lefi cieux I 



^^^^" ?? {"ï-eur et d^envie, 
. f^^^^bîe de tous les maux 
Je ressens, loin de la vie. 
Des tourments toujours nouveaux, 
T).A^ -'^V^^ «?t douloureux ' 

^ être a jamais dans les feux t. 

M? BieNHEUBEUX. 

I^'esprit ne saurait comprendre 
Qu'il itr ^"^'? ^^ûte eVœ^^^^ 
yu il est consolant d'entendre ' 
^os concerts mélodieux! 
Ah! qu'il est glorieux 
i^ être a jamais dans les deux î 

LE RipROVVÉ. 

L'esprit ne saurait comprendre 

^u II est affligeant d'entendre 
iN os hurlements furieux f 

Ah I qu'il est douloureux 
J^ être ajamais dans les feux! 

LE BIENDEUHEUX. 

De l'amour les pures flammes 
i^rulent sans cesse nos cœurs. 

Mille ineffables douceurs 

1> être a jamais dans les deux !" ' 

LE RÉPROUVA'. 

Notre corps est dans les flammes. 
Les remords rongent nos cœurs ; 



V 



..•;»/ 



■ i 



- — 59 — 

Tout fait sentir à nos âmes 
D'inexprimables douleurs. 

Ah I ^ qu'il est douloureux 
D'être à jamais dans les feux ! 

LE BIENHEUREUX. 

Que mon bonheur est extrême ! 
Non, je ne puis l'exprimer : 
J'ai part aux biens de Dieu mémo, 
Je l'aime, il daigne m'aimer. 

Ah I qu'il est glorieux 
D'être à jamais dans les deux ! 

LE EEPROUVB. 

Que mon malheur est extrême I 
Non, je ne puis l'exprimer : 
Feux, démons, un Dieu lui-même, 
Tout conspire à m'opprîmer. 
Ah ! ^qu'il est douloureux 
D'être à jamais dans les feux ! 

LE BIENHEUREUX. 

demeures éternelles ! 
Beau séjour I séjour de paix ! 
couronnes immortelles ! 
Je vous possède à jamais ! 

Ah 1 qu'il est glorieux 
D'être à jamais dans les cieux ! 

LE REPROUVE. 

demeures éternelles ! 
Beau séjour ! séjour de paix ! 
Récompense des fidèles, 
Je ne vous verrai jamais ! 

Ah ! qu'il est douloureux 
D'être à jamais dans les feux ! 



'•'Wyiey--.- ft- <»f F ^.■ft-ji,^ 



— 60 — 
«ï— LE PÊom MORTEL, 

L on en serait rempli d'hoireS 

il foule aux pieda sa sainte loi. 

oJS";.!'^eeffl^yé de l'injure 
Qu 11 fait au Dieu de sainteté. 

Dans l'amour de la créature 
il cherche sa félicité. 

tefeCi^.^'-onieur; 
Mise à place du Seigneur I 

tens^T^r^hS!-^. 






i ! 



Eh I quoi donc I Phomme ver dP 
Vile poussière et pur nSnt 
Oser à Bieu faire rgueTe! 
Quelle attentat plus étonnant! 

K-ndit pèche, néant rebelle • 

u ! que ta blessure est cruelle f 
Malheur à qui se livre à toi 

OnT^J"'* ^,® désastres lamentables 
Qui désolent tout Tuniyers ; 



terre, 



ire 



(i i. 



— 61 — 

Les maux les plus épouvantables. 
O péché î sont tes fruits amers I 

Que tu renfermes d'injustiee. 
Et d'ingratitude à la foii î ' 
C est pour expier ta malice, 
Qu il faut qu'un Dieu soit mis en croix. 

Tu portes la mort dans les âmes 
J^ui suivent tes trompeurs attraits ; 
JJ^leur fais mériter les flammes 
Qui les brûleront à jamais. 

Loin de mon cœur, péché ftmeste, 
la seule ombre doit m'alarmer. 
Je te renonce et te déteste 
Plutôt mourir que de t'aimer. 



22.-C0MBAT DE LA NATURE ET DE LA 

GRACE. 

Jésus. Jusqu'à quand, âme infidèle. 
Mepriseras-tu mes lois ? 
Seras-tu toujours rebelle, 
Et sourde à ma douc^i. voix ? 
Donne-moi ton cœur, 
D est tems, je t'appelle; 
Donne-moi ton cœur, 

Que j'en sois vainqueur* 

^On!' ^} co^^^ent rompre ma chaîne? 
Que de combats, ô mon Dieu 1 
Ayez pitié de ma peine, 
Attendez encore un peu. 




— 62 — 

Lo torrent qui m'entraîne : 
Jésus, mon Sauveur 
Voyez mon malheur! 

Jésus. Je suis ton Maître, ton Père, 

Ton Roi, ton Dieu, ton Sauveur ; ' 

Je SUIS seul ta fin dernière, 

beul je suis le vrai bonheur. 
Donne-moi ton cœur, 
Que faut-il pour te plaire ! 
Donne-moi ton cœur, * 

Que j'en sois vainqueur. 

L'AME Dieu bon ! ô tendre Père ! 
An I attendez un moment • 
Je veux bien vous satisfaire. 
Mais pas si soudainement. 
Voyez, mon Seigneur, 
Le peu que je diffère; 
Jésus, mon Sauveur 
Voyez mon malheur! 

Jesus^ Ah ! pourquoi tant faire attendre 
Ton mcomparable époux v 
Ne vaut-il pas mieux te rendre 
Que d éprouver son courroux ? 
Donne-moi ton cœur 
Ah ! c'est trvp se défendre • 
iJonne-moi ton cœur, ' 
Que j'en sois vainqueur. 

L'AME. Le monde est si plein de charmes f 
Je ne peux y r ésister; «^^armes ! 

O Dieu ! que de tristes larmes 
Je verse pour le quitter ! 
Voyez, monseigneur, 
Mes combats, mes alarmes 
Jésus, mon Sauveur 
voyez mon malheur. 



— 63^ 

Jésus. Tu ne connais pas le monde, 
Il est un fourbe, un trompeur ; 
Je SUIS la source féconde 
Du véritable bonheur. 
Donne-moi ton cœur, 
Ta paix sera profonde ; 
Donne-moi ton cœur, 
Que j'en sois vainqueur. 

L'AME. Ahl queje suis combattue 
Je veux et je neveux pas : 
Je me sens presque vaincue. 
Daignez finir mes combats. 
Jésus, mon Sauveur, 
Je suis irrésolue : 
Jésus, mon Sauveur, 
Fortifiez mon cœur 

Jésus. Ma grâce te fortifie ; 
Je retrouve mon enfant ; 
Mais, le reste de ta vie, 
M'aimeras-tu constamment ? 
Donne-moi ton cœur, 
C est un Dieu qui t'en prie ; 
Donne-moi ton cœur 
'Que j'en sois vainqueur. 

L'AME. Oui le seul soin de vous plaire 
M occupera désormais : 
C en est fait. Dieu débonnaire. 
Je suis à vous pour jamais. 
Jésus, mon Sauveur, 
Mon Roi, mon Dieu, mon Père 
Jésus, mon Sauveur, * 

Vous êtes vainqueur. 



— 64 -^ 
23.-TJSTITATI0N AU PÊCHEUR. 

Depuis long-tems Dieu t'appelle. 

Ame infidèle! 
Depuis loug-tems Dieu f appelle, 

Au fond du cœur : 
Seras-tu toujours rebelle 
A cet aimable vainqueur ? 

Sans délai mets bas les armes, 

Verse des larmes : 
Sans délai mets bas les armes, 

Plus de combats ; 
Ne résiste plus aux charmes 
V un Dieu si rempli d'appas. 

Il te cherche avec tendresse, 
Il te carresse ; 

H te cherche avec tendresse, • 
Pauvre pécheur I ' 

Ce grand roi frappe sans cesse 
A. la porte de ton cœur. 

Quel bonheur pour toi d'entendre 

Sa voix si tendre ! 
Quel bonheur pour toi d'entendre 

Oe bon pasteur ! 
Obéis, sans plus attendre. 
Et n'endurcis pas ton cœur. 

Loin d'être un juge sévère, 

Plein de colère, i.i 
Loin d'être un juge sévère 

Pour des ingrats ; 
Aujourd'hui, comme un bon père. 
Il vient de tendre les bras. 




— 66 — 

C*est trop long-temps so défendre 

Il faut se rendre ; 
C'est trop long-tems se défendre 

Du tout-puissant : 
Rends-toi donc, sans plus attendre. 
A son attrait ravissant. 



24.— MEME SUJET. 

Peuple infidèle, quoi vous me trahissez î 
Je vous appelle, et vous me délaissez. 

bije suis votre père. 

Cessez de me déplaire : 
Enfants ingrats, revenez dans mes bras. 

Mon cœur soupire et la nuit et le jour ; 
11 ne désire qu'un mouvement d'amour. 

Helas I pour une idole 

On se livre, on s'immole ; 
Et pour Jésus, on n'a que des refus. 

En vain m s charmes s'offrent à mes enfants ; 
vam mes larmes s'écoulent par torrents : 
Dédaignant ma tendresse, 
Ils m'outragent sans cesse ; 
Avec transport ils courent à la mort. 

. Q"o puîs-je faire pour attendrir vos cœurs ? 
J ai du calvaire épuisé les douleurs : 

J'ai fermé les abîmes 

Qu'avaient ouvert vos crimes ; 
Et vous, ingrats, vous fuyez de mes bras ! 

Quel sacrifice exigez-vous encor ? 
Que je subisse une nouvelle mort ? 

J'y vole, je l'appelle ; 
„ . X^e"s» frappe, mort cruelle ! 
ûiais Clans mes bras ramène ces ingrats. 



— 66 — 

I^e trépas m'environne • ' 
-^^ °^^"^^ î»grats, jetez-^ous dans mes bras. 

J"^ .f ï'^-e l^omme est-il donc poussé ^ 

II fu.t son bien suprême, 
no . ^"l^^^"» ^a bonté même ; 
De son Sauveur il déchire le cœur. 

"^amout" '"'^''' ' ^'^ "^"^ ^^^^« '-on 

De tout mon être disposez sans retour 
feechez enfin vos larmes ; 

L ingrat cède à vos charmes, 
Et son vainqueur, c'est votre div n cœur 




35.— MEME SUJET, 

Ou',We mihlii^^*'"''' "■"'"■'''''• ''««'•et langage 
Ai-je pour toi dû m^-« - r_'^®/ , ^ 



3nt mes maux* 
rands flots : 



ns mes bras. 

lé : 
poussé ? 



rends mon 
ir. 

fiur. 



ii t'appelle; 



indre : 
endre. 



langage, 
it ? 



— 67 — 

T. ^Vl^"i^ ^^°' ^^"^'^^ q^e *» m'offenses ? 
Ion méchant cœur s'en prévaut chaqpe jour. 
Plus de rigueur vaincrait ses résistances ; 
iu m aimerais, si j'avais moins d'amour. 

Ta courte vie est un songe qui passe, 
bt de ta mort le jour est incertain : 
fei j ai promis de te donner ma grâce, 
1 ai-je jamais promis le lendemain ? 

Marche au grand jour, où j'offre ma lumière ; 
A sa faveur tu peux faire le bien : 
La nuit bientôt finira sa carrière 
Funeste nuit, où l'on ne peut plus rien ! 

Le ciel doit-il te combler de délice? 
Dans le moment qui suivra ton trépas v 
Ou bien 1 enfer t'accabler de supplices ? 
C est 1 un des deux, et tu n'y penses pas 



«6,— RETOUR EU PECHEUR. 
AIR : Reviens^ pécheur. 

Voici, Seigneur, cette brebis errante • 
Que vous daignez chercher depuis longtems • 
louche, confus d'une si longue attente : 
Sans plus tarder, je reviens, je me rends. 

Errant, perdu, je cherchais un asile ; 
Je m etîorçais de vivre sans effroi • 
Hélas! Seigneur, pouvais-je être tranquille 
bi loin de vous, et vous si loin de moi l 

Je me répens de mon erreur passée • 
Contre le ciel, contre vous j'ai péché : ' 

Lt ne voyez en moi qu'un cœur touché. 



' 



— 68 — 
Quand sous vos yeux, grand Di.u ! je consi- 

Toute l'horreur de tant d'excès commis • 
Comment oser vous appeler mon~| ' 
Comment oser me dire votre fils I 

unique objet digne de nous charmer, 

yue j ai ongtemps vécu sans vous connaître » 

Que J'ai longtemps vécu sans vous ahner ! * 

Pnrril?*^® ^^"".^^ ^J^P^sse ma malice ; 
Pardonnez-moi ce long égarement • 
Je le déteste, il fait tout mon supplice 
Et pour vous seul j'en pleure amèrement. 

Tw 11.*^® ^e vois rien que mon cœur ne défie . 

NÔ^St^^r ??» .^^®°«' ^^-^«« 'e^ Koux . 
^pn, iallût-il cent fois perdre la vie ? ^uoux, 
Kien ne pourra me séparer de vous.* 



a-y.— MEME SUJET. 

Seigneur, Dieu de clémence, 
Keçois ce grand pécheur. 
A qui la pénitence 
Touche aujourd'hui le cœur : 
Vois, dunœilsecourable, 
i^^^jces de son malheur ; 

M d un cœur favorable 
Accepte sa douleur. ' 



— 69 — 



l je consi- 



:; 



litre ! 



fie; 
'S doux ; 



ausst ne 



Je suis infidèle, 
Qui méprisai tes lois ; 
Un perfide, un rebelle 
Qui péchai mille fois ; 
Jamais dans l'innocence 
Je n'ai coulé mes jours : 
Toujours plus d'une offense 
En a terni le cours. 

Chargé de mille crimes, 
Souvent j'ai mérité 
D'entrer dans les abiTies, 
Pour ime éternité. 
J'ai peu craint la colère 
De ton bras irrité ; 
Mais cependant j'espère, 
Seigneur en ta bonté. 

Lorsqu à ton indulgence 
Un coupable a recours, 
Des traits de ta vengeance 
Ton cœur suspen^i le (^urs : 
Rempli de confiance, 
J'ose venir à toi : 
Au nom de ta clémence, 
Grand Dieu, pardonne-moi. 

Hélas! quand je rappelle 
Combien je fus pécheur, 
Une douleur mortelle 
S'empare de mon cœur. 
Par quel malheur extrême, 
Ai-je offensé souvent 
Un Dieu, la bonté même ? 
Un Dieu si bienfaisant ? 



Oofa 



Fuis loÎDj péché fun ,.,^ 
Dont je fus trop charmé ;* 



II 






-Jl 



'TO- 



Péché, je te déteste 
Autant que je t'aimai ; 
Dieu bon, ô bon Père, 
Tu vois mon repentir ; 
Avant de te déplaire, 
Plutôt, plutôt mourir. 

C'est fait, je le proteste, 
Plus de péché pour moi, 
Le ciel que j'en atteste, 
Garantira ma foi. 
Le Dieu qui me pardonne. 
Aura tout mon amour ; • 
A lui seul je le donne 
Sans bornes sans retour. 



28 a— MEME SUJET. 

Reçois d'une âme pénitente 
Qui, par lie longs et douloureux accents. 
Pleure à tes pieds, Seigneur, tous ses égaremcns, 
Reçois l'aveu dans ta bonté touchante, 
Ah ! loin de toi dans le malheur 
Elle a coulé sa triste vie. 

Dieu clément (2/.) 
Deviens son Sauveur (2/) . 

Et son infortune est finie ; 

Deviens son Sauveur, (2/.) 

De ses pleurs la source est tarie. 

Tu l'as promis dans ton amour ; 
De mon juge, il te fit mon père ! 
Oui, Jésus, voici l'heureux jour, 

On 'fn finî*»oo mn i-niciA'n/y. 



— Pi- 
euvre ton sein consolateur 
Je ne suis plus l'enfant rebelle • 
Je serai la brebis fidèle, ' 

Entre les bras du bon pasteur. 

Vrais charmes de la pénitence, 
Oh ! qu II m'est doux de répandre des pleurs • 
cleurs f '"' ''' ^'^"'^^^^' ''' grâces' auT^é. 

PoZ,?n1 f ''*• "^' ^. "^"^ ^'^"» *^ Clémence ? 
Pourquoi fus-je un ingrat enfant ? 

Jamais tu ne me fus sévère ; 

Je reviens ; (2/) 

Mes gémissements (2/) 
Ont calmé, banni ta colère ; 

Et mes cris touchans, (2 /!) 
i:'our toujours m'ont rendu mon Père. 



11 



29.~MEME SUJET. 

Mon Dieu, mon cœur touché d'avoir pèche 
Demande grâce ; t ^ ^^ 

Joins à tous tes bienfaits 
L oubli de mes excès. 
J avais du monde, hélas I voulu suivre la trace. 

RRFRAIN. 

Pardon mon Dieu, pardon, mon Dieu, pardon 
Mon Dieu, pardon, n'es-tu pas un Dieu bon ? 2C/:) 

Ah I dans cette saison, où ma raison 
Devait te suivre. 

J'errais les jours entiers 
Dans de honteux sentiers : 

i^omment a mes malhenrs m'oo.f., i.î„.;î •__ , 

Pardon, &c, 



^2^ 



Tu me disais souvent ; Viens, mon enfant. 
Ma voix t'appelle : 
J'allais à mes plaisirs, 
Au gré de mes désirs ; 
Et tu pus si longtemps souffrir un fils rebelle ! 

Je pouvais bien périr, saîis recourir 
A ta Clémence ; -m î 
J'aur^iS traîné mes fers 
Dans le fond des enfers : 
Comment porter alors le poids de ta vengeance ? 

Etant si sensuel, d'un feu cruel 
Souffrir la peine ! 
Formé pour le bonheur 
Languir dans le malheur. 
Et d'un maître irrité porter toute la haine ! 

Mon Dieu, toujours gémir, j'amais jouir, 
Le ta présence I 
N'avoir aucun espoir 
D'aller un jour te voir I 
Toujours porter l'ennui d'une éternelle absence ! 

Plus juste désormais, et pour jamais 
Toujours fidèle ; 
Je vivrai dans les pleurs. 
Dans les saintes rigueurs ; 
Heureux, si je parviens à la gloire immortelle ! 



30.— REGRET DU PECHEUR. 



J ai péché dès mon enfance ; 
J'ai chassé Dieu de mon cœur : 
J'ai perdu mon innocence, 
Quelle Derte. ah ! nnp] mnlhonr i 



î^ I 






— 73 — 



REFRAIN. 

Quel malheur ! quel malheur 1 
Jai chassé Dieu de mon cœun 

TW* T' ^'i*'* ^^"s n>a tête 
Une fontame de pleurs, 

feur la perte que j'ai faite, 

feur le plus grand des malheurs ! 

n ^^] ?,'^® ™^" âme était belIeL 
Quand elle avait sa candeur I ^ 
^epuis qu'elle est criminelle, 
^ Oieu quelle est sa laideur 

p promesses prononcées 
A la face des autels, 
Et SI souvent transgressées 
Par mille péchés mortel^? 

Riche trésor de la grâce, 
Te perdant,j'ai tout perdu: 
Ahl que faut-il que je fasse, 
t'our que tu me sois rendu ? 

Malheur à vous, amis traîtres. 
Mes plus cruels ennemis, ^ 
^ui fûtes mes premiers maîtres. 
Dans les maux que j'ai commi? 

Gémissant sur mon offense 
J^e reviens enfin à vous. 
O grand Dieu ! plein de clémence 
Appaisez votre courroux. ' 

Recevez ce fils rebelle 
-^rîais fliii ne veal; plus pécher ; 



i 



Cl 



— 7.4 — 

Qui veut vous être fidèle ; 
Seigneur! laissez- vous toucher. 



W 



31 -L'ENFANT PRODIGUE. 

Comment goûter quelque repos 
Dans les tourmens d'un cœur coupable ? 
Loin de vous, ô Dieu tout aimable, 
Tous les biens ne sont que des maux. 
J ai fui la maison de mon père, 
A la voix d'un monde enchanté • 
Il promet la félicité, ' 

Mais il n'enfante que misère. (2/) 

Vois, me digait-il, vois le tema- 
Emporter la belle jeunesse ;- 
Tu cueilles l'épine qui blesse, 
Au lieu des roses du printems. 
Le perfide, pour ma ruine, 
Cachait l'épine sous les fteurs ; 
Mais vous, ô^ Dfeu plein de douceurs ! 
V ous cachez les flfcurs sous Tépine. (?/> 

Créateur justement jaloux. 
Ah ! voyez ma douleur profonde : 
Ce que j'ai souffert pour le mmide,- 
Si je l'avais souffert pour vous T.., * 
J'ai poursuivi dans lies alarmes 
Le fantôme des vains plaisirs : 
Ah ! j'ai semé dans les soupirs : 
Et je moissonne dans les larmes. (2/ 

Qui me rendra de la vertu 
Les douces, les heureuses chaînes?... 
Mon cœur sous le poids de ses peines> 
Succombe et languit abattu. 



— 15 — 

•^espérais, ô triste folie ! 

Vivre tranquille et criminel ; 

J oubliais l'oracle éternel ; 

n n est point iU paix pour Vimpie, (2/.) 

îW%™? ''^*"'^' ô Dieu clément 
J ose t adresser ma prière. 

Cessas-tu donc d'être mon Père. 
^1 je ÎU8 un indigne enfant ? 
^elas ] a son lever l'aurore 
Aux pleurs trouve mes yeux ouverts • 
Et la nuit couvre l'univers, ' 

•^ue mon âme gémit encore (2/) 

A peine a brillé ma raison, 
^u a ton amour j'^i f^t outrage ; 
J ai dissipe ton héritage, "^ * 
J ai deshonoré ta maison ; 
-Je n ose demander ma place. 

Ni prendre le nom de ton lîls-: 
Parmi tes serviteurs admis. * 
A ta bonté je rendrai grâce. (2y:( 

- mnc?"'"' "^^^^ -'...Qu'ai-je entendue 

- O, o i'"T,"' ^"-" ^'^^^ ^«^entisse I ' 

- \f on ..""«"^-"^S"*^ applaudisse. 
Die^H i. •^'' '"^" '"'««^ '•«"du." 

D eu ! je vois mon père, il s'empresse • 
L ammir précipite ses pas ; ^"'^'^'''^ ' 

R.l'nl T "T"'" ^^»« ses bras, 
Baigne des pleurs de sa tendresse. (2 /) 

Ce père tendre et plein d'amour 

Fn f«?f î' ' "'* *^" ^^«» lui-même 
I". ^^.^Vî ^'''j^ P^"^ q^^'^n l'aime ? 
Sois fidèle enfin sans retour. 

f '"."' -'^"^e, ocigneur, efïace 

I^esjoursoÙj'oubliaitàloii... 



— 76 — 

JJn pécheur qulrevient à toi 

Jtst le chef-d'œuvre de ta grâce. (2/.> 



82'.— SENTIMENTS DE PENITENCE. 



Me! 



Wi,: 



ondoz- 



larm 



es 



^. . — OZ-VOUS un , 

^leu perdo, je n'ai plus rien ; 
^uis-je assez, dans mes alarmes» 
Kegretter un si grand bien l 

Appaisez votre |n«?t'>" " 
Grand Dieu ! nos'cœurs foits pour vous 
^îont eux-mêmes leur supplice 
Des qu'ils méritent vos coups, ' 

J'ai blessé votre loi sainte r 
Depuis ce funeste jour, 
L'ennui, le trouble et la crainte- 
Me tourmentent tour à tour. '' 

'^ péché l'affreuse image 
S offre à mon cœur agité 
Et lui reproche l'outrage ^ 
Qu'il fait à votre bonté. 

Que mon sort est déplorable -^ 
Helas ! j'en pâme d'effroi ;. 
Le père le plus aimable 
Est irrité contre moi. 

Il a dit dans sa colère :- 
Béris, enfant malheureux ; 
En moi tu n'as plus un père, 
Mais un juge rigoureux. 

T ȣ^"*^?^^ gronder son tonnerre, 
L JLternel vient en courroux 
Me rendre guerre pour guerre, 
M m écraser sous ses coups. 



— 77 — 

r7'''"M 'M"^ ^^ *«^»-« émue 
Tremble d'horreur sous mes nas. 

Jîon ame triste, éperdue^ ^^ 

N attend plus que le trépas. 

Mais tandis que je déplore 
Mes innombrables forfaits 
F^ os que je craigne encore 

J:>abuserde vos bienfaits. 

53.— MÊME SUJET 

De notre innocence vour'eut à'f "'"-"^ ' 
^- votre constance, n^^^tee"'?^», 

I>e la paix tranS ^ ™'""'«'' 'e cours : 

»^i-»s/2:teCoV;^^r- 

Cou™prs?„1!.;t% r- «on -cours ; 
l'es charmes dTm^ j ''""'"^ *''"J«"'-s- 

^a -rcr^coteTu^Ct^ V-T ^""^ 

84.— MÊME SUJET. 
Brise ma tête criminelle 

Mon cœur souillé de mille horreurs • 
JJans mnn ci««^ .• _ >. . **"ticurs , 

JSteïn^ToV""^'-^"^"^^ éternelle, 
^Qins ta flamme et tes fureurs. 



» '1 



I II 






— 78 — 

Seigneur mon dmo épouvantée 
1 ar Ja grandeur de mes forfaits, 
y un noureau trouble est agitée, 
Lorsque je pense à tes bienfaits. 

Sur un ingrat inexcusable. 
iJaigne répandre ta bonté 
l>e ta clémence inépuisable 
-L'aigne montrer Timmcnsité. 

Laisse le soin de mon supplîc<y 
Au remords qui trouble mon cœur. 
Ce remords prévient ta justice • 
Mon propre crime est ton vengeur. 

35.—MEMÊ SUJET. 

Vous qui voyez couler mes larmes, 
lHvm Jésus calmez votre courroui r 
beigneur, finissez mes alarmes, 
Je n ar point (2/) d'autre espiir qu'en vous. 
Je suis ingrat, je suis coupable, 
J ai mente votre juste rigueur ; 
J ai pu, Rédempteur adorable. 
Vous bannir (2/) de mon lâche cœur. 
^ vous frappez votre victime 
Contre vos coups je ne puis murmurer - 
Je VOIS la grandeur de mon crime ; 
Et lui seul (2f) me fait expirer. 
Si VOUS suivez votre justice, 
Je dois périr, mon malheur est certHin ;• 
L>eja j entrevois mon supplice, 
Ah I Seigneur. (2/) tendez-moi la maia. 
Bieu de bonté, je vous adore ; 
iar mes soupirs connaissez mon amour ;; 



i vous. 



— 79 — 

Je fuis le péché, je l'abhorre, 

Et pour vous, (2/.) je perdrais le jour. 

Non, de l'enfer l'horreur extrême 
N'excite point mes mortelles douleurs I 

Grand Dieu f je .vous crains, je voua aîme : 
Mais 1 amour (2 y) fait couler mes pleurs. 

Si je languis, si je soupire. 

Dieu de mon cœur, ce n'est plus que pour vous - 
Votre amour seul peut me suffire, ' 

Ce seul bien (2/) me tient lieu de tout. 

Soyez sensible à ma misère; 

Voyez mes pleurs ; rien ne peut les tarir. 

Urand Dieu ! si vous êtes mon père. 

Ma langueur (2/) doit vous attendrir. 

Je ne veux point cacher mon crime ; 

M SI je viens embrasser vos genoux 
t est pour vous offrir la victime ; ' 
Mais helas ! (2/) suspendez vos coups. 

N'exercez pas votre jm^tice ; 

Je ne saurais y penser sans effroi • 
J ai trop mérité mon supplice • ' 
Un enfer (2/) est trop peu pour moi. 

Suivez plutôt votre clémence • 
Permettez-moi d'implorer son'secours ; 
t^lle^est mon unique espérance. 
U j en fins (2 /.) mon dernier recours. 

Ah î quel amour, quelle tendresse ! 
V ous m exaucez, le pardon m'est promis - 
Pour mqi votre cœur s'intéresse ; 

•aies, pèches (9. f\ mo <.«r,4. *„.._ ..' . 
ff Y.-^ V *"^ asviic luuii remis. 



— 80 — 

J'ai commencé par les délices - 

Je m en repens, et je veux m'en punir- 

Je vais les changer en supplices ; 

C est par la (2/) qu'il me faut finir 



36— MEME SUJET. 

Hélas ! quelle dauîôur 

Remplit mon cœur. 

Fait couler mes larmes"! 

Hélas ! quelle douleur 

Remplit mon cœur 

Be crainte et d'horreur f 
Autrefois, Seigneur, sans alarmes,- 
De tes lois je goûtais les charmes ; 
Mêlas! vœux superflus ! 
Beaux jours perdus, vous ne serez plus !. 

La mort déjà me suit ; 

triste nuit ! 

Déjà je succombe 

La mort déjà me suit, 

Le monde fuit, 

Tout s'évanouit, 
•Je la vois entr'ouvrant ma tombe, 
^t sa VOIX m'appelle, et JV tombi^ 
\) mort ! cruelle mort I 
^ jeune encor...quel funeste sort. 

Frémis, ingrat pécheur, 
Un Dieu vengeur 
D'un regard sévère ; 
Frémis, ingrat pécheur, 
Un Dieu vengeur 
Va sondjer ton cœur. 



— 81 — 

Malheureux,, entends son tonnerra-.; 
Si tu peux, soutiens sa colère ; 
Frémis ; seul aujourd'hui,, 
Sans n»! appui,. parais devant lui.. 

Grand Dieu ! quel jour afifreux 

Luit à mes yeux ! 

Quel horrible abîme I. 

Grand Dieu ! quel jour affreux 

Luit à mes yeux l 

Quels lugubres reux ! 
Oui^ l'enfer,. vengeuD de mon crime^ 
Est ouvert, attend sa victime. 
Grand Dieu 1 qael avenir! 
Pltturer,. gémir, toujours te haïr !. 

Beau ciel I je t'ai perd»,. 

Je t'ai vendu 

Par de vains caprices, 

Beau ciel ! je t'ai perdu^ 

Je t'ai vendu ; 

Regrets superflus ! 
Loin de toi, toutes les délices 
Sont pour moi de nouveaux supplices- 
Beau ciel i toi que j'aimais. 
Qui me charmais, ne te voir jamais... 

vous Chrétiens pieux !. 

Toujours joyeux,. 

Et pleins d'espérance î; 

vous, Chrétiens pieux, 

Toujours joyeux„ 

Moi seul malheureux I 
J'ai voulu sortir de l'enfance, 
J'ai perdu l'aimable innocence. 
vous, du ciel un jour 
Heureuse cour ! Adieu sans retour t. 



— 82 — 

Non, non, c'est une erreur; 

Dans mon malheur 

Hélas ! je m'oublie. 

Non, non, c'est une erreur, * 

Dans mon malheur 

Je trouve un Sauveur, 
il m'entead, me réconcilie : 
Dans î^on sang, je reprend; a vie, 
Non, non, je l'aime encor, 
Et le remords a changé mon sort 

J^sus, Manne des cieux, 

Pain des heureux, 

Mon cœur te réclame ; 

Jésus, Manne des cieux. 

iPain des heureux, 
^ Viens combler mes vœux. 
Désormais ta divine flamme 
î*our jamais embrase mon âme. 
Jésus ! mon Sauveur ! 
Ws de mon cœur l'éternel bonheur. 



Sr—MÊME SUJET. {*) 

Mon doux Jésus, enfin voici le tems. 
De pardonner à nos cœurs pénitents • 
Nous n'offenserons jamais {tus / ^ ^ 
Votre bonté suprême, \ ^f- 

Doux Jésus. 

i*)Ce cantique se chante aussi sur un air nouveau: 
el à chaqu ouplet on ajoute : 

Parce, Domine, parce populo tuo ; ne in œter- 
«am, ae m sternum irascaris nobis. 
21 se chante ciinsi aux offices de la Cm/rtrie du T. g. 



. — sa — 

Puisqu'un pécheur vous a coûté si cher. 
Faites-lui grâce, il ne veut plus pécher. 
Ah ! ne perdez pas cette fois ' 

La conquête admirable l '^f' 

De votre croix. 

Enfin, mon Dieu, nous sommes à genonx. 
Pour vous prier de nous pardonner tous ; 
Pardonnez-nous, ô Dieu clément, ) „ - 
Lavez-nous de nos crimes, \^f' 

Dans votre sang. 



I I 



S.S.-~INGRx\TITUDE DES HOMMES ENVERS 
JESUS--CHRIST. 

Jésus est la bonté même, 
Il a milîe dou.» appas ; 
Cependant aucun ne l'âime,. 
On n'y pense presque pas .". 
Pendant que la créature 
Nous embrase de ses feux, 
Pour Dieu seul notre âme est dure, 
Ah ! pleurez ! pleurez, mes yeux. 

Dieu se rend un Dieu sensible 
Afin de mieux nous charmer : 
Mais en se rendant visible,, 
A-t-il pu se Élire aimer ? 
Lorsqu'un tendre amour la pressa- 
De prévenir tous nos vœux, 
Quel retour ?'nulle tendresse ; 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

D'un enfiintil prend les charmes. 
Pour attendrir les humains. 
Pour cela de douces larmes 
Coulent de ses yeux divins j 



— 84 — 



Notre âme est-elle attendrie 
Par tous ses cris douloureux f 
Elle est toujours endurcie ; 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

De la divine justice 
Jésus porte tout le poids ; 
Il nous sauve de supplice 
En mourant sur une croix. 
Et pour tant de bienveillance 
Avons-nous, ô malheureux ! 
La moindre reconnaissance ? 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

Jésus dans l'Eucharistie, 
Par un prodige d'amour, 
Devient notre pain de vie, 
Notre pain de chaque jour : 
Au milieu de tant de flammes, 
Dans ce mystère amoureux. 
Que de froideur dans nos âmes ! 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

Il daigne en vain de ce trône, 
Nuit et jour nous inviter ; 
Jamais y voit-on personne 
Qui vienne le visiter ? 
Sa maison est délaissée, . 
Son entretien ennuj'-eux. 
Et sa table méprisée ; 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

Mon Jésus n'a point d'azile 
Contre les coups des mortels ; 
C'est un rempart inutile 
Que son trône et ses autels : 
Chaque jour, rempli de rage. 
Le pécheur audacieux. 
Au lieu saint lui fait outrage ; 
Ah,I pleurez, pleurez, mes yeux. 



— 85 — 

Tous les jours se renouvelle 
Contre mon Divin Sauveur, 
Cette trahison cruelle 
Qui fit tant souffrir son cœur. 
combien de parricides, 
Recevant le Roi des Cieux, 
Donnent des baisers perfides ! 
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux. 

^Une croix pour lui cruelle. 
C'est un corps dans le péché ; 
A cette chair criminelle 
Qu'on l'a souve^it attaché ! 
Tout est souillé par nos vices : 
Que je découvre en fous lieux 
Pour mon Jésus de supplices ! 
Ah I pleurez, pleurez, mes yeux. 



39.— LE MONDAIN DESABUSE. 

En secret le seigneur m'appelle, 
II me dit: donne-moi toncœun 
mon Dieu, vous voilà vainqueur 
Je vous serai toujours fidèle ' 

mon Dieu, vous voilà vainqueur ; 

Le monde n'est qu'un perfide, un trompeur. 

Tout finit, tout nous abandonne. 
Les plaisirs s'en vont, et les je-:e : 
Vous, Seigneur, n'êtes pas comme eux 
Prenez mon cœur, je vous le donne • 
Vous, Seigneur, n'êtes pas comme eux • 

Pour vous seront désormais tous mes vœux. 

Que sans Dieu Ton est misérable ! 
Rien sans iui ne nous paraît doux : 
Mais si-t5t qu'il est avec nous, 

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86 



La peine même est agréable ; 
Mais si-tôt qu'il est avec nous, 
D'un mauvais sort on ne craint plus les coups. 

Malheureux qui veut plaire aux hommes, 

On n'a pas toujours leur faveur ; 

Mais pour être amis du Sauveur, 

Dès que nous voulons, nous le sommys ; 

Mais pour être amis du Sauveur, 
Dans un moment on obtient ce bonheur. 

Ah ! Seigneur, dans vôtre service 
On n'a pas de fâcheux retours ; 
On ne craint aucuns mauvais tours 
De la brigue ou de l'artifice, ' 

On ne craint aucuns mauvais tours. 

On voit tranquillement couler ses jours. 

Ancienne, mais toujours nouvelle 
_ Ancienne et nouvelle beauté ! 

Je vous ai longtems résisté, 

J'étais un ingrat, un rebelle, 

Je vous ai longtems résisté. 
Enfin, mon Dieu, vous l'avez emporté. 



40.— MEME SUJET. 

Un fantôme brillant séduisit ma jeunesse 
Sous le nom du plaisir il égara mes pas. ' 
Insensé que j'étais ! je n'apercevais pas* 
L'abîn: e que des fleurs cachaient à ma faiblesse. 

Bef. Mais enfin, revenu de mes égaremens 
Remettant mon salut à ta bonté chérie ; * 
mon Dieu, mon soutien, après mille tôurmens 
Quand je reviens à toi (2/) je reviens à la vie (8/.) 



— 87 — 

Plaisirs où j'avais cru no trouver ,ue des 
charmes, 
Ivresse de mes sens, trompeuse volupté, 
Hélas I en vous cherchant, que vous m'avez coûté 
De cramtes, de douleurs, de regrets et de larmes ! 

Vous qui de vos vertus souteniez mon enfance 
mon père, ô ma mère ! à combien de douleurs 
Ma jeunesse rebelle à dû livrer vos cœurs 
Et troubler leur tombeau dans leur pieux silence - 

Pardonnez, pardonnez à votre enfant coupable I 
Hélas ! cent fois puni d'oublier vos leçons • 
Même au sein des plaisirs, par des remords pro- 
fonds, 
Il expiait déjà son crime impardonnable. 

Oui, mon Dieu, c'en est f-iit ; touché de ta clé- 

mence, 
Je quitte pour jamais le monde et ses appas • 
Nouvel enfant prodigue, appelé dans tes bras 
Je retrouve à la fois mon père et l'innocence. * 

Car enfin, &c. 

Sainte paix, calme heureux, où mon âme repose, 
rlaisu's délicieux dont s'enivro mon cœur 
Oh ! ne me quittez plus ; donnez-moi le bonheur 
t^u en vam depuis long-temps le monde me pro- 
pose. ^ 
Car enfin, &c. 



41— MALHEUR DE LA RECHUTE. 

Triste naufrage ! ô sort trop malheureux 
D un cœur volage infidèle à ses ^'œux. 
Renonçant aux attraits d'une tranquille paix 
Il n'a plus en partage qu'ennuis et que regrets ; 
Triste naufrage I 



— 88 — 

On rend les armes quand le cœur est touché 
Et dans les larmes on lave son péché ; ' 

Mais d'un plaisir trompeur bientôt l'attrait flatteur 
Venant offrir ses charmes, à ce cruel vainqueur 
On rend les armes. 

^ Par la rechute, pour prix de ses forfaits, 
L'homme est en butte aux plus funestes traits : 
Déjà du ciel jaloux l'arrêt plein de courroux 
Contre lui s'exécute, percé de mille coups 
Par la rechute. 

Des fers du crime reprendre la rigueur, 
C'est dans l'abîme courir pour son malheur ; 
Qui des célestes lois n'écoute plus la voix, ^ 
D'un Dieu juste victime tombe enfin sous le poids 
Des fers du crime. 



SECONDE PAETIE. 



CANTIQUES SUR DIFFERENTS SUJETS 

DE PIETE. 



42. -PRIERE AVANT LE CATHECHISME. 

Afin d'être docile et sage. 
Seigneur, donnez-moi votre esprit ; 
Pour apprendre, selon mon âge, 
Les vérités de Jésus-Christ. 

Esprit-Saint, faites-moi comprendre 
Ce que vous allez m'expliquer : 
Mais, en me le faisant apprendre,, 
Faites-le moi bien pratiquer. 









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43,— APRES LE CATECHISME. 

mon Dieu, je vous remercie 
De vos saintes instructions ; 
Et, par Jésus -Christ, je vous prie 
D'oublier mes distractions. 

Puisqu'on est d'autant plus coupable, 
Qu on sait et ne fait pas le bien ; 
Si vous me rendez plus capable, 
Soigneur, rendez-moi plus Chrétien. 



44. 



-POUR LES CATECHISMES DE LA 
1ère. COMMUNION. 

Jésus, Tami des enfons, 
Daigne écouter nos accens ; 
Sois toi-même notre maître. 
Apprends-nous à te connaître, 
A t'aimer, à te servir, 
A bien vivre, à bien mourir. 

Nous attendons du Seigneur 
Une ineffable faveur. 
faveur inestimable ! 
pain d'un goût délectable ! 
Pour toi seul sont tous nos vœux ; 
Toi seul peux nous rendre heureux. 

Jésus, prépare nos cœurs. 
Donne-nous de bonnes mœurs. 
Hâte le jour mémorable, 
Hâte l'instant favorable, 
Où tu nous admettras tous, 
A la table de l'époux. 



— 90 — 

45.-NECESSITE DE SERVIR DIEU DÈS LA 

JEUNESSE. 

Une Voix. Enfans, la jeunesse 
Doit se consacrer nu Seigneur • 
Sa bonté vous presse ; 
Il veut votre cœur. 

Les Enfants. Enfans, la jeunesse 
Doit se consacrer au Seigneur • 
Sa bonté nous presse, 
Il veut notre cœur. 

Une Voix. Dieu parle, il vous dit aimez-moi ; 
Mon amour fait toute ma loi. 
Chantez, louez, aimez, servez 
Le Dieu de la lendre jeunesse. 

Les Enfans.* Chantons, louons, aimons, servons, 
Le Dieu de la tendre jeunesse, 
Enfiins, la jeunesse, 
Doit se consacrer au Seigneur, 
Sa bonté nous presse, 
Il veut notre cœur. 

Une Voix. L'aimable jeunesse 
Passe aussi vite qu'une fleur ; 

Malgré sa vitesse. 

Servez le Seigneur. 
Prévenez la triste saison, 
Dieu veut la fleur de la raison, 
Chantez, louez, aimez, servez, 
Le Dieu de la tendre jeunesse. 

Les Enfans.* Chantons, louons, &c. 

Une Voix. S'éloigner du vice. 
Dans l'âge le plus florissant, 
C'est le sacrifice 
Le plus méritant. 



91 



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•moi ; 



vons. 



Sachez vaincre vos passiona, 
De Jésus suivez les leçons, 
Chantez, louez, aimez, servez, 
Le Dieu de la tendre jeunesse. 

Les Enfans. Chantons, louons, &c 

Une Voix. Toute la nature 

Vous porte à louer le Seigneur ; 

Chaque 'créature 

Chante son auteur. 
Uonsacrez-lui, tendres enfans, 
Vos voix et vos cœurs innocens. 
Chantez, louez, aimez, servez. 
Le Dieu de la tendre jeunesse. 

Les Enfans. Chantons, louons, &c 

Une Voix. Craignez les caresses 
Et l'air enjoué des pécheurs ; 
Toutes leurs promesses 
Corrompent les cœurs ; 

Le monde est un fourbe, un trompeur ; 

Il ne fait qu'enseigner l'erreur. 
Chantez, louez, aimez, servez. 
Le Dieu de la tendre jeunesse. 

Les Enfans. Chantons, louons, &c. 

Une Voix. C'est dans la jeunesse 
Que la vertu forme un trésor 
Qui dans la vieillesse 

Vaudra mieux que l'or. 
Trop vite, hélas ! le temps s'enfuit ; 
Mettez chaque jour à profit. 
Chantez, louez, aimez, servez, 
Le Dieu de la tendre jeunesse. 

Les Enfans. Chantons, louons, &c. 



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Sciences 
Corporation 



23 WEST MAIN STkCET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 872-4503 







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— 92 — 

46.— MEME SUJET. 

Le temps de la Jeunesse 
Passe comme une fletu' * 
Hâtez-vous, le temps presse, 
Donnez-Totjsau Seigneur. 

Réf. Dieu comble l'innocence 
Des plus rares faveurs i 
Offrez-lui de l'enfance 
Les premières ferveurs. 2/. 

La force de la grâce, 
Comme dans son printemps. 

^ Est bien plus efficace 
Dans l'âge iBorissant. 

Consacrer sa jeunesse 
Sous le joug du Seigneur, 
D une heureuse vieillesse 
C'est le plus grand honneur. 

La grâce baptismale 
Est, entre tous les biens, 
La perle sans égale 
Dont s'ornent les Chrétiens. 

N'attendez point cet âge 
Où les hommes n'ont plus 
Ni force ni courage 
Pour les grandes vertus. 

C'est faire un sacrifice 
Qui nous a pett coûté, 
Que de quitter le vice 
Lorsqu'il n'est plus goûté. 

D'un enfant toujours sage- 
Que le destin est grand ! 
Dieu lui donne en partage 
Au^^cienx le plus haut rang. 



— 93 — 



4-7 -EXHORTATION A LA JEUNESSE. 

A servir le Seigneur 
Que votre cœur s'empresse ; 
Montrez, chère jeunesse, 
Montrez tous votre ardeur 
A servir le Seigneur. 

Lui seul doit vous charmer ; 
Tl est le bien suprême. 
Il vous aime lui-même ; 
Peut-on ne pasTaimer? 
Lui seul doit vous charmer. 

D'un jeune et tendre cœur, 
Ah I qu'il aime l'offrande J 
A tous il la demande ; 
Lui seul fait le bonlienr 
l>'un jeune et tendre eœur. 

Commencez dès ce jour 
D'aimer un si bon père ; 
Souvent, pour qui diff'ère, 
Il n'est plus de retour : 
Commencez dès ce jour. 

Pour le bien ou le mal 
L'on est dans la vieillesse 
Tel que dans la jeunesse ; 
On suit un train égal. 
Pour le bien ou le mal. 

Aimez la pureté. 
Quel bien plus estimable ? 
Rien n'est plus agréable 
Au Dieu de Sainteté : 
Aimez la pureté. 



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.— 94 — . 

Fuyez les vains plaisirs 
Que le monde présente. 
Qu'une vie innocente 
Fixe tous vos désirs ; 
Fuyez les vains plaisirs. 

Evitez les méchants ; 
Leur commerce funeste 
Séduit, corrompt, empeste 
Les plus sages enfants : 
Evitez les méchants. 

Honorez vos parents ; 
Si vous savez leur plaire 
Votre céleste Père 
Prolongera vos ans ; 
Honorez vos parens. 

Dieu plein do bonté. 
Garantissez sans cesse 
Cette tendre jeunesse 
De toute iniquité ; 
Dieu plein de bonté. 

Régnez seul dans leur cœur 
Soyez seul leur partage ; * 

Et qu'en croissant en âge, 
Ils croissent en ferveur • 
Régnez seul dans leur cœur. 

48.--LE JEUNE CHRETIEN SE DONNE A 

JESUS. 

Jésus charme ma solitude, 
Jésus suffit à mes Jésirs ; 
Mon cœur, exempt d'inquiétude. 
Irouve en lui repos et plaisirs. 






— 95 — 

B,cf. Jésus ! si, dans ma folle ivresse, 
Trop lonfr-temps je te méconnus, • 
Désormais je dirai sans cesse : \ ^^ 
Tout à Jésus! tout à Jésus I \ ^ 

Ah ! que Jésus est un bon maître 
\ Et combien il sait nous charmer ! 
Bienheureux qui peut le connaître, 
Mais plus heureux qui sait Taimer ! 

Unique objet de ma tendresse, 
Je veux t'aimer de plus en plus ; 
Accepte et bénis ma promesse, 
Je t'en conjure, ô bon Jésus ! 

Mais un jour si mon cœur volage 
Devait trahir ces doux sermens, 
Fais-moi mourir dans mon jeune âf»;r>, 
Fais-moi mourir avant le temps. 

A quoi me servirait la vie 

Que le péché viendraH flétrir ? 

Avant qu'il vienne, oh ! je te prie, 
bon Jésus ! fais-moi mourir. 

Autre Refrain. Si, dans mon ivresse, 
Dieu d'amour, je te méconnus. 
Désormais je dirai sans cesse : 
Vive Jésus ! vive Jésus ! 2/. 



49,-L'AME SE REPOSE EN DIEU SEUL. 

Non, non la gloire ni les richesses 
Ne nous peuvent rendre heureux : 
Je ris du nionde et de ses promesses ; 
Dieu seul peut combler mes vœux. {^f.)jin 



— 86 — 

Sa parole est inimunble, 

Je nç compte que sur lui • . 

«est soHde, il est stable. ' 

Quilsct mon .unique ap'pui. Non, non &c 

"duras jamais mon cœur- 
Je renonce à tes folles carcssex 

Je n'aime que le SeigneurT>:)^„ 

On'„]l„ -1. ^*"'*"' "esirs; 

?"f«.«'«^«"n jour mon âme 

A vos immortels plaisirs. Monde, &c. 

^ui peut trouver ton empire' aim«h]o 
Est au comble du maIheuM2 /fil 

Je me nourris d'espérance, 
Je VIS dans la charité ; ' 



non, &c. 



^tj attends pour récompense 
1^ heureuse immortalité. Non, 

60.-LES DIX COMMANDEMENS DE DIEU 
Aik: Pater supernijy^inis: ou, ^..^^V,.- ' 

I Un seul Dieu tu adoreras, 
Il T^:^^ ^'""^^e^ parfaitement. 
^^•^^^?;"/«^« tu ne jureras, 
JNi autre chose pareillement. 

ni. Les dimanches tu garderas, 

Pe^^ et mer. tu honoreras, 
Ahu te vivre longuement. 



— 97 — 

V. Homicide point ne seras, 
De fait ni volontairement. 
VI. Impudique point ne seras, 

De corps ni de consentement. 

VIL Le bien d'autrui tu ne prendras 
VïTT ^^* ''^^^^^"dï'as sciemment. ' 
Vlli. Faux témoignage ne diras, 
• Ni mentiras aucunement. 

IX: Louvre de chair ne désireras, 
V T,^^ ^H '"''^^^age seulement 
A. iJien d autrui ne désireras, 
Pour les avoir injustement. 



51.--LES SEPT COMMANDEMENTS 
L'EGLISE. . 



L Les Fêtes tu sanctifieras, 

TT T ^"® *® ^°°* ^^ commandement. 
li. Les Dimanches Messe entendras 
Et les J^ètes pareillement. * 



■K* 



DE 

.':r 



IIL Tes péchés tu confesseras, 

TTf m ^ *^"* '® ^^^^^ ^e fois Tan. 
IV. Ion créateur tu recevras 

Au moins à Pâques humblement. 

^' Qïïi*r«-*fï«PS, Vigiles jeûneras 
T7T TT i® Cîarême entièrement. 

XT^ 1 ®1' ^^^^^^ ^^ mangeras. 
Ni le Samedi mêmement, 

VII. Droits et dîmes tu payeras 
t l'Eglise fidèlement. 

Sois DOCILE, ET TU REGNERAS 

Dans le ciel éternellement. 



îtil' ' 




— 98 — 

«2.-SUR LA LOI DU SEIGNEUK. 

Ecoute, âme fidèle, écoute 
La Toix de ton créateur • 

Ecoute, dme fidèle, écoute, 
Les leçons de ton sauveur (Fin.) 

Grave dans ton cœur. 
Ses commandemerrts i 

Qui dans tous les temps 
Feront ton bonheur. 
Ecoute, etc. 

Uu haut du ciel mes saints commandements- 
I^s sont dictés par l'amour le plus tenXe • ' 
Observe-les en tous lieux, en tous temps! ' 

Sois plein d'amour pour ton Dieu, pour ton Pàvo 
Qu'il règne seul au milieu de ton cœur • ' 

Que ton désir soit toujours de lui pS 
Et de placer en lui seul ton bonheur. ' 

Enfans du ciel tous les hommes sont frères • 
Par tes bienfaits prouve-leur ton amour ; ' 
bi tu le peux, soulage leurs misères • ' 
Assiste-les sans espoir-de retour. 
Toute la loi dans l'amour se résume • 

EtTnM '' -"^ V' '^^* ^^^" l'accomplir, 
Et dont h vie chaque jour se consume 
A louer Dieu, à le faire servir ! 

53— SUR LA FOL 

Air : A servir le Seigneur. 

Que tout cède à la Foi, '^ 
t est la raison suprême • 
Et notre raison même * 



— 99 — 

Souscrit a cette loi : 
Que tout cède à la Foi. 

Le Seigneur a parlé, 
Sa voix s'est fait entendre ; 
Nous croyons sans comprendre» 
Ce qu'il a révélé, 
Le Seigneur a parlé. 

Le Fils du Dieu Vivant 
Au monde a voulu naître : 
On l'a dû reconnaître 
En œuvres tout-puissant, 
Le fils du Dieu vivant. 

Douze pauvres Pêcheurs 
Ont annoncé sa gloire ; 
Partout ils ont fait croire 
Sa mort et ses grandeurs, 
Douze pauvres Pêcheurs. 

Faut-il d'autre garant 
Que leur seul témoignage ? 
Ils ont donné pour gage 
Leur vie avec leur sang : 
Faut-il d'autre garant ? * 

Malgré tous les tyrans, 
La mort même féconde 
A peuplé tout le monde 
De chrétiens renaissans ; 
Malgré tous les tyrans. 

. Je suis sûr de ma Foi, 
En consultant l'Eglise ; 
Et mon âme soumise 
Apprend d'elle la loi ! 
Je suis sûr de ma Foi. 



I! Il 



— 100 — 

54.-LES PRINCIPAUX ACTES DE LA 
RELIGION. 

Air : JJln d'être docile. 

Je crois en vous, en vous j'espère, 
Je vous aime de tout mon cœur 
Je vous adore, ô vous, mon père. 
Mon Dieu, mon roi, mon créateur. 

De vos biens je vous remercie. 
De mes péchés je me repens ; 
yu a vous je sois toute ma vie, 
t^u à moi vous soyez en tout tems. 

55.— SUR L'AMOUR DE DIEU. 
Mon âme ! aime le Seigneur • 
Sa douce fljimmé fait tout mon bonheur : 
^W Le monde n'a que faux attraits ; 
La paix profonde n'y règne jamais, ^n, ^ 

Quels charmes dans.la charité I 
tiB rends les armes, j'en suis enchanté. 

Je fonde sur Dieu mes désira, 
.teource Féconde des plus doux plaisirs. 

J'espère le suprême bien, 
Digne salaire promis au Chrétien. 

La grâce a mille douceurs, , 

Kien ne surpasse ses charmes vainqueurs. 

La gloire nous attend aux cieux 
De la victoire fruit délicieux. 

J'aspire à ton doux repos, 
i^eleste empire, fin de mes travaux. 



— 101 — 



56.— MEME SUJET. 

C'est Dieu que tu dois aimer. 

Mon âme, mon âme; 
C'est Dieu que tu dois aimer. 
Est-il de plus belle flamme ? 
Quel bien te peut mieux charmer ? 

Renonce aux biens d'ici-bas. 
Sans peine, sans peine ; 
Ilenonce aux biens d'ici-bas. 
Peux-tu, dans leur dure chaîne 
Trouver de si doux appas ? 

Méprise ces vains plaisirs, 

Qui passent, qui passent ; 
Méprise ces vains plaisirs : 
Un jour ces beautés s'effacent ; 
La mort borne tes désirs. 

Dieu seul fait le vrai bonheur 

Durable, durable ; 
Dieu seul fait le vrai bonheur. 
Le monde n'a rien destable, 
Le monde est un imposteur. 

Tu dois soupirer pour lui, 

Sans cesse, sans cesse ; 
Tu dois soupirer pour lui. 
Tu vois quelle est sa tendresse ; 
.Commence dès aujourd'hui. 



C'est. 



Renonce. 



Méprise. 



Dieu . 



Tu dois. 



5^.-D0UCEURS DE L'AMOUR DIVIN. 
Ah ! qu'il est doux, ô Jésus, tendre Epoux » 
Ah ! qu il est doux de s'attacher à vous l 

*Vos charmans attraits 

Comblent mes souhaits ; 
Rien, sans vous, rien ne plait, rien n'enchante. 



I ' 



— 102 — 

Jirf^^ Non, lo bonheur dMci-bas 
Où vous no régnez pas, 
Jamais ne nous contente : 
Non, le bonheur d'ici-bas 

Ou vous ne régnez pas, . 
Est sans appas. 

*En vous seront tous mes plaisirs • 
Pour vous seront tous mes soupirs! 

fMon sort est heureux, 

Brûlant de vos feux, 
Jx?^ bien peut remplir mon attente ; 
**Non, le bonheur, etc. 

Vous seul donnez la parfaite douceur • 
V eus seul donnez le vrai repos du cœur. * 
*Vos charmans attraits, etc. 

*Le monde en vain veut mffe charmer. 
Je ne sais plus que vous aimer. 

tMon sort est heureux, etc. 

T » Y.^^^I^1^ flatteur d'un plaisir séducteur, 

L. attrait flatteur n'a pour moi que rigueur 

*Vos charmans attraits, etc. 

_ *Je goûte en vous l'heureuse paix • 
Que ce bienfait dure à jamais 

fMon sort est heureux, etc. 



fin 



58.-LE BONHEUR DE SERVIR DIEU. 

digne objet de mes chants. 
Daigne écouter mes accents : 
C'est par toi que je respire ; 
C est pour toi que je soupire ; 
Règne à jamais sur mon cœur • 
T aimer c'est tout mon bonheur. 



— 103 — 

Ah I Seigneur, ^ te servir, 
Que je trouve de plaisir I 
Si mes yeux versent des larmes, 
Mon cœur y trouve des charmes : 
L'amour répand des douceurs 
Sur l'amertume des pleurs. 

Le Seigneur est mon appui ; 
Mon espérance est en lu' : 
Oui, je connais sa tendresse ; 
Il me tiendra sa promesse. 
Une couronne m'attend. 
Si je l'aime constamment. 

Hélas ! je languis d'amour, 
Dans l'attente de ce jour. 
Quand le céleste héritage 
Deviendra-t-il mon partage ? 
Quand serai-je assez heureux 
Pour voir combler tous mes vœux ? 

Heureux qui garde ses sens, 
Et qui combat ses penchants. 
Cieux ! chantez sa victoire ; 
Il régnera dans la gloire ; 
C'est là le prix des vertus, 
Que Dieu donne à ses élus. 

Si vous craignez le combat, 
De ce prix voyez l'éclat. 
Ah ! quittez enfin le crime : 
Vous en seriez la victime • 
Dieu las de tant de délais,' 
Frappe enfin, mais pour jamais. 



— 104 — 

59.-B0NHEUK DE L'AME FERVENTE. 

Goûtez, âmes ferventes, 
Goûtez votre bonheur ; 
Mai« demeurez constantes 
Bans votre sainte ardeur. 

Réf. Heureux le cœur fidèle 
Où règne la ferveur ! 
On possède avec elle 
l'ous les dons du Seigneur. fin. 

Elle est le frai partage 
Et le sceau des élus ; 
Elle est l'appui, le gage 
Et rame des vertus. 

^ Par qWq^ la foi vivo 
S'allume dans les cœurs ; 
Et sa lumière active 
Guide ef "ègle nos mœurs. 

Par e'Ao, l'espérance 
Ranime ses soupirs. 
Et jouit par avan( e 
Du Dieu de ses désirs. 

^^ Par elle, dans les âmes, 
^ accroît de jour en jour,' 
L'activité des flammes 
Du pur et saint amour. 

C'est FI vertu puissfmto , 

Qui garantit nos sens 
De l'amorce attrayante 
Dos plaisirs séduisans. 

C'est sous sa vigilance 
Que l'esprit et le cœur 
Conservent l'innocence 
Et l'aimable pudeur. 



— 105 — 

De l'âme pénitente 
Elle adoucit les pleurs : 
Et de l';'.me souffrante 
Elle éteint les douleurs. 

Une larme sincère, 
Un s jul soupir du cœur 
Par elle a de quoi plaire 
Aux yeux purs du Seigneur, 

C'est elle qui prépare 
Tous les traits de beauté 
Dont la main de Dieu pare 
Les Saints dans sa clarté. 



60.— TRIBUT DE RECONNAISSANCE ET 

D'AMOUR. 

Brûlons d'ardeur, brûlons sans cesse, 
Brûlons d'ardeur pour le Seigiyur. 
Tournons vers lui notre ten tresse ; 
Lui seul mérite nctre cœur. 

Lui seul est grand, bon, équitable. 
Lui seul est grand, saint, tout-puissant. 
Qu'il est parfait ! qu'il est aimable I 
Ah ! quel objet plus ravissant. 

Aime, mon cœur, aime ton maître, * 
Aime, mon cœur, ton créateur ; 
Pour l'aimer il t'a donné l'être ; 
Lui-même il est ton rédempteur. 

Plein de bonté pour un coupable, 
Plein de bonté, de charité ; 
Un Dieu dans son sang adorable 
A." lavé mon iniauité. • 



— 106 — 

Viens myimer ; amour céleste I 
Viens m'ammer, viens m'enfiammcr : 

Pic n de dégoût pour tout le reste, 
C est mon Dieu que je veux aimer. 

Quel doux penchant vers vous m'entraîno f 
Quel doux penchant mon cœur ressent I 
Vous m'aimez, bonté souveraine» 
i'our vous serais-je indifférent ! * 

Tout mon désir c'est de vous plaire 
Tout mon désir, tout mon plaisir ' 
A vous, mon Dieu, mon tendre père 
Je dois jusqu'au dernier soupir. ' 

On goûte au dedans de soi-même 
^ Une paix qui ravit le cœur. 

Régnez en moi ipaître adorable, 
Kegnez en moi, souverain Roi, 
Gravez d'un trait ineffaçable 
Dans mon cœur vptre sainte loi. 

vérité î ô bien suprême ! 
O vente ! ô charité I 

Faites grand Dieu, que ]e vous aime 
Dans le cours de l'éternité. 



61.— MÊME SUJET. 

TrftîT'''^^^'^^ P"'™^'^^^ enfance 
lu n^e prévins de tes bienfaits • 

Heureux si ma reconnaissance ' 

Dans mon cœur les^rave à jamais 1 



nel 



— 107 — 

Kef. Le monde trompeur et volage 
En vain m'ofinrait sa faveur • 
Je n'en yeux point, tout mon partage 
Est de n aimer que le Seign.ur. . Fin. 

Dieu règne en père dans mon âme, 
11 en remplit tous les désirs ; 
Et 1 amour pur dont il m'enflamme î . 
Vaut seul mieux que tous les plaisirs. 

Si ie m'égare, il me rappelle ; 
Si je tombe, il me tend la main ; 
11 me protège sous son aîle ; 
Il me renferme dans son sein. 

Si je suis constant et fidèle 
A conserver son saint amour, 
Une recompense éternelle 
M attend dans son divin séjour. 

62.-LE CIEL RECOMPENSE DES BONNES 

Le ciel en est le prix I 
Que ces mots sont sublimes ! 
Des plus belles maximes 
V oila tout le précis : 
Le ciel en est le prix. 

Le ciel en est le prix I 
Mon âme prends courage • 
Ah ! si dans l'esclavage V 
Ici-bas tu gémis, 
Le ciel en est le prix I 

Le ciel en est le prix I 
Amusement frivole, » 

Ce grand cœur je t'immole 
Au pied du crucifix : 
Le ciel en est le prix I 



f: 



il ': 



— 108—- 

Le ciel en est le prix I 
La loi demande-t-elle, 
Fût-ce une bagatelle, 
N'importe, j'obéis : 
Le ciel en est le prix I 

Le ciel en est le prix I 
Rends pour moi ce service. 

Fais-moi ce sacrifice 

Dieu parle, j'y souscris : 
Le ciel en est le prix ! 



Le ciel en est le prix ! 
Endurons cette injure : 
L'amour propre en murmure 
Mais tout bas je lui dis : 
Le ciel en est le prix ! 

Le ciel en est le prix I 
Dans l'éternel empire ! 
Qu'il sera doux de dire : 
** Tous mes maux sont finis ; 
" Le ciel en est le prix ! " 



63.— LE CHRETIEN S'EXCITE A 
MEPRISER PPUR LE CIEL. 

Quand vous conteraplorai-je, 
céleste séjour I 
Quand, ô mon Dieu, serai-je 
Avec vous pour toujours ? 

Hef. régions si belles. 
Où tout comble les vœux ! 
Ah ! que n'ai-je des ailes l o f 
Pour ra'envoler aux cieux. ) '^*'* 



TOUT 



\ 



— 109 — 

Ah 1 comblez mon attente, 
i^n m attirant à vous • 
Mon âme languissante 
JNe désire que vous. 

Partons t3onc, ô mon âme, 
yuittt)ns ces tristes fieux • 
D'une divine flamme * 
Allons brûler aux oi^ux. 

Ni les biens, ni la gloire' 
Ne peuvent rendre heureux * 
Chrétiens, il faut le croire ' 
Le bonheur n'est qu'aux c'ieux 

Non, non, toute la terre 
Ne peut remplir mon cœur 
V>^i peut me satisfaire ? 
Vous seul, vous seul, Seigneur. 

Quoi tant d'hommes avides- 
Pour les biens d'ici-bas I 
Et les seuls biens soHdes 
On ne les cherche pas I * 

Je méprise la terre, 
Ses biens et ses plaisirs ; 
Non, rien ne peut m'y plaire 
Au ciel sont mes désirs. 

Le seul point nécessaire,- 
uui c'est le Paradis ; 
Voilà l'unique affaire ; 
Heureux qui l'a compris î 



él 



I . , 

I I 

li 



— 110 — 

64.— DESIRS DW CIEL, 

Loin de Jésus que j'aime, 
Je souffre incessamment, 
Et c'est mon amour même 
Qui fait tout mon tourmenta 

Eef, Allez, ô mon bon Ange, 
Dire à mon bien -aimé, 
Que ma peine est étrange, 
Depuis qu'il m'a charmé. 

Mon âme lie désire 
Avec bien plus d'^àrdeur 
Que le cerf ne respire 
Les eaux dans la chaleur^ 

Dites-lui mon martyre,^ 
Que je languis d'amour. 
Que pour lui je soupire 
Et la nuit et le jour. 

Pour ce Dieu si fidèle. 
Eloigné" de mes yeux,. 
Comme la tourterelle,. 
Je gémis en tous lieux,. 

C'est lui que ^e désire 
Pour mon céleste époux r 
Pour lui seul je soupire, 
Le préférant à tout. 

Que son amour m'emfamme 
Si foî t de son ardeur, 
Qu'il élève mon âme 
Au souverain bonheur.. 



Allez, etc.. 



Allez, etc.. 



Allez, etc;. 



Allez,, etc. 



Allez, etc.- 



— 111 — 

Jusqu'à quand gémirai-je 
Apres cet heureux jour I 
Quand le posséderai -je 
<jQ Dieu si plein d'amour ? 



Allez, etc. 



65— MEME SUJET. 

Dieu.! ^ue doux est Totre empire î 
%Ju 11 a de charmes à mes yeux I 
€'est pour lui que mon cœur soupire 
lout autre objet m'est ennuyeux. 

Jief. Pour vous, charmant séjour 
Je languis nuit et jour. 

C'est trop long-temps, ô ma patrie, 
iremir dans la captivité ; 
Sous les fers mon âme asservie 
JS'aspire qu'à l'iternité. 

Vos doirx attraits de ma mémoire 
Jamais ne seront. effacés : 
Loin de vous immortelle gloire, 
Ah ! que nos jours sont traversés. 

Des biens parfaits source féconde 
Vous calmerez tous mes soupirs • 
Dans le sein d'une paix profonde,' 
Vous comblerez tous mes désirs. 

|Quand viendra-t-il ce jour aimable 
Où vos trésors seront ouverts ? 
Faudra-t-il toujours misérable 
-Souffrir les plus affreux revers? 



Jiïi. 



I 



! 



I 1 
il i 



, 



I I 



Tous ranimez mon espérance^ 
Je vous verrai, céleste cour ; 
Des plaisirs l'heureuse abondance 
Sera le prix de mon amour. 



66.— MEME SUJET. 

Je rai depuis longtemps arppris, 
Que ton joug est la dooceur même r 
Ah ! lom de toi que je gémis, 
Divin Jésus, beauté suprême'.' (2 f.) 
Qui te connaît, f2/> Dieu si charnwnt 
bans toi ne peut vivre un instant (2/.> 

Hâte donc pour moi le beau jour 
De mon éternel héritage ; 
ïu l'as promfs dans ton amour 
Bientôt tu seras mon partage. (2/.) 
Hâte pour moi (2/) l'instant heureux 
Qui couronnera tous mes vœux. (2/.> 

Chère patrie ! ah ! je te vois ; 
Jésus, daigne essuyer mes larmes ; 
Sans voile déjà j'entrevois 
De mon Dieu les aimables charmes. (2 f.\ 
Qu on est content (2/> de posséder 
teluj qiue seul on doit aimer. (2/) 



6'î'.— MEME SUJET. 

Avancez mon trépas, 
Jésus ma douce vie ; 
Que mon âme s'ennuie 
De rester ici-bas, 
Ne vous y voyant pas t 



— 113 — 

•J'y gémis en tout temps, 
■Comme la tourterelle ; 
Et plaintive comme elle, 
■Je n'ai point d'autres chaïuts 
'Que les gémissements. 

Eloigné de tos yeux. 
Après vous je soupire ; 
Finissez mon martyre, 
Otez-moi de ces lieux * 
Placez-moi dans les cieux. 

Mon Seigneur et mon Dieu, 
^uand vous possèderai-je ? 
Helas I quand vous verrai .je, 
. ^ans voile et sans milieu, 
Dans le céleste lieu ? oviV; 

_Ohl qu'ail me serait doux 
D être armé de deux ailes, 
Comme l«s hirondelles. 
Pour m'envoler à vous.1 
O mon divin époux 1 

Immortelle beauté 
Montrez-mdd votre face ; 
Faites-moî voir de grâce, 
-Sa brillante «larté, 
Comme en l'éternité. 

S'il faut pour ce bonheur, 
■Queje perde la vie, 
Qu'elle me soit ravie ; 
■J'y consens d'un grand oœur, 
O mon divin Sauveur ! 



! I 



il > 



68.— MEME SUJET. 

Quand do la terre où je soupire, 
Volerai-je vers les cieox? ' 

Loin de Jésus ma joie expire, 
Les pleurs coulent de mes yeux. 

Befram. 

Sion, demeure chérie, 

Des élus aimable patrie. 

Quand m'apparaîtront tes splendeurs t 

Quand goûterai-je tes douceurs ? 

Ici, tes ombres m'environnent j 
Je ne vois ni mon Sauveur ; 

Ni les rayons qui le couronnent : 
Queile épreuve pour mon cœur t 

Je dis à l'aurore naissante : 
Quand luira mon dernier jour ? 

A la nuit : Comble mon attente L '' 
Rien n'exauce mon amour 

Fuyez, fuyez, heures cruelles I 

Mon exil est un tourment ; 
Vers les collines éternelles 

Je m'élaùce à chaque instant. 

La, tariront enfin mes larmes ;. 

Là finiront mes langueurs ; 
Là, je puiserai sans alarmes 

A la source des douceurs. 

Céleste paix ! joie ineffable I 

Vous serez un jour à moi. 
Mes yeux un jour, Etre adorable,, 

Se reposeront sur toi.. 



Paré des vêtements de gïoiro. 

Je dirai rhjniDe sans fin : 
Keconnaissance, honneur, victoire. 

Amour a l'Agneau divin I 

J'entends vos sublimes cantiques 
U vos chants mélodieux : 

Je VOIS vos fêtes magnifiques, 
■Heureux habitants des cieux 



69.— MEME SUJET. 

Loin de vous mon âme languit, mon Dieu • f^f % 
Lom de vous mon âme lan|uit * ^^'^ 

Elle soupire jour et nuit ; 
Mcn Dieu, mon Dieu, mon Dieu. (2/.) 

Pour terminer nos longs soupirs, venez • ^9 f\ 
Pour terminer nos lon|s soupirs ' ^ '^'^ 

Venez vous rendre à nos désirs : 

Venez, venez, venez. (2 f.) 

Hâtez-vous de nous emmener au ciel • (2 n 
Hatez-vous de nous emmener ' ^ '^"^ 

i'our vous bénir et vous louer 
Au ciel, au ciel, au ciel. (2/) 



•JO.—MEME SUJET. 

rb^r.^" ^^•^*''"'" ?'^'* qu'un pèlerinage ; 
Cherchons, mon âme, un bmiheur permanent 

^.« c^«x ;iuu xjicu seul peut rendre content. 



; 



IIM 



I i 



— 116 — 

L'unique bien que f attends, que j'espère. 
i^ est mon Jésus, le centre de mon cteur. 
1^0 tendre espoir, dans ce Heu de misère. 
De mon exil adoucit la rigueur. 

On m'entendra comme la tourterelle, 
loujours gémir dans mon banîssement. 
Ipujours me plaindre et soupirer comme elle, 
bi je ne vois Jésus mon cher amant. 

douce mort ! sans tarder davantage, 
Uaigne finir un trop malheureux sort. 
1 ais que mon corps, par un heureux naufrage, 
H-n périssant, mette mon âme au port. 

Heureux moment, qui doit briser mes chaînes. 
Me délivrer de la captivité ! ^ 

Quand viendras-tu m'aflVanchir de mes peines ^ 
Viuand vous verrai-je éternelle beauté ? 

Ah î pour vous voir permettez que je meure. 
IJivm Jésus î c'est trop longtemps souffrir 
Je ne vis plus ; je -languis à toute heure, ' 
M je me meurs de ne pouvoir motirir. 



•yt— MEME SUJET. 

Jésus, conduis mes pas 
Vers les sentiers de ma patrie : 
Tu vois mes tristes combats 

Dans l'exil de la vie. 
Tendre espoir de mes soupirs, 
Aîi I viens, hâte-toi, comble mes désirs : 
Te voir, ah I queks plus doux plaisirs î 
Jésus, soutiens mes pas 
Dans l'exil de la vie. 



w. 



Ile, 



âge, • 

haines, 
nés? ^ 

îuro. 



— 117 — 

Je redoute les combats 
Et la fureur de la tempête. 
Si la force de ton bras 
Ne protège ma tête. 
, Seigneur, viens me secourir. 
Ou., viens : hélas ! je suis près de périr f 

Toi seul pourras m'en garantir. 
far la force de ton bras 

Dissipe la tempête. 

Dans mon dur bannissement. 
Mon ânie à son joug asservie, 
feoupire après le moment 
D'entrer dans sa patrie, 
lendre espoir de mes soupirs, 

tI IT' K t^' *^î' 'r^^^ '"^^ désirs, 
Te voir, ab I quels plus doux plaisirs t 
Je n aspire qu*au moment 
D entrer dans ma patrie î 



•y».— LA BEAUTE DE DIETJ. 

O céleste flamme, feu du saint amour, 
i^mbrase mon ame la nuit et le jour. 
Que d'une étincelle de ce feu divin 
U flamme éternelle je brûle saus^n. 

Le bonheur suprême des Saints dans les cieux 
C es vo re éclat même qui brille à leurs yeux ' 
C est la jouissance, divine beauté I ^ ' 

Ue votre présence pour l'éternité. 

Dieu si beau lui-même, moi plein de laideur 
Ce Dieu si saint m'aime, moi pauvre péeheu? 
Ohj que sans réserve, je l'aime à moS tour? 
^v ^u 11 liic préserve de tout autre amour. 



*ii uJt» ..v .■ 



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1! 



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— 118-. 

Que votre âme éprise de cette beauté 
Abhore et méprise toute vanité. ' 

Songeons lui plaire sans chercher ailleurs 
De quoi f tisraire et remplir nos cœurs. 



^ya—ABANDON AUX SOINS DE LA PRO- 

VIDENCE. 

douce Providence, 
Dont les divines mains 
Sur nous en abondance 
Répandent tous les bîens, 
Qui pourrait méconnaître 
L'auteur de ces présents, 
Et ne pas se remettre 
Entre ses bras puissants ? 

sagesse profonde, 
Qui veille en même temps 
Sur les maîtres du monde • 
Et sur la fleur des champs ! 
Quelle force invincible 
Conduit tout à ses fins ! 
Quelle douceur paisible 
Dispose les moyens ! ; 

Dans toute la nature 
On voit briller ses dons, 
Jusque sur la verdure 
Et l'émail des gazons ; 
Il donne leur parure 
Aux lis éblouissants, '-"' 
Et fournit leur pâture 
Même aux oiseaux naissants. 



S'il ve! se ses richesses 



*,-vïa tj \_t« 



pi.ilt'^ 



ciiips 



urs 



A. PRO. 



S'il étend ses largesses 
Jusqu'à l'herbe des champs ; 
Que fera sa tendi-esse 
Pour rhofflme qu'il chérit î 
Pour l'être <,à sa bagèsse 
Imprima son esprit ? 

Si ce Dieu qui nous aime 
Accorde son secours 
Au passereau lui-même, 
Dont il soutient les jours ' 
Auteur de la nature, ' 
Metira-t-il en oubli 
L'homme, sa créature 
La plus digne de lui ? 

Avant tout, A mon âme. 
Cherche sa sainte loi ; 
Que scn amoor t'enflamme i 
Tout h reste est à toi. 
Doucement endormie. 
Sur son sein maternel. 
Le chemin de la vie 
Doit te conduire au ciel. 



•5'4.~ELEVATI0N AU CREATEUR, 

Ouvrages du Seigneur, célébrez sa grandeur 

Annoncez sa puissance et sa gloire • ' 
Ouvrages du seign'eur, célébrez sa grandeur 

Apprenez ce devoir au pécheur ' 

Vos aimables attraits de ces rares bienfaits 

Kappelent la mémoire i 
Tos aimables attraits de ces rares bienfiiita 

Nous offrent mille traits. 



—• 120 — 

Quel éclat radieux, dans la voûte des CieuY 
Qu'on y voit de beautés non pareilles / 

Quel éclat radieux, dans la voûte Ls Seux 
Que d'objets y ravissent nos yeux»* 

Astres du firmament, louez incessamment, 
L auteur de ces merveilles • ' 

'un iLn^r'"?'"v!' ^^"^^ incesamment 
Un maître si charmant. 

Que la terre et les airs, que les fleuves, les mers 
De son nom tout-puissant retentissent" 

Que la terre et les airsf que les ûeTerîeLer. 
Le célèbrent par tous l'univers • 
''bea'u?'''^'''"^P^^ 1,3 ^^^^^^ j^^ pj^^ 

A l'envie le bénissent 
Que ley^endre oiseaux, par les chants les plus 

L'apprennent aux échos. 

^'"^ AdZ; t "^"'^'^'^ ""^ ^''^' ^«« «^ints autels 
Vpnof f ^""^ monarque suprême ; 
Venez tous, o mortels, aux pieds des saints autels 
ri rrr. f^T ^^^ ^^^ ^^^^^ solcunels. 
ïl vous fait chaque jour, éprouver son amour 
Aimez autant qu'il aime • ' 

'^^iii^tfz:ru^;^^^"--~ 

Anges répétez-nous les cantiques si doux 

An^.^.?4n?f ^^'"^ ^'"* ""*«»^^« «ans cess^ ; 
Anges repetez-nous ces cantiques si doux ' 

Nous voulons louer Dieu comme vous' 

Qu a jamais notre cœur ^conde la douceur. 

Du zèle qui vous presse ; ' 

TrlT ."^^rV^"^ seconde la douceur 
D une SI sainte ardeur. 



— 121 ■— 



'^'5.— MEME SUJET. 

Bénissez le Seigneur suprême 
Petits oiseaux, dans vos forêts! 

^leu mente qu'on l'aime. 
Boux rossignols, dites de même 
Ou tous ensemble, ou tour à tour • 
Et que les échos d'alentour ' 

Vous repondent : qu'on l'aime. 

T^Z"^^^ et plaintive tourterelle 
Bénissez Dieu, rien n'est si doux 

;^^^^^7^''^^s Pl"s gémir que vous 
Mais je suis moins fidèle. ' 

Paissez, moutons, en assurance 
Et bénissez le bon pasteur. ' 

^°;VV°«^oi votre douceur? 
Ah ! quelle différence ! 

^ntre ces deux rives fleuries 

Bénissez Dieu, petit ruisseau; 
Toute passe, hélas ! comme votre eau 
Passe dans ces prairies. 

Dans ces beaux lieux tout est fertiîo • 
J J VOIS des fruits, j'y vais fc fleurs' 
Je le d,s en versant des pleurs ' 

Je SUIS l'arbre stérile. ' 

Charmantes fleurs, un iour vnîf « '^4. 
Et mourir cet éclat si d'où x ^ "'^^'' 

i^lutot que vous, peut-être. 
Comme le cerf courf a^-,^ ft. i. • 
Pressé de Boi/eïïrcWe.!?""""=^ 
Ainsi je vais à vous SeigneuV • 

-*v.oaciasyz nos peines. 

D2 



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Si' 

se 



lit' 



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— 122 — 



Dieu tout-puissant, en qui j'espère, 
Soyez toujours mon protecteur, 
Je suis un ingrat, un pécheur, 
Mais vous êtes mon Père. 



76.— MALHEUR DU SCANDALE. 

Ah ! que l'exemple est dangereux, 

Quand il conduit au crime ! 
Qu'il coûte cher au malheureux 

Qu'il traîne dans l'abîme I 
Si de celui qui l'a reçu 

Le sort est déplorable, 
Le sort de ceux qui l'ont déçu 

Est bien plus redoutable. (2/.) 

Malheur à vous qui corrompez 

L'enfance ou la jeunesse ; 
Sans nul effort vous la trompez, 

Elle n'est que faiblesse : 
Mais, quand vous la portez au mal. 

Songez vous que Dieu l'aime. 
Et qu'un exemple si fatal 

Retombe sur vous même ? (2. /.) 

Vous empêchez d'aller à lui 

La timide innocence ; 
Vous l'attaquez sous son appui, 

Vous bravez sa puissance. 
Elle est l'objet de son amour. 

Il l'a chérit en père : 
Tremblez, vous sentirez un jour 

Ce que peut sa colère. (2 /) 

Des crimes qu'elle aura commis, 

Il vous fera répondre : 
Vous devenez ses ennemis, 



. — 123 — 

n saura vous confondre : 
II est terrible, il est jaloux, 

feon bras lance la foudre ; 
bi vous ne prévenez ses coups, 

11 va vous mettre en poudre. (2/) 

Quoi vous portez vos noirs projets. 

Que l'enfer a fait naître, ' 

Jusqu a corrompre les sujets. 

De votre divin maître ? 
Gardez-vous de les achever 

Ces projets téméraires ; ' 
bi vous ne voulez vous sauver 

Laissez sauver vos frères. (2/) 



II 



'ïr-CONTRB LA DANSE 

Funeste danse, 
Qui séduis le cœur des humains ; 
Quoique innocente en apparence 
toujours tu fis trembler les saints, 

a uneste danse. 

Tout est funeste 
Dans ces trop dangereux séjours; 
La VOIX, le son, l'œil et le geste. 
Le luxe, et mille vains atours 

Tout est funeste. ' 

Tout s> profane, 
L ame, le corps et tous les sens ; 
La loi sainte qui la condamne, 
bans^xcepter les sacremens, 

AOut s'y profane. 



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— 124 — 

Funeste danse, 
Triste tombeau de la pudeur, 
Fatal écueil de l'innocence. 
Le démon seul est ton auteur, 

Funeste danse. 

cercle impie. 
Ton centre affreux est le démon ; 
Ton circuit, sa compagnie ; 
Et le lieu du bal sa maison, 

cercle impie. 

qu'il en coûte 
De suivre de si vains abus ! 
Pour un vil plaisir qu'on y goûte 
On y perd, hélas ! les vertus ; 

qu'il en coûte I 

D'affreux supplices 
Puniront vos fausses douceurs : 
Autant vous goûtez de délices, 
Autant souffrirez-vous, danseurs, 

D'affreux supplices. 

C'est la tristesse 
Qui fait le partage des saints ; 
Mais elle enfante l'allégresse. 
Au lieu que la fin des méchans, 

C'est la tristesse. 



•yS.—MÊME SUJET. 

Air : Vous voulez me faire chanter 

Que le démon offre d'appas 
Pour perdre la jeunesse ! 
Que de pièges à chaque pas 
Il tend à la faiblesse I 



— 125 — 

La danse, un des plus dangereux 
Entre ses artifices; 
Est un principe malheureux 
Une amorce des vices. 

Cet art dont on est tant épris 
j^ause un affreux ravage 
Dans les cœurs et dans les esprits, 
i>es le printemps de l'âge • 
A sa suite, il traîne toujours 
Le luxe et l'indécence. 
On voit s'y former un concours 
i^uneste à l'innocence. 

Fuyez l'apparence du mal, 
int un divm oracle • 
Mais quel aveuglement fatal 
i^ en aimer le spectacle ! 
Quiconque cherche le péril 
Doit y périr sans doute : ' 
Ce sage avis, que devient-il, 
fei 1 on eu prend la route ? 

L'homme qui se doit tout entier 
A 1 auteur de son être. 
Boit aussi tout sacrifier 
A ce souverain maître. 
Peut-on se répondre en dansant 
*)e l'aimer et lui plaire ? 
Non, car tout plaisir indécent 
Irrite sa colère. 



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79.-L'INTEMPERANT DESABUSE 

Air : Ventre St. Gris. 

Dieu d'amouï un penchant trompeur 

M'avait séduit dès mon enfance • 
T ^^^^ corrompu mon cœur, 
11 li- avait ravi l'innocence. ' 



I ti 



il 



il 






— 126 — 

Intempérant, par ce penchant je fus méchant, 

AiDieu je fus rebelle ; 
Mais dès ce jour et sans retour au Dieu d'amour. 

Je veux être fidèle. 

Loin de la route de la croix, 
Notre part et notre héritage, 
La boisson sous ses dures lois 
Me retenait dans l'esclavage. Intempérant. 

Conduit par cette passion 
Je creusais les profonds abîmes 
Où par sa malédiction 
Mon Dieu devait punir mes crimes. Intemp. 

Oh ! que dans mon cœur malheureux 
Elle fit des tristes ravages ; 
Que de péchés, quels maux affreux 
Furent tous les jours son ouvrage. Intemp. 

Je méprise tes vains attraits 
Penchant trompeur, penchant perfide ; 
Loin de toi je veux désormais 
Rechercher un bien plus solide. Intempérant. 

Sur la croix, ô mon Rédempteur, 
Un fiel amer fut ton breuvage ; 
Et j'aimerais avec ardeur 
Les boissons qui te font outrage ! ! Intemp. 

Pardonnez, ô mon doux Sauveur, 
Ma trop coupable intempérance : 
Hélas ! je fus longtems pécheur. 
Mais j'implore votre clémence. Intemp. 

Seigneur, par votre passion 
Donnez-moi la persévérance ; 
Vainqueur de la tentation, 
J 'observerai la TEMPERANCE. Intempérant. 



— 127 — 

«©.-EXHORTATION A LA TEMPERANCE. 

Air ; Bravons les enfers. 
Allons à Jésus, ne résistons plus. 
Marchons avec constance ; 

Le maître du €iel, abreuvé de fiel 
Nous prêche à tous la Tempérance. 



A la suite du doux Jésus, 
Venez, accourez avec zèle ; 
Le Dieu fort, le Dieu des vertus 
Vous donne une grâce nouvelle 



Allons. 



Venez avec empressement. 
Cette grâce est la Temperancie. 
Venez c est un secours puissant 
Que vous offre un Dieu de clémence. Allons. 

Quoi ! trembleriez-vous donc pécheurs 
D abandonner un vice infâme ? ' 

ZvmIVT ^"J'^ J^'"*'^ ^«s coeurs 
Jirûlent d'une funeste flamme ? Allons. 

Ah ! voyez comme le démon 
Toujours travaille à vous séduire 
Quels maux il fait par la boisson 
Que vous aimez jusqu'au délire l' Allons. 

Jésus, l'étendard à la main, 
Vous appelle tous à sa suite • 
Vous recherchera-t-il en vain 
lit prendrez-vous toujours la fuite ? Allons. 

Dites-le donc : Oui, je promets. 
Car Dieu m'en donne V espérance ; 
Oui, regarderai pour jamais 
L mestmable Tempérance. Allons 



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II 



iiiii 



— 128 — 



81-CANTIQUE D'ACTIONS DE GRACES. 



lie/. Bénissons à jamais 

Le Seigneur qui nous éclaire, 

Bénissons à jamais 

Le Seigneur dans ses bienfaits. 

Bénissez-le, saints anges, 
Louez sa majesté ; 
Rendez à sa bonté 
Mille et milles louanges. 

Oh 1 que c'est un bon Père ! 
Qu il a grand soin de nous ! 
Il nous supporte tous, 
Malgré notre misère. 

Comme un pasteur fidèle, 
Sans craindre le travail, 
Il ramène au bercail 
Une brebis rebelle. 

H a brisé ma chaîne 
Comme un puissant vainqueur 
Et comme un doux sauveur 
Il m'a mis hors de peine. ' 

Il a guéri mon âme, 
Comme un bon médecin • 
Comme un maître divin, ' 
Il m'éclaire et m'enflamme. 

Il me comble à toute heure 
De grâce et de faveur ; 
Dans le fond de mon cœur 
Il a pris sa demeure. 

Que tout loue en ma place 
Un Dieu si plein d'amour, 



Jin. 



GRACES. 



— 129 — 

Qui me fait chaque jour 
Une nouvelle grâce. 

Sa bonté me supporte, 
Sa lumière m'instruit, 
Sa beauté me ravit, 
Son amour me transporto, 

Sa douceur me caresse, 
fea grâce me guérit, 
Sa force m'affermit, 
Sa charité me presse. 

Dieu seul est ma tendresse, 
meu seul est mon soutien ; 
£ieu seul est tout mon bien. 
Ma vie et ma richesse. 

AUTRB REFRAIN. 

U'ne F<?ia;...Bénissons à jamais. 
le Chœur...i:é:msons à jamais. 

f'^^f Bénissons, bénissons à jamais. 

•^^ ^^ Le Seigneur. 

f*^ ^ Bénissons à jamais. 

■^^ ^^ Le Seigneur. 

^"^^ ^ Bénissons à jamais. 

Tous ensemble. 
Le Seigneur dans ses bienfaits. (2/.) 
^ne Voix, Bénissez-le, saints anges, etc. 

82.~MEME SUJET. 

Aux chants de la reconnaissance 
l'euples, unissez vos accords • 
Dans le temple de l'innocence, 
i?aites éclater vos transports 



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— 130 — 

Ch. Sion, conserve la mémoire 

Des bienfaits du Dieu de mon cœur ; 

Le servir est toute ma gloire ; 

El l'aimer fera mon bonheur. Bis. 

Quoi I pour Dieu serais-je insensible ? 
Quel autre objet peut me charmer ? 
Non ! lui-même à mon cœur sensible, 
Apprit l'art si doux de l'aimer. 

De vos bienfaits, 6 père tendre I 
Quel sera le juste retour ? 
Je veux, enfin, je veux vous rendre, 
Désormais, amour pour amour. 

Formez des concerts d'allégresse, 
Livrez-vous aux plus doux transports. 
Peuples, tribus, que tout s'empresse 
D'unir sa voix à nos accords. 

Jeunes élus, chantez sa gloire ; 
Et qu'un mouvement éternel 
Consacre, en vos cœurs, la mémoire 
D'un jour si beau, si solennel. 



83.-P0UR UNE DISTIBUTION DE PRIX. 
Air : I/une mère chérie. 

Triomphante jeunesse. 
En ce jour solennel 
Portez votre allégresse 
Auprès de mon autel. 

Grand Dieu c'est toi qui donne 
La victoire aux vainqueurs : 
Reçois donc les couronnes 
Et les prix et les cœurs. 



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18. 



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)le, 



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3 PRIX. 



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— 131 — 

C'est moi dont la lumiôro 
Eclaira vos esprits, 
Et qui, dans la carrière, 
Vous guidai vers le prix. 

Sans moi la renommée 

N'est qu'un son, qu'un vain bruit, 

une vame fumée 

Qui s'échappe et s'enfuit. 

Et que sert le génie 
Au superbe vainqueur ? 
La science est folie 
Dès qu'elle enfle son cœur. 

Pour vous, troupe fidèle 
D enfants que je chéris, 
D'une offrande si belle 
Vous recevrez le prix. 

Craignez de la louange 
Les charmes séduisants, 
Et sachez sans mélange 
M'en renvoyer l'encens. 

Si vous êtes fidèles, 
Je serai généreux : 
Et des faveurs nouvelles 
Couronneront vos vœux. 

Pour des palmes mortelles 
Offertes dans ces lieux, 
Des palmes éternelles ' 
Vous attendent aux cieux. 



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— 132 — 



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84.- 



-APKES UNE DISTRIBUTION DE PPJX. 
çj (Chantons, chantons, 

ce ( . 






'Ah quel beau jour ! 
Ji Chantons, chantons. 



quel boau jour I 

Oh ! qu'il est cher à notre enfance 

Ce moment plein de jouissance ; 

Bénissons tous le Dieu d'amour, 

Et répétons ; x\h ! quel beau jour. (Sis). 

Un jour charmant à nos yeux vient de luire- 
Offrons nos prix à l'auteur de tous donp. ' 
Par ces prix même il daigne nous instruire • 
Ouvrons nos cœurs à ses douces leçons. ' 
Chantons, etc. 

Il dit au faible : " Espère en ma puissance : 
Juste atliige, sèche, sèche tes pleurs • 

I* Le temps s'enfuit, l'éternité s'avance': 
La pour jamais finiront les douleurs. 
Chantons, etc. 

" Le cœur heureux d'un flatteur tSmoignage, 

Vous contemplez le prix de vos vertus • 
*' Tels au grand jour des palmes du couiWe 
" Ceront chargés les bras de mes élus. 
Chantons, etc. 

" Le bon Pasteur, les yeux baignés de larmes 
V lent de marquer ses plus chères brebis ; 
" Ainsi mes saints, à l'abri des alarmes, 
" Près de mon trône un jour seront assis. " 
Chantons, etc. 

bon Pasteur ! sur un troupeau qui t'aime 
Etends les mains ; ce sont là nos désirs : 
Dieu des vertus, bénissez-le lui-même... 

Ainsi fï<JH crtip+o f5riic!t.r,v,f l^r, ^i„;,.: 

Chantons, etc. 



— 133 — 

««.-VISITE D'UN PASTEFR. 
Air : Mère de Dieu quelle magnificence. 

Peuple chrétien, ranime ta tendresse • 
Avec transport célèbre ton bonheur • 
^n ce beau jour, en ce jour d'allégresse, 
JNous célébrons ici notre Pasteur. 

tendre Père, 
Vois tes enfants! 
De leur prière 
Ecoute les accents. 

Voilà celui qui, de notre modèle, 
J^u doux Sauveur vient retracer les traits 
Aux samtes lois rendre le cœur fidèle ' 
Du joug divin faire aimer les attraits. ' 
tendre Père, et£. 

Entre ses mains l'Agneau du sacrifice, 
fee dévouant au Seigneur irrité 
Il désarme le bras de sa justice. 
Et fait pleuvoir des trésors de bonté. 
tendre Père, etc. 

Digne Aaron, véritable Moïse, 
Plein de l'Esprit et du pouvoir des cieux, 
lous attaches a la divine Eglise, 
Qu'il nous dirige au séjour des heureux 
tendre Père, etc. 



À' 



6 



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-r-134-^ 



TEOISIEME PARTIE. 



CANTIQUES POUR LES FETES ET LES 
DIFFERENTS TEMPS DE L'ANNÉE. 



POUR LE TEMPS DE L'AVENT. 



86.— DÉSIRS DE LA VENUE DE JÉSUS- 

CHRIST. 

Hèf, Venez, divin Messie, 
Sauyez nos jours infortunés ; 
Venez, source de vie, venez, venez, venez, iin. 
Ah ! descende^ hâtez vos pas 
Sauvez les hommes du trépas ; 
Secourez-nous, ne tardez pas. Venez. 

Ah ! désarmez vos courroux • 
Nous soupirons à vos genoux ; * 
Seigneur, nous n'espérons qu'en vous. 

Pour nous livrer la guerre. 
Tous les enfers sont déchaînes 
Descendez sur la terre, venez, venez, venez. • 

Eclairez-nous, divin flambeau, 
Parmi les ombres du tombeau, 
Faites briller un jour nouveau. 

Au plus affreux supplice 
Nous auriez vous abandonnés ? 
Venez, Sauveur propice, venez, venez, venez. 

Que nos soupirs soient entendus : 
Les biens que nous avons perdus 
Ne nous seront-ils point rendus ! 



— 135 - 

Voyez couler nos larmes : 
Grand Dieu, si vous nous pardonnez, 
Nous n aurons plus d'alarmes ; venez, venez, 
venez. ' 

Si vous venez en ces bas lieux, 
iNOus vous veiTons victorieux 
Fermer l'enfer, ouvrir les cieux. 

Nous l'espérons sans cesse. 
Les cieux nons furent destinés : 
lenez votre promesse, venez, venez, venez. 

Ah ! puissions-nous chanter un jour, 
Dans votre bienheureuse cour, 
Et votre gloire, et votre amour : 

C est là l'heureux partage / 

De ceux que vous prédestinez : 
JJonnez-nous-en un gage, venez, venez, venez. 

8t.~MEME SUJET. 

i?e/: Venez, céleste époux, 
Objet charmant et doux, 
Montrez-nous vos appas. 
Descendez, ne tardez pas. Jin. 

Il est temps, Dieu tout tendre, 
De finir nos malheurs ; 
D'abord tout va se rendre 
A vos attraits vainqueurs ; 
Naissez sans plus attendre, 
Pour le salut de tous. 

De l'homme téméraire, 
Si l'orgueil indompté 
Fait craindre en Dieu le père 

Un maître irrité ; 
De sa juste colère , 
Vous retiendrez les coups. 



i*** 



— 136 — 

Nous braverons la rage 
£e nos fiers ennemis: 
. C'est du ciel l'héritage 
Qui nous est promis : 
C>e glorieux partage, 
Nous l'attendrons de vous. 

En perdant l'innocence. 
Nous fûmes malheureux • 
Enfin votre naissance ' 

>' a combler nos vœux. 
M paix et l'abondance 
Viennent s'offrir à nous. 

Quelle tendresse extrême. 
Aimable Rédempteur, 
Vous fait venir vous-même 

Chercher le pécheur I 
^e ce bonheur suprême 
Les anges sont jaloux. 

Voulant, comme victime, 
1 our nous mourir en croix. 
-L'eja de notre crime 

Vous portez le poids : 
featan, aux noirs abîmes, 
iiin frémit de courroux 



««.-.PRECIEUX MOMENT DE LA VENUE 
DE JÉSUS-CHRIST. ^ 

J^ef. Vole, amour divin, 

l^u séjour de la gloire 

T^ ^^^e viens; 

Nos cœurs soumis te cèdent la victoire 

Viens te rendre aux vœux 

Des mortels malheureux. 



— 137—. 

Nous bornons toute rotre espérance 
Om-r'"^ ^"«tant de ta naissanc^e^ 
Oui ta présence, ta seule présence 

Brisera les fers de l'univers. Vole. 

I^enç3s-toi sensible à nos peines 
Viens briser nos chaînes, Dieu d'amour ! 
Tes promesses seraient vaines 

bi tu différais de quitter ta cour. Vole. 

Calmons nos craintes, finissons nos plaintes • 
Que nos soupirs se changent en plaisirs .^ ^'"^""^ ' 
Que la tristesse fasse plafe à l'alfc: * 

Pour notre bonheur nous avons un sauveur. 

Vole. 

Tl .if Ta ''°"! ^^''''®^ *^"s, semblable à nous 
Il vient de naître : tel qu'un tendre enfant ' 
Vous trouverez le tout-puissant : . 

Que chacun s'empresse 
De lui marquer sa tendresse. 

Et que notre amour 
Augmente pour lui chaque jour. 

N. B. ^^Y^zdansla 6ème partiale Cantique pour 
le jour de l'Annonciation de la B. V M^ 

« 

89.-P0UR LA FETE DE NOËL. 

l'AXGE ANNONCE AUX BERGERS lA NAISSANCE DU 

SAUVEUlî. 

L'Ange. 
Votre divin maître. Bergers, vient de naître 
Rassemblez-vous, volez à ses genoux • ' 

i^L^ii^^ll J« ^"^- -êlez'vos louan.es ; 
-^ r,.o wïïuuiis remplissez l'univers. ~ 



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fi: 



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— 138 — 
J^es Bergers, 

L'Ange. 
VAnge. 

A ce Dieu qui vous aime venez ^«nc f. 

Vos agneaux mêmes n'nnf ^ ^"^ "-ayeur ; 

La timide innocer« Vf ^f ^^ ^^"«^"r. 

L'humble '^^i'''ii::i\ r^'"^' 

Pnni. Ar ^ ' f^^^'sent à son cœur 
l\Z\tI^ ^ ^^"" semblable, * 

T ? l v^^""^ ""« Stable : ' 
11 habite un hameau. 
Une crèche fait son bercein 

-t^»i?^^<?<.r,. Notre divfnmaC 



— 139 — 



Je naître. 



3UX 



louanges ; 

s. 



urs 

îS 

ira. 



aimable, 

îl est grand! 
itl 



rayeur; 
eur. 






90.— MÊME SUJET. 

Entends ma voix fidèle, pasteur, suis-moi 5 
Viens témoigner ton zèle au divin Roi : 
Ce Dieu si grand est né dans une étable, 

Ce Dieu si redoutable 

Est homme comme toi. 

Ce qu'un Dieu fait entendre du haut des deux 
lu ne peux le comprendre dans ces bas lieux. 
Ciu un Dieu soit né, la nouvelle est étrange • 

Mais tu la tiens d'un ange * 

Berger, ouvre les yeiix. 

Le Berger, 

Grand Dieu ! quelle lumière, dans ce hameau, 
Vient frapper ma paupière ? est-ceun flambeau ^ 
J en suis surpris, il n'est pas ordinaire 

Que la nuit soit si claire : 

Le jour n'est pas si beau. 

VAnge. 

Le plus grand des miracles est accompli • 

L énigme des oracles est éclairci. 

Tout est changé ; le corps succède à l'ombre 

Le jour à la nuit sombre ; * 

Un Dieu naît aujourd'hui. 

Le Berger, 

Ciel ! quelle merveille, en ce moment 
Vient frapper mon oreille ! quel changement ! 
Le Koi des rois, seul grand, seul redoutable 

Pour sauver un coupable, ' 

Naît dans l'abaissement 



^■i. 






I 



II 






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1!^ 



;ïl :|: M 



— 140 — 
VAnge, . 

Par un arrêt dont iU^t7;4S;^"^^^"^^ 
Il s est chargé du crime ; 
i^t 1 homme en est absout. 

-Le Berger, 
^ père le plus tendre qui fut jamais I 

Nous lui faisons la guerre ' 
II nous donne la paix. ' 
TT- , L'Ange, 

A force de tendresse, -^'^««e , 

Fera-t-il des ingrats ? 

. Le Berger, 

H^^\ saint désir m'enflaTnmn 9 1 
^condez de mon"^me rrp^e J^^^^^ 

Hatezmespa.;je.epuisSXndre; 
:^eut-on trop tôt se rendre 

Près d'un Dieujsi charmant ? 



91.— MllME SUJET. 



Venez, pasteurs, accourez tous 
l^aissez vos pâturages : ' 

Ln nouveau roi naît parmi Vous, 

TVr»n»K!Î^ ^^'.^"* ^«s hommages ; 

Noubhez point vos chalumlaui, 
JNi vos douces musettes ; 

Faites des airs les plus nouveaux 
Ketentir ces retraites. 






— 141 — 

Le Berger. 

Ah ! q lel éclat frappe mes yeux, 

Malgré la nuit profonde ! 
Sans doute c'est le roi des cieux, 

Qui vient de naître au monde. 
Je sens déjà dans mon cspi-it 

La gri\ce qui m'éclaire ; 
Et sa lumière me suffit, 

Pour un si grand mystère. 

VAnge. 
Viens donc, berger, ne tarde pas 

De lui montrer ton zèle ; 
On ne peut trop hâter ses pas 
Quand un Dieu nous appelle. 
Cours éveiller tout le hameau, 
Et que chacun s'empresse 
De venir voir dans le berceau 
Ce Dieu plein de tendresse. 
Les Bergers à la Crèche. 
Divin enfant, céleste Roi, 

Accepte nos hommages ; 
Et de l'ardeur de notre foi 

Prends ces tributs pour gages • 
Aux pieds de ton sacré berceau 

Un tendre amour nous jette • 
Fais naître en nous un cœur nouveau 
Une flamme parfaite. ' 

Nous ne faisons point de jaloux 

Dans le rang où nous sommes ; 
A peme parle-t-on de nous. 

Parmi les autres hommes : 
Mais puisqu'enfin c'est dans nos bois 

Que tu reçois la vie, 
A l'avenir les plus grands rois 

Nous porteront envie. 



— 142 -^ 

Tu fais bien voir on rejetant 
Le monde et ses richesses, 

Que Ion ne peut qu'en t'imitant 

Meritor tes largesses ; 
Que tout ce qui frappe les yeux, 

Cette vamo opulence. 
N est pas un bien si précieux 

Qu une sainte indigence. 

Par tes sanglots, par tes soupirs, 
lu fais encore connaître 

Que ce n est pas pourlcs plaisirs 

Qu ICI bas l'on doit naître; 
Qu avec som, dans ces tristes li^ux. 

lï *^t«t qu'on te contemple ; 
Que pour nous élever aux cieui, 
loi seul nous sers d'exemple. 

92.— EMPRESSEMENT DES RT?pm?i5o «^« 
ALLER VOIR LE SAiItSTn"^ ^^^^ 

^^ n ®^^®^^' assemblons-nous • 
Allons voir le Messie : * 

Cherchons cet enfant si doux 
T V . .^ ^^^ ^^«s de Marie. 
Je I entends, il nous appelle tous • 
O sort digne d'envie ! 

Laissons-là tout le troupeau • 

Qu il erre à l'aventure • 
Que sans nous, sur ce coteau, 
II che che sa pâture : 
Allons voir dans un petit berceau, 
L auteur de la nature. 

Que l'hiver, par ses frimas, 

Ai( endurci la plaine ; 
b II croit arrêter nos pas, 



ÎS POUR 
T. 



— 143 — 

Cl^Uq espérance est vaine : 
Quand on cherche un Dieu rempli d^appas, 
On ne craint point de peine. 

Sa naissance sur nos bords 

Ramène l'allégresse ; 
Kepondons par nos transports. 

qn./. A ^^'"^^"^ <ï"^ ^e presse ; 
Secondons, par de nouveaux efforts, 
l- excès de sa tendresse. 

Dieu naissant, exauce-nous ; 

Dissippe nos alarmes ; 
JNoiis tombons à tes genoux 

mi. f • i"^ ^""^ baignons de larmes ; 
Hate-toi de nous donner à tous 

La paix et tous ses charmes. 

93.— MEME SUJET. 

Les Anges dans nos campagnes. 
Ont entonne l'hyme des cieux ; 
^t écho de nos montagnes 
Kedit ce chant mélodieux : 
Gloria in excelsisDeo. Bis, 

Bergers, pour qui cette fête ? 
Que est l'objet de tous ces chants ? 
Quel vamqueur, quelle conquête 
Mente ces cris triomphants ? 
Grioria in excelsis Deo ? 

Ils annoncent la naissance 
Du Libérateur d'Israël, 
Et, pleins de reconnaissiince, 
Chantent en ce jour solennel : 



— 144 — 

Cherchons tons l'heureux village 

Qui la vu naître sous ses toits? 
Oftrons-hn le tendre hommage 

^Vm """*' ^^"'^ ^^' '^^' "«s v^oix ; 
Olona in excelsis Doo. 

^ans l'humilité profonde 
Où vous paraissez à nos yeux 
Pour vous louer, Roi du monde, 
Nous redirons ce chant joyeuY • 
Grloriain excelsis Deo. 

Toujours remplis du mystère 

Qu opère aujourd'hui votre amour. 

Notre devoir sur la terre 

bera do chanter chaque jour: 
Ciloria in excelsis Dco ; 

Chantons, 6^/am, Mlcluia, Àlleluia. 

Rè-no'î.'ii.V"'^*''- '''^"''' ^*"« ^^s bas lieux : 
ICÔgi^ par la naissance du Roi des deux I 

Nos bergers quittent leur troupeaux 
M loin des hameaux, ' 

Vont de ça de là. Alleluia, Alleluia. 

T oc ?""* ^^ ^" ^^' P^"« *«"*^^« parmi les airs 
Les Anges font entendre mille con ce ts 
Pour chanter un bonheur sans prix' 
Ces heureux esprits ^ ' 

Chantent Gloria, Alleluia, Alleluia 



A NAIS - 



jour, 



X : 



— 145 _ 

VcuMu'cnfi^'XS'î-*= °* '" Soigneur 

Empruntant la voix, " 

n nous Unnonç,. AllJluiu, Allefuia. 

Diout7etiîd» itZ"™""* ."""« P'^'-''" tous, 

Bi^nM^r '""•""'■ P'"s fort ' 
B-entôt I emport. MMuia, Alléluia. 

Plus II frcnura. Allelui,:, Atteluia. 

SS-rNVITATWTuX BERGERS. 

Dans le calme de la nuît 

Un sauveur vient de naîtra 
Devant lui Satan s'enfuit '"■ 
AIIPT fi °^ »P'"" paraître. 

De la terre II est la paix, ^ 

Des deux ïl est le maître • 
Allez tous nar âe^ nr^f "* "^® • 

AHp^ £ P^o/onds respects, 

^"^'s le reconnaître. ' 

Contemplez le Rédempteur 3 

Enveloppé de langes ; 

Il vous faîf » r- ^^> 

- -•- sivtw Muc laveur 

El 



— - 146^ — 

Qu'il n'a pas faite aux anges :: 
Allez tous, allez, pleins de ferveur^ 
Publier ses louanges. 

Il vous choisit en ce jour, 

Sans biens et sans noblesse. 
Pour les premiers de sa cour, 
Malgré votre bassesse ; 
Allez tous rendre à ce Dieu d'amour 
Tendresse pour tendresse. 



OT,— MÊME STTJET: 



Hef. Célébrons tous, d'une \'oîx, 
La naissance d'un roi pacifique ; 

Et redisons mille fois, 
Qu'iî est doux d'obéir â ses lois. 
On n'entend retentir en ce jour 
• Que doux sons et concerts de musique ; 
Tous les bergers d'alentour 
Pour lui font éclater leur amour* 

La^ nuit, près de nos hameaux, 
La céleste milice des Anges, 

Par des «antiques nouveaux, 
D'allégrease a rempli nos coteaux. 
Joignez-vous, disaient-ils, avec nous,. 
Pour chanter ses divines louanges, 

A Bethléem allez tous. 
Un Sauveur vient de naître pour vous. 

A ce doux nom de Sauveur 

On redouble les chants d'allégresse ; , 

A ce doux nom de Sauveur, 

ffîhapnn s'osf à' ' ' 



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fin. 



— 14^-. 

^n laissant sur le chami), le troupeau 
%im faisait toute notre richesse 

Au son du doux chalumeau, 
Nous allons Tadorer au berceau. 

Nous Pavons vu cet enfant 
Qui s immole peur Fhomme coupable, 

Nous 1 avons vu cet enfant. 
Sur la pail e de froid tout tremblant. 
Bans sacrêche, il pleurait no^ malheûrfi 
Pour nous rendre le ciel fa^-orable^ ' 

Soyons touchés de se i pleurs; 
Offrons-lui pour hommag.s nos cœurs. 

^r^^ATTRAITS DE JESUS DANS SON BER. 

€EAU. 

Dans cet étable 

Que Jésus est charmant • 
Qu'il est aimable "* 
Dans son abaissement I 
Que d'attraits à la fois ! 
Tous les palais des rois 
N ont rien de comparable 
. Aux beautés eue je vois, 
Dans cette étable. 

Que sa puissance 
ï*arait bien en ce jour, 

Malgré l'enfance '" 

Où Ta réduit l'amour .1 
ïi esclave est racheté i 
^t tout l'enfer dompté 
* ait voir qu'à sa naissance 

Kinn ti'/io* ^: 1 j /• 

Que sa puissance. 



— 148 — 

Plus de misère 
Jésus s'offrant pour nous- 

D'un Dieu sévère 
Appaîse le courroux. 
Pour sauver le pécheur, 
Il naît dans la douleur :, 
Pouvait-il ce bon père,. 
Unir à sa grandeur 

Plus de misère. 

S'il est sensible. 
Ce n'est qu'à nos malheurs ^, 

Le froid horrible 
Ne cause point ses pleurs. 
Après tant^de bienfaits, 
Notre cœur aux attraits,, 
D'ijn amour si- vi&rbte 
Doit céder désormais,. 

S'il est sensible. 

Que je vous aime f 
Peut-on voir vos appas,. 

Beauté suprême. 
Et ne vous aimer pas ? 
Ah ! que l'on est heureux 
De brûler de ces feux. 
Dont vous brûlez vous-même r 
Ce sont là tous mes vœux • 

Que je vous aime r 



M.— SENTIMENTS DE JOIE, DE RECONNAIS- 
SANCE ET D'AMOUR A LA NAISSANCE 
DE X-G.. 

Bef. Nouvelle agréable r 
Un Sauveur enfant nous est né. 

C'est dans une éta' le 
Qu'il nous es*: donné. -fih. 



,<> 



STNAÎS- 
[CE 



— 149 — 

Bans cette nuit le Christ est né, 
;C est pour nous qu'il s'est incarné ; 

yenez, pasteurs, offrir vos cœurs. 
Aimez cet enfant tout aimable. 

Satan retenait dans les fers 
ï-es peuples de tout l'univrers : 
Mais cette nuit Satan s'enfuit 
i^evant cet enfant adorable. 

Chrétiens, cet enfant plein d'appas 
Vous appelle, hâtez vos pas; ^^ * 
Allez à lui, puisqu'aujourd'hui 
il tend une main secourable. 

Peuples entourez son berceau 
Voyez ce miracle nouveau • 
Un tendre enfant, faible et'tremblant. 
Vous rend le Très-Haut favorable. 

Gloire trois foîs, ^oire à Jésus ! ' 
l^e monde et Satan sont vaincus 
A notre tour brûlons d'amour, 
i'our plaire au vainqueur admirable. 

99.--MEME SUJET. 

■portez de vos hameaux divers 
Accourez bergers, à ce maître, 
^ue le ciel, par do saints concerts, 
<.ette nuit vous à fait connaître. 

S^ef Chantez donc, peuple heureux, chantez 
Le Dieu qui pour vous vient de naître :' 
thantez-donc, peuple heureux, chantez. 
Pourriez-vous le louer assez ? (2/) | 

Ce Dîfin rÎ nloîn A^ .^„:__i/ 

âi^vjronae de milliers d'anges, 






m 
W 



— 1^0 — 

Prend votre faible humanité, 

Est couché dans de pauvres langes. 

Il vient chercher par des bienfaits 
lout infortuné qui s'égare, 
Laver dans son sang vos forfaits, 
C'est à» quoi son cœur se prépare. 

Être immense, il se fait petit, 

I prend pour palais une étable : 

II s'abaisse, il s'anéantit. 

En s'immolant pour le coupable. 

Tendre pasteur, il offre à tous 
Sa douce paix dans les détresses; 
Le grand amour qu'il a pour nous 
L oblige à prendre nos faiblesses. 

Pour nous rétablir dans nos droits 
Au beau royaume de son Père * 

Celui par qui régnent les rois,' 
En naissant devient notre frère. 

Fidèles cœurs assemblez-vous 
Autour du berceau vénérable. 
Où le Sauveur présente à tous 
Sa grâce, en ce jour mémorable. 

100.— MEME SUJET. 

Le Fils du Roi de gloire 

Est descendu des cieux ; 

Que nos chants de victoire 

Résonnent dans ces lieux !: 

Il dompte les enfers. 

Il calme nos alarmes. 
Il tire l'univers des fers. 
Et pour jamais lui rend la paix - 
Ne versons plus de larmes. 



— 131 — 

L*amour seul Ta fait naître 

Pour le salut de tous : 

Il fait par là connaître 

Ce qu'il attend de nous : 

Un cœur brûlant dVmour 

Est le plus bel hommage : 
Faisons-lui tour à tour la cour ; 
Dès aujourd'hui n'aimons que lui - 
Pour notre seul partage. * 

Vains honneurs de la terre 

Je veux vous oublier : * 

Le maître du tonnerre 

Vient de s'humilier. 

De vos trompeurs appas 

Je saurai me défendre, 
Allez, n'anrêtoz pus mes pas ; 
Monde flatteur, monde enchanteur 
Je ne veux plus t'entendre. * 

Régnez seul en mon âme 
mon divin époux ! 
N'y souffrez point de flamme 
Qui ne s'adresse à vous. 
Que voit-on dans ces lieux, 
^ Que misère et bassesse ! 
Ne portons plus nos yeux qu'aux cieux 
A votre loi, céleste Roi, * 

J'obéirai sans cesse. 



101.-MEME SUJET. '^^^^ 

-^C/: Il est né le divin Enfant r 

Jouez hautbois, raisonnez musettes * 
11 est ne le divin Enfant ! 



— 152 



^ Depuis plus de quatre mille ans, 
L avaient promis plusieurs prophètes ; 
i^epuis plus de quatre mille ans, 
Nous attendions cet heureux temps. 

Ah I qu'il est beau, qu'il est charmant ! 
Ah que ses grâces sont parfaites ! 
Ah! qu il est beau, qu'il est cernant ! 
Vu H est doux, ce Jésus enfant j 

Une étable est son logement 
Ijn peu de paille est sa couchette : 
une etable est son logement, 
Pour un Dieu, quel abaissementl 

II veut nos cœurs, il les attend - 
11 naît pour faire leur conquête ; 
Il veut nos cœurs, il les attend- • 
Donnez-les lui donc protnptement 

Partez, grands Rois de l'Orient 
Venez vous unir à nos fêtes ; 
Partez, grands Rois de l'Orient 
venez adorer cet Enfant. 

Hérode cherche l'innocent 
Dans le sang des plus jeunes têtes: 
Herode cherche l'innocent ; 
O Mère, fuyez le tyran I 

Jésus, ô Roi tout-puissant] 
lout petit enfant que vous êtes. 
O Jésus, ô Roi tout-puissant ! 
Régnez sur nous entièrement. 

Vous grandirez avec les ans • 
Donnez-nous les vertus parfaites- 
Vous grandirez avec les ans : 
Nous voulons cesser d'être enfane. 



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•••i. 



— 163 — 



10J5I.— MEME SUJET. 

Cher enfant, qui vien» dé naître, 
jAh ! que ton amour est doux! 
lu peux nous punir en. maîtie^ 

;B^t tu viens mourir pour noua.. Un 

^n toi seul le m-wide espère ; " 

C est pour nous que de ton père 
j-u ressens tout le courroux^ 

Ah ! que ta propre justice 
Pour toi s'arme de rigueur l 
Elle frappe un Dieu propice, 
Pour servir un Dieu vengeur. fin 

Pour avoir trop de clémence, "^ " 

lu ressens trop de vengeance ; 
Ion amour punit ton cœur. 

Il n*est point de créaturô 
Qui ne s'arme centre toi ^ 
On dirait que la nature ^ 
Méconnaît son divin Roiw. 
C'est ton père qui l'anime 
A punir do notre crime? 
L'auteur même de la lo*. 

Ton amour est ineffable: 
Nous devons, à notre tour, 

Dieu tout bon, tout aimable ! 
iixpircr pour toi d'amour. fr^ 

Fais que tes divines flammesr ' 

Brûlent, dévorent nos âmes. 
Et s'augmentent chaque jour. 



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fin^ 



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— 154 — 

103.~MÊME SUJET. 
,aib: Charmante GabrielU. 

Bel astre que j'adore, 
Soleil, qui luis pour moi, 
C'est toi seul que j'implore ; 
Je veux n'aimer que toi. 
^ef. C'est ma pkis grande envie, 
Dans ce beau jour, 
Où je ne dois la vie, 
Qu'à ton amour. 

Du fond de cette crèche. 
Où tu te laisses voir. 
Ton amour ne me prêcho 
Qu'un si tendre devoir. 

C'est pour sauver mon âme, 
Que tu descends des cieux. 
De ta divine flamme 
Que je brûle en ces lieux. 

Du monde qui me presse 
Je ne suis plus charmé ; 
Je veux t'aimer sans cesse, 
Comme tu m'as aimé. 

Sorti de f esclavage 
Par ta pure bonté ; 
Je te veux, en hommaffe. 
Offrir ma liberté. 

Ton nom de ma mémoire 
Ne sortira jamais ; 
Je chanterai ta gloire 
Et des divins bienfaits. 



— Î&5 — 



104.— MÊME SUJET. 
air: Honneur^ hommage. 

nef. Mon cœur t'implore, ô Sauveur naissant f 
An berceau je t'adore, 6 Dieu fait enfant I 

*^ ■ ' 

Annoncez sa gloire, ô i/afiteùrs, 
Et de sa victoire les douceurs. 

Chantez la paix, anges, dans ces lieux ; 
Ciiantez ses louanges dans les cieux^ 



105.— MEME SUJET. 



• '/- 



jour charmant, jour admirable T 
Où naquit un Sauveur pour nous, 

Comment s'acquitter avec vous ? 
Doux Jésus. Rédempteur aimable î 

Monde en ce jour, retire toi ; 
Laisse- moi 
Je ne veux aimer que mon Roi. 

Quel amour tendre vmrs engage 
A quitter le séjour des cieux ? 
L'homme si longtemps nvalheureux 
Par vous sort enfin d'esclavage. * 
Monde en ce jour, etc. 

Vous voulez être à nous semblable, 
En naissant mortel en ce jour • 
Et pour mieux montrer votre amour 
Prendre la forme d'un coupable. ' 
Monde en ce jour, etc. 

^ Jésus enfant, la beauté même, 
Ah ! quel objet plus ravissant 5 



{lîs.y 



— 166 — 

^îsparaîs, monde éblouissant. 
Peux tu valoir le bien suprême? 
Monde en ce jour, etc. 

Que désormais à vous semblable, 
li homme estime son heureux sort 
feorti des ombres de la mort, 
Viu 11 ne paraisse plus coupable. 
Monde en ce jour, etc. 

Jésus votre amour m'en^affe 
A n aimer que vous sans retour? 
Oui, je le veux, et dès ce jour, 
Vous serez seul tout mon partage. 
Monde en ce jour, etc. 

106-LES ENFANTS AU BERCEAU DE 

JESUS. 

Au saint berceau 
OA „^j,Q"'«"to"rent mille Archanges, 
ua naît pour vous des enfants le plus beau 
Venez unir votre amour, vos louanges, '' ' 
Peuple naissant, cher espoir du troupeau, 

Au saint berceau ! Bis. 

Le voyez- vous? 
I>éjà, par son sourire, 
De votre cœur il se montre jaloux ; 
Il tend les bras, sa bonté vous attire: 
Jïut-il jamais engagement plus doux? 
Le voyez-vous ? Bis, 
Oui, je le vois. 
Mais, plus pressante encore, 

PaTini "l?r.f^"^ ^ Pfnétré s^voix : 
Pour toi, dit-il, je souffre à mon aurore ; 
Les premiers ans mon fils, tu me les d<îis. 
Oui, je le vois. Bi?-. 



— 157 — 



Quelle douleur I 
Mon Dieu, verse des larmes ! 
J entends ses cris I... ils déchirent mon cœur. 
Enfant Jésus, d'où naissent vos alarmes ? 
Qui peut troubler la paix de mon Sauveur ? 
Quelle douleur I Bia. 

Ne pleurez plus, 
^ Si, disciple infidèle, 
J ai démenti vos divines vertus • 
Jo veux enfin imiter mon modèle, 
J apprendrai tout au berceau de Jésus 

Ne pleurez plus I Bia. 



107.-FRUITS DE LA NAISSANCE DE J.-O. 

AIR : Venez divin Messie, ou : Air Muveau. 
Bef. Amour, honneur, louanges, 

Au Dieu Sauveur dans son berceau • 
Cnantons avec les anges * 

Un cantique nouveau. ^^ 

Si cet enfant verse des pleurs 
C est pour attendrir les pécheurs 
Et mettre fin à nos malheurs • ' 
Chargé de notre olfense, 
Il calme le courroux des cieux • 
La paix, par sa naissance, ' 
Va régner en ces lieux. 

Si notre cœur est dans l'ennui 
Nous ne devons chercher qu'eL lui 
Jiit notre force et notre appui. 

Loin de nous les alarmes, ' 

Les troubles, les soucis fâcheux : 

Un jour si plein de charmes 

Doit combler itwxa txr.r, - 

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l' f 



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— 158 — 

Quand il nous voit prêts à périr 
Pour nous lui-même il vient s'offrir 

M par sa mort veut nous guérir • 
A l'ardeur qui le presse * 

Joignons nos généreux efforts ; 
Et que de sa tendresse 
L'on suive les transports. 

Ne craignons plus le noir séjour : 
Ce Dieu qui naît pour notre amour 
JNous ouvre la céleste cour. 
Le démon, plein de rage, 
A beau frémir dans les enfers • 
De son dur esclavage * 

' Nous briserons les fers. 

Sortons des ombres de la nuit, 
Suivons cet astre qui nous luit 
Au vrai bonheur il nous conduit • 

Entrant dans la carrière, 

Partout il porte ses ardeurs ; 

Sa brillante lumière 

Enchante tous les cœurs. 

Par son immense charité, 

Il rend à l'homme racheté 

Le droit à l'immortalité : 
Sous son heureux empire 
Les biens seront toujours parfaits • 
Heureux qui ne soupire ' 

Que pour ses doux attraits ! 



lOS.—POUR LA FETE DES ROIS. 

Quelle étoile lumineuse 
S'élève vers l'Orient ! 
Sa beauté majestueuse 



— 159 — 

Efface le firmament. 

Accourez Rois à ce signe : 
Adorez à Bethléem, 
L'enfant-Roi que vous désigne 
l» ingrate Jérusalem. 

Peuple assis dans les ténèbres 
^-t les ombres de la mort, 
^t vous, ô Mages célèbres. 
Venez dans un saint transport : 
Suivez ce flambeau céleste • 
Jésus vient vous éclairer. ' 
Et d un état si funeste 
veut enfin vous délivrer. 

Malgré le sombre nuage 
Dont il voile ses splendeurs, 
our son aimable visage, 
Je découvre ses grandeurs, 
beul digne de vos richesses, 
beul digr,e de votre encens, 
l'ar ses divines caresses, 
il paye tous vos présens. 

Dans mon extrême misère, 
Seigneur que te puis-je offrir ? 
De mon ame tout entière 
-Reçois au moins le désir. 
Ah r que n'ai-je une couronne 
Pour te la sacrifier ! 
Heureux qui possède un trône 
Auquel il peut renoncer. ' 

_ Tu remportes la victoire ; 
On t'adore, divin Roi ! 
Tes triomphes et t& gloire 
Semblent rejaillir sur moi. 

... ^.^,^ %îvuvcs cuaines 



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— 160 — 

Be mon céleste vainqueur I 
Si je partage ses peines, 
Je goûte aussi son bonheur. 



109.— MEME SUJET. 

Marchons sur les traces des Maffes. 
filons aux pieds du Roi des Rois, 
^t de nos cœurs et de nos voix 
i.ui porter les faibles hommages, 
i'uisse régner sur l'univers 

L'enfant Roi (Bîs.) 
L enfant Roi qui brise nos fers. 

Be noti-e part il ne désire, 
Ni rares présents, ni tributs ; 
11 préfère d'humbles vertus 
A l'or, à l'encens, à la myrrhe. 
Puisse régner etc., 

Qu'à jamais le ciel et la terre 
Bénissent notre aimable Roi • 
Et que tous les cœurs pour sa loi 
b enflamment d'un amour sincère. 
Puisse régner, etc.. 



IIO.-POUR LE SAINT NOM DE JÊSÎJS. 

Vive Jésus ! c'est le cri de mon âme, 
Vive Jésus 1 le maître des vertus I 
Aimable nom quand ma voix te proclame ' 
Mon cœur palpite et s'échauffe, et s'enflamme: 
vive Jésus I 

Vive Jésus 1 c'est le cri qui rallie 
bous ses drapeaux le peuple des élus. 



— 161 — 

Suivre Jesus^ c'est mon bien, c'est ma vie 
vive Jésus I 

Vive Jésus ! ce cri-Ià me console 

A%T'^ • !.™^^ ^" "^«"^« "« ^«»t plus. 
Adieu, lui dis.je, adieu monde frivole • 
Bien insensé qui pour toi se désole i ' 
Vive Jésus I 

PoIiTe^'^n'^nh ' "'"'' "" <=" d'espérance 
^ouT les pécheurs repentans et confus • 
Sur eux du ciel attirant la clémence ' 
Ce nom sacr^ soutient leur pénitence : 
Vive Jésus 1 

Vive Jésus I c'est un cri de vaillan^n 
Je verrai Mr les démons éperdue ^ 
Un mot sulHt pour dompter leur puissance. 
Pour terrasser leur supeïbe insolence? ^ 
nve Jésus! 

D'In^^^'? ' T- *'" feconnaissance 

D un cœur touché des biens qu'il a reou, • 

Î! cSan^r"'-" '"■°"'"<'' «" confiance '"' ' 
Il chante encore avec plus d'assurance : 
Vive Jésus t 

Vive Jésus ! c'est mon cri d'allé-resse 
Dieu caché sous un pain qui n'clt nh!; 
Quand, aux douceurs d'une^cé este l^i.! ' 
Je reconnais l'objet de ma L^e r^'"' 
Vive Jésus ! 

Vive Jésus ! c'est le cri de victoire 
Qui retentit au séjour des élus * 

l^e leurs combats consacrant la mémoire 
Ce nom puissant éternise leur glolT * 
Vive Jésus! 



— 162-. 

Vive Jésus I vive sa tendre mère I 
ilille est aussi la mère des élus 
Si nous voulons et l'aimer et iui plaire. 
OUantons Jésus, notre Dieu, notre frère • 
Vive Jésus I 

xJ.i^l'^^^'^^^ '1"'^"' *^"* ïîeu la victoire 
Mette à ses pieds les méchants confondus I 
U nom sacré, nom cher à ma mémoire 
Ji'uissé-je vivre et mourir pour ta gloire I 
Vive Jésus ! 



111.— POUR LES DIMANCHES APRES L'EPI- 
PHANIE. 

Voyez les Nos. 89 110, 45—49, 55—61, 

DEPUIS LA SEPTUAGESIME JUSQU'AU 
MERCREDI DES CENDRES. 

Voyez les Nos, 5, 12, 14-16, 18-21, 74, 76-80. 

POUR LE MERCREDI DES CENDRES. 

Réflexions sur <3es paroles : Souviens-toû ô homme 
que tu es cendre et poumlre, et que tu retourneras 
en pousseère. 

Air : Salut^ aimable et cher asile. 

Où prends-tu ta fière arrogance, 
mortel ! d'où vient ton orgueil ? 
Cendre et poussière en ta naissance, 
Cendre et poussière en ton cercueil. 

Ah ! ne perds jamais la mémoire 
De ce jour où tu dois finir ; 



EPI- 



iU 



-80. 



mme 
leras 



•— 163 — 

On foule aux pieds la fausse gloire 
Jiin rappelant ce souvenir. 

Laisse là le soin des richesses 
Viui te vient sans cesse agiter • 
Eb vain pour elles tu t'empresses, 
il les faudra bientôt quitter. 

Les plaisirs flattent ton envie 
Leur douceur séduit aisément ; 
Mais souviens-toi qu'avec la vie 
Ils passeront dans un moment. 

Où sont-ils ces foudres de guerre 
Mui faisaient trembler l'univers ? 
Ce n'est plus qu'un peu de poussière, 
Kestes qu'ont épargné les vers. 

Fuis loin de moi, vaine parure 
A mes jeux tu n'as plus de prix : 
Pour ce corps, triste pourriture. 
Je dois n'avoir que du mépris. 

Puisqu'au monde, il n'est rien de stable 
Que tout passe et fuit à nos yeux ' 

hi nous voulons ua bien durable 
JNe le cherchons que dans les eieux 



11-^-POUR LES QUATRE PREMIERES SE- 
MAINESDU CAREME. 
Air : Du Système. 

Jours heureux, tems favorable, 
UU Dieu calme son courroux • 
«ajustiez redoutable, * 

N est plus terrible pour nous : 



— 164 — 



Sous le cilice et la cendre. 
Le cœur percé de douleur. 
Opposons un amour tendre 
Au torrent de sa fureur. 

Si la sainte quarantaine 
Doit mortifier le corps, 
l>e la bonté souveraine 
^iJe ouvrira les trésors. 
ijans cette noble carrière, 

Dieu veut bien nous soutenir 
Lejeûne, avec la prière, 
Du ciel peut tout obteriir. 

Plus la chair est affligée 
^ar une douce rigueur 
Plus notre âme dégagée 

S eleve au parfait bonheur. 
^"® est bientôt embellie 
Des dons les plus précieux : 
^n mentes accomplie, 
■È^lle plait au roi des cieux. 

Mais le monde, et ses idoles, 
Dujoûne Ignorent les lois: 
l'ar mille raisons frivoles 
Ils en rejettent le poids;* 
^indolence et la molesse 
^e le peuvent supporter. 
La fausse délicatesse 
be fait toujours écouter. 

Riche, qui fa fait l'arbitre 
Des maximes de ta foi ^ 
L opulence est-elle un titre 



— 165 — 

Pour ne pas garder la loi ? 
Pourquoi donc à Tabstincnce 
Le pauvre est-il condamné ? 
M le riche, en rabondance, 
be croit-il tout pardonné ? 

O Dieu, que votre colère 
^éloigne de dessus nous; 
^ue notre douleur amère 
mvienne vos justes coups, 
hi 1 horreur de notre crime 

Nous poursuivît nuit et jour 
Le regret qui nous anime, ' 

Va mériter Yotre amour 



POUR LE TEMÎ>S DE LA PASSIOK. 

im^LES MYSTERES DE LA PASSION DE 
N. S. JESUS-CHRIST. 

Est-ce vous que je rois, ô mon maître ado- 

KanaiW^i";,'*"^'''"'*' I'"*'™' «Jos Couleurs ? 

"■B a votre sang ne mêle point ses pleurs? 



Judas vous livre au. Juifs, dans sa fureur ex^ 
Peut-il à cet 'excès, le traître von., h»ï. o 

•' "* ™"S'^ pas. ">grat, de vous trahir: 



— 166 — 
Vous * ' ^"""^ s'arment contre 



Si le Ciel est si lent & Tenger un tel crim* 
C est votre^amour. Jésus fqui sus^eX:; 



son cour- 



„''"^^rp"p^ef''«^'''"'^'°"---"e.o„ 
""'^"Vîf ^'^ '"''"'''''^' "- - peut vous 

barbare farcur I darfi son sang un Dieu 

iirréttits^pf t?^"-' *7^ * *- 

Mais rien ne V.^^.^'^lf^^^^Z'^^Z!'^ 

'^"""m.^'èlf '"°° ^''""^''■•' •"<>» <=''ef «t «on 
Ceint d'^un^ba'ndeau sanglant d'épines, do dou- 

Quel^_spectacle effrayant I 6 ciel ! quellejus- 
Un DVutiteZ'n- *• t" '='-°'^ ™^»>-' "«^'^h^; 

jugez7eir»»Te,^r.^^.ri'î°.---Pi"-. 



— 167 — 

Votre fils expirant, entre vous et la trrre 
Est comme un mur, grand Dieu I qui pare à tous 

vos coups ; M F«*« » TOUS 

S'il vous plaît de nous perdre, il faut que le ton- 
nerre, 

Frappe ce fils chéri pour venir jusqu'à nous. 

^"^ ^ nlîtr'e"'''"*' ^^'^'"'' ""^ ^'''' ^"^ *'^ ^^^^ 
Sa mort est ton ouvrage, et elle est ton appui • 

VJue, s 11 est mort pour toi, tu dois vivre pour lui. 

O Z^'f'T ^'^"'.°"'* ^ ^ ^«^ï« sacrifice ! 
O sanglante agonie ! ô cruelles rigueurs » 
O trépas bienheureux I salutaire supplice 
Vous ferez à jamais l'entretien de nos cœurs. 

114.>-MEME SUJET. 

Au sang qu'un Dieu va répandre, 
Ah ! mêlez du moins vos pleurs, 
Chrétiens, qui venez entendre 
^e récit de ses douleurs : 
Puisque c'est pour vos offenses 
<^ue ce Dieu souffre aujourd'hui 
^ ;Apimes par ses souffrances, 
Vivez et mourez pour lui. 

Dans un jardin solitaire, 

I sent de rudes combats ; 
il prie, il craint, il espère. 
Son cœur veut, et ne veut pas. 
lantot a crainte est plus forte, 
lantot l'amour fait effort : 
inàis enfin l'amour l'emporte • 

II se soumet à la mort. * 



— 168 — 

Judas, que la fureur guide, 
:L aborde d'un air soumis; ' 
^n J embrassant, ce perfide 
i-e livre à ses ennemis. 
Judas un pécheur t'imite. 
Quand II feint de l'appaiser • 
Souvent sa bouche hypocrite 
•Le trahit par un baiser. 

On l'abandonne à la ra^e 

De cent tigres inhumains : 
feur son aimable visage 
Des soldats portent leuré mains. 
Vous deviez, anges fidèles, 
lemoins de ces attentats, 
Uu le couvrir de vos aîles. 
. Uu froudrojrer ces ingrats, 

Ils le traînent au Grand-prêtre 
Qui seconde leur fureur 
Et ne veut le reconnaître 
Que pour un blaspémateur : 
Quand il jugera la terre, 
te Sauveur aura son tour • 
Aux éclats de son tonnerre, 
lu le connaîtras un jour. 

Tandis qu'il se sacrifie. 

Tout conspire à l'outrager : 

Pierre lui-même l'oublie 

M le traite d'étranger • 
Mais Jésus perce son âme 
D un regard tendre et vainqueur. 
Et grave d'un trait do flamme 
l^e repentir dans son cœur. 

Chez Pilate, on le compare 
Au dernier des scélérats r 



— 169-^ 

Qu*entendg-je peuple barbare î 
Tes cris sont pour Barrabap. 
Quelle indigne préférence ! 
Le juste est abandonné : 
On condamne l'innocence, 
Et le crime est pardonné. 

On le dépouille, on l'attache ; 
Chacun arme son courroux ; 
Je vois cet Agneau sans tache. 
Prêt d'expirer sous les coups : 
C'est à vous d'être victimes, 
Arrêtez, cruels bourreaux ; 
Barbares ! c'est pour vos crimes. 
Que son sang coule à grands flots. 

Une couronne cruelle 
Perce son auguste front : 
A ce chef, à ce modèle. 
Mondains, vous faites affront. 
Il languit dans les supplices. 
C'est un homme de douleurs ; 
Vous vivez dans les délices. 
Vous vous couronnez de fleurs. 

Il marche vers le Calvaire, 
Chargé d'un infâme bois. 
De là, comme d'une chaire, 
Il fait entendre sa voix : 
Ciel ! dérobe à la vengeance 
Quiconque ose m'outrager : 
C'est ainsi, quand on l'offense. 
Qu'un chrétien doit se venger. 

Une troupe mutinée 
L'insulte, et crie à l'envie ; 
Qu'il change sa destinée, 
Et nous croirons tous en lui. 



II la changerait sans peine, 

Maigre vos nœuds et vos doux • 

Mais, hélas f ce (jui l'enchaîne!' 
^ - - * -' ' «r qu'il a pour vous. 

Ail i de ce lit de souffrance. 
Seigneur, ne descendez pas • 

Suspendez votre puissance,' 
Kestez-y jusqu'au frétas. 

Mais tenez vol io promesse, 
Attirez-nous après vous ; 

^our prix de votre tendresse 
i'mssions.nous y mourir tous ! 

H expire, et la nature 

I)ans lui pleure son auteur 

II n est point de créature, 

^ui ne marque sa douleur. 

un spectacle si terrible 
Ne pourra-t-il me toucher ? 
Serais^je plus insensible 
^{uen est le plus dur rocher? 

H5.~H0MMAGE A LA CHOIX. 
Air : Ronneur, hommage. 

D un Dieu mort pour nous î 
Je viens vous rendre hommage 
J ai recours à vous. ^% ,,,j^^ 

Vous êtes la source des vroÎQ k;«,, 
L'espoT la ressource des chr/S''"'' o croi. 

En vous est l'asile du pécheur 
Et l'accès facile du Sauveu^ ' 



Oi 

Se 
J'i 



O (*.rr\\ 

— — - va 



•a* 



— 171 — 



Je vous embrasse, ô bois précieux I 

Où l'auteur de la grâce nous ouvrH !es cicux. 

Je vous embrasse, &c. 

mon espérance, mon secours I 
Soyez ma défense pour toujours ! Je vous. 

Faites, ô croix sainte ! qu'en vos bras, 
J'affronte sans crainte le trépas. Je vous. 



AIR 



-MEME SUJET. 
Bu Covjlteor 



Aimons Jésus pour nous en croix, 
N'est-il pas bien juste qu'on l'aime, 
Puisqu'en expirant sur ce bois 
Il nous aima plus que lui-même ? 
Bef. Chrétiens, chantons à haute voix : 
Vive Jésus, vive sa croix 1 fin. 

Gloire à cette divine croix : 
Le Sauveur l'ajant épousé i^ 
Elle n'est plus, comme autrefois, 
Un objet d'horreur, de risée. 

Gloire à cette divine croix ! 
Arbre dont le fruit salutaire 
Répare le mal qu'autrefois 
Fit le péché du premier père. 

Gloire à cette divine croix : 
C'est l'étendard de sa victoire ; 
Par eF 3 il nous donna ses lois. 
Par elle il entre dans sa gloire. 

Gloire à cette divine croix, 
De tous nos biens source féconde. 
Qui, dans le sang du roi des Rois. 
jx iiivî; icb peciieis au moiiuû. 



$ 



% 



i 



— 172-^ 

Gloire à cette divin croix. 
Lfi chaire de son éloquence. 

Où me prêchant ce que je crois, 
11 m apprend tout par sein silence. 

Gloire à cette divine croix. 

J^^en est pas Je bois que j'adore. 
Mais r» est mon Sauveur sur ce bois 
SJueje révère et que j'implore. 

Avec Jésus, aimons sa croix, 
mnons la pour notre partage ; 
^ejuste, cet aimable choix 
tonduit au céleste héritage. 

lir-POUR LE SAINT JOUR DE PAQUES. 
Sur les airs du Système, 

Gesse tes concerts funèbres: 
Lejour qu'attendait ta foi. 
iJu sombre sein des ténèbres. 
O feion, parait pour toi ; 
Ton Dieu, maître des miracles, 
^ar un prodige nouveau, 
Pour accomplir ses oracles, 
bort vainqueur de son tombeau. 

Allez, Apôtres timides. 
IJe Jésus ressuscité. 
Devant ses juges perfides, 
Prêcher la divinité. 

Y^^^"" Qu'aujourd'hui les traîtres 

Apprernent en frémissant, 

^ue le Dieu de leurs ancêtres 
J^st le seul Dieu tout-puissant. 

Sa gloire était moins brillante, 

il't jetait bien moins d'effroi 

j 



'AQUES. 



Sur la montagne brûlante, 
Où sa main grava la loi. 
La victoire le couronne : 
La croix devance ses pas : 
D'un bras vengeur, à son tiôno 
Il enchaîne le trépas. 

Est-cb une force étrangère 
Sensible à notre douleur, 
Qui rend le Pils à son Pôro, 
A la terre son Sauveur ? 
Non ; de ses mains invincibles. 
Lui-même, et sans nul effort, 
Brise les portes terribles 
De l'enfer et dô la mort. 

En vain, peuple déicide, 
Tu fais sceller son tombeau ; 
De ta prudence btupide 
Il triomphe, et de son sceau. 
Etendu sur la poussière, 
Ton satellite cruel 
Attend qu'un coup de tonnerre 
L'écrase et venge le ciel. 

Rentrez enfin dans vous-mêmes, 
Cœurs barbares et jaloux ; 
Craignez les rigueurs extrêmes 
D'un juge armé*contre vous. 
Changez ; tout pécheur qui change. 
Sans retour n'est pas proscrit ; 
Ce Dieu juste qui se venge. 
Est un Dieu qui s'attendrit. 



— 174 — 
11S.^TRI0MPHE^DE J|S^^^ ^^^ 

Pour nous Jésus sort du tombeau • 
feuccede le jour le plus beau. 

La joie a fait fuir la tristesse ; 
Peuple heureux, peuple racheté, 
Qu aujourd'hui la sainte allégresse 
Chante Jésus ressuscité. 

Oh ! que renferme ce mystère 
De dons, de grâces, de bienfaits ! 
Tout nous y pemt le caractère 
i'e la victon-e et de la paix. 

Vous surtout, voyez, âme sainte 
Le sépulcre où Jésus fut mis • ' 
L amour vous l'ouvre, mais la 'crainte 
-fc^n a chasse ses ennemis. . 

Jésus, toi dont la tendresse 
Egale en tout temps le pouvoir, 
Remplis envers nous ta promesse 
Et mets le comble à notre espoir! 

Qu'un jour élevés dariB la gloire 
Nous puissions chanter à jamais. 

Et ton triomphe et ta victoire. 
Dans le royaume de la paix. 

119.— MEME SUJET. 

Jésus paraît en vainqueur 

Sa bonté, sa douceur 
Est égale à sa grandeur • 



5T SUR 



— 175 — 

Jésus paraît en rainquéur ; 
Aujourd'hui donnons-lui notre cœur. 

Malgré nos forfaits, 

Ses divins bienfaits, 

Ses charmants attraits. 
Ne nous parlent que de paix : 

Pleurons nos forfaits ; 

Chantons ses bienfaits ; 
Rendons-nous à ses charmants attraits. 

Chrétiens, joignez vos concerts ; 

Jésus charge de fers 
La mort, fille des enfers. 
Chrétiens, joignez vos concerts, 
Que son nom réjouisse les airs. 

Juste ciel ! quel choix ! 

Quoi ! le roi des rois 

A dû, sur la croix. 
Au ciel acquérir des droits î 

Embrassons la croix, 

Que ce libre choix. 
Au ciel assure à jamais nos droits. 

Je voi'i la mort sans efiroi ; 

Mon Seigneur et mon roi. 
En a triomphé pour moi. 
Je vois la mort sans effroi ; 
Ce mystère est l'appui de ma foi ; 
j^h ! si tour à tour 

Lâche et sans amour, 

Jusques à ce jour. 
Je n'ai payé nul retour. 

Du moins dès ce jour. 

Ah ! po'ir tant d'amour 
Je veux payer un juste retour ; 

Il va descendre des cieux ; 
Ce Sauveur glorieux. 
Va s'abaisser en ces lieux. 



1^ 



Il va descen^-e des deux • 

Pleins de nos malheur©, 
Nous portions des cœurs 
^ VJ?'®';* *"*°^^»s ses nleurs 
Au I plus de doulei s 

A ses pieds vainqueurs 
A pleines mains répandons des fleurs. 

120.-TRÎ0MPHE DE LA CROIX. 
Célébrons la victoire 

^ un Dieu mort sur la croix. 
M pour chanter sa gloire, 
Réunissons nos voix : 

De son amour extrême 

Pour le Dieu qui nous aime, 
«eunissons nos coeurs 

Ghanfnno ^ "^^'/osurs, reunissons nos voix • 

gloire ' '"'^°'' ^°" ^"°"^Ph« e? sa 

''"'^7x1''"^^^^"^ chantons vive sa 

La croix, heureux asile 
;^e I univers sobmis, 
Brave l'orgueil stérile 

i^e tous ses ennemis ; 
Un s empresse à lui rendre 
i>es hommages parfaits ; 
fea gloire va s'Stendre 
Autant que ses bienfaits. 

Quel éclat l'environne ! 
^Ue voit a ses pieds 

Le sceptre et la couronne 






sa 



— 177 — 

Des rois humiliés. 
Rome cherche à lui plaire ; 
Tout suit ses étendards, 
Et le Dieu du Calvaire 
Est le Dieu des Césars. 

Ce Dieu seul est aimable, 
Cédons à ses attraits ; 
D'un amour immuable 
Payons tous ses bienfaits; 
Portons-lui nos offrandes, 
Et parons son autel 
De fleurs et de guirlandes. 
Dignes de rSternel. 

Que le ciel applaudisse 
Aux chants de notre amour, 
Et que l'enfer frémisse 
Du bonheur de ce jour ! 
Célébrons la victoire 
Du Maître des vainqueurs 
Consacrons à sa gloire 
Et nos voix et nos cœurs. 






121— POUR LA FETE DE ST. JOSEPH. 
Chaste époux d'une vierge mère 
Qui nous adopta pour enfans, 
Soyez aussi notre bon père, 
Prenez pour nous ses sentiments : 
p' r Puissant protecteur de l'enfance, 
•g J Trop heureux gardien de Jésus, 
^ ] Obtenez-nous son innocence, lof 
W (^ Faites croître en nous ses vertus. ) *' ' 

Qu'il est beau, qu'il est plein de grâces, 
Ce lis qui brille dans vos mains I 
Sa céleste blancheur efface 
La couronne de tous les saints. 

Ah I si quelque jour versl'Egyte 



— 178 — 

Veinf?^ conduisait nos pas. 

Por i, „""■ """' '•«"S notre fuite 
Portez-nous aussi dans vos bras 

QSrr:iix-,t'dt!^ 

Bientôt à la terre fidèle 
Vousno^t"''*'''''rP'"-'^««t- 

ifïre^jnt^f>L. 
oaru-s;-^« 

^ue je surprenne son réveil- 
' "vCtTrdTs^sSi^ 

v^fcî^o7i^:iS;--^» 

Et qu'entre Jésus et Marie f ' 
Comme vous je puisse mourir. 

122.— POUR LA FFtT* tm? r . 

Chantons, familles saintes, 
Cjhantons nos défenseurs • 

J|s entendent nos plaintes! 
^t la voix de nos pleurs : 

^«yez, troupe ennemie. 
Ketirez-vous, 



— 179 — 

Jésus, Joseph, Marie, 
S'arment pour nous. 

Jésus, Joseph, Marie, 
Noms si chers et si doux, 
l^es feamts, pendant leur vie, 
Irouverent tout en vous : 
l>ans leurs peines cruelles, 

Dans leur ennui. 
Vous fûtes leurs modèles, 

U leur appui. 

Conduits par leur exemple, 
Comptant sur vos faveurs 
Nous venons dans ce temple 
Vous consacrer nos cœurs ; 
i^nfans, pères et mères, 

S'offrent à vous 
louches de nos misères 

Assistez-nous. ' 

Qu'une bouche mourante 

Prononce vos doux no'jis; 
C est assez, l'épouvante 
Dissippe les démons ; 
La mort qui semblait dure 

Perd sa rigueur, 
fcon dernier coup assure 

Notre bonheur. 

Au ciel notre patrie, 

Ce bonheur nous attend • 

Jésus, fils de Marie, 

Hâtez ce doux instant • 
Donnez-no!'^ pnv avance, 

Dans c«i séi^ur, 
L humble hi, l'ispérance, 

un tendre amour. 



11' 



— 180 — 

POUK LES JOURS DES PBOGATIONS. 



123.~L'0RAIS0N DOMINICALE. 

Que votre nom, digne de tout honneur 
Ma s trop souvent en butte à nos outrages 
Soit a jamais gravé dans notre cœur ^ ' 
Soit honoré par d'éternels homm^e^. 

cZZlf'^ '""^ "^^'^ souverain bien ; 
C est après vous que mon âme soupire 
Dans cet exi , la grâce est mon souden*- 
Mais quand viendra votre céleste Empire? 

Faites régner sur toute volonté 

De votre loi la volonté suprême : 
Mquajamais, parsa fidélité, 
La terre soit l'image du Ciel même. 

Objets chéris de vos soins vio-irriianf« 
Un peu depain suffit à leur misère ' 

C en est ionc fait, il u'est plus d'ennemi, • 

Nous pardonnons et n'otre Dieu pardonne. 

Sur cette mer où vous guidez nosna, 
M.lle dangers nous assaillant sansS-' 

ttofS^r °'^''' «' ^''''•'' bras 
A tout mstant no soutient ma faiblesse. 



— 181 — 

T)e tous côtés, environnés de maux : . 
votre cœur seul est un abri fidèle : 
Ah ! puissions-nous y goûter le repos î 
Y posséder une paix éternelle. 

POUR LES 80LKMNITÉS DB LA CROIX, NoS, 116, 116, 120. 



134.— POUR LA FETE DE L'ASCENSION. 
AIR : Votre divin Maître. 

JRef. Portes éternelles, voûtes immortelles, 
Dans ce grand jour ouvreis votre séjour ; 
Le Dieu de puissance, d'amour de clémence, 
Dans sa splendeur veut rentrer en vainqueur. 

Le noir abîme, 
La mort sa victime, le monde, le crime. 
Domptés par ses mains : 
La guerre éteinte la demeure sainte 
Ouverte aux humains, sont ses faits divins. 

Déjà, sous les yeux 
D'un peuple fidèle, s'asseyant sur l'aîh 

Des vents qu'il appelle, 
Ce roi glorieux vole victorieux 

Aux sublimes lieux triomphez cieux. 

Célèbre sa victoire, céleste cité ! 
Chante sa gloire qui fait ta beauté, 
A lui seul, chœurs des anges, 
Offrez à jamais et vos louanges 
Et vos chants de paix. 
Et vous que son absence 
Tient dans la souffrance, 
Mortels, consolez-vous ; 

n 



— 182 — 
Sontnfe ?:"«!'•'' Ponr tous : 
Si vous brûlez dp« fl„«^^ • ^* ^^« «^œu^s. 

^- ^°ycz aussne^,, 62, 7l, 180. 
las.— MEME SUJET 

Il™ontea«jourd'hufve?slesc,W 
p/! "%'""?'■• de sa victoire 

te™ 'i-s£- 

Je partagerai son bonhe^; • 

nap.,rco„ru\trré;:"'^'-^' 

SriJIe sur son frnr^ '^ couronne 
au, hon iront radieuT • 



— 183 — 



Atissi je veux quoîqu^'l m'en coûte; 
Suivre les traces du Sauveur. 
Seigneur, soutenez mon courage. 
Guidez, affermissez mes pas ; 
Kegnez dans mon cœur sans partage. 
H^ n n aiine que vous ici bas. 

laa— POUR LA FETE DE LA PENTECOTE. 

AIR ; Cher enfant qui viens de naître. 

Quel bruit vient se faire entendre ? 
Vjuel éclat frappe mes jeux 2 
Iput à coup je vois se fendre 
L aimable voûte des Cieax, fin. 

Quelle éclatante lumière 
Sur chaque apôtre en prière 
Vient faire briller ses feux ? 



C'est l'Esprit-Saînt, c^est lui-même, 
H^n vient à vous sous ces traits 
^ue son pouvoir est extrême ! 
Que j'en vois laitre d'effets ! 
Pierre, suiveij votre zèle, 
Courez où Dieu vous appelle, 
Kendez gloire à ses bienfaits. 



Quel. 



Jin* 



C'est. 



De l'Esprit quî les amme 
lous suivent les saints transports 
Pleins d'une vertu sublime, 
Qui seconde leurs efforts, /in 

Leurs discours sont des oracles 
Leurs œuvres sont des miracles : 
Ils rendent la vie aux morts. De l'Esprit. 

Dès qu'ils parient, l'erreur tremble, 
•La vente s'établit ; ' 

Oôntre eux en vain l'on s'assemble • 



— 18-4 — 

I;e Paganisme est détruit. 
Bieux faits de vile matière, 

iout cède au Souverain Christ 



fin. 
Dès. 



Sous une face nouvelle. 
Je vois des hommes nouveaux • 
Je vois un peuple fidèle 
Croître au milieu des travaux. ^n 

II leur préfère les maux ! o^ 

noavelle &c., Br ^^o^Lt:,^- ^"^"^ 

l*r-TRIOMPHE DE LA RELIGION 
I irquoi ces vains comnlotq .*>r,r!„»» j , 

Pourquoi tant d'aZetênsCs F*^' '" ''"*' 
VOUS vous réunissez nour ha 'i "^ ^^^ '^ 
A l'arbitre de l'uK'^^^^^ ^^ guerre 
Tremblez ennemis de sa gloire 
rrembiez, audacieux mortels'' 
Il tient en ses mains la victoire ; 
Tombez aux pieds de ses autels. 

La religion vous appelle, 
Sachez vaincre, sache?, périr • 
Un Chrétien doit vfvrepour die 
Pour elle un Chrétien doit mourir. 

Le Chœur„, 
La religion nous appelle, 

îf n^^'7.'''"'''®' sachonspérir • 

Un Chrétien doit vivre pour ele 
Pour elle un Chrétien doit mourir 



I Us, 



i 



his. 



i —186 — 

^'^f.T.ilS: ans plongé dans les ténèbre.^ 
^ ASSIS a I ombre de la mort, ' 

I. univers gémissant sous ses voiles funèbres. 

Soupirait pour un meilleur sort 

Jésus paraît ; à sa lumière 

La nuit disparait sans retour, 

tomme on voit une ombre lé-ère 

^ enfuir devant l'astre du jour 

^'"' mondef' ^ ''' ^"'' *'"' ^^ P^"P'^« ^^ 

Il ne veut que douze pécheurs : 
M pour éterniser le royaume qu'il fonde. 
Il en fait ses ambassadeurs. 
Nouveaux guerriers, prenez la foudre. 
Allez conquérir l'univers ; ^ 

Frappez brisez, mettez en poudre 
ii idole d un monde pervers. 

Déjà de ces héros, du couchant à Taurore, 
^a VOIX plus prompte que l'éclair, 

A foudroyé ces dieux que l'univers honore 
D un culte enfanté par l'enfer. 
Ouvrant les yeux à la lumière, 
Kome détrompe les mortels 
Et foule aux pieds dans la poussière 
bes dieux, ses temples, ses autels. 

En vain ô fiers tyrans, votre main meurtrière 
*ait couler leur sang à grands flots • 

Ce s«ng devient fécond ^de^le^ur noble poussière 
S'élève un essaim de héros ; h'^^^^^^^re 

Et courbant eux-mêmes leurs têtes 
Seigneur, sous le joug de tes lois, ' 
Apres trois siècles de tempêtes 
Les princes arborent la Croix. 

O Reine des cités, toi dont la destinée 
iiiSî de régner sur l'univers, 



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WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 872-4503 



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— 188 — 

De ce joug si nouveau si tu fus étonnée, 
lutenorgueilhsdetesfers; 
^n, Keligion triomphante 
bur le trône de tes Césars 

Comh?*? ^f P'"P^'' ^"*«"« enfante 
Combattent sous tes étendards. 

Quevoi^e, ô Dieu? partout le schisme et l'hé^ 

. Déchirent son sein maternel - 
Laisser«s.tu périr, sous les coups de l'impie 

L objet de ton soin paternel ^ ^ * 

^on, toujours battu de Toraffe 

Oe vaisseau vogue en sûreté :' 

Jamais 11 ne fera naufrage, 

lu las dit, Dieu de vérité! 
Eglise de Jésus, doux charmes de ma vie 

Samte rehgion, si jamais je t^oublie, 
bi tu ne me suis au tombeau, 
VJue jamais ma langue glacée 
Ne prête de sons à ma voix 
U que ma droite desséchée' 
Me punisse et venge tes droits. 
Voyez le No. 120. 



— • 187 — 

POUR LES DIMANCHES APRES LA 
PENTECOTE. 

Voyez les Cantiques de la Ile. partie. 

POUR LA FETE DE LA SAIOTE 
TRINITE. 

128.~LE SYMBOLE DES APOTRES. 

air: OfiUi. 
W. Vive Jésus, vive Jésus, vive Jésus. 



ui d un mot tira du néant 
i>t la terre et le firmament. 

Je crois au F|ls, l'Emmanuel, 
Du Père le Verbe éternel. 
Unique, consubstantiel. 

Il fut conçu di Saint-Esprit, 
De la Vierge enfant il naquit, 
II est Jésus, il est le Christ 

Sous Pilate il souffrît pour nous 
Et son corps déchiré de coups. 
Sur la croix fut percé de clous! 

Il expire dans ce tourment. 
^t de sa croix on le descend, 
l'our le porter au monument. 

Ce conquérant de l'univers 
Descend aussitôt aux enfers, 
Pour tirer les justes des fer J 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



~ 188 — 

Trois jours apr^s, victorîfttix. 
Il sort du tombeau glorieux 
Pour monter au plus haut des deux. Vive J 

Là, jusqu'au jour du jugement, 
Il est sur un trône éclatant, 
A la droite du Tout-puissant 

Un jour la balance à la main, 
Avec un pouvoir souverain, 
Il jugera le genre humain. * 

Je crois encore au SaîntrEspril 
Je crois l'Eglise qu'il conduit ; 
Je crois tout ce qu'elle nous dit 

Je crois la résurrection. 
Et des péchés la rémission, 
Et des saints la communion. 

Je crois enfin qu'après la mort, 
Dieu prononce en dernier ressort, 
Sur notre bon ou mauvais sort 



Vive Jési: 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



Vive Jésus. 



lao.—POUR LA RENOVATION DES YŒm 
DU BAPTEME. 

_ J'engageai ma promesse au baptême, 
Mais pour moi d'autres firent serment • 
Dans ce jour, je vais parler moi-même,* 
Je m engage aujourd'hui librement 

Je crois donc en un Dieu trois personnes • 
De mon sang je signerais ma foi. * 

Faible esprit vainement tu raisonnes 
Je m'engage à le croire, et je crois. ' 



■—189 — 



A la foi de 



Sous les lois de l'Eglise «.a mère ' 
Je m engage et d'esprit et de cœur. 

Sur ces fonts, dans cette eau salufoiro 
Pour enfant Dieu daigna ni'tdoptr '' 
Si J en ai souillé le caractère ^ ' 
Je m engage à le mieuji resp'ecter, 

A k J^•''"';^^"-^ P^"^P^s ^^ ce 4onde 
A la chair, a tous ses rains attrait ' 
I^om de moi, Satan, esprit înSe 
Je m'engage à te fuir pour jamais? 

Trnn'!'' P^^^''*''' ^^"^^^ ^"^^me des vices 
Trop long.temps vous fûtes mon a Jlnr • 
Je renonce à vos fausses délices ' 

Je m engage à Dieu seul sans retour. 

Oui, mon Dieu, votre seul Evangile 
Réglera mon esprit et mes mœurs • 

Je mWe'f „« «' P?'°* «''«"t™ maille, 
^ "* e^édge a ne servir que vous. 

Sur vos pas, ô mon divin modèle f 

Plus heureux qu'à la suite dos S 
Plein d horreur pour ce monde infidèle 
Je m'engage à porter votre croix ^ 

n J G ?'^^' ^'"? moment de souffrance 
Doit, Seigneur, être le prix un jour 

Anime par votre récompense ' 

Je m engage h tout pour votr'e amour 



— 100 — 

C'est, mon Dieu, dans vous seul que j'aspire 
A fixer mes plaisifs et mes goûts. ' 

Pour le ciel c'est peu que je soupire, 
Je m'engage à soupirer pour vous. 

Puîsqu'enan dans le ci«l, ma patrie, 
De mes biens vous serez Je plus doux 
Dès ce jour, et pour toute ma vie, * 
Je m'engage, et je suis tout à vous. 

N. B. Voyez les Nos, 60--64. 
Pour la Fête-Dieu, voyez la IV. Part, Sect le. 



l 

1 

I 

C 



11 



13O.-P0UR LA PETE DU SACRE CŒUR 

DE JESUS. 

Vole au plus tôt, vole, vole, mon âme. 
Vers cet asile où t'appelle Jésus !.,. 
Là, dans ton sein s'allumera la flamme 
Dont brûle au ciel le peuple des élus. 2/ 

^. r Volons volons, mon âme, 

§ I Vers le cœur de Jésus, 
J 1 Pour brûler de la flamme 
^ l Dont brûlent les élus. jÎtl 

^ C Vers cet heureux asile 
«3 j Où t'attend le bonheur, 
> \ Vole d'une aile agile, 
rt C Vole, mon pauvre cœur. Volons. 

ma pauvre âme, ô colombe timide. 
Tu n'auras plus à craindre le chasseur : 
Là vainement, de sa flèche rapide. 
Il chercherait à te frapper au oœur. 2/ 




Mais dans ci cœu, «ôn^rl *■* k ' ** <)"« ""«"^ : 

Tout est p.«isird^,?r:r;op^s'T;' «'<>"'•«' 

Et don °"™":'"* l'âme pa^seCvfe^ 

Quedeto„c-,:„!"j«'-:^«l^^_ 



WI-POUE LA FETE DE ST. Pierke 

ST. PAUL. 

Princes illostres de l'B.'Iiçe 
Vos travaux enfla sont fiîl s 

Et de votre sainte entreprise 
Vous avez recueilli le prix 

Le tyran contre vous s'élève • 
Ma-sles victimes ont vainc, 7 ' ' 

"" vit triompher leur vertu. 

T o^PK ^T'' ?°"* '■é''"its en pons-^i 
Le Christ seul règne dans ce jour 

^* Rome est soumise i son tour. 
En vain toute une ville imnie 

Vnf„„ ? ' ^^ ' •gnoiBinie 
Vos corps éprouvent les horreurs. 

Rome se glorifie encore 
i^a croix et ses adorateurs. 



ET 



ère 



'^1 



— 192 — 

ville ! ô cité somptueuse î 
D'où sont sortis tant de héros ; 
Rome ! que vous êtes heureuse 
D'avoir ces fondateurs nouveaux 1 

Par leur sang, vos fameux athlètes 
Ont vaincu les peuples divers ; 
Et, par la foi, seule vous êtes 
Maîtresse de tout l'univers. 



•—POUR LA FETE DP LA DEDICACE, 

Tabernacles aimables, 
Où Dieu fait son séjour, 
Vos beautés admirables 
Me font languir d'amour : 
Mon âme et ma chair même 

Brûlent d'un feu, 
Et d'un désir extrême 

D'aller à Dieu. 

Le passereau fidèle 
Sait construire ses nids ; 
La tendre tourterelle 
Sait loger ses petits : 
Je prends, à leur exemple, 

Pour mon séjour 
Votre autel, votre temple, 
Dieu d'amour ! 

De votre maison sainte 
Les heureux habitants 
Vous béniront sans crainte, 
Par de là tous les tems. 
Heureux qui, dans leur vie. 

N'ont d'autre espoir, 
Ne sentent d'autre envie 

Que de vous voir. 



— 193 — 

Exaucez ma prière, 
Seigneur, Dieu glorieux I 
Vous que Jacob révère, 
Prêtez-vous à mes vœux ; 
Protecteur favorable, 

Regardez-nous ; 
Vers votre Christ aimable 

Retournez-vous. 

Un jour vaut mieux que mille 
Dans vos sacrés palais; 
La place la plus vile 
Suffit à mes souhaits. 
Passer ainsi la vie 

Chez le Seigneur, 
Vaut mieux que chez Timpio 

Etre en honneur. 

Car Dieu pour ceux qu'il aime 
Est un soleil très-pur ; 
il leur tient lieu lui-même 
D'un bouclier très-sûr : 
Je sais, je veux le croire, 

Qu'il donne aux sien?, 
Et sa grâce et sa gloire. 
Ses plus grands- biens. 

Non, ses mains bienfaisantes 
Ne refusentLJamai s 
Aux âmes innocentes 
Ses dons les plus parfaits : 
Majesté souveraine ! 

Heureux celui 
Que vous^ prend, dans sa peine 

Pouy son appui ! ' 



f2 



— 194 — 

133.--P0UR LA FETE DE LA TOUSSAINT 

Amis de Dieu, qui dans les Cieux 
Possédez une mémo gloire, ' 

D'un même accord, en ces'bas lieux 
Nous célébrons votre victoire. 
Les méchants éternellement 
Seront plongés dans les supplices ; 
Et vous, perpétuellement, 
D'un Dieu vous goûtez les délices. 2/ 

Pour des travaux courts et légers 
Ah I quel bonheur inexprimable I ' 
Vivre, sans troubles, sans dangers 
Dans une paix inaltérable I * 

C'est là votre sort pour toujours • 
Ah ! qu'il est doux ! qu'il a de charmes I 
Pour nous, dans ces tristes séjours 
Nous gémissons dans les alarmes. '2/. 

Ah ! quand viendra-t-il, l'heureu^ jour, 
Qui doit mettre fin à nos peines ? ' 

Quand vous verrons-nous. Dieu d'amour ? 
Quand viendrez- vous rompre nos chaînes ? 
O vous, ses Saints, qui, dans le port 
Ne craindrez jamais le naufrage, * 
Obtenez-nous un même sort ; 
Que le Ciel soit notre héritage ! 2/ 

134.— GLOIRE DES SAINTS. 

Chantons les combats et la gloire 

Des Saints nos illustres aïeux • 

Ils ont remporté la victoire, 

lis sont couronnés dans les cieux • 

Il n'estlus pour eux de tristesse, * 

Plus de soupirs, plus de douleurs • 

9 



AINT 



— 196 — 

Ils moissonnent dans rallégrcsse 
Ce qu lis ont semé dans les pleurs. 

Du ciel ils ont fait la conquête • 

Ils voient leur Dieu rempli d'attraits ; 

Un seul jour nous fesons leur fétQ 

Mais la leur ne finit jamais. 

Pour ses Saints Dieu n'a plus de voiles 

Sa présence fait leur bonlîeur ; ' 

lis brillent comme autant d'étoiles, 

A 1 entour de leur Créateur. 

Là d'une splendeur éternelle 
Brillent les martyrs triomphants, 
M dans une gloire immortelle 
Kegnent les confesseurs constants • 
Les Vierges offrent leurs couronnes 
Les époux leur fidélité • 
Les riches montrent leurs aumônes, 
J^t le pauvre sa piété. 

Grands Saints vous êtes nos modèles, 
^ous serons vos imitateurs • 
Nous voulons vous être ûêèhs, 
^aignez être nos protecteurs. 
Puissions-nous marchant sous vos traces 
Etre toujours à Dieu soumis I ' 

Sollicitez pour nous ces grâces 
Puisque vous êtes ses amis. 

135,-DIALOGUE EN^^ HABITANTS DU 
ijlKL ET CEUX DE LA TERRE. 

Demande. 
Du séjour de la gloire, 
Bienheureux, dites-nous, 
Après votre victoire, 
Quels biens possédez-vous f ' 



— 196 — 

Jiéponse. 

Ces biens sont ineffables ; 
Le cœur n'a point compris 
Quels trésors admirables 
IHeu garde à ses amis. 

D. Mais daignez nous instruire 
Du prix de vos vertus ; 
Dites ce qu'on peut dire 
Du bonheur des élus. 

R Loin du trouble et des larmes ; 
Voir, aîmer le Seigneur, 
En jouir aam alarmes, 
C'est là notre bonheur. 

J). Martyrs, dont le courage 
Triompha des bourreaux, 
Quel est votre partage 
Après de si grands maux ÎT 

i?. Tous, la couronne en téte^ 
La palme dans les mains. 
Nous chantons la conquête 
Du Sauveur des humains. 

D. Docteurs, fameux oracles, 
Interprètes des cieux : 
Par quels nouveaux miracle» 
Dieu frappe-t-il vos yeux ? 

i?. Ah I quel bonheur extrême, 
D'aller, en sûreté. 
Dans le sein de Dieu même 
Puiser la vérité f 



— 107 — 



D. Vous humbles Solitaires, 
Que l'Egypte a produits, 
UQ vos travaux austères 
Quels sont enfin les fruits ? 

M. Pour tous nos sacrifices 
Et nos saintes rigueurs, 
Un torrent do délices 
Vient inonder nos cœurs. 

I>. Vous qui du riche avaro 
Eprouviez les rigueurs. 
Compagnons de Lazare, 
Quelles sont vos douceurs ? 

i?. Nous so: nés à la table 
Du roi de l'univers ; 
Le riche impitoyable 
Est au fond des enfers. 

D. Et vous qu'un pain de larmes 
Nourrissait chaque jour. 
Quels sont pour vous les charmes 
Du céleste séjour ? 

•i?. Une main secourablo 

Daigne essuyer nos pleurs ; 
Un repos désirable 
Succède à nos douleurs. 

D. Mais quelle est la durée 
D'un si charmant repos ? 
Dieu l'a-t-il mesurée 
Sur celle de vos maux ? 

i?. Dieu, qui de nos souffrances 
Abrégea les înomens, 
Veut que ses récompense 
Durent dans tous les tems. 



T ..< 



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r.'l^TTVIUlinjyilp 



*■ 



— 198 -. 

7). Ah ! daignez nous apprendre, 
£n cet exil cruel, 
Quelle route il faut prendre 
Pour arriver au ciel. 

-^ Si vous voulez nous suivre 
Marchez en combattant, 
Et, sans cesser de vivre 
Mourez à chaque instant 

.'O. Mais îa peine est Giîtrêrae ; 
Comment vivre toujours 
En guerre avec soi-même, 
Et mourir tous les jours ? 

B. Si la mort est affreuse. 
Le terme est plein d'appas • 
Une couronne heureuse, 
Pour de légers combats. 

N. B. Voyez les Nos. 62— 7J. 



136.-P0UR LE JOUR DES MORTS. 

Ecoutez les voix lamentables 
Et les soupirs des Trépassés 
Qui se voyant si délaissés, 
Jettent des cris si pitoyables : 
Jief. Parens, amis, secoures nous ; 

Hélas I nous brûlons, hâtez-vous. Jin, 

J'entends, hélas î ces pauvres âmes, 
tj entends les soupirs, et les pic irs, 
J entends les plaintes, les clameurs 
Qu elles font au milieu des flammes 



— 199 — 

Dieu d'amour I ô notre Père ! 
O centre unique de nos cœurs I 
Ah ! quand verrons-nous vos splendeurs '^ 
An 1 que votre absence est amère I 

Vous dit ailleurs ce pauvre enfant : 
Ayez pitie de votre sang ; 
Soulagez-moi dans ma misère. 

Soulagez-moi dans ma souffrance. 
Vous dit ce frère ou cette sœur • 
Mant cause de ma douleur 
Procurez-moi la délivrance! 

Ah ! que nos douleurs sont cuisantes ! 
Ah ! que ngs feux sont dévorans ' 
TJos chers voisins, nos chers parens. • 
iicoutez nos plaintes pressantes. 

Je suis ce compagnon fidèle, 
Viui vous aimai tant autrefois • 
Ami, reconnaissez la voix * 
De cet ami qui vous appelle. 

' Hélas ! j'ai beau crier à l'aide 
Personne ne vient au secours • ' 
A qui donc aurai-je recours ! ^ 
Nul ami pour moi n'intercède. 

Ah ! vous vivez dans l'abondance 
D un bien que je vous ai laissé : 
Je m en suis trop embarassé • 
Prenez part à ma pénitence. ' 

Moi qui n'ai ni père ni mère • 
Mort sans parens et sans amis 
Vers '"■" — ^ * ' 



nui 



i^-^itvxai-ju mes cns ? 



— 200 — 

Qui prendra part à ma misère ? 
Chers mconnus, secourez-nous, &c 

Considérez un lit de flammes, 
Un gouffre de brasiers ardens, 
Un feu qui, comme par torrents. 
Inonde et pénètre nos âmes» 
Cœurs inhumains, &c. 

Vojez nos maux, voyez nos peines, 
Soulagez-nous dans ces prisons : 
Vos jeûnes et vos oraisons 
Peuvent briser toutes nos chaînes. 
Amis de Dieu, &c. 



ISr.— MEME SUJET, 

• 
Au fond des brûlans abîmes 
Nous gémissons, nous pleurons • 
Et pour expier nos crimes, * 

Loin de Dieu nous y souffrons. 

Hélas ! hélas ! 
Feu vengeur, de tes victimes 
Les pleurs ne t'éteignent pas. 

A l'aspect de nos supplices, 
Chrétiens, attendrissez-vous : 
A nos maux soyez propices, * 
nos frères, sauvez-nous ' * 

Hélas ! hélas ! 
Le ciel sans vos sacrifices^ 
Ne les abrégera pas. 

De ces flammes dévorantes 
Vous pouvez nous arracher ; 
Hâtez- vous, âmes ferventes, 
Dieu se laissera toucher, 



/ 



/ 



/ 



/■ 



— 201 -. 

Hélas ! hélas ! 

De ces peines si cuisantes 
La fin ne vientrelJe pas ? 

Grand Dieu, de votre justice 
Désarmez le bras vengeur ; 
Que notre malheur finisse, 
Par le sang d'un Dieu Sauveur. 

Hélas! hélas! 
Votre main libératrice 
Ne s'étendra-t-elle pas ? 



POUR LES FÊTES DE LA STE. VIERGE. 
Voyez la Ve. Partie. 



QUATRIEME PARTIE. 



CANTIQUES SUR L'EUCHARISTIE ET 
POUR LA CONFIRMATION. 



PEEMIÈRE SECTION 



SUR LE MYSTERE DE L'EUCHARISTIE. 

13§.— POUR LA FETE DE DIEU. 

Chantons le mystère adorable 

De ce grand jour ; 
Chantons le don inestimable 

Du Dieu d'amour. 

A S*>r*nn/1ar» nna t>nin4-r^ a_ 



— 202 -^ 

On'«„ ,^."®*<>"* /empresse, 

Qu au lom tout éclate en transports 
D une vive allégresse. 

Que réclat, la magnificence, 
Urnent ces lieux • 

Que tout adore la présente 

i>u Roi des cieux • 
Que pour répondre à ses'faveurs 

Sur son passage, ' 
Nos VOIX, nos âmes et nos cœurs 
JLui rendent leurs hommages ' 

Ce Dieu toujoursplein de tendresse 
l'our les mortels, 

S immole en leur faveur sans cesse 
Sur nos autels ; ' 

Peu content d'un bonheur si doux 
, -L amour iWàee ' 

A se donner lui-même à nous, 
Souvent, et sans partage. 

Consacrez-lui vos voix naissantes, 
Tendres enfans ' 

M de vos âmes innocentes 
n j ./l? ?<^"^ encens : 
On doitTaimer dans tous les tems 
. iMns tous les âges ; 

Mais surtout de nos prfmi^rs ans, 
11 aime les hommages. 

Divin J^sus bonté suprême, 
AU . , ^^'^^'lez nos vœux: 
Ah I descendez, venez vous-même 
. JNous rendre heureux • 

Daignez gra^d Dieu, de vos bienfaits 
Remplir nos âmes ; 



— 203 — 

• Qu'elles ne brûlent désormais 
Que de vos saintes flânâmes. 

Honneur, amour, louange et gloire 

Au rédempteur ; 
Qu à jamais yive sa mémoire 

Dans notre cœur. * Daignez &c. 

139.-.INSTRUCTI0N SUR L'EUCHARISTIE. 

l'auguste Sacrement, 
Où Dieu nous sert d'aliment 
J y crois présent Jésus-Christ 
Puisque lui-même l'a dit. 

;^"x prêtres donnant sa loi, 

Il dit ; FAITES COMME MOI : 

C^est mon corps livré pour vous, 
O est mon sang, buvez-en tous. 

Dans la consécration. 
Le prêtre parle en son nom ; 
Aussitôt et chaque fois 
Jésus se rend à sa voix. 

Ainsi sans quitter le ciel, 
Il réside sur l'autel. 
Il fait ici son séjour, 
Pour contenter son amour. 

Le pain, le vin n'y sont plus ; 
ij est le vrai corps de Jésus. 
Son corps tient le lieu du pain • 
bon sang tient le lieu du vin. 

Il en^reste la couleur, 
La rondeur, le goût, Todeur ; 



— 204 — 

Mais sous ces faibles dehors 
On a son sang et son corps. ' 

Ne demandons pas comment ; 
fepumettons-nous seulement, 
fei nos sens peuvent errer, 
La foi doit nous rassurer.' 

Dans chaque hostie il s'est mis 
A la laçon des esprits ; 
On ne le partage point ; 
il est tout en chaque point. 

Egalement on reçoit, 
Sous quelque espèce qu»il soit. 
Avec sa divinité, * 

Toute son humanité. 

Qui le prend indignement. 

Mange et boit son jugement. 
!^ est le crime de Judas, 
■Le plus noir des attentats. 

Qui lui prépare son cœur 
Irouve en lui son vrai bonheur • 
& unissant a Jésus-Christ, 
il devient un même esprit. 

Jésus est le roi des rois 
Adorons-le sur la croix • 
Adorons-le dans le ciel •' 
Adorons-le sur l'autel. ' 

Adorons, louons, aimons, 
Le Seigneur dans tous ses dons ; 
Surtout, n'oublions jamais ' 

L abrège de ses bienfaits. 



— 205 — 



140.— MEME SUJET. 

Par les chants les plus magnifiques, 
Sion, célèbre ton Sauveur ; 
Exalte dans tes saints cantiques, 
Ton Dieu, ton chef et ton pasteur. 
Redouble aujourd'hui pour lui plaire 
Tes transports tes soins empressés ; 
Jamais tu n'en pourras trop faire, 
Tu n'en feras jamais assez. 

Ouvre ton cœur à l'allégresse, 
A tout le feu de tes transports. 
Lorsque son immense largesse 
Trouve elle-même ses trésors ; 
Près de consommer son ouvrage 
Il consacra son dernier jour 
A te laisser ce tendre gage 
Qui mit le comble à son amour. 

Offert sur la table mystique, 
L'Agneau de la nouvelle loi ; 
Termine enfin la Pâque antique 
Qui figurait le nouveau roi : 
La vérité succède à l'ombre, 
La loi de crainte se détruit ; 
La clarté chasse la nuit sombre, 
La loi de grâce s'établit. 

Jésus de son amour extrême 
Veut éterniser le bienfait ; 
Ce que d'abord il fit lui-même. 
Le prêtre à son ordre le fait : 
Il change, ô prodige admirable, 
Qui n'est aperçu que des cieux ! 



r 



— 206 -^ 

r chair devient notre aliment • "' 
I;es espèces sont le nuage ' 

Qu. nous le couvre au slcrement 
On voit le juste et le coupable 
S approcher du banquet divb 
te^'' à la même table ' 
Prendre part au même festin • 
Chacun reçoit la même hostie- 
Mais qu-il diffèrent dans leur sort 1 
Le juste tremble, et boit la We T 

L impie affronte et boit la môrV? 
Je te sai,uj, 

Toiquej'adoreetquejemange 

Loin d ti'rt"" r '''"e"«'^- 
Pain rL '- "'P'"'' '« PTO&nc, 

Mets Sefir^T '"'«"«'"«•• 

Objet seul digne de nos chants ! 
Au secours de notre misère 

Jésus se livre entièremen' 
Dans la crèche il est notre frère 
Et sur 1 autel notre aliment ' 

Il fut Jlf °"'""' '"■■ '« calvaire, 
Trilnh *"î"/°"'" '« Pécheur ; ' 

n est I,? ir*.*^","'.'"" sanctuaire, 
il est du juste le bonheur. 



\ 



— 207 — 

Honneur, aniour, louange et gloire 
Te soient rendus, 6 bon pasteur ! 
Vis à jamais dans ma mémoire, 
Soîs toujours gra\é dans mon cœur. 
pain des forts, par ta puissance, 
Soulage mon infirmité ; 
Fais, qu^engraissé de ta substance, 
Je règne dans Téternité. 



14Ï.~BIENFAITS DE JESUS-CHRIST DANS 
L'EUCHARISTIE. 

« 
Chantons l'ineffable tendresse 
De Jésus l'innocent agneau ; 
On en vit jamais de si beau ; 
Aimons-le, son amour nous presse, 

Ref, Ah ! doux agneau pour des pécheurs, 
Au milieu des douleurs. 
Quand tu te sacrifies. 
Hélas ! pour tes bienfaits 
Quel cœur pourrait jamais, '^ 
Ne pas te chérir pour la vie ? fin. 

En expirant sur le calvaire, 
L'agneau paya notre rançon : 
Il mérita notre pardon. 
Et nous fit amis de son Père. 



Ah r doux &c. 



Victime éternelle et propice 
Pour les péchés de chaque jour. 
Entre les bras de son amour 
Jésus nous offre en sacrifice. 



Ah ! doux &c. 



Si le pécheur dans sa malice, 
Souvent provoque un Dieu vengeur, 



il f 



208 — 



I^a bonté de 



i/«*. 4. 1 ^^^ Sauveur 

«efentles coups de sa justice. Ah I doux &c. 

«!„„f *'"^^'"'^' ^""™e inépuisable 
f ? i» ""•^"■'i' à tous nos besoTns •' 
il ne S'-''''"''^^'^"''^'^^ «oins 
ne del«,sse un misérable. ' Ah ! doux &c. 

Peu content d'un amour si tendro 
h ".f"" "0"? présente son corps ' 
Il nous nourrit du pain des forte ' 

Et du sang qu'il daigne répandu. Ah! doux Ac 

Offrons- ni, par un saint retour 

Offrons-Iu, tous un cœur fldêï:: Ah ! doux &c. 

Ah I doux agneau que désormais 
Vamcu par tes attraits, ' 

Jamais fe ne t'oublie ; 

. He as ! pour tant d'amour, 
O", je veux, dès ce jour, 
M'attacher à toi pour la vie. 

SECONDE SECTION. 

EXERCICE DUKA^^^^SAINTE MESSE. 
Ma. -AU COMMENCENT DE LA MESSE. 

Autourde nos sacrés autels 

Osons tous prendre place ; 
iià Jésus a pour les mortels 

he ti-ône de sa grâce. 



— 209 — 

Allons à ce Dieu do bonté ; 

Mais que la confiance, 
L'ardeur, la foi, l'humilité, 

L'amour, nous y devance. 

Pour nous ouvrir un libre accès 

Vers un si tendre père, 
Faisons-lui de tous nos excès 

L'aveu le plus sincère : 
Que la plus vive des douleurs 

Nous gagne sa clémence ; 
Et que l'amour môle ses pleurs 

A notre pénitence. 

Exaucez-nous, divin Sauveur, 

Adorable victime I 
Et détruisez dans notre cœur 

Jusqu'à l'ombre du crime. 
bienheureux ! ô chœurs des saints ! 

Et vous. Reine des anges. 
Offrez- lui de vos pures mains. 

L'encens de nos louanges. 



143.-DEPUIS LE COMMENCEMENT DE LA 
MESSE JUSQU'AU SANCTUS. 

C'est Dieu qui descend sur la terre. 
Non tel qu'il j vint autrefois. 
Au bruit horrible du tonnerre. 
Au peuple Hébreu donner des lois. 

Non sous là figure terrible 
D'un chérubin étiricelant, 
Et tel qu'il se rendit sensible 
Aux yeux d'un prophète tremblant. 



I" t 



— 210 — 

C'est le même Dieu qui irouvem« 
Et qui créa tout l'univers, ^^'"'^ 

«'"squ au fond des cœurs et des mers. 

Sous le saint voile du mystôre 
Par un excès de sa bonté ^''' 

L'IcklT' ^ îî""«' '^ ™«^^âr; 
^ éclat do sa divinité. 

Quelle race prédestinée, 

Fut iol"'"" *'"^f^'^ ^^^"« aucun lieu 
^ut jamais asseî: lortunée ' 

^ourjouir ainsi de son Dieu? 

T n^'f "i"®^^'^"^ ^e son père 
t ^^« de Dieu meurt surla 'croix • 
Et dans notre auguste mystère ' 
11 s offre une seconde fois. * 

Tout à la fois victime et nrâfr^ 
,^'un sacrifice non sa^glant^ ''» 
^ous les jours il daigne renaître 
Sur nos autels en s'immolant ' » 

Le sang d'une telle victime, 
^a-t-il donc pas tout racheté? 
Il nous invite, il nous engage 
A ce dehcieux festin ; ^ "" 
Son^..pre sang e,i vn breuvage 
*Jt son cov,„ adorable un pain^' 
Loin tout profane, tout imoie • 

Audacieux, n'entends-tu pa7'' ' 

Cette VOIX tonnante qui crie, 

i^t te menace du trépas ? 



"■■;; i 



— 211 — 

144.— DEPUIS LE SANCTUS JUSQU'AU PATER. 

AIR : Compagne de ma tendre enfance. 

Silence, ciel, silence, terre, 
Le plus redoutable mystère 
Sur cet autel et sous nos yeux s'opère, 
, L'Eternel descend en ces lieux. 
Des cieux. 

Prosternons-nous, rendons hommage 
A ce Dieu que l'amour engage, 
A nous donner de son amour le gage ; 
Rendons lui, par un prompt retour. 
Amour. 

Sans nul éclat, N®. 168 4me couplet. 
Divin Jésus, bonté suprême, page, 202. 

14».— MEME SUJET. 

AIR : Rendez pour moi mille louanges. 

Quel spectacle ma foi découvre ? 
Je vois descendre l'Eternel. ' • 

Le prêtre parle, et le ciel s'ouvre, 
Un Dieu suit l'ordre d'un mortel. 

C'est mon Jésus ; cet autel est son trône ; 
Des Chérubins quel peuple l'environne I 
Tremblez, mortels, brisez vos cœurs, 
Des purs esprits imitez les ardeurs, fin. 

C'est mon Jésus &c.; Tremblez, &c. 



■■■■# 

.', .fi,;. 



146.— MÊME SUJET. 

Voici Jésus, voici l'Agneau divin 
Qui s'est livré pour les péchés du monde ; 



— 212 — 
"uiour a son amour réponde. 2/. 

Qùfcarhi io"„:r otf„r„u'^"^"'"=-' 

Vous y gordo^ toute rôtregra„SëùT ' 

Et de nos cœurs vous mérifez î'hZnage 2/. 

yotŒ;îSl%:„I^;7PO"V«n''i'a.nou;? 
Je ae .serais vous maJo,lr ^""'"" ^°"s-'né'»e 

^---ave.SeC.^----.e.2,. 

147.— MEME SUJET. 

iiiR : Jêsua paraît en min<^ueur. 

Jésiis descend sur l'autel, 
A^e Seigneur, l'Eternel. 
^? Verbe l'Emmanuel 
Jésus descend sur l'aute] 

strrài^os^:.^°i-^^^ 

Il vient e^^SèuT"'""^'-''^^ -='««-. ' 
r^n^, ""■ """^ ""''■■e tous heureux • 

148.-MEME SUJET. 
Prodige étonnant 1 ô miracle I 



213 — 



■^.w 



Mon Dieu, dans ce saint tabernacle, 

Témoigne son amour, 
Et chaque jour, attend mon retour I 

Hé ! quoi I la majesté, la sainteté 

La grandeur suprême, 
Descend du haut des cieux,. dans ces bas lieux, 

Pour nous rendre heureux ! 
amour ! ô tendresse extrême l 
Faut-il que ta volonté même 

Te porte à t'abaisser, 
Pour engager le monde à faimer. 



149.— MÊME SUJET. 

Le voilà le Roi de gloire ; 
Sur Taulel il est présent. 
Sans le voir, je veux le croire ; 
Sa parole est mon garant, 
A l'homme il se fit semblable^ 
profond abaissement ! 
Il veut encore à sa table, 
Se faire notre aliment, 

victime salutaire i 
Jésus, verbe incarné f 
Votre sang sur le calvaire. 
Pour nos crimes fut versé. 
Sur 1 autel il coule encore^ 
Il coule pour le pécheur. 
Sang d'un Dieu ! je vous adore : 
Coulez, et lavez mon cœur. 



150.— MEME SïïJETr 

Qu'en ce saint lieu tout tremble et tout frémisse 
Le Roi des rois paraît sor nos autels : 



fi 



1^214 — 

151.— MEME SUJET. 

Sur cet autel, ah ! que vois-je paraître ? 
Le roi des c eux, Jésus mon maît^re ' 
fcïur cet autel : sainte victime ' 
Vous expiez mon crime 
Sur cet autel. 

De tout mon cœur, dans ce divin mvstArp 
Je vous adore et vous révère ^^stere, 

De tout mon cœur : bonté suprême I 
Que toujours je vous aime, 
De tout mon cœur. 

Tout est en feu sur ce trône de ffrâce • 
Lorsque mon cœur est tout de glafe ' 
Tout est^en feu : divine flamme! 
Brûlez, brûlez mon âme ; 
Tout est en feu. 

Jésus est le roi des rois, pace 204. 

Je te salue, PAIX de l'ange, - 206; 

152— MÊME SUJET. 

victime de tout crime I 
O Jésus, Sauveur de tous I 
Qui sans cesse, par tendresse. 
Daignez être parmi nous • 



— 215 



Qu'on vous aime dans vous-même ; 
Qu'à jamais tous les mortels 
Et s'empressent et s'abaissent 
Autour de vos saints autels, 

Chœurs des anges, nos louanges 
Sont trop peu pour ses bienfaits : 
Dans nos âmes de vos flammes 
Allumez les plus doux traits. 
Que sa gloire, sa mémoire, 
Son amour dans tous les tems, 
D'un hommage sans partage 
Reçoive en tout tems l'encens. 



153.— MEME SUJET. 

Réf. Roi des cieux, 
Vous nous rendez tous heureux ; 
Vous comblez tous nos vœux 
En résidant pour nous dans ces lieux, fin. 

_ Prodige d'amour ! dans ce séjour 
Vous vous immolez pour nous chaque jour ; 

A l'homme mortel 
Vous offrez un aliment éternel. 

Seigneur, vos enfants reconnaissants 
Sont pénétrés des plus doux sentimens ; 

Leurs cœurs, sans retour, 
Veulent brûler du feu de votre amour. 

Chantons tous en chœur : amour, honneur 

A JESUS NOTRE AIMABLE REDEMPTEUR ! 

Chantons à jamais 
De son amour les éternels bienfaits. 



i 



'il ' 



— 216 — 



I54.-.MEME SUJET. 

-Réf. Honneur, hommage 
Au seul au vrai Dieu 
bans cesse, d'âge en âge 
Au ciel, en tout lieu. 



iïn. 



155.-^MEME SUJET. 
Chan^t^,^ Anges, chantez, e.pri,,, ,, ,^„. 

""liVrteuV'r "r f- Pécheur. 

Mortels, prosternez-voua • rînnc 

silence. ^ ^««s , dans un humble 

Votro^R ^'' .^"^ ^^ ^«he à vos yeux 
Les esprits heureux, ' ^ ^^''' 



— 217 — 
156.— MEME SUJET. 

Adorons tous, dans ce profond mystère. 
Un Dieu caché que notre foi révère ; fdoux 

Que nos œuvres, nos cœurs et nos chants les plus 
S accordent à louer un Dieu si près de nous 
Un Dieu si près de nous. * 

Pour nous sauver et nous donner la vie 
O doux Jésus ! vous êtes dans l'Hostie • ' 
Ah ! soulagez nos maux, calmez nos passions. 
J^t répandez sur nous vos bénédictions 
Vos bénédictions. * 

Anges, témoins de ces faveurs nouvelles 
Rendez pour ndus des grâces immortelles * 
Aidez-nous à bénir l'auguste Trinité ' 

Dans la suite des temps et dans l'éternité 
Et dans l'éternité. ' 



15y.~MEME SUJET. 

Chantons, louons ce grand mystère, 
Chantons, un Dieu vient parmi nous. 
Son sang va couler sur la teçre ; 
Comme il coule, ce sang si doux I 
Comme il coule (2/.) ce sang si doux ! 

*Coule, coule, sang du Sauveur : 
Brûle, brûle, enflamme mon cœur, 
Et l'immole au Seigneur. (2/) fin. 

Tandis que les élus élevés dans la gloire 
S enivrent de ton bonheur : ' 

Lance, lance sur nous Seigneur, 

Les feux de leur ferveur, (2/.) *CouIe ko 

j — » 



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— -218 — 

Chantons, célébrons les louantes 
^.n f*"""' ^f our de notre Roi T' 
Son feu saint consume les anges • 

Comme 1 coule ce feu dans mon* 
Comme il coule (2/) ce feu dans moi f 

îîr,?r k' ^7"^"' ^^" ^" Sauveur, ' 

Bri e, brûle enflamme mon cœur, 
±it I immole au Seigneur. (2/) 

Qu'il est bon notre Roi ! exalter «o ta 
mence, exaitez sa clé- 

Mortels, son sang est à vous : 
Verse, verse ce sang sur nous, 
O Jésus, tendre époux. (2/) 

Coule, coule,, rien n'est si doux • 
Coule, coule, sang de l'Epoux, ' 
U repahds-toi sur nous. (2/) 

15§.-.P0UR LA CONSECRATION ET t a 

COMMUNION ^ ^^ 

l.-Une Voix. Abaisse les cieux 

?/t^« •' r>ieu de clémence ! 
Abaisse les cieux . 

Viens et descends dans ces bas lieux 
Le Chœur. Abaisse les cieux, &c. 

Une Voix. ** Viens f viVno r /i • 

viens ! viens î daigne exaucer nos 

[vœux: 
Ze acewn Dieu de clémence !' 

Une Voix. Yien<^ f vione r ^ 

lens I. ^ lens ! tu noua rendras heu- 

[reux ; 



h 



— 219 — 

Le Chœur, Dieu de clémence ! 

Viens ! viens I viens I (2/.) 

Le Chœur. De Jésus à jamais 

Chantons, chantons la clémence, 
Chantons, chantons les bienfaits. 

'2.,— Une Voix. Dieu rédempteur, 

Mon amour, mon espérance ' 

Dieu rédempteur, [cœur. 

Viens ! viens ! et descends dans mon 

Le Chœur. Dieu rédempteur, 

Une Voix. **Viens ! viens ! &c. De Jésus, &c. 

^.—Une Voix. Viens, à Dieu d'amour. 
Que j'appelle avec instance : 
Viens, ô Dieu d'amour, 

T />T 5"® ^o^ïier à moi sans retour. 

Le Chœur. Viens, ô Dieu d'amour, &c. 

Une Voix. ** yiens ! viens ! &c. De Jésus, &c. 



159.— POUR LA COMMUNION. 

GRANDEUR DU BIENFAIT DE LA STB. COMMUNION. 

Par un amour extrême, 
Etant près de mourir. 
Vous vous donnez vous-même 
Jésus, pour nous nourrir. ' 

Bef. O banquet admirable, 
divin mets ! 
Mets le plus agréable 
Qui fut jamais ! fin. 

Comment à votre table, 
Daignez vous, ô Seigneur, 



I 



— 220 — 

Inviter un coupable ? 
Recevoir un pécheur I 

L'auteur de la nature 
descendre de son rang I 
Nourrir sa créature 
De son corps, de son sang î 

Quand Dieu ferait aux anges 
Une telle faveur, ^ 

Auraient-ils des louanges 
i'ignes de sa grandeur ? 

XT'^A.'^w Ç^'^'" d'excellence 
N'eût-il été donné 

Qu'à l'état d'innocence 
On serait étonné. ' 

TJn don si grand surpasse 
^ ettort de notre amour • 
l'our cette insigne grâce! 
iNous n'avons nul retour 



Ï60. 



-MEME SUJET. 



( 



faveur inestimable 
De Jésus parfoit amant ' 
Lui-même, à la sainte table, 
Veut être notre aliment. 
M.ef. Ah ! qu'il est tendre 
, Ce cher époux ! 
j^ aimer ses attraits peut-on se défendre 9 
D amier ses attraits si charmans, si doux ? 

A }L^^ ^^""® ^^^^ partage, 
A 1 homme ingrat et pécheur : 
Que pourrait-il d'avantage. 
Pour gagner tout notre cœur 



— 221 — 

n veut s'unir à nos âmes. 
JKour les élever aux cieux ; 
JJous consumant dans ses flammes 
U nous transforme en des dieux. ' 

Pour combler ce grand ouvrage 
UQ son amour pur et vif 
Il prend sur lui l'esclavige • 
il se fait notre captif. 

Cherchons dans ce pain de vie 
^otre force et notre appui 
De son Dieu l'âme nourrie 
. JNe doit vivre que pour lui. 

16I.-D0UCEURS DE LA STE. COMMUNION. 

Il n'est rien de si délectable 
^ue de s approcher de cette table 
Où Jésus fait son festin, 
Dont lui-même est le mets divin. 

A manger son corps véritable, 
Le cœur pur trouve un goût ineffable • 
Dans ce céleste banquet, "* 

Il nous offre un bonheur parfait. 

Je le sais par expérience ; 
Aujourd'hui sa divine présence 
A tout inondé mon cœur 
De la plus charmante douceur. 

Plus on prend cette nourriture, 
^lus la vertu croit et devient pure • 
Ah ! recevons donc souvent 
Cet adorable sacrement. 



' !l 



iil 






— 222 — 



16*1. -PIEUX SENTIMENTS ENVERS J-C 
AVANT LA STE. COMMUNION. 

Tu vas remplir le vœu de ta tendresse, 
iJivin Jésus, tu vas me rendre heureux. 
U samte amour ! délicieuse ivresse ! 
Dans ce moment, mon âme est toute en feu. 

Ne tarde plus mon adorable père I 
Ne tarde plus à venir dans mon cœur ; 
Kien, sans Jésus, ne peut le satisfaire ; 
lout autre objet est pour lui sans douceur. 

Divin époux ! tu descends dans mon âme ; 
C est aujourd'hui le plus beau de mes jours. 
^ue tout en moi se ranime et s'enflamme • 
Mon doux Jésus ! je t'aimerai toujours. 

Il est à inoi, ce Dieu si plein de charmes. 
Mon bien-aime, mon aimable Sauveur, 
^chappez-vous de mes yeux, douces larmes : 
boulez, coulez, annoncez mon bonheur. 

Que ce bonheur est grand, incomparable l 
nu saint amour je ressens les langueurs : 
i^e ce beau feu si pur, si désirable 
Ah ! qu'a jamais je goûte les douceurs 

163.-.MEME SUJET. 



P5 



Le voici l'agneau si doux. 
Le vrain pain des anges : 
Du ciel il descend pour nous. 
Adorons-le tous. 

C'est un tendre Père, 
C'est le bon Pasteur^ 



— 223 ~ 



TJn amî sincère, 
C'est notre Seigneur. 

C'est l'amour Suprême 
Trésor de vertus ; 
C'est le ciel lui-même, 
Puisque c'est Jésus. 

C'est la sainte Hostie^ 
Le vrai pain des cieux, 
D'éternelle vie 
Gage précieux, 

Céleste modèle 
D'aimable douceur, 
Tous il nous appelle, 
Courons à son cœur. 

Au meilleur des pères 
Ah ! venons ouvrir 
Toutes nos misères. 
Qu'il veut secourir. 

Disons-lui nos peines. 
Toutes nos douleurs ; 
Il rompra nos chaînes. 
Tarira nos pleurs. 



164.— DESIRS DE LA STE. COMMUNION. 

Mon âme vous désire, 

Jésus, mon tendre époux ; 

Pour vous seul je soupire,' • 

Je veux n'aimer que vous. 

Jésus, ma douce vie, 
"g i Mon aimable Sauveur, 
J Ah I venez, je vous prie, 
W (^ Ah l venez dans mon cœur. 




— 224 -^ 

Votre double nature, 
O Jésus, homme et Dieu I 
Devient la nourriture 
De l'homme en ce bas lieu. 

Offert en sacrifice, 
Présent au sacrement. 
De Dieu l'Agneau propice, 
De 1 homme est l'aliment. 

L'homme votre chair mànffe 
Sous l'espèce du pain. 
En votre sang se change, 
feur nos autels, le vin. 

Pain qui nous fortifie, 
Pain descendu du ciel • 
Vin qm nous vivifie, * 
Qui rend l'homme immortel. 

Mon âme est affamée, 
De ce pain tout divin ; 
Elle est toute enflammée 
Du désir de ce vin. 

Cher époux de mon âme. 
U mon divin Jésus ! 
Répondez à ma flamme, 
Venez, ne tardez plus. 

Je ne puis plus attendre, 
^îuel long retardement ! 
Seigneur ! daignez m'entendre 
l^missez mon tourment. 

»r ^'^i^î ^'"* ' J® ^0^ paraître 
Mon Dieu qui vient à nous. 
Venez, changez notre être, 
Iransformez-nous en vous 



— 226 — 

165.— MEME SUJET. 

Venez, 6 le Dieu de mon âme ! 
l^ourquoi tardez-vous si longtems 
A rendre mes désirs contens, ' 
Far la douceur de votre flamme f 
A<?/ mon Jésus I ô doux Sauveur t 
Venez et régnez dans mou cœur. 

_ Le bonheur de votre présence 
:tait mon plus doux contentement ; 
. ^t ce na est un rude tourment, ' 
De souffrir longtems votre absence. 

T .fr^^^''"'T' Seigneur, de me rendre 
Les doux attraits de votre amour • 
l^ressez votre aimable retour • ' 
Venez, mon Dieu, sans plus attendre. 

Quoique le monde me présente 

^lulT' ^^ ?''^*''"'' ^* d'honneur : 
Helas ! vous le savez, Seigiieur, 

Kien hors de vous ne me contente. 

Yons êtes la vie, et la voie, 
Qui conduit au parfait bonheur ; 
Où pourrait-on, sans vous. Seigneur 
Trouver une solide joie! ' 

Jésus î mon bonheur véritable. ' 
Kemphssez mes justes désirs ; 
^coûtez mes tendres soupirs 
Que je me place à votre table ! 

Jésus, manne des cieux, paçe 82. 



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M ^1 



II 



— 226 — 

168.— MEME SUJEF. 

^ f Allons au banquet divin j 
3 i ^® Seigneur nous invite à sa table : 






Allons au banquet divin ! 
Sa chair sera le mets du festin. 



(fin,) 



Venez, dit-il, vous qui gémissez, 

Vous que le poids des douleurs accable ; 

Les mets sont tous préparés ; 
Venez, et vous serez soulagés. Allons. 

Loin de ces biens que j'attends 
Dans un exil long et déplorable, 

Entre des sentiers glissans. 
Je sens mes pas faibles, chancelans. 
D'un Dieu l'aliment délicieux. 
Son corps sacré, son sang adorable, 

Me rendent plus courageux, 

Me donnent l'espoir le plus heureux. Allons. 
prodige de bonté I 
D'un Dieu pour nous tendresse ineffable ! 

Sacrement de charité I 
Lien d'amour I signe d'unité ! 

Voulez- vous vivre ? ici vous vivrez ; 

A Dieu l'homme ici devient semblable ; 

En lui vous demeurerez ; 
• En vertus tous les jours vous croîtrez. Allons. 

ler.—MEME SUJET. 

Mille fois mon cœur vous désire, 
O mon Jésus ! hélas ! quand viendrez-voùs ! 
Etre sans vous, est un martyre : 
Venez donc, (2/) ô mon cher époux. 

Je sens une tiédeur extrême, 
Amour j sans vous je languis nuit et jour ; 



— 227 -^ 

Si rous voulez que je vous aime 
Venez donc (2/) m'embrâserd'amour. 

Je suis la brebis égarée. 
bon pasteur, préservez-^oi des loups • 
oansvousje serai dévorée: ^ ' 
Venez donc (2/) me loger 'chez vous. 

" <^f^iJ.^ ^"t- "" ^""^"^'^ <î"' crie : 
Seigneur Jésus ayez pilié de moi ; 

u n ^^ ^^ ^^^^d, fils de Marie, ' 

Que je voie, (2/) augmentez ma foi. " 

. Je suis un malade incurable • 
Mais d'un seul mot vous pouvez me'guérir • 
Sans vous, médecin charitable' ^ ' 

C en est fait, (2/)je m'en vais mourir. 

De m'nnnrnT ^^'^"^"^v je suis indigne 

J^e ni approcher de la communion ; 
Dites un mot j'en serai digne 
Et venez (2/) jusqu'en ma m'aison. 

Venez, mon ami véritable 

Mon cher trésor, mon unique bonheur • 
Sans vousje serai misérable, ' 

Venez donc, (2/) entrez dans mon cœur. 

168.-ACÏES POCR LA COMMUNION. 

AIR : Ce las séjour. 

* 

Divin Jésus, mon Sauveur adorable 
Au sacrement je vous renferme en moi • 

T?+ . '"^"^' '""^' «ane Véritable • 

Et rien n« peut me ravir cette fot ' 



i • 



li 



— 228 — 

Je reconnais, ô grand Dieu, ma misère, 
Vous êtes tout, et moi je ne suis rien : 
Je vous adore en ce divin mystère, 
Où vous m'ofifrez la source de tout bien. 

Dieu de mon cœur, hélas ! est-il possible 
Que je vous aie offensé tant de fois ! 
J'en ai. Seigneur, un regret très-sensible, 
Plutôt mourir que d'enfreindre vos lois. 

Dieu de bonté, faites que je vous aime, 
Que je réponde à cet amour, sacré ; 
Par pur amour vous vous donnez vous-même 
Que de ce feu mon cœur soit pénétré. 

Un cerf lassé dans une soif pressante, 
Cherche les eaux avec empressement ; 
Divin Sauveur ! mon âme languissante 
Vers vous soupire encore plus ardemment 



169.— MEME SUJET. 



AVANT LA COMMUNION. 



Mon bien-aimé ne paraît pas encore ! 
Trop longue nuit dureras-tu toujours ? 

Nuit que j'abhorre, hâte ton cours ; 
Rends-moi Jésus, ma joie et mes amours ; 
Pour être heureux je n'attends que l'aurore. 

De ton flambeau déjà les étincelles ; 
Astre du jour, raniment mes désirs ; 

Tu renouvelles tous mes soupirs : 
Servez mes vœux, avancez mes plaisirs ; 

,j^,,^._,„ ^4„ -w-ivj, pvi fccii-iiiui i3ui" vue ulxco. 



— 229 — 

n .*^f *>eï*Çois asile redoutable 
Oui Eternel descend de sa grandeur ; 

Temple adorable du Rédempteur • 
Si dans tes murs il voile sa splendeur. 
Ce Dieu d'amour n'en est que plus aimable, 

Sans nul éclat le Sauveur va paraître • 
Sur cet autel est-ce lui que je voTsT ' 
Jist-ce mon Maître ? est-ce mon Roi ? 

Un œil chrétien ne peut le méconnaître. . 

APÈBS LA COMMUNION. 

On^î"f ^""^ ^^^ T^J^ S"'s ïe tabernacle ; 
Quoi ! de mon ame un Dieu devient l'époux f 
Charmant spectacle ! espoir trop doux ! * 
Rendez, grand Dieu ! mon cœur dfgne de vous • 
Vous pouvez seul opérer ce miracle ' 

Amou"? dîtln^ •'' '""' *''"^^^ ^* «^"« alarmes ! 
Amour divm, je ressens tes langueurs 

Heureuses larmes ! aimables pleurs I 

To„l vl? T""' ''''"^ ^ *"^"^« ^« douceurs ! 
Tous vos plaisirs, mondains, ont moins de charmes. 

Tristes penchans, malheureux fruits du crime 

Ce K ^ ' ^^ • '"' que j'immole à son cSoixT' 
Ce Dieu m'anime : suivons ses lois. 
Parlez, Seigneur, j'écoute votre voix • 
Mon cœur est prêt, nommez-lui la vic'time. 

Ce pain des forts soutiendra mon courage • 
Esprits malins, de mon bonheur jaloux *= ' ' 

^Jue votre rage vous arme tous • '. 
Je ne crains point vos nlus terrîhlL nn„p„ . 
De ma victoire un Dieu devient Te gage? ' 

g2 



— 230 — 

II me remplit d'une douce espérance 
i^ui doit me suivre au-delà du trépas. 

Si ta puissance soutient mou bras • 
est peu pour lui d'animer mes combats ; 
11 veut encore être ma récompense. 

n.?T ""? pécheur que sa tendresse est grande 
yu elle mente un généreux retour ! 
Dieu, quelle offrande pour tant d'amour ! 

Prenez mon cœur, je vous l'offre en ce jour 

Ce cœur suffit, c'est tout ce qu'il demande. 

17O.-B0NHEUR DE L'AME QUI POSSEDE 
J. C. DANS SON CŒUR. 

AIR : Tu vas remplir^ ou Air nouveau. 

Qu'ils sont aimés grand Dieu, tes tabernacles, 
^Ju Ils sont aimes et chéris de mon cœur I 
La, tu te plais à rendre tes oracles, 
La foi triomphe, et l'amour est vainqueur. 

Qu'il est heureux celui qui te contemple, 
M qui soupire au pied de tes autels ! 
Un seul moment qu'on passe dans ton temple 
Vaut mieux qu'un siècle au palais des mortels. 

Je nage au sein des plus pures délices • 
Le ciel entier, le ciel est dans mon cœur. ' 
Dieu de bonté, de faibles sacrifices 
Meritaient-ils cet excès de bonheur ? 

Autour de moi les anges en silence 
D un Dieu caché contemplent la splendeur : 
Anéantis en sa sainte présence, 
chérubins, enviez mon bonheur. 



— 231 — 

Et je pourrais à ce monde qui passe 
Donner un cœur par Dieu même habité ! 
Non, non, mon Dieu, je puis tout par ta grâce ; 
Dieu, sauve-moi de ma fragilité ! 

En souverain règne, commande, immole ; 
Kegne surtout par le droit de l'amour. 
Adieu plaisirs ; adieu, monde frivole ; 
A Jésus seul j'appartiens sans retour. 



iyi.-ACTION DE GRACES APRES LA 
COMMUNION. 

que je suis heureux ! 
J'ai trouvé celui que j'aime : 

que je suis heureux ! 

Je tiens le Roi des cieux. 
n est présent dans moi-même 
Quoiqu'il se cache à mes yeux': 

Je tiens celui que j'aime : ' 
i que je suis heureux ! 

D'où me vient ce bonheur, 
Quoi ! mon Dieu me rend visite l 
D où me vient ce bonheur, 
V ' D'au me vient cet honneur ? 
|pieu chez moi qui ne mérite 
liue d'éprouver sa rigueur : 
^Qjon Dieu me rend visite'; 
^'où me vient ce bonheur ? 

s Cie^ .' qu'avez-vous de plus ? 
J ai vo^ biens et votre gloire. 
Ciéux 4u'avez-vous de plus ? 
u'ai tout en mon Jésus. 



— 232 — . 

n est vrai qu'il me faut croire, 
i^t qu il cache ses vertus ; 

Mais j'ai toute sa gloire ; 

Cieux! qu'avez-vous de plus ? 

. I^mbrâsez-vous, mon cœur. 
J ai mon Dieu dans ma poitrine : 

^mbrasez-vous, mon cœur 

D amour pour mon Sauveur. 
^n sa présence divine, 
*^®?»e fonds tout en douceur, 

Un Dieu dans ma poitrine ! 

Jiimbrasez-vous, mon cœur. 

Silence, tous mes sens I 
J^coutez le divin maître ; 

Silence, tous mes sens*! 

Ses oracles sont grands 
Devant lui tâchez tous d'être 

?ïï® "^°^*^' s^"s mouvemens . 
Ah I parlez, divin maître I 
feilence, tous mes sens. 

Je n'ai point de retour. 

O Jésus, pour cette grâce : 

Je n ai point de retour 

Digne de votre amour. ^ 

Faites que tout, en ma place, 
Vous bénisse nuit et jour. 

Pour cette insigne grâce, 

Je n'ai point de retour. 

Tur/. . C^uérissezmespécl-és. . 
Médecin très-charitable ; 

Guérissez mes péchés. 

Coupez et retranchez. 



— 233 — 

Sans vous, je suis incurable : 
Car mes maux sont trop cachés 

Médecin charitable, ' 

Guérissez mes péchés. 

Régnez, ô doux Jésus : 
l^ans mon âme et mes puissances ; 

Régnez, ô doux Jésus : 

Je ne résiste plus. 
Pardonnez-moi mes offenses 
J en suis contrit et confus : ' 

Bans toutes mes puissances. 

Régnez, ô doux Jésus. 

1^2.— MEME SUJET. 

Rendons nos vœux et nos louanges 

A l'immortel ; 
L'homme est nourri du pain des anges 
A son autel. 
W' Que ce pain est délicieux ! 
u TT- ^,C!hantons sans cesse : 
Vive Jésus, le Roi des cieux. 
Qui jusqu'à nous s'abaisse.'! fin. 

Mortels, ne portons plus d'envie 

Aux bienheureux : 
Ici no'îs possédons la vie, 

Aussi bien qu'eux. Que ce pain. 

D'où me vient, ô bonté suprême 
Ce grand bonheur ? ' 

Quoi ! vous nourrissez de vous-même 

Un vil pécheur I Que ce nain, 

La brebis prend pour nourriture 
Son vrai pasteur ; 



':r 



II! 



i 



— 234 — 

Le ciel repaît la créature, 

Bu créateur. ' Que ce pain. 

Bénis donc sans cesse, 6 mon âme 
Ce Dieu charmant ; * 

Pour toi le beau feu qui l'enflamme 

Est consumant. Que ce pain. 

Que peut-il faire davantage, 

En ce grand jour, 
Que de se donner pour le gage 

De so n amour. Que ce pain. 

1T3.~-MEME SUJET. 

^i^ : Le point du jour. 

En ce beau jour, 
Mon doux Jésus dans sa tendresse extrême, 
Descend de la céleste cour • 
De mon cœur il fait son séjour 
Et m'unit à son être même, 
En ce beau jour. 

En ce beau jour ; 
Le plus heureux, le plus doux de ma vie 
Je me consacre sans retour, * 

Par les nœuds du plus saint amour 
Au cœur de Jésus, de Marie, 
En ce beau jour. 

En ce beau jour, 
O bienheureux que la gloire environne, 
Ubtenez aussi qu'à mon tour 
Je goûte un peu de cet amour 
Qui vous mérita la couronne^ 
En ce beau jour. 






— 235 — 

En ce beau jour, 
Jusqu'à la fin de ma courte carrière, 
Pour célébrer son doux retour, 
Je veux m'unir au Dieu d'amour, 
Jésus, mon sauveur, mon père, 
En ce beau jour. 

En ce beau iour, 
Tendres amis, vous tous, ô divins anges, 
Je ne puis pajer de retour 
Tant de bonté du Dieu d'amour ; 
Oflfrez-lui pour moi dos louanges. 
En ce beau jour. 

I'y4.— MEMIÇ SUJET. 

Chantons en ce jour 
Jésus et sa tendresse extrême, 

Chantons en ce jour 
Et ses bienfaits et son amour. 
Il a daigné lui-même 
Descendre dans nos coeurs ; 
De ce bonheur suprême 
Célébrons les douceurs I 

Dieu de grandeur ! 
Plein de respect je vous révère, 

Dieu de grandeur, 
J'adore dans vous mon Seigneur, 
Si ce profond mystère 
Vient éprouver ma foi. 
C'est l'amour qui m'éclaire 
Et vous découvre en moi. 

Mon divin époux. 
Mon âme à vous seul s'abandonne : 
Mon divin époux 
- Mon âme n'a d'espoir qu'en vous. 



vi~: 






— 236 — 

S",V1'"^^^ Sr^« «t tonne, 
V^u 11 s arme de fureur • 

ll^na rien qui m'étonne. 
Jésus est dans mon cœur. 

Va .1. ^["'ons le Seigneur, 

Ne cherchonsjamais qu'à iui plaire. 

TIfo. ^^r"^ le Seigneur, ^ ' 

XI fera seul notre bonheur. 
Ami le plus sincère, 
ijrenéreux bienfaiteur, 
11 est plus, il est père : 
i^onnons-lui notre cœur. 

Pour tous vos bienfaits. 
Que vous offrir, ô. divin maître? 
Ta mn A *?"^ ""^^ bienfaits, 
Je me donne à vous pour jamais, 
^nmoije sentis naître 
Les transports les plus doux 
^uand je pus vous connaître' 
Ji^t m attacher à vous. 

P«. f ?— ^®" *^"*"P"^'ssant, 
Far ta divme providence, 

Dieu tout-puissant, 
Conserve mon cœur innocent 

Des ma plus tendre enfance 
lu guidais tous mes pas : 
soutiens mon innocence 
Couronne mes combats. * 



— 237 — 

nZu"^^' ^^"®^' puissances de la terre. 

Hmna de concert vous me feriez la guérie 
Je ne crains rien ; Jésus est avec mor ' 

Cons"nîrln'f ^^'''iî ^'' ^^'•'' ^* *^^^« «* l'onde, 
Conspirent tous à me remplir d'effroi. 

^uand je verrais crouler sur moi le monde. 
Je ne crains rien ; Jésus est avec moi. ' 

Cruel satan, arme-toi de ta rage r 
Que tes démons se liguent avec toi : 
lu ne pourras abattre mon courage • 
Je ne crains rien ; Jésus est avec moi. 

Ne^rV^rV-^'T-^'"' \'?^«^tla plus cruelle 
xse me fera trahir ce Divin Roi • 

Jt^squ au trépasje lui serai fidèie; 
Mon doux Jésus sera toujours à ilioi. 

Mon bien-aimé, mon unique espérance 
Vous pouvez tout ; oui, Seigneur fe le croi. 

f:n:TJ '".^^"^ ^«^ plein'deToXneer • 
Je ne crains rien ; vous êtes avec moi. 

^^/. Non, non, je ne crains rien • 
Je ne crains rien, Jésus est avec moi. 

Voyez le No. 178. 

quS khlTvâ'' V"" ^.'''f^ ^^y'^ î^s canti. 
ques a la bte. Vierge, dans la 5ème partie. 



{ 2/ 



Kl!' 



— 238 — 

TROISIEME SECTION. 

CANTIQUES Po'^rES PREMIÈRES 
COMMUNIONS. 

ire.— SENTIMENTS BE JOIE ET nFSin<! 
D'UN ENFANT AU MOMEOT DE F AIR (T 
SA PREMIÈRE COMUNIOI^ ^ 

AIR : Tu vas remplir, 

saint Autel qu'environnent les anges. 
Qu avec transport aujourd'hui je te voîs I 
Ici mon Dieu, l'objet de mes louanges? 
M offre son corps pour la première fois. 

mon Sauveur, mon trésor et ma vie î 

Vpnp^-'''^"'.'^^"* ""^^ ^^"^ a fait choix, 
Venez bientôt couronner mon envie 

Venez a moi pour la première fois. ' 

saint transport ! ô divine allégresse ! 
Déjà mon cœur s'unit au Roi des rds 
Il est à moi le Dieu de ma jeunesse, ' 
Je suis à lui pour la première fois, 

chérubins, qui l'adorez sans cesse, 
Ainsi que vous je l'adore et je crois ; 
Mais devant lui soutenez ma faiblesse, 
J^t meguidez pour la première fois. 

A ?o*^,?«"k^— """' J^"' '^^^«*^ ^t propice ! 
A vous benir je consacre ma voix ; 

Le Dieu vivant s'immole en sacrifice, 

Jit me nourrit pour la première fois 



ÈRES 



)ESIRS 



— 239—. 

Embrassez-moi Dieu d'amour et de gloire 
Du feu sacré do vos plus saintes lois ; ' 

Et pour toujours gravez dans ma mémoire 
Ce que je fais pour la première fois. * 



17r— ACTES AVANT LA COMMUNION. 

Troupe innocente 
D'enfants chéris des cieux I 

Dieu vous présente 
Son festin précieux. 
Il veut, ce doux Sauveur, 
Entrer dans votre cœur : 
Dans cette heureuse attente, 
Soyez pleins de ferveur 

Troupe innocente. 

Actes de ^oi et S Adoration. 

Mon divin Maître ! 
Par quel amour, comment 

Daignez-vous être 
Dans votre sacrement ! 
Vous y venez pour moi : 
Plein d'une vive foi, 
J'y viens vous reconnaître 
Pour mon Sauveur, mon Roi, 

Mon divin Maître. 



Acte WEumilitè. 

Dieu de puissance, 
Je ne suis qu'un pécheur, 
Votre présence 



ii^uur j 



Ml 



— 240 — 

Mais pour voir effacés 
Tous mes péchés passés 
Un seul trait de clémence, 
Un mot seul, c'est assez, 
I>ieu de pnissance. 

Acte de Contrition, 

Mon tendre Père \ 
Acceptez les regrets 
• D'un cœur sincère, 
Honteux de ses excès ; 
Vous m'en verrez gémir 
Jusqu'au dernier soupir 
Avant de vous déplaire 
Puissé-je ici mourir, ' 
Mon tendre Père • 

Acte à^ Amour, 

Plusje vous aime, 
Plus je veux vous aimer 

bien suprême ! ' 
Qui peut seul me charmer. 
Mais, ô Dieu plein d'attraits \ 
VJuand avec vos bienfaits 
Vous vous donnez vous-même 
i'ius en vous je me plais. ' 
Plusje vous aime. 

Acte de Désir, 

Que je désire 
De ne m'unir qu'à vous ? 

Que je soupire 
Après un bien si doux I 



— 241 — 

Oh ! quand pourra mon cœur 
Goûter tout le bonheur 
D'être sous votre empire ! 
Hâtez-moi la faveur 
Que je désire. 

Voyez les Nos. 168,174. 



I-IS,— LES ENFANTS DONNENT LEUR 
CŒUR A DIEU. 

AIR : Jadis un célèbre. 

Mon cœur, en ce jour solennel 
11 faut enfin choisir un maître ; 
Balancer serait criminel. 
Quand Dieu seul est digne de Fêtre. 
icef. en est donc fait, ô Dieu Sauveur 
A vous seul je donne mon cœur. * 

A qui doit-il appartenir. 
Ce cœur qui vous doit l'existence, 
Que vous avez daignez nourrir 
De votre immortelle substance 

Vous seul pouvez me rendre heureux • 
Je le sens ; oui, votre présence * 

A pleinement comblé mes vœux 
Et fixé ma longue inconstance. * 

Que sont tous les biens d'ici-bas ? 
Qu Ils ont peu de valeur réelle ? 
Tous ensemble ils ne peuvent pas 
Satisfaire une âme immortelle. 

Que puis-je désirer de plus ? 
^e j^voocuc muii uieu iui-méme. 



— 242 — 

Ah! tous les biens sont superflus. 
Quand on jouit du bien suprême. 

Dans votre festin précieux, 
Quelle innocence et douce ivresse f 
Oh I quels plaisirs délicieux 
Me fait goûter votre tendresse I 

u 3^"^ T^'f^yez dit avec douceur • 

" Our^^nnl' P^^"^«™0" JO"g aimable ; 
u Q^and on le porte avec ardeur. 
n est léger, doux, agréable. " 

Vous voulez bien me démander 
De mon cœur la chétive offrande ; 
Hesiterai-je d'accorder 
Ce que le Tout-Puissant demande ? 

Oui, ce cœur vons est consacré, 
Je veux que toujours il vous aime ; 
J en atteste le don sacré 
Qu'il tient de votre amour extrême 



RENOVATION DES VŒUX DU BAPTÊME. 

o.ff ""^ f u"* ^,«"^eux et mémorable où nous 
avons eu le bonheur de recevoir pour la preS 

notre baotê^P T "' ''T""^'^'' ^'^ promesses de 
notre Dapteme. Lorsqu'on nous apporta sur ce.? 

Itionftrr'- '" "^'™^"* ^' "«*^« naissance? nous 
étions trop jeunes pour comprendre l'étendue du 
b lenfoit que vous nous accordiez et des obliltlns 
que nous allions contracter avec vous. Aubur- 
dhui, ;nieux instruits de votre loi saintt. Tus 



— 243 — 



éclairés sur nos véritables intérêts, nous nous 
estimons heureux de pouvoir vous donner une 
preuve solennelle de notre amour, et de confirmer, 
en présence des fidèles assemblés dans ce saint 
lieu, les promesses que nos parrains et nos mar- 
raines firent autrefois pour nous. Nous croyons 
fermement toutes les vérités que l'Église nous 
enseigne de votre part, et nous voulons faire une 
profession haute et publique de votre Evangile ; 
nous croyons surtout qu'il n'y a qu'un Dieu, qui 
a créé le ciel et la terre ; qu'en Dieu il y a trois 
personnes bien distinctes, le Père, le Fils et le 
Saint-Esprit, qui toutes trois ne font qu'un seul 
Dieu ; que le Fils, la fseconde personne de la 
sainte Trinité, s'est fait homme pour nous, et est 
mort sur la croix pour nous racheter de nos 
péchés ; que le Saint-Esprit, troisième personne 
de la sainte Trinité, est l'auteur et la source de 
toute sainteté, et qu'après être descendu sur les 
Apôtres pour les remplir de lumières et de force, 
il descend encore dans les âmes bien préparées, 
pour leur communiquer ses dons. 

Nous croyons que Jésus-Christ a établi sur la 
terre une Eglise chargée de nous instruire de sa 
loi, et de nous expliquer ses volontés ; que l'Eglise 
catholique, apostolique et romaine, est la seule 
véritable Eglise, et que, hors de son sein, il n'y a 
point de sa,lut. Nous croyons encore, ô mon 
Dieu, que vous destinez le ciel à ceux qui vous 
servent fidèlement sur la terre, et ^ue vous con- 
damnez à des supplices éternels ceux qui sont 
assez malheureux pour mourir dans votre ini- 
mitié. 

Mais, Seigneur, non contents de croire toutes 
ces vérités, nous voulons encore y , conformer 
notre conduite : nous renonçons de nouveau au 
monde et à ses fausses maximes, au démon et à 



— 244 — 
luir les plaisirs dangereux du monHp à^'iT ^ 

Ainsi soit-il. 
diront: * '" '"«'' *«»• '«» /»»*«, 

* 

CONSECRATION A LA STE. VIERGE. 

Vierge sainte, mère de Dieu notre Sauvpnr 
Vierge pleine de douceur et de mhév\cavA^ ' 

7 — '«•TV\_citÇ 



— 245 — 

dlmVr «*?''■'' *' •='"'* particulièrement sous ce 
dern er titre que nous voulons vous regarder • ne 
dédaignez pas, ô notre tendre mère, la consé- 
cration que nous vous faisons. 

' ^^„°T """"""^ 'i'^" """« w méritons pas que 
vous ayez aucun égard pour nous ; car, nous le 
confessons à a face du ciel et de la terre nous 

fnT/nir"'"' *'?" "r '=°"''"'t« entièrement 
indigne de ceux qui veulent être vos enfants. 

Mais considérez que nous sommes de pauvres 
enfants qui implorent une mère de miséricorde ^ 
nous avons été des enfants rebelles, mais nous né 
roulons plus l'être ; n'ayez pas tant égard à nos 
fautes passées qu'à la volonté présente que nouf 
avons de n'en plus commettse. ^ ^ 

notre mère, ayez pitié de notre jeune â-e 
ayez p,t,e de notre faiblesse ; montrez'' que vous 

l^lli: '"^''' ** 'î"'' •^^«"«> <!»* "^ bien voZ 

Voyez ci-après les cantiques,—./^ t^ewa, céîédrér 
par mes louanges, Jurons à id Mère d^ amour Z 
Opumante Mère de Dieu. 

CANTIQUE D'ACTION DE GRACES. 
Bénissons à jamais, page 128. 

^IhT^^S ENFANTS, AU MOMENT DE SE 
SEPARER, REMERCIENT LE SEIGNEUR 
ET S'EXCITENT A MEPRISER LE ' 
MONDE. 

Jésus l'ami de la jeunesse, 
A prêté l'oreille à nos vœux ; 
Je veux, dit-il. dans ca fonri».occ0 
Kendre tous ces enfants heureux. 



— 246 •— 

A rinstant cet aimable père 

Daigne descendre dans nos cœurs 

Ah I que nos cœurs, ah ! que nos cœurs 

Ont été charmés de lui plaire : 

Ah I que nos cœurs, ah ! que nos cœurs. 

Croûtent d'ineffables douceurs ! 

Pour le présent inestimable 
Dont Dieu vient de nous honorer. 
Un amour et vif et durable. 
C'est là le prix qu'il faut dinner. 

Que notre cœur s'offre sans cesse, 

Et répétons à tout instant : 

Je suis content, je suis content, 

Jésus m'accord^^ sa tendresse ; 

Je suis content, je suis content 

Je veux vivre en le bénissant. ' 

Jeunes amis, que la tendresse 
Unissait des nœuds les plus doux 
Nous avons appris la sagesse, ' 
Il en est temps, séparons-nous ; 
On va cesser de nous instruire, 
Il le faut donc, séparons-nous ;' 
Séparons-nous, séparons-nous, 
Mais sans nous lasser de nous dire • 
Méprisons tous, méprisons tous, ' 
Un monde trompeur et jaloux. 



— 247 — 

QUATEIEME SECTIOJST. 



irs. 



CANTIQUES POUR LA CONFIRMATION. 



180,— POUR LES ENFANTS QUI SE PRE- 
PARENT A LA CONFIRMATION. 

Jeunes chrétiens, voici le temps 

Où le Dieu de lumières 
Vient ajouter des dons récens 

A ses faveurs premières. 
Il a lavé vos jours naissants 

Dans l'onde du baptême ; 
Il va munir vos tendres ans 

Du doux sceau du Saint-Chrême. 

\ 

De TEsprit sanctificateur 

La flamme ienfaisanto 
Va rallumer dans vous l'ardeur 

D'une foi languissante, 
Et sur vous graver à jamais 

La vertu salutaire, 
Qui scelle des chrétiens parfaits 

L'auguste caractère. 

Sur vous d'un des pontifes saints 

La parole efficace 
Fera descendre par ses mains 

Les sources de la grâce ; 
Préparez-vous à son aspect 

Dans la plus humble attente, 
Et rappelez avec respect 

Le Dieu qu'il représente. 



'Il^ll 



— 248 — 

Versez sur vos jours criminels 

Des pleurs de pénitence, 
Et sans cesse, aux pieds dès autels 

implorez sa clémence. ^ ' 

18,._invocatÎ^^ SAINT-ESPEIT. 

E»Sr|;,.'^5^''t?>"-denosâme8. 
Si j * ^"i nous animez • 

i^es coeurs que vous avez formés. 

Venez ; par uu rayon nmn.V,. 

Daignez nous désillerTs Lux • 
Venez nous dégager du viœ ' 

Et nous embraser de vos feui. 

Nousfcsftom^''"^''""°'^^=« 
TTf o ? tomber en lariffiieur • 

'^rrns"tat:rv^F 



— 249 — 

Nous mL"^ • '• *"^*^™P^«"t du monde, 
^ous méprisions sa vanité, • 

No,?r ^^"«.""e paix profonde, 
iNous marchions vers l'éternité! 

Faites-nous connaître le Père 
faites-nous connaître le Fils * 
Et vous-même, en qui l'on révère 
Le saint nœud qui les tient unis. 



18a.— MEME SUJET. 

Dieu d'amour, en ce jour I • 
Viens et descends dans mon âme 

Ou. viens, mon âme est à toi sanTretour • 
*Mon cœur qui te récIaAe, ' 

Abjure ses erreurs, 

Brûler de tes saintes ardeurs. Mon cœur. 

^V^Pourquoi, loindetoi, 

Cherche-je un bonheur frivole » 

*C''esÏÏn ^*'^- '^"^^"^ ^"^ «^"« ta loi. 
est elle qui console 

les vrais adorateurs ; 
Appuyés sur ta parole, 
Ils sont au-dessus des malheurs. C'est elle. 

Il es< temps, je me rends. 
Sieigneur, ta bonté m'enchante • 

*So,r; f'':^' î"^ P'"« doux'senHmens • 
'^i^oiis ta loi bienftisante «""mens . 

bi tu veux, ô mon Dieu, 

Viff r ™^" ^"'® inconstante. 

Viens 1 y graver en traits ri. fL o , . 

^ ^^^, k3uub la 101, 



— 250 — 

Si jamais j»oubIiais 

La loi que tu m'as tracée, 
Je m abandonne à tes justes arrêts ; 
yue ma langue glacée 
S attache à mon palais, 
i^t que mon âme lassée 
^e trouve ni repos ni paix. 
Voyez les Nos. 3, 4. 



Que ma langue. 



183.-LES SEPT DONS DU ST.-ESPRIT. 

La Sagesse» 

M.?Aa''°^®"'* ''^ P^'^« ^«"s cesse, 
Mais où se trouvent les heureux ? 

Les hommes prêchent la sagesse. 

^i^^«> sagesse fuit loin d'eux. ' 

bûr du bonheur quand on est sage 

Je veux aussi le devenir ; ^ * 

Avoir la sagesse en partage, 

C est aimer Dieu, c'est le servir. 

La science, 

Vn^rrl^"*^ ^'*^"' "« ^^e« connaître, 
Voila tout ce qu'il faut savoir ; ' 

De ses penchants on devient maître. 
On est esclave du devoir * 

Ayons tous cette connaissance ; 
Elle est pour nous le plus grand bien 
Quand on a pas cette science, 
Ln sachant tout on ne sait rien. 

L'' Intelligence, 

Don précieux d'intelligence 
Accompagnez toujours ma foi'; 



langue. 



RIT. 



— 251 — 

Je n^ai besoin d'autre science 
Vjue de bien comprendre la loi. 

x^^l^'^l^} ^^ P'^^^ ^^ si sainte ; 

Mille fois heureux qui la suit ! 

^ loi ! oue, dans mon cœur empreinte, 

Je teméditejouretnuitl' 

■Le Conseil. 

Esprit saint, j'ignore la route 
^ju il faut suvre pour me sauver • 
Souvent je balance et je doute, ' 
Je marche et ne puis arriver. 
Sans cesse l'ennemi m'assiège- 
La crainte agite mon sommeil! 
De tous côtés ce n'est que piège ; 
-bsprit saint, soyez mon conseil. 

Za Piété. 

piété ! quels sont tes charmes \ 
lu remphs seule nos désirs : 
Par toi nous sont douces les larmes, 
M. nos devoirs font nos plaisirs : 
est par ton pouvoir ineffable 
^ue la vertu nous sait charmer • 
Puisque tu nous rends tout aimable, 
Comment peut-on ne pas t'aimer. 

La Force. 

Divin Esprit, Esprit de force, 
Je ne veux d'autre appui que toi : 
C^u il règne un éternel divorce 
Entre tes ennemis et moi. 
Bes monstres cherchent à m'abattre. 
Je veux par toi les étouffer ; 
Le monde vient pour me combattre, 
Jrar toi le veux en frinmnV^n*. 



''i. 



f 



— 252 — . 

La Crainte, 
Seigneur, votre volonté sainte 
m souvent pour nous sans appas • 
Juste, vous inspirez la crainte, ' 
U souvent on ne vous craint pas. 

Que peut-il pour ou contre nous ? 

Orand Dieu I que j'apprenne à vous craindre 

A ne craindre même que vous ' 



19; ! 



184.-LE CHRETIEN REMPLI DU SAINT 
MONDE ET SE DONNE TOUT A DIEU. 

AIR ; Asile où la Mère de Dieu. 

Quel feu s'allume dans mon cœur. 
Quoi I Dieu vient habiter mon âme î 
A son aspect consolateur 
Et je m'éclaire et je m'enflamme 
Je t adore. Esprit créateur. 

■^«3/ Parais Dieu de lumière, (2/) 

Et viens renouveler la face de la terre. (2/) 

Je vois mille ennemis divers 

Conjurer ma perte éternelle ; 

J entends tous leurs complots pervers • 

Dieu rompt leur trame criminelle : ' 
%!u Us retombent dans les enfers. 

Quels sont ces profanes accens. 
ces ris et ces pompeuses fêtes ? 
i>e ^aal ce sont les enfants : 
De fleurs ils couronnent leur têtes 
Que va frapper la faux du temps. 



— 253 — 

Voyez comme les insensés, 
Dansent sur leur tombe entr'ouverte I 
La mort les suit à pas pressés ; 
fin riant ils vont à leur perte : 
Dieu regarde : ils sont terrassés. 

-, ^^2}. ' pour un instant de plaisir, 
Mon Dieu, j'oublierais ta loi sainte I 
Dans l'égarement du désir, 
Je pourrais vivre sans ta crainte ! 
JNon, mon Dieu, non plutôt mourir. 

Chrétien par amour et par choix, 
M fier de ton ignominie, 
Je t'embrasse, divine croix I 
C est toi qui m'as donné la vie : 
feur mon cœur je connais tes droits. 

Si quelques instants égaré. 
Jeté fuyais, beauté divine. 
Allume en mon cœur déchiré 
Allume une guerre intestine :' 
. De remords qu'il soit dévoré. 

Ah ! plutôt règne, Dieu d'amour, 
feur ce cœur devenu ton temple 
Que je t'honore dès ce jour ; * 
Que mon œil charmé te contemple 
Dans l'éclat du divin séjour. 

Voyez le No. 178. 

1§5.-~LE CHRETIEN S'AFFERMIT CONTRE 
LE RESPECT HUMAIN ^^^^^^ 

. _ Quelle nouvelle et sainte ardeur 
En ce jour transporte mon âme I 
Je sens que l'Esprit créateur 
De son feu tout divin m'pnflnmmo 

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— 254 — 

Bef. Vive Jésus, je crois, je suis Chrétien • 
Censeurs, je vous méprise ; *" 

Lancez lancez vos traits, je ne crains rien. 
Mon bras vainqueur les brise. 

Il fauty dans un noble combat^ 
Pour vous. Seigneur, que j« m'engage ; 
Vous m'avez fait votre soldat, 
Vous m'en donnerez le courage. Vive Jésus, 

Du salut le signe sacré 
Arme mon front pour ma défense • 
Devant lui l'enfer conjuré ' 

Perdra sa funeste puissance. Vive Jésus. 

Le mépris d'un monde insensé 
Pourrait-il m'alarmer encore ? 
Loin de m'en trouver offensé^ 
Je sens aujourd'hui q,u'il m'honore, V. Jésus, 

Dans sa fureur l'impiété 
Veut me ravir le Dieu que j'"aime • 
Je veux, fort de la vérité, ' 

Lui dire toujours anathème. Vive Jésus. ' 

A la mort fallût-îl s'offrir, 
Ou perdre, hélas ! mon innocence, 
Grand Dieu ! je consens à mourir 
Ne souffrez pas que je balance. Vive Jésus, 

Seigneur, à vos aimables lois 
Le grand nombre serait rebelle 
Que mon cœur, const-mt dans son choix 
Y serait encore plus fidèle. Vive Jésus, 

Etre à vous,, c'est là notre honneur, 
Divm conquérant de nos âmes \ 
Vous servir est notre bonheur ' 

céleste obio<- /^-^ •->^" fl„„ • T-r. ^- 

^ v.^;ric^5.c oj-yv;. v4v; iiuû natiiiiies I vive Jésus.. 



len ; 
iiîs rieiîy 

âge; 

ive Jésus, 



ive Jésus. 



V. Jésus. 



ve Jésus. ' 



''e Jésus. 



101 X. 



^e Jésus. 



i 



e J.ésus^ 



— 256 ^ 

Chrétiens, ranimons notre ardeur • 
Contemplons la palme immortelle. * 
i|e ciel k promet au vainqueur, 
Combattons et mourons pour elle î 

1$6.-,MEME SUJET. 

Bravons les enfers. 

Brisons tous nos fers, 
Sortons de l'esclavage ; 

Unissons nos voix, 

Rendons à la croix 
Un sincère et public hommage. 

Jurons haine au respect humain 
Brisons cette idole fragile • 
Sur ses débris que notre main 
Elevé un trône à l'Evangile. 

Chrétiens, d'une vaine terreur 
feerons-nous toujours la victime I 
Viu H soit banni de notre cœur 
Le cruel tyran qui l'opprime. 

Sous le joug d'un monde censeur 
Nous gémissons dès notre enfance : 
Recouvrons, vengeons notre honneur. 
Proclamons notre indépendance. 

Partout flottent les étendards 

Qu arbore a nos yeux la licence ; 
Faisons briller à ses regards 
La bannière de l'innocence. 

Tout chrétien doit être soldat 
Kemph d honneur, né pour la gloire • 
Quand son chef le mène au combat ' 
Trembxant, il fuirait la victoire I 






' 



— 256 — 

Divin Roi, jusqu'à mon trépas 
Mon cœur te restera fidèle ; 
Puisse la croix guidant mes pas, 
Me voir tomber, mourir prés d'elle. 

Chrétiens, le signal est donné. 
Hâtons-nous, courons à la gloire ; 
L'heure du triomphe est sonné. 
Le ciel nous promet la victoire. 

Voyez les Nos. 120, 127, 128, 129. 
Cantiques d'actions de grâces. No. 81. 



CINQUIEME PARTIE. 



CANTIQUES EN L'HONNEUR DE LA TRES- 
SAINTE VIERGE. 



PEEMIERE SECTION. 



DEVOTION A MARIE. 



ISr.— BONHEUR DE SERVIR MARIR 

Heureux qui dès le y>remier âge, 
Honorant la Reine des cieux, 
Fuit les dons qu'un monde volage 
Etale avec pompe à ses yeux ! 

j>- r Qu'on est heureux sous son empire f 
'S« J Qu'un cœur pur y trouve d'attraits l 
*§ 1 Tout y ressent, tout y respire 
P^ l L'amour,, l'innocence et la paix.. 



le. 



0. 81. 

TIE. 

LA TRES- 



[ARIE, 



pire r 
aits l 



— 255^ — 

Mondain ta grandeur tout entière 
S anéantit dans le tombeau • 
L instant où finit la carrière 
Dujuste est l'instant le plus beau. 

Le vrai serviteur de Marie, 
^ûrajamaisdesonap^ui, 
Brave Pimpuissante furie ' 
l^e 1 enfer armé contre lui. 

Mais l'éclat d'un monde volage 
|f,^"lî-'l ."OS faibles esprits, ^ 
^ le dédaigne notre hommage, 
J^t le repousse avec mépris. 

Vo^f l' f"' r*''^' '^1"*^' ^" ««tre âme ; 
vous y ferez régner la paix : ' 

C^ravez dans nous en traits de flamme 
Le souvenir de vos bienfaits. 

Mettez à l'ombre de vos ailes 

VprX'!? "^"^ ''^"^ '^"* consacrés ; • 
Vers les demeures éternelles ' 

Guidez nos pas mal assurés. 

1S8.--MEME SUJET. 

I I Qu'on est heureux sous votre empire } 

r-. l Reine des deux ! ^ '[ 2/. 

Tout vous admire, tout semble vous dire • 
Qn on est heureux sous votre empire I * 

Pour vous que tout soupire, 

1 our vous que tout respire 

Jbit Que rhapiin ii v .•_ ^ \ 

- -^, „ i un vie conspire 

A vous offrir ses vœux. 



— 258 — 

Tout ce que notre cœur désire, 
C'est de nous joindre aux esprits bienheureux^ 
Et de chanter 2/. à jamais avec eux. 






(M 



A vos douceurs tout doit se rendre 
Reine des cœurs ! 



•s 



2/ 



C'est trop attendre, c'est trop s'en défendre, 
A vos douceurs tout doit se rendre. 

Quels biens votre amour tendre 
Sur nous daigne répandre ! 
Avec son secours nous pouvons prétendre 
Aux célestes faveurs. 

Nos ennemis, pour nous surprendre. 
Ont beau s'armer des traits les plus vainqueurs ; 
Vous triomphez 2/. de leurs vaines fureurs. 



1S9.-.M0TIFS DE CONFIANCE EN MARIE. 

Vous qu'en ces lieux combla de ses bienfaits 

Une mère auguste et chérie, 
Enfans de Dieu, que vos chants à jamais 

Exaltent le nom de Marie. 2/. 

*Je vois monter tous les vœux des mortels 

Vers le trône de sa clémence ; 
Tout à sa gloire élève des autels 

Des mains de la reconnaissance. 

EefraM. 

Nous qu'en ces lieux combla de ses bienfaits 

Une mère auguste et chérie, 
Enfants de Dieu, que nos chants à jamais 

Exaltent le nom de Marie. 2,/I 



— 259 — 



nheurcux^ 

] 2/ 
fendre, 



prétendre 



mqueurs ; 
•eurâ. 



r MARIE. 

ifaîts 

is 



tels 



2/^ 



nfaîts 
aïs 



%K 



Ici, sa voix puissante sur nos coèiirs, 

A la vertu nous encourage ; 
Sur le saint joug elle répand des fleurs, 

Notre innocence est son ouvrage. 2/. 

*Si le lion rugit autour de nous. 

Elle étend ses bras tutélaire. 
L'enfer frémit d'un impuissant courroux, 

Et le ciel sourit à la terre. 

Quand le chagrin, de ses traits acérés, 

Blesse nos cœurs et les déchire ; 
Sensible mère, elle est à nos côtés ; 

Avec nos cœurs le sien soupire. 2/. 

♦Combien de fois sa prévoyante main 

De l'ennemi rompit la trame ! 
Nous la priions, et nous sentions soudain 

La paix descendre dans notre âme. 

Battu des flots, vain jouet du trépas, 

La foudre grondant sur sa tête. 
Le nautonnier se jette dans ses bras. 

L'invoque et voit fuir la tempête. 2 /. 

*Tel le chrétien, sur ce monde orageux, 

Vogue toujours près du naufrage : 
Mais à Marie adresse-t-il ses vœux. 

Il aborde en paix au rivage. 

Heureux celui qui, dès ses. premiers ans. 

Se fit un bonheur de lui plaire ! 
Heureux ceux qu'elle adopta poui* enfans * 

La Reine des cieux est leur Mère. 2/, 

*Oui, sa bonté se plaît à secourir 

Un èœur confiant qui la prie. 
Siècles, parlez ! ! ! Vit on jamais périr 

Un vrai serviteur de Marié ? 

Vos fronts, nécheurs. nâli^sâiit abaitus. 
A l'aspect du souverain Juge, 



'Il i 






Pl 

m 



2/ 



— 260 — 

Ah ! si Marie est Reine des vertus. 

^ Des pécheurs «Ile est le refuge. 2 f 

Déposez donc en son sein maternel ^* 

Votre repentir et vos larmes. 
Elle priera des mains de l'Eternel 
iiientot s'échapperont les armes. 

Si vous avez, dans toute sa fraîcheur. 

Conserve la tendre innocence, 
Ah I votre Mère en a sauvé la fleur ; 
^ E"e vous garda dès l'enfance. 
A son autel, venez, enfants chéris 

Savourez de saintes délices • ' 
Me en mente les prémices. 

Séjour sacré temple saint, lieu chéri, 

Pn„/îf"n ^""""^ ^"^^*®^ *0û enceinte ? 
J^ aut-il aller de ce monde ennemi 

*m A^^^ "^^ meurtrière atteinte ? 2 / 
*Tendre Marie, ah î nous allons périr f 

Le scandale inonde la terre ! 
Veillez sur nous, daignez nous secourir • 

Montrez-vous toujours notre mère. 

190.~MARIE EST NOTRE CONSOLATION. 



Tendre Marie, 
Mère chérie, 
vrai bonheur 
Du cœur 



Ma tendre Mère, 
En toi j'espère, 
^ois mes amours? 
Toujours î \ 



2/ 



Tout ce qui souffre sur k terre. 

jB.n toi trouve un puissant secours : 

Ion cœur nntend notre prière, 

i^l ton cœur nous répond touionrs 

- jf - — i 






2/. 



2/. 



— 261 -^ 

Tu viens consoler ceux qui pleurent, 
Et tu prends soin des malheureux, 
Tu viens visiter ceux qui meurent! 
Et tu les porte dans les cieax^. Tendre;. 

C'est toi qui garde rînnocence 
Dans l'âme des petits enfans ; 
C'est toi qui garde l'espérance 
Dans les cœurs liétris^par les ans. Tendre. 

Je te consacre donc mes peines, 
Je te consacre mes douleurs. 
Unissant mes larmes aux tiennes, 
Taris la source de mes pleurs. Tendre. 



191.~-C0NFIANCE EN Mi RIE. 



Je mets ma confiance, 
Vierge, en votre secours r 
Servez-moi de défense. 
Prenez soin de mes jours ; 
Et quand ma dernière heur& 
Viendra fixer mon sort. 
Obtenez que je meure 
De la plus sainte mort. 

A votre bienveillance, 
Vierge, j'ai recours ; 
Soyez mon assistance 
En tous lieux et toujours ; 
Vous-même vous êtes ma mère,. 
Jésus est votre fils ; 
Portez-lui la prière 
De vos enfiins chéris.. 



— 26^ -^ 

Siûnte Fierg© Marie 
Asile des pécheurs 
Prenez pa^ t, je vous prie, 
A mes justes frayeurs. 
Vous êtes mon refuge ; 
Votre fils est mon roi. 
Mais il sera mon juge • 
Intercédez pour moi, ' 

Ah ! soyez-moi propice, 
Quand il faudra mourir ; 
Apaisez sa justice ; 
Je crains de la subir. 
Mère pleine de zèle, 
Protégez votre enfant : 
Je vous serai fidèle 
Jusqu'au dernier instant. 

Je promets, pour vous plaire, 
u Keme de mon cœur 
De ne jamais rien faire 
Qui blesse votre honneur. 
Je veux que, par hommage, 
J^eux qui me sont sujets, 
En tous lieux, i tout âge. 
Prennent vos intérêts. 

Voye?! couler mes larmes. 
Mère du bel amour. 
Finissez mes alarmes 
Dans ce triste séjour ; 
Venez rompre mes chWnes : 
Je veux aller à vous : 
Aimable Souveraine, 
Bégnez, régnez sur nous. 



— 263 — 
1»9.— MEME SUJET. 

Trop heureux enfants de Mari«, 
venez entourer ses autels • 
Venez d'une Mère chérie * 
Ohanter les bienfaits immortels.- 

4 f pL?"^ ''^'''*'' ^^^"^s des Anges, 
£ i ^'^^^f '"«"f vos divins accords f 
^ Que tout célèbre ses louanges. 
^ L Que tout seconde nos transports. 

A7K^-f'?"^!^^^^**'^"vironne 
Au brillant séjour des élus ! 

Fn ITm '^^"* ^"^ ™^»^« couronne 
i^n toi la Reine des vertusv 

Contre la timide innocence 
^ enfer, le monde conjurés 
Veulent ravir à ta puissance 
Ces cœurs qui te sont consacrés. 

Toujours menacé du naufrage. 
Toujours rejeté loin du port 
Jouet des vents et de l'orale 
Quel sera donc enfin mon sort. 

Du sein de la gloire éternelle^ 
Ma Mère anime mon ardeur • 
fei mon cœur lui reste fidèlej 
Far elle je serai vainqueur. 



^2^4 



108.— MEME SUJET. 

Vierge sainte, rose merveille, 
Toi dont nous ainnions les autelF, 
Du haut du ciel prête Toreille 
A nos cantiques solennel» ; 
Tu sais que nous voulons te plaire, 
T'aimer, te bénir tous les jours : 
Vierge, montre-toi notre mare ) 
Toujours,- toujours, toujours. ) 



8/. 



Celui qu'écrasa ta puissance 

Veille à la porte de nos cœurs ; 

Et, pour nous ravir l'innocence, 

Sous nos pas il sème des fleurs. 

Nous pourrions, ingrats, te déplaire, 

Toi qui nous comble de bienfaits ! 
Nous, t'oublier, auguste ttière ^ \ o f 
Jamais, jamais, jamais. f *^* 

Du mondpJTi si l'indifférence 
D'amertume abreuve ton cœar. 
Lors même que, dans ta clémence, 
Tu tends les bras à son malheur. 
Nous, du moins, nous voulors te plaire, 
T'aimer, te bénir tous les jours : 
Vierge, montre- toi notre mère, ) 
Toujours, toujours, toujours. ) 

Malheur à l'aveugle coupable 
Qui trahirait l'heureux serment 
Qu'il te fit, Reine tout aimable, 
De te servir. fidèlement. 
Plutôt mourir que te déplaire. 
Toi qui nous comble de bienfaits ! 

Nous, t'oublier, auguste mère ! 

Jamais, jamais, jamais, 






3/. 



! 



3/ 



— 265 -^ 

194.-MEME SUJET. ^ 

Salut, Sainte Vierge Marie, 
Nous somross tous à vos genoux ; 
halut, entre toutes bénie • 
O Sainte Vierge, écoutez-ious : 
Comme notre mère chérie, 
Ah I soutenez-nous ici bas : 
Vierge Marie, ( „ - 
Guidez nos pas. } "•>'• 

N'êtes-yous pas la bonne étoile. 
Wui guide au loin h voyageur ? 
C est vous qui dirigez la voile 
M] humble barque du pécheur ; 
01 jamais Torage en furie 
Venait aussi nous frapper tous. 
Vierge Marie, f ' 

Jrrotégez-nous. f ^J' 

C»est vous qui rendez Tespérance 
Auxcœurs tristes et délaissés • 
C est vous qui calmez les souffrances 
Des malades «t des blessés • 
Ah 1 des écueils de cette vie 






iiOii 



i? 



Vierge Marie, J „ . 
Préservez-nous, y ^•^* 



195.— AVE MARIS STELLA. 

Vierge, étoile des mers. 
Levez-vous sur ma iki^ ; 
Calmez les flots amers 
Et chassez la tempête, 



W/, 



— 266 — 



Vierge, porte des cieux, 
Abaissez sur la terre 
Un regard de vos yeux ; 
Voyez notre misère I 

Eve donna la mort 
A sa race flétrie : 
Vous changez notre sort 
En nous donnant la vie. 

Contre les noirs enfers 
Donnez-nous la victoire ; 
Brisez, brisez nos fers : 
Vous en aurez la gloire. 

Montrez en ce moment, 
Montrez-vous notre mère ; 
A Jésus, votre enfant, 
Offrez notre prière. 

Reine de la paix, 
vous la douceur même, 
Répandez vos bienfaits 
Çans l'âme qui vous aime I 

Donnez-nous un cœur pur, 
Sainte Vierge Maiie, 
Et par un chemin sûr 
Menez-nous à la vie. 

Gloire au Père éternel. 
Gloire au Sauveur des âmes, 
A l'esprit immortel. 
Gloire à l'esprit de flammes. 



— 267 



196.— LITANIES. 

Air nouveau. 

. r Vierge Marie, 
I Nous avons tous 
,£ ^ Recours à vous : 






Mère chérie, 
^ Priez, priez pour nous. 



Elle est pure, Marie, 
Comme le rayon des cieux • 
Belle toujours, jamiJs flétrie. 
Du Seigneur elle a charmé les yeux. 

Vierge pure et féconde, 
Dans une extase d'amour, 
Elle enfanta le Dieu du monde, 
L Eternel, pour nous enfant d'un jour. 

C'est la douce lumière 
Qui seule charme les cœurs • 
Son tendre regard nous éclaire. 
Et sa main vient essuyer nos pleurs. 

C'est la Vierge puissante, 
La mère dp Dieu d'amour ; 
Elle est fidèle, elle est clémente, 
Elle est reine au céleste séjour. 

C'est la rose fleurie. 
C'est le lis pur, virginal ; 
Cest le parfum de la prairie, 
C est le feu du rayon matinal. 

Trône de la sagesse. 
Cause de notre bonheur. 
Vase de la sainte allégresse 
Vrai trésor des grâces du Seigneur. 



— 268 



â 

Ci 



Miroir de Injustice, 
Tour de David, maison d*of, 
Des pécheurs refuge propice, 
Loin de nous elle chasse la mort. 

C'est Tarche d^alliance, . 
C'est l'étoile da matin. 
C'est le baume do l'espérance 
Dans un cœur blessé par le chagrin. 

C'est la reine des anges, 
C'est la reine des élus ; 
Au^ ciel tout chante ses louanges, 
Ses bienfaits, sa gloire et ses vertus* 

197.— LE MEMORABLE. 

Souviens-toi, Vierge trésclémenfe, 
Qu'on n'a jamais vainement élevé. 
Vers ton trône de grâce, une voix suppliante: 

Les siècles nous l'ont assuré I 

M'appuyant avec confiance 
Sur cette heureuse expérience, 
Je viens me jeter à tes pieds ; 
En tremblant, j'y fais ma demeure, 
J'embrasse tes genoux, j'y pleure 
Les maux causés par mes péchés. 

Ne rejette pas ma prière, 
Reine des cieux et de la terre^ 
Et mère du Verbe éternel ; 
Mais sur nous, captifs en ce monde, 
Où l'iniquité surabonde. 
Jette un regard^ du haut du ciel f 

Protége-moi, je t'en supplie, 
Douce et gracieuse Marie, 



ante; 



— 26»!^ 

Préserve ma fragilité : ^ 
Mais surtout à l'heure dernière, 
Hm doit terminer ma carrière, 
viens, mets le comble à ta bonté 



19«.— LE SUB TUtJM: 

Pufàââtité protectrice 
Des fragiles humains, 
Vierge toujours propice, 
Veille sur nos destins. 
Mille sujets d'alarmes 
Sont semés sur nos pas ; 
Dans ce séjour de larmes 
Ne nous délaissez pas. 

Satan, la chair, le monde 
Conspirent contre nous : 
Que votre bras confonde 
Tous leurs efforts jaloux. 
Vous êtes notre mère, 
Secourez vos enfants ; 
En vous leur cœur espère ; 
Hendez-les triomphants. 

Partout à l'innocence 
Des pièges sont tendus ; 
Prenez notre défense, 
Ou nous sommes perdus. 
Ah! sur notre faiblesse 
Daignez fixer vos yeux, 
Et guidez-néus sans cessé 
Pour nous conduire aux c'eux. 



— 270 — 

199.— LE SALVE REGINA. 
AIR ; Ce has séjour. 

Je vous salue, auguste et sainte Reine, 
Dont la beauté ravit les immortels ; 
M^re de grâce, aimable Souveraine, 
Jt ne prosterne aux pieds de vos autels. 

Je vous salue, ô divine Marie ! 
Vous méritez l'hommage de nos cœurs : 
Après Jésus, vous êtes et la vie. 
Et le refuge, et l'espoir des pécheurs. 

Fils malheureux d'une coupable mère, 
Bannis du ciel, les yeux baignés de pleurs, 
Nous vous faisons, de ce lieu de misère. 
Par nos soupirs, entendre nos douleurs. 

Ecoutez-nous, puissante protectrice. 
Tournez sur nous vos yeux compatissans ; 
Et montrez-nous qu'à nos malheurs propice, 
Du haut des cieux, vous aimez vos enfants. 

douce, 6 tendre, ô pieuse Marie ! 
Vous, dont Jésus mon Dieu, reçut le jour. 
Faites qu'après l'exil de cette vie, 
Nous le voyions dans l'éternel séjour. 
REFRAIN pour Vair du M'o. 
Tendre Marié ! 
mon bonheur î 
Toujours chérie, 
Vous vivrez dans mon cœur. 



1 ^'^' 



200.— CHANT DE ST. CASIMIR. 

Reine des cieux. 
Jette les yeux 
Sur ce béni sanctuaire ; 



— 271 — 

Et des pécheurs 
Guéris les cœurs, 
Et montre-toi notre mère. 

Entends nrs vœux, 

Rends-nous heureux 
En nous donnant la victoire, 

Et pour jamais 

De tes bienfaits 
Nous garderons la mémoire. 

Mets en nos cœurs 

Les belles iQeurs, 
Symboles de l'innocence ; 

Conserve-nous 

Les dons si doux 
De foi, d'amour, d'espérance. 

Des noirs enfers 

Brise les fers, 
Ces fers d'un dur esclavage ; 

Eteins les feux 

De l'antre affreux. 
Et sauve-nous de sa rage. 

Astre des mers. 

Des flots amers 
Calme la vague écumante 

Chasse la mort, 

Et mène au port 
Notre nacelle tremblante. 

Ne souffre pas 

Que le trépas 
Nous surprenne dans le crime • 

Non, ton enfant * 

Du noir serpent 
Ne seça point la victime. 



272"- 



Si les accents 

De tes enfiints 
S'élèvent jusqu'à ton trône ; 

Dans ce séjour 

Du bel amour 
Garde-leur une couronne. 

Accorde-nous 

De t'aimer tous 
Dans la céleste patrie 

Et d'y fêter, 

St d'y chanter 
L'aimable nom de Marie, 

201.— LE PECHEUR AUX PIEDS DE 
MARIE. 

Du sein de la gloire éclatante 
Où t honorent les bienheureux, 
Tourne, ô mère compatissante,' 
Vers tes enfants tourne les yeux • 
Et si l'aspect de leur misère ' 
Ne peut apitoyer ton cœur, 
Nous consentons que notre mère 
Nous délaisse en notre malheur I 

Il est trop vrai, notre malice 
Outragfîa ton fils bien souvent ; 
Déjà le bras de sa justice 
S'est levé pour le châtiment ; 
Mais pour désarmer sa colère 
Et nous dérober à ses coups. 
Que faut-il, ô divine mère ! 
Un mot, un mot de toi pour nous ! 

^^ Dis à ton fils, mère puissante ; 
Ils sont mes enfants ces pécheurs ! 



— 273 






)E 



Il rfk^ ' ^^""^ ** ^^^^ menaçante, 

yh ! retiens tes foudres vengeurs ! " 
IJis-Ie ce mot... et pour te plaire, 
Ion fils suspendant son courroux, 
« \? •' " *^^ pardonne, ô ma îi.ère ! 
Mais qu'ils le sachent, c'est pour vous ! 

Mère aouce, mère chérie. 
Que te donner pour tes bienfaits! 
Mon cœur et mon être et ma vie? 
Je te les donne pour jamais. 
Ce don de ma recomiaissance. 
Le reçois-tu, Reine des cieux ? 
Ne trompe pas mon espérance : 
Oh l reçois-le, je suis heureux I 

Sans doute, hélas ! Vierge très pure 
Un souffle impur flétrit mon cœur, ' 
Et sa hideuse flétrissure 
Be moi t'éloigne ave< horreur : 
Pardon ! vois ma douleur amère, 
Vois mes pleurs couler constamment ; 
±^ar pitie, sois encore ma mère. 
Encore aime en moi ton enfant. 

De tes vertus suivant la trace, 
bur te-î pas conduit par l'amour, 
A t imiter, mère de grâce, 
Je vais m'efforcer chaque jour : 
Et toi, de ta main maternelle 
Bénis mes efforts frénéreux, 
Et de l'auréole immortelle 



» 



Couronne mon front dans les cieu: 



^v! 




1 



w 



— 274 — 

a02.— LES ENFANTS AUX PIEDS DE 

MARIE. 

air: Fleuve du Tage, 

Tendre Marie, Souveraine des cieux, 
Mère chérie, patronne de ces lieux, 

Veillez sur notre enfance, 

Sauvez notre innocence, 
Conservez-nous ce trésor précieux. 

Mère de vie, ô doux présent des cieux. 
De Dieu choisie pour combler tous nos vœux : 

Voyez notre misère, 

Montrez-vous notre mère : 
Protégez-nous en ces jours orageux. 

L'enfer s'élance, dans àB. noire fureur ; 
De notre enfance il veut ternir la fleur. 

A peine à notre aurore. 

Oui, nous vaincrons encore. 
Si votre amour nous promet sa faveur. 

Dès le jeune âge on peut être au Seigneur 
De notre hommage offrez-lui la ferveur ; 
Pour embraser nos âmes, 
Ah ! prêtez-nous vos flammes, 
Mère de Dieu, prêtez-nous votre cœur. 

Bienfaitrice de nos plus jeunes ans ! 
Protectrice de nos derniers momens ! 

douce, ô tendre mère, 

"Trop heureux de vous plaire, 
Toujours, toujours, nous serons vos enfans. 




— 275 — 

«03.— CONSEuRATION A LA SAINTE 

VIERGE. 
• 

Je veux célébrer par mes louanges 
La gloire de la Reine des deux ; 
Et, m'unissant au concert des anges, 
Je m'engage à la chanter comme eux. 

Sur vos pas, ô divine Marie ! 
Plus heureux qu'à la suite des rois, 
Dès ce jour, et pour toute ma vie, 
Je m'engage à vivre sous vos lois. 

Si, du monde écoutant le langage, 
Du plaisir j'ai cherché les attraits, 
A vous posséder seule en partage, 
Je m'engage aujourd'hui pour jamais. 

Admirez le bonheur de mon âme I 
ciel, soyez en même jaloux, 
Puisqu'en suivant l'ardeur qui m'enflamme, 
Je m'engage aux devoirs les plus doux. 

Par un culte constant et sincère. 
Par un vif et généreux amour, 
A servir, à chérir une mère, 
Je m'engage aujourd'hui sans retour. 

Mais si je veux lui marquer mon zèle, 
Et participer à son bonheur. 
Il faut qu'à suivre en tout ce modèle 
Je m'engage et d'esprit et de cœur. 

Mère sensible et compatissante. 
Soutiens, au milieu de ses combats. 
Les efforts d'une âme pénitente 
Qui s'engage à marcher sur tes pas. 



il 



Èi 



•—276 — 




Tu n*es plus qu'une terre étrangère 
Pour moi, monde volage et trompeur • 
Je ne veux plus servir qu'une mère 
Qui s'engage à faire mon bonheur. 

Unissez vos voix, peuple fidèle, 
Aux accords des esprits bienheureux, 
Pour chanter les louanges de celle 
Qui s'engage à combler tous mes vœux. 

304.— SEEMIKT D'AMOUR A MARIE. 



J2/. 



AIR : ^9pnt'Sainty descendez en noua. 

Bef, Jurons à la mère d'amour, (2/) 
Jurons tous en ce jour 
De l'aimer, de l'aimer sans retour. 

♦Puisse en ce jour notre tendresse 

Nous mériter son tendre amour ; 

Dans la vive ardeur qui nous presse, (2/.) 

-Répétons la promesse l a ^ 

De l'aimer, la servir toujours. ) ^«^^ 

Nous consacrons, 6 Marie, à vous plaire 
Jusqu'au dernier de nos jours, de nos ans ; 
Toujours, toujours vous serez notre mère, 
Toujours, toujours nous serons vos enfants. (2/.) 

*Mais ces sermens, mon cœur volage 

Ira-t-il un jour les trahir ? 

Ferai-je à son cœur cet outrage ? (2/.) 

Pour jamais je Ki'engage j ( o^ 

Non, non ; plutôt, plutôt mourir. \ ^f- 

Heureux l'enfant à ses sermens Adèle, 
Et qui toujours lui gardera son coeur l 



— 277 — 

Elle, en retour, reconnaissant son zèle, 

Du ciel, du ciel lui promet le bonheur. (2/) 

♦Enfants d'une mère chérie, 
Ne craignez plus pour l'avenir ; 
Malgré l'enfer et sa furie, (2/) 

Les enfants de Marie, ) 
Les a-t-on tus jamais périr ?| ^»^" 

Gage assuré de succès et de gloire. 
Vous les portez ses brillantes couleurs • 
Ce saint habit vous promet la victoire, * 
Toujours, toujours il vous rendra vainqueurs. (^) 

♦Livrez votre âme à l'allégresse, 
Enfants de la Reine des cieux ; 
Elle vous aime, et sa tendresse' (2/.) 

Vous donnera sans cesse > 
Des jours sereins et radieux. J ^ '^' 

Vivez heureux, heureux fils de Marie I 
Vivez heureux des soins de son amour I 
Vivez heureux ! la fin de votre vie 
Sera, sera le soir du plus beau jour. (2/) 



ç« I 



205— MEME SUJET. 

A la mère d'amour 
. Jurons tous d'être fidèles j 
o *{ A la mère d'amour 
Ph t Jurons de l'aimer toujours. 

La croix sur le Calvaire 
M'apprend tout ton amour. 
Et me dit qu'en ret-jur 
Je dois t'aimer, ma mère. 



— 218 — 

Tu peux par ta prière 
Tout auprès de Jésus ; 
Jamais par un refus 
T'affligea- t-il ma mère ? 

Obtiens-moi de te plaire, 
T'aimer de plus en plus.... 
Si comme ton Jésus, 
Je t'aimais, ô ma mère 1 

Au bout de ma carrière, 
Lorsque viendra la mort. 
Mon cœur prendra l'essor 
Vers toi ma tendre mère. 

Au ciel j'irai, j'espère, 
J'irai t'aimer un jour ; 
Là, pour toi mon amour 
Sera sans fin ma mère. 



aOO.— MEME SUJET. 

AIR : Le monde en vain. 

Mère de Dieu, du monde souveraine. 
Vous qui voyez à vos pieds tous les rois, 
Je vous choisis aujourd'hui pour ma reine. 
Et me soumets pour toujours à vos lois. 

Je mets ma gloire à vous marquer mon zèle 
A vous aimer, à vous faire servir ; 
Ah I si mon cœur devait être infidèle, 
Oui, que plutôt l'on me fasse mourir. 

Que contre moi l'enfer entre en furie. 
Sous votre nom l'on m'en verra vainqueur : 
Un serviteur, un enfant de Marie 
Peut-il périr ? peut-il mourir pécheur î 



— 219 — 

20r~MEME SUJET. 

Mère de Dieu, quelle magnificence, 
Orne aujourd'hui cette auguste séjour l 
C'est en ces lieux que mon heureuse enfance 
V mt à tes pieds te vouer son amour. 

j^ef. \ "^^^^^^ Marie, ô mon bonheur ! 

î Toujours chérie, tu vivras dans mon 
cœur. 2/. 

mon refuge ! ô ma reine ! 6 ma mère ! 
Combien sur moi tu verses de bienfaits ! 
Combien de fois, dans ce doux sanctuaire, 
Mon triste cœur a retrouvé la paix ! 

Mon œil à peine avait vu la lumière, 
Et ton amour veillait sur mon berceau : 
Tous mes instants, ô mon aimable mère, 
Furent marqués par un bienfait nouveau. 

Anges, soyez témoins de ma promesse ! 
Cieux, écoutez ce serment solennel I 

u 9"^' ^^'®" ^^^ ^^^*' "^^" ^^"^> P^eiïi <ie tendresse, 
Jure a Marie un amour éternel. " 

Si je pouvais, infidèle et volage, 
Un seul instant cesser de te chérir. 
Tranche mes jours, à la fleur de mon âge 
Je t'en conjure, ah 1 laisse-moi mourir. ° * 

208,— LA JEUNESSE CHRETIENNE SE 
DEVOUE AU SERVICE DE MARIE. 

AIR : Quelle nouvelle et sainte ardeur. 

Rassemblons-nous dans ce saint lieu, 
De nos cœurs offrons tous l'hommage ; 



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WëESTER.N.Y. 14580 

(716) 872-4S03 






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— '280 — 

A la Mère du Fils de Bieu, 
Nous voulons être sans partage. 

.S f Chantons, chantons sa bonté, son amour. 
^ i Elle aime la jeunesse ; 

« 1 Jurons, jurons de Taimer en retour 
^ (. Et de Taimer sans cesse. . ' 

Nous venons tous à «es genoux. 
Lui jurer l'amour le plus tendre; 
L aimer est-il rien de si doux '> 
Un cœur pourrait-il s'en défendre ? 

Sur vous est fondé notre espoir 
Pour protég-er notre jeunesse ? 
En vous rendant notre devoir, 
Nous vous demandons la sagesse. 

Puissent nos faibles sentiments 
Irouyer toujours les cieux propices ; 
Ne dédaignez pas des enfans 
Qui s'engagent sous vos auspices. 

Rendez-vous sensible à nos vœux 
Nous vous serons toujours fidèles • 
Obtenez-nous, du haut des cieux ' 
De goûter les joies étei-nelles. 



1W>9.— MEME SUJET. 



AIR 



Nouveau, ou : Peuple infidèle. 
Vierge Marie, souris à ton enfant ; 
Uh I je te prie, écoute mon serment : 

A toi, mère chérie. 

Je cjnsacre ma vie ; 



w 



•— 281 — 

■ff«/J Toujours, tOBJourg 
lu seras mes »inouM. 

Lorsque l'aurore venant polnâre au „.«„ 
De ses feux dore un horiion lointain •' 

Alors i toi, Marie, 

Je songe et je m'écrie : Toujours, &c. 

L amour qui me dévore ' 

Me force à dire encore: Toujours, &c. 

e«mrî:,5^tfc5.^. 

A toi mon cœur encore «^ ' 

J>it : Je t'aime, et fimplore : Touj. &c. 

2I0.-AM0UR FILIAL A MARIE, 
aib: OonOUenfai douée souvenance. 
Un jour qu'il t'oflS-ait sa prière 

le disait : aime-moi toujours 

Ma mère; ' 

De ton enfant sois les amours, 

Aoujours I 

Je te Touai ma vie entière ; 
Je garderai mon vœu, j'espère, 
Mon vœux jusqu'à mon d^niei jour 
Ma mère, J ^'r 

De ton enfant sois les amours, 
Toujours I 







— 282 — 



Oh ! sois sensible à ma misère ! 
Pour moi la vie sst bien amère ! 
Qu'au ciel je sois heureux un jour 

Ma m,^re ; 
Et là tu seras mes amours, 

Toujours ! 



a 

i 



211.— MEME SUJET. 

En ce jour 
bonne Madone 
Je te donne 
Mon amour. 



0^ 



Jour et nuit 
La terre entière, 
Tendre mère, 
Te bénit. 

Pour toujours 
Mon âme s'enflamme 
Et réclame. 
Ton secours. 

Pécheur, 
La bonne Madone 
Te pardonne 
De bon cœur. 



Bonne-moi, 
Marie chérie. 
Pour la vie 
D'être à toi. 

Nuit et jour 
Ma lyre soupire 
Pour te dire 
Mon amour. 

A la mort, 
Qui prie Marie, 
Plein de vie 
Entre au port. 



2ia.-INVTTAriON A LOUER MARIE. 

ç3 r Chantons, chantons, de Marie, 
*g ! Les maternelles faveurs ; 
'S j Et que l'univers publie 
^ l Ses ineffables grandeurs. 



1' 



-—283 — 

Que la tendre enfance 
De son innocence 
Nous prête la voix ; 
Et que la jeunesse, 
Et que la vieillesse 
Disent à la fois ; 



Chantons. 



Et vous aussi, chœurs des anges, 
venez en ce bas séjour 
Exalter par vos louanges 



Chantons. 



La mère du bel amour. 

Put-il sur la terre 
De plus tendre mère 
Envers ses enfans I 
' Pour tant de ttadresse, 
Montrons-nous sans cesse 
Fils reconnaissants. Chantons. 

Si son amour est extrême, 

Chérissons-la sans retour ; 

N'est-il pas juste qu'on aime 

La mère du bel amour ? Chantons. 

Mais l'âme flétrie 

Peut-elle à Marie 

Présenter ses feux ? 

Seule l'âme sainte 

Peut aimer sans crainte 

La Reine des cieux. Chantons. 

toi, qui commis le vice. 

Pleure et gémis en ce jour : 

Tes pleurs te rendront propice 

La mère du bel amour. Chantons. 



w 



— 284 *- 

Pour nous tout est piége> 

L enfer nous assiège, * 

Nous ftHons périr ; 

Toi seule, ô Marie, 

Contre sa furie 

Peux nous secourir. Chantons. 



Sauvés par ta main puissante. 
Au ciel nous louerons un jour 
p une voix reconnaissante 
La mère du bel amour. 



Chantons. 



\Mt 



2ia-L0UANGES A MARIE. 

^/. De Marie jamais i 

Bénissons les doux bienfaits, f ^«^ 

Célébrons de Marie 
Les soins pour ses enfans : 
Exhaltons dans nos chants 
Cette Mère chérie. 

^ Son cœur de notre enfance 
Partage les douleurs ; 
Sa main sèche les pleurs 
De notre adolescence. 

Ame encore innocente, 
Tu lui dois ta vertu : 
Dans ses bras ^ue crains-tu t 
Marie est si puissante ! 

Créature affligée, 
Jette-toi dans son sein : 
Tu sentiras soudain 
Ta peine soulagée. 



^/hantons. 



Cantons. 



2/ 



— 285 — 

Tendrement' elle appelle 
Et poursuit le pécheur, 
Ramène au bon Pasteur 
La brebis infidèle. 

Elle prie, et Dieu donne 
Aux pécheurs convertis 
Sa gloire en paradis : 
Ah I que Marie est bonne î 

. _/"squ*à Theure suprême, 
Mère du bon secours. 
Elle a soin de nos jours : 
Combien elle nous aime I 

Ma joie est en Marie ; 
Marie est mon soutien, 
Après Dieu, tout mon bien, 
Mon espoir et ma vie. 

Puîssé-je, pour sa gloire 
Travaillant désormais. 
Sur l'enfer à jamais 
Remporter la victoire ! 

Que tout à nK)î s'unisse, 
Reine du saint amour, 
Pour bénir nuit et jour 
votre main protectrice ! 

Divine et tendre Mère, 
Jésus est notre Roi : 
Ah 1 de grâce aîdeg-moi 
A l'aimer, à lui plaire I 

Jésus ! ô Marie ! 
Seuls régnez dans mon cœur } 




■ I 



— 286 — 

Seuls faites mon bonheur. 
Qu'avec moi tout s'écrie : 

AUTBE REFRAm pour Valt du No. 81. 

De Marie à jamais 
Chantons la tendresse extrême 
De Marie à jamais 
Bénissons les doux bienfaits 



314.~L0UANGES A MARIE. 

Adressons notre hommage • 
A la Reine des cieux : 
Elle aime de notre âo-e 
La candeur et les vœux. 
Du beau nom de Marie, 
Faisons tout retentir ; ' 
Qu'elle-même attendrie 
Daigne nous applaudir. 

Tout ici parle d'elle : 
Son nom règne en ces lieux : ' 

Nous croissons sous son aîle* 
Nous vivons sous ses yeux. ' 
Cet autel est le trône 
D'où coulent ses faveurs 
Son divin Fils lui donne' 
Tous ses droits sur nos cœurs. 

Pour nous, qu'elle rassemble 
Au pied de son autel, 
Jurons-lui tous ensemble 
Un amour éternel. 



— 287 — 

Marie est notre mère ; 
Nous sommes ses enfant^ : 
Consacrons à lui plaire 
Le printemps de nos ans. 

Vierge sainte et pure I 
Notre cœur, en ce jour, 
Vous promet et vous jure 
Un éternel amour. 
Nous voulons, avec zèle, 
Imiter vos vertus ; 
Vous êtes le modèle 
Que suivent les élus. 

Protégez-nous sans cesse, 
Des nos plus tendres ans ; 
Guidez notre jeunesse, 
Veillez sur vos enfants ; 
&t parmi les orages 
D'un monde séducteur, 
Sauvez-nous des naufrages 
Où périt la pudeur. 

REFRAIN ^owr un air nouveau. 

Une Voix. Adressons notre hommage 
A la Reine des cieux ; 
Elle aime de notre âgs 
La candeur et les vœux. 

Une Voix. Marie est notre mère, 

r ^ ^^"^ sommes ses enfants ; 

Le Chœur. Consacrons à lui plaire [ « ^ 

Le printemps de nos ans. \ ^' ) 

Une Voix. Jurons tous en ce jour 

D'aimer la mère du bel amour. 




— 288 — 

Le Chœur. Jurons tous en ce jour 

De Paimer, de l'aimer sans retour. 

Une Voix. Marie est notre mère, 

r /7x ^°"^ somnaes ses enfans ; 

Le ClKBur, Consacrons à lui plaire ( 

Le printemps de nos ans. \ ^•Z" 

ai5.— MEME SUJET. 

• Que le monde, 

Que l'enfer gronde ; 
Gloire en tous lieux 
A la Reine des cieux. 

^«/. \ TV^' ^^^®» ^^^® ®" *0"s lieux 

i 1. auguste nom de la Reine des cieux, 

i> Q"\" P"^"« Sa clémence, 

Partout Marie, ga vigilance 

Sa sainteté Prends mille soins 

Sa gloire et sa bont^ De nous dans nos besoins. 

Qu elle est fidàle I La Souveraine 

p aucun pèche De l'univers 

Son cœur ne fut taché.. Bu ciel et des enfers. 

Dans l'orage, Par la grâce 

Point de naufrage ; Elle surpasse 

Pmir Ar^"'v f '" P^"« ^«^^s saints 
Pourses bons serviteurs. Les plus hauts séraphins. 

C'est par elle o Marie 

Que j^en appelle Ma douce vie ! 

A la bonté A vous servir 

Du Seigneur irrité. Qu'on go4te de plaisiri 



— 289 — 



Vierge Mère, 
Je vous révère ; 
Je vous bénis, 
Et votre divin fils. 



Je vous aime, 
Plus que moi-môme 
De tout mon cœur, 
Après Dieu mon Sauveur 






216.— HYMNE DE ST. CASIMIR. 

^ Unis aux concerts des anges, 
Aimable Reine des cieux, 
Nous célébrons tes louanges, 
Par nos chants mélodieux. 

De Marie 
Qu'on publie 
rt I Et la gloire et les grandeurs ; 
^ I Qu!on l'honore, 

^ I Qu'on l'implore, 

l Qu'elle règne sur nos cœurs. 

Auprès d'elle la nature 
Est sans grâce et sans beauté ; 
Les cieux perdent leur parure, 
L'astre du jour sa clarté. 

C'est la Vierge incomparable, 
Gloire et salut d'Israël ; 
Qui pour un monde coupable 
Fléchit le courroux du ciel. 

Pour tout dire, c'est Marie ! 
Dans ce nom que de douceur ! 
Nom d'une mère chérie. 
Nom, doux espoir du pécheur î 

Ah ! vous seuls pouvez le dire, 
Mortels qui l'avez goûté, 



— 200 — 

Combien doux est son empire, 
Combien tendre est sa bonté. ' 



217— MEME SUJET. 
AIR : Mon âme. 



Marie, 
Mère du Sauveur 
Ma douce vie, 
Objet de mon cœur. 

Ta gloire 
Enchante les cieux. 
Et ta mémoire 
Eclate en tous lieux. 



J'espère 
Tout de ton secours ; 
tendre mère, 
A toi j'ai recours. 

Je t'aime, 
Et je t'aimerai 
Plus que moi-même, 
Tant que je vivrai. 



218.— MEME SUJET. 

Vierge Marie, daigne sourire à tes enfants • 
Leur tendre amie, reçois nos chants. 
Ah ! nous te consacrons les jours de notre vie • 

bans cesse nous te bénirons ; ' 

Et d'âge en âge, pour toi nos vœuxtonjours naissans 
feront le gage de nos sermens. 

Je veux te plaire, je veux publier à jamais., 
Ma bonne mère, tous tes bienfaits ; 
T'aimer et te servir sera ma seule affaire •: 

A toi je veux appartenir ' 

Jusqu'à cette heure où, par un trop juste retour, 
iLnhn je meure de ton amour. 



— 291 — 



219.-T0UJ0URS NOUS BÉNIRONS MARIE. 

AIR : Vierge Sainte^ rose vermeille, ^ 

A ton ser/ice, auguste Reine, 
Pour toujours nous nous consacrons ; 
Jamais, limable Souveraine, 
Jamais nous te trahirons. 
C'en est fait, d'un amour sincère 
Nous voulons t'aimer désormais : 
Nous, blesser ton cœur, tendre Mère ! 
Jamais, jamais, jamais I 



! 



« 

Si le monde veut nous séduire, 
C'est toi qui nous protégeras ; 
Si contre nous l'enfer conspire. 
Nous nous jetterons dans tes bras. 
Là nous ne craindrons plus la guerre, 
Là nous passerons d'heureux jours ; 
Tu te montreras notre mère, \ 

Toujours, toujours, toujours. [ 



Quand viendra, terrible pensée ! 
Ce dernier jour tant redouté. 
Où notre âme sera placée 
Sur le seuil de l'éternité ; 
Dans tes bras, ô mère chérie 
Nous finirons en paix nos jours ; 
Au ciel nous bénirons Marie, 
Toujours, toujours, toujours ! 



i 



3/ 



/. 



3/. 



320.— MATERNITE DIVINE DE LA B. V. M. 

t ■ 

Nous vous invoquons tous ; 
Intercédez pour nous, 
Mère de Dieu. 






— 292 — 

Priez pour vos enfants, 
Dans nos conr.bats présens, 
Dans nos derniers instants, 
Mère de Dieu. 

Votre pouvoir est grand 
Auprès du Tout-puissant, 

Mère de Dieu. 
Peut-il vous écouter, 
Ne pas vous exaucer ? 
Vous peut-il refuser, 

Mère de Dieu. 

* 

Le fruit de votre seîû 
Est le Verbe Divin, 

Mè i de Dieu. 
De vous Jésus naquit, 
Conçu du Saint-Esprit, 
De grâce il vous remplit. 

Mère de Dieu. 

De votre dignité 
Quand Fimpie a douté. 

Mère de Dieu, 
ïi'église avec horreur j 

Proscriva.it cette erreury 
A venge votre honneur,, 
Mère de Dieu. 



22I.—MEME SUJET. 

AIR t Honneur^ Hommai^e, 
JRef: Brillante aurore. 
Astre du matin, 




i 



— 293 



Dissipe des ombres 

L'épaisseur, 
Des ténèbres sombres 

La terreur. 



Nous errons sur Tonde, 

Loin du port ; 
Sois, Reine du monde, 

Mon support. 



SECOJSTDE SECTIOIT. 



SOLENNITES DE LA STE. VIERGE. 



aaa.—POUR LES FETES DE LA STB. VIERGE. 

D'être enfans de Marie, 
Il nous est si doux 1 
Venez, troupe chérie, 
Implorons-la tous. 



eâ 
«fa -^ 

P5 



2.K 



' Chantons ses louanges. 
Chantons tour à tour : 
Imitons les anges ) 
Qui brûlent d^amour. \ 

Nous célébrons sa fête, 
Et notre désir. 
Médite sa conquête 
Au sein du plaisir. 

Réunissons pour cIIq, 
Ici tous nos vœux ,; 
Cachons-nous sous son aîle. 
Nous serons heureux. 

^ ROw e uïïiî|uc amaiitê. 
Unique en douceurs J 



I 



— 204 — 



Sensible et bienfaisante 
Vous charmez nos cœurs;. 

Tout doit vous rendre hommage, 
beauté des cieux ! 
Awx pieds de votre image î 
Que nos ceeurs sont heureux l 

A Tauguste Marie, 
Venons, en ce jour, 
Consacrer pour la vie 
Nos cœurs sans retour. 



aaî.-CONCEPTION DE LA T. S. VIERGE. 



De tes enfents reçois Fhommage, 
Prête l'oreille à leurs accents : 
Seigneur, c'est ton plus noble ouvrage 
Qu'ils vont célébrer dans leurs chants. 
Ranimé par ta main puissante. 
Plein d'un espoir consolateur, 
David de sa tige mourante 
Voit germer la plus belle fleur. 2 /. 
Pleine de grâce^ ô Vierge incomparable l 
L'honneur,, la gloire et l'appui d'Israël,. 
Jetez sur nous un regard favorable ; 
De cet exil ccaiduisez-nous au ciel. 2/. 






Des misères et des alarmes 
Cette terre était le séjour ; 
Mais le ciel, pour tarir nos larmes,. 
Nous donne une mère en ce jour : 
Chantons cette mère chérie, 
Offrons-lui le don de nos cœurs,. 
Et que notre bouche publie 
shxi ses charmes et ses grandeurs. 



2/1 



— 295—- 

Elle est pure eomme l'aurore 
Qui luit dans un brillant lointain, 
Comme le lis qu'on voit écîore 
Dans la fraîcheur d'un beau matin. 
Et jusqu*aux sources de la vie, 
Par un prodige sans égal, 
Son âme ne fut pas flétrie, 
Du souffle empoisonné du mal. 

Ainsi qu'un palmier solitaire 
Qui croit sur le courant des eaux. 
Et tous les ans donne à la terre 
Des fleurs avec des fruits nouveaux 
Ainsi, loin d'un monde volage, 
Marie accomplit son destin, 
Et tous les peuples, d'âge en âge, 
Béniront le fruit de son sein. 2/. 



2 A 



2a4.— SACRÉ CŒUR DE MARIE. 

Heureux qui du cœur de Marie, 
Connaît, honore les grandeurs. 
Et qui, sans crainte se confie. 
En ses maternelles faveurs I 
Ses jours coulés sous ses auspices, 
A l'abri des périls humains. 
Seront des jours sereins, propices 
Calmes, utiles, purs et saints. 

Après le cœur du divin Maître, 
A qui seul est dû tout encens. 
Fut-il jamais, et peut-il être 
Un cœur plus digne de nos chants t 
En est-il de plus respectable. 
De plus auguste, de plus grand, 
De plus puissant, de plus aimable, 
De plus duux, de plus bieniaisaut t 



— 296 — 

Hâtez-vous d»offrir à son trône. 
Saints Anges, vos tributs d'honneur 
Ohantez du Dieu qui la couronne 
Les dons, la gloire, la splendeur. * 
Contemplez révérez en elle, 
Louez toujours, aimez sans fin, 
Ce cœur formé sur le modèle 
Du cœur de votre Souverain. 

Et nous fils d'un père coupable, 
nu^ u ®^ condamnés aux pleurs, 
Cherchons dans ce cœur secourable 
Un abri contre nos malheurs. 
Jamais il n'est inaccessible 
A nos besoins, à nos désirs ; 
Il est toujours ouvert, sensible 
A nos revers, à nos soupirs 

Pécheurs, a cet aimable asile 
Ne craignez point de recourir • 
L'entrée en est sûre et facile ' 
A la douceur au repentir. 
Vous trouverez, dans la puissance 
Et dans l'amour de ce doux cœur 
La plus infaillible assurance ' 

De fléchir le cœur du Seigneur. 

cœur de la plus tendre mère 
Cœur plein de grâce et de bonté,' 
Vous sur qui, dans notre misère, 
Notre espoir a toujours compté l 
Soyez, soyez, notre refuge 
Et notre appui dans tous les temps, 
Surtout auprès de notre juge. 
Dans le dernier de nos instans. 



— 29^? — 
225 —MEME SUJET. 

Votre cœur, aimable Reine, 
Anime nos faibles voix ; 
Plus mère que Souveraine, 
Vous faites chérir vos lois. 
Cœur puissant, cœur secourable,. 
Je mets en vous mon espoir ; 
Votre amour inexprimable 
Egale votre pouvoir. 

Pour mon cœur ce cœur sincère 
Fut percé d'un trait mortel : 
Que Tamour, divine Mère, 
MMmmole sur votre autel. 
Que ce cœur, Vierge chérie^ 
A nos cœurs offre d'appas t 
Son amour nous rend la vie. 
Au sein même du trépas. 

De ce cœur incomparable. 
L'amour termina les jours -, 
Qu'une mort si désirable 
De mes ans borne le cours t 
Quel éclat dans la nature 
Approche de sa beauté ! 
Lis brillant, ta blancheur pure. 
Le cède à sa pureté. 

Trop longtemps je fus rebelle 
A vos célestes ardeurs ; 
Chaste cœur, mon cœur fidèle 
Cède à vos charmes vainqueurs. 
Oui, mon cœur vous rend les armes. 
Vous avez comblé mes vœux ; 
L'amour fait couler me:- '9rmes ; 
Oh ! que m©n sort est heureux t 



I 



\ -, 



— 298 — 

226.— PURIFICATION DELA T S VTFRfïT? t?t 
PRESENTATION DE N. S lu teK.'^ 



aib: 



Vainqueur de V enfer. 



Lt J^iternel est adorateur ; 

Il s'offre dans le temple même 

V ictime et sacrificateur. 

Dans ce jour d'heareuse mémoire, 
Un Dieu s'humilie à mes yeux ; 

Jiuittant le trône de sa gloire, 
Il se fait victime en ces lieux! 

t 

Dieu fait enfant, Yerbô adorable. 
Il voile sa divinité. 
Et comme l'esclave coupable. 
Le rédempteur est racheté. 

Mère d'amour, mère fidèle. 
Tu présentes ce premier-né 
Qui forme une offrande nouvelle 
Dont le ciel même est étonné. ^ 

Ah ! quelle humilité profonde ' 
Pourquoi te soumettre à la loi i> ' 
Mère d'un Dieu, Vierge féconde 
Les anges sont moins purs que toi. 

« _ 

aSM'.-ANNONCIATION DE LA T. S. VIERGE. 

V Angélus Bomini nuntimit Mariœ • 
K . M concepit de Spiritu Sancto. 
Un ange ayant dit à Marie 

Vu'fillft Anfnr«f£i«>nU TX /-«i • ,i 



— 299 — 

De la grâce elle fut remplie, 
Elle conçut du Saint-Esprit. 
Ave, Maria, gratiâplena;—J)^wii7i«« tecum^ &c, 

V. Eccè ancilla Domîni ; 

R. Fiat mihi secimdûm verhum tuum» 

Voici Seigneur, l*huinble servante 

Soumise à votre volonté ; 

Je suis en tout obéissante ; 

Conservez ma virginité. 
Ave, Maria, gratiâ plena ; — Dominus tecum^ tScc* 

"V. Et verhum carofactum est ; 
R. Et hdbitavit in nobis. 

Alors le Verbe, égal au Père, 

Voulant habiter parmi nous. 

Prit au chaste sein de sa Mère 

Le corps qu'il a livré pour nous* 
Ave, Maria, gratiâ plena ; — Dominu» tecwm^ <èe^ 

V. Ora pro n&bis^ Sancta Dei Genitrix^ 

R. Ut digni efficiamur promissionilva Christi^ 

Priez pour nous. Sainte Marie, 

Obtenez nous un heureux sort ; 

Priez pour nous pendant la vie, 

Priez à l'heure de la mort. 
Ave, Maria, gratiâ plena. 

Oremus, — Gratiam tuanif quœsumuSy aie. 



328.— MEME SUJET. 



Le Dieu que nos soupirs appellent 
Hélas ! ne viendra-t-il jamais ? 
Les siècles qui se renouvellent 

A ^^j^-^ M ~,i. tir. c^a JX~«a*- ^ 

jri.v;v;uiiipiiiUiU,-iio ScS ucui cîo î- 



— 500 — 

Le verrons-nous bientôt éclore 
Ce jour promis à notre foi ? ' 
Viens dissiper, brillante aurore. 
Les ombres de l'antique loi. 

C'en est fait, le moment s'avance, 
Un Dieu vient essuyer nos plenrs ? 
il va combler notre espérance, 
Jiit mettre fin à nos malheurs. 

Fille des rois, ô Vierge aimable. 
Parais, sors de l'obscurité : 
Reçois le prix inestimable • 
Que tes vertus ont mérité, 

Des promesses d'un Dieu fidèle 
n ^^F !° *®® °*^^"s est remis ; 
Quel bonheur pour une mortelle 1 
Un Dieu va devenir ton Fils. 

Dans ta demeure solitaire, 
Je vois un Ange descendu : 
prodige ! 6 grâce I ô mystère I 
Dieu parle ; et le Verbe est conçu 

Mortels, d'une tige coupable. 
Kejetons en naissant flétris 
Dieu brise le joug déplorable 
Uù vivaient nos aïeux proscrits. 

Son amour nous rend tout facile. 
Ne combattons plus ses desseins ; 
Farmi nous lui-même il s'exile 
Pour finir l'exil des humains. ' 

Il répand des grâces nouvelles, 
Consomme ses engagements ; 
A ses lois soyons tous fidèles, 
Comme il h fut à ses sermens. 



— 301 — 
229.— LA SALUTATION ANGELIQUE. 

Salut, gloire, ô Marie 1 

Fille de Jessé ! 

Vierge sainte, et remplie 

De grâce et de beauté ; 

Le Seigneur est en vous ; 

Entre toutes les femmes, 
Je vous révère et vous bénis ; 
Béni soit Jésus, votre fils, 

Le Sauveur de nos âmes. 

Vous êtes notre mère. 

Vierge ! mère de Dieu ; 

Aidez notre misère. 

En tous teras, en tous lieux ; 

Pour de pauvres pécheurs 

Signalez votre zèle : 
Priez, pendant que nous vivrons. 
Obtenez-nous quand nous mourrons 

La couronne immortelle. 



230— MÊME SUJET. 

Auguste et divine Marie 
Nous vous saluons à genoux ; 
Vous êtes de grâces remplie. 
Et le Seigneur est avec vous. 

Bénie entre toutes les femmes, 
Vous méritez le premier rang : 
Et béni le Sauveur des âmes. 
Qui fut formé de votre sang. 

Mère de Dieu, sainte Marie, 
Soyez toujours notre support : 



i2 



I 



— 302 — . 

Priez pour nous pendant la vie 
Priez à l'heure de la mort. ' 

N. B On peut chanter ce Cantique sur Vaîr de 
l ANGELUS en ajoutant à chaque couplet : 
Ave, Maria, gratiâ plena, 
Voyez les Nos. 86—88. 

231.—P0UR LA FETE DE NOTRE DAMF 
DES SEPT DOULEURS 



AIR 



En avant, le ciel me contemple ; ou • 
Le sort au prlntemj)s de ma vie. 



Viens, pécheur, et vois le martyre 
De la mère du Roi des rois ; 
Au moment où Jésus expire, 
Vois Marie au pied de sa croix. 
Et si d'une mère chérie 

Tt ^^}^ "® P^"* sécher les pleurs, 
Ah I^ du moins pleure avec Marie, 
U toi qui cause ses douleurs. 

i» ^»^"\^'.^^* *^^ ^"^ P^^ce ï°on âme 
a n»"^ ^^^^® a jamais douloureux ; 
,, ^ est toi qui sur un bois infâme, 
^^ fais mourir mon Fils sous mes yeux. 
» m^"^ 1''^^®'' *®s ®^<^ès, tes crimes, 
^^ lu VOIS couler mon sang, mes pleurs : 
a n^ tourments de ces deux victimes 
traindras-tu d'unir tes douleurs ? '» 

Marie, ô ma tendre mère. 
Que de pleurs je vous ai coûtés ! 

J ai péché! mais pourtant j'espère, 

espère encore en vos bontés. 



I 



ir de 



m 



— 303 — 

C'est moi seul qui suis îe coupable ; 
Et Jésus souffre les douleurs 1 
Au sang de ce maître adorable 
Puissé-je enfin mêler mes pleurs. 

Puissent les clous et les épines 
Qui blessèrent mon doux Jésus, 
Imprimés par vos mains divines, 
Dans mon cœur graver ses vertus I 
J'ai causé vos longues souffrances. 
Mère d'amour et de douleurs ; 
Puissé-je, expiant mes offenses, 
Tarir la source de vos pleurs. 

Refrain pour un air nouveau. 

Ah I si d'une mère chérie 
C'est nous qui causons les douleurs, 
N'est-il pas bien juste, ô Marie, 
De mêler nos pleurs à vos pleurs ? 



232.— MEME SUJET. 



»•< 



AIR : Est-ce vous que je vois. 

D'un fils crucifié je suis la pauvre mère ! ! 
Oh î donnez une larme au moins à mon malheur. 
Voyez, vous qui passez, voyez s'il fut sur terre, 
S'il fut jamais douleur semblable à ma douleur I ! 

Les méchants le suivaient en criant : QuHl pé- 
risse. 
Un traître le vendit, et c'était son ami 1 ! 
Moi, je ïe suivis seule au lieu du sacrifice. 
Car tons ceux qu'il aima, tous de crainte avaient 
fui. 



— 304 — 

Et pour ce fils si ZrX ZtctCrr""" = 
Du supphce à mes yeux s'est dressé l'In's'trumcnt 

Hélas ! J'ago„isaTdfs:',:!^„i„rago„l! «'^''"«■"■•' 
Et de sa mort aussi que n'a?-jo p"u mouri;-, , , 

Majs^touslesjoursje meurs d'une mort bien 

Enfans qu'U m'a légués, ol/p,aig„™ m% ennuis I 

233.-VISITATI0K DE LA T. S. VIERGE 
Astres, brillez d'un feu plus donv 

l^ans les lieux où passe mS;""^ 
Monts superbes, abaissez-vouâ 
IJevant cette mère chérie. 

•5 fpj"i''°ï'.'r*"'' "étemel 
J i ?^' '0"fhe de notre misère, 
« Jusqu au trône de l'Eternel 
^ l-Uaigne porter notre prière 



Des Tiergos l'espoir et l'honneur 
Mar;e, pourquoi d'un pas rap"de ' 
Des monts franchis-tu la hauteur » 
Quell. v-ueur t'enflamme et te guide ? 



j 



— 306 — 

C'est la céleste charité 
Dont l'esprit divin t'a remplie ; 
Mère de Dieu, ta dignité , 

En toi ne l'a point affaiblie. 

Les yeux encor fermés au jour, 
Déjà Jean-Baptiste, ô Marie ! 
A ta voix tressaille d'amour, 
Au 3eïn de sa mère attendrie. 

Déjà s'offre comme Sauveur 
L'enfant-Dieu que porte Marie ; 
Et déjà l'enfant précurseur 
Annonce en Jésus le Messie. 



Hôtes dignes de leur amour, 
Vous logez Jésus et sa Mère ; 
Heureux parens ! heureux séjour I 
Jouissez d'un soi*t si prospère. 



«34.— LE MAGNIFICAT. 

Un Ange ayant dit à Marie 
Que le monde aurait un Sauveur, 
Et que le ciel l'avait choisie 
Pour mère du Dieu Rédempteur ; 

Toute ravie 
Elle chante ainsi son bonheur : 

?»'agiilflcat anima meaDomlnura, 

Et exultavit spiritaameua : in Deo salutari meo. 

Dieu qui peut tout, pouvait-il faire 
En ma faveur rien de plus grand ? 
Je reste vierge, et je suis mère ; 
Un Dieu s'unit à mon néant. 

Profond mystère, 
Dont je bénis le Tout-puissant. 






306 



Quîa respexlt bumlUtatem anclllœ s^i»' 

Qulafecltmlhir .gnà qui potens est : etsanctnmnomeneju». 



ecce enîm ex hoc 



Il aim« tous ceux qui le craignent • 
lis viven. dans son souvenir. 
Si les superbes le contraignent 
A les confondre, à les punir ; 

Les humbles régnent ; 
Sa droite a daigné les bénir. 

ordiasui. oracniosuo, disperslt su^jerbcs mente 

Touché de la misère extrême 
Ou les humains étaient réduits 
Il veut les défendre lui-même * 
Des traits de leurs fiers ennemis ; 

Bonté suprême ! 
Il leur donne aujourd'hui son Fils 

Ainsi s accomplit la promesse 
<q2u il avait faite à nos aïeux • 
La paix succède à la tristesse, 
Pour nous déjà s'ouvrent les deux • 
Et sa tendresse ' 

Partout va faire des heureux 

InsaBcula. ^ nostros. Abraham etsemlni ^us 

A jamais gardons la mémoire 
De ses bienfaits, de ses faveurs 
Toujours cédons-lui la victoire, 
Faisons-le rogner sur nos coeurs. 

Rendons-lui gloire, 
Rendons-lui d'éternels honneurs. 

Gloria Patrl, et Fllio*. 
Et Spirltul Sancto. 

Voyez les Nos. 229, 280. 



— 307 — 



)x hoc 

nejus. 



235.-. ASSOMPTION DE LA T. S. VIERGE. 



a 
•S 

tfa 

Ci 



Triomphez, Reint des cieux, 

A vous bénir que tout s'empresse : 

Triomphez, Reme des cieux, 

Dans tous les tems, dans tous les lieux. Jin. 



I eum. 
mente 



' Que l'amour nous prête 
En ce jour de fête, 
Que l'amour nous prête 
Ses plus doux accords ; 
Et que notre voix s'apprête 
A seconder ses efiorts. 



Triomphez. 



la». 

€;]us 



Célébrons en ce saint jour 
Les vertus de l'humble Marie ; 
Célébrons en ce saint jour 
Et ses bienfaits et son amour. 

Sans cesse enrichie. 

Jeunesse chérie, 

Sans cesse enrichie 

Des plus heureux dons ; 
C'est de la main de Marie, 
Enfans, que nous les tenons. Triomphez. 



Qu'à jamais de ses faveurs 
Nos chants rappelant la mémoire, 
Qu'à jamais de ses faveurs 
Le souvenir charme nos cœurs. 

Le ciel et la terre. 

Ravis de lui plaire, 

Le ciel et la terre 

Chantent ses appas 



,j? 



u 



J. 1 i I 



Ne vous béniront-ils pas ? T»iomT)hez. 



' w ■*■■■ 



— 308 — 

Achevez notre bonheur, 
Retracez en nous votre image : 
Achevez notre bonheur, 
Et gravez dans nous votre cœur 

Guidez de l'enfance, 

Par votre puissance, 

Guidez de l'enfance 
. Les pas charcelans, 
Et que l'aimable innocence 
Couronne nos derniers ans. Triomphez. 

236.— MEME SUJET. 

Avec transport les cieux l'ont proclamée 

Keme des saints, des trônes, des vertus » 

La voyez-vous ma mère bien-aimée, 

Près de son fils, près de son doux Jésus ? 2/ 

Volons, volons, mon âme, 
Lom de ce lieu mortel. 
Sur nos ailes de flamme 
Suivons Marie au ciel I 

Après ta douce mère, 

Vole, mon pauvre cœur ; 

Loin d'elle sur la terre 

Loin d'elle eât-il bonheur ? Volons. 

Et moi, son fils, comment pourrai-je vivre 
Lom des beaux lieux où se trouve sa cour ? 
Au ciel, au ciel, je veux, je dois la suivre : 
Volons, volons sur l'aile de l'amour î 2/. 

Cruel départ, qui me ravit ma mère ! 
Mui me ravis ma vie et mon espoir l 
Partons ! partons ! la vie est trop amère » 
AU ciei, au cici, volons, allons la voir. 2 /. 




309 — 



â!1 



Pour ton enfant sans doute ta prière, 
A ton Jésus demande de beaux jouFs : 
Mais ponr l'enfant qui regrette sa mère, 
Oh ! de ses pleurs qui suspendra le cours ? 

Mère d'amour, exauce, \e t'en prie, 
De ton enfant le plus ardent désir ; 
Fais qu'ici bas je vive de ta vie, 
Et de ta mort que je puisse mourir. 



2/. 



2/ 



237.— NATIVITÉ DE LA T. S. VIERGE. 

Mère de Dieu, quelle magnificence 
Orne aujourd'hui ton aimable berceau ! 
Les Anges saints veillent sur ton enfance, 
Le ciel a-t-il un spectacle plus beau ? 

i?é/. Tendre Marie, 
mon bonheur! 
Toujours chérie, \ o f 
Tu vivras dans mon cœur. ) '^* 

Voyez les quatre derniers couplets du N°. 207. 



238.— SAINT NOM DE MARIE. 

Dans nos concerts 
Bénissons le nom de Marie ; 

Dans nos concerts 
Consacrons-lui nos chants divers : 
Que tout l'annonce et le publie 
Et que jamais on ne l'oublie 

Dans nos concerts. 



lit' 



i 



— aïo— . 



Qu'un nom si doux 
Est consolant ! qu'il est aimable I 

Qu un nom si doux 
i)oit avoir de charmes pour nous ! 
Apres Jésus, nom adorable, 
h ut-il rien de plus délectable, 

Qu*un nom si doux. 

Ce nom sacré 
Est digne de tout notre hommage. 

Ce nom sacré 
Doit être partout honoré. 
Qu'il puisse partout d'âge en âge 
±itre révère davantage 

Ce nom sacré. 

Nom glorieux I 
Que tout respecte ta puissance 

Nom glorieux I * 

Et sur la terre et dans les cieux 
De Dieu tu calmes la vengeance* 
lu nous assures sa clémence 

Nom glorieux. ' ' 

Par ton secours 
L'âme à son Dieu toujours fidèle. 

Par ton secours 
Dans la vertu coule ses jours • 
Sa ferveur, son amour, son zèie 
Le nourrit et se renouvelle ' 

Par ton secours. 



)f 



ê 



239.—mem:e sujet. 

' C'est le nom de Marie 
Qu'on célèbre en ce iour • 
famille chérie, * 

. Chantez ce nom d'amour. 



— 311 — 

C'est le nom d'une mère, 
Chantez, heureux enfants ; 
Unissez pour lui plaire 
Et vos cœurs et vos chants. 

C'est un nom de puissance, 
Un nom plein de douceur ; 
Mais toujours sa clémence 
Surpasse sa grandeur. 

C'est un nom de victoire, 
Il dompte les enfers ; 
Il nous donne la gloire 
De briser tous nos fers. 

C'est un nom d'espérance 
Au pécheur repentant ; 
Un gage d'innocence 
Au cœur juste et fervent. 

Il n'est rien de plus tendre, 
Il n'est rien de plus fort ; 
Le ciel aime à l'entendre, 
Pous l'enfer c'est la mort. 

Il est doux à la terre, 
Il est plus doux au ciel ; 
Un cœur pur le préfère 
A la douceur du raieL 



La parole première 
Que dit Jésus enfant 
Fut le nom de sa mère, 

/^•l'îl Ait- r\trt cmiiY<|«rt4- 



— 312 — 

Que le nom de ma mère, 
Au dernier de mes jours, 
Soit toute ma prière, 
Qu'il soit tout mon secours. 



240.-NOTRE-DAME DU ROSAIRE. 

D*une Mère chérie 
Célébrons les grandeurs ; 
Consacrons à Marie 
Et nos Toix et nos cœurs. 

c5 r De concert arec l'Ange, 
*| J Quand il la salua, 
^ j Disons à sa louange 
f^ [Un Ave, Maria. 

Modeste créature. 
Elle plut au Seigneur, 
Et vierge toujours pure, 
Enfanta le Sauveur. 

Nous étions la conquête 
Du tyran des enfers ; 
En écrasant sa tête. 
Elle a brisé nos fers. 

Que l'espoir se relève 
En nos cœurs abattus ; 
Par cette nouvelle Eve 
Les cieux nous sont rendus, 

Marie ! ô ma mère ! 
Prenez soin de mon sort ; 
C'est en vous que j'espère 
En la vie, à la mort. 



c 

c 



— 313 — 

Obtenez-nous la grâce, 
A notre dernier jour, 
De vous voir tace à face 
Au céleste séjour. 



■ 



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241.— PRESENTATION DE LA S. VIERGE. 

ENFANCE DE MARIE. 

C'est à l'ombre du sanctuaire, 
Enfants, que votre tendre Mère 
A vu couler ses plus beaux jours, 
Ses jours de paix, hélas si courts. 

p' r Si vous aimez son innocence, 

Si vous aimez le travail, le silence, 
Heureux enfants, vous serez ses amours, 
^ Toujours, toujours, toujours ! (2/.) 

Dans sa pieuse solitude, 
La prière était son étude ; 
Elle y poussait d'ardents soupirs, 
Elle y brûlait de saints désirs . . . 

Sa voix comme celle des Anges, 
Du Très-haut chantait les louanges. 
Ses accents purs, mélodieux 
Etaient comme un écho des cieux. 

Quand le Pontife au jour de fête 
Lisait la loi du saint prophète, 
Elle écoutait avec bonheur. 
Et conservait tout dans son cœur. 

Tendre victime au Dieu qu'elle aime, 
Voulant s'immoler elle-même, 
Elle entretenait nuit et jour 
Dans son cœur un fervent amour. 



.i^\ 



— 314 — 

«^^.-CONSECRATION A MARIE. 

Air : Mon cœur^ en ce jour solennel, 

puissante Mère de Dieu, 
De tous nos cœurs reçois l'hommage I 
Vois tes enfans dans ce saint lieu 
T'ofFrant les beaux jours de leur âge, 

Jîef \ ^1^^ ®^* ^^^^ ^ai*» ï«ère d'amour, 
\ Nous serons à toi sans retour. 

^ Ce troupeau si cher à ton cœur 
S'est réuni sous tes auspices ; 
Te servir fera son bonheur, 
T'aimer ses plus chères délices. 

Daigne, pour prix de notre amour, 
Te montrer toujours notre mère : 
Et nous ferons de jour en jour 
De nouveaux eflforts poui* te plaire, 

Ah I garde-nous de tout péril, 
pieuse, ô tendre Marie ! 
Et conduis-nous de cet exil 
Dans la bienheureuse patrie. 

Puissent tous tes enfants un jour 
Se presser auprès de ton trône, 
Et, pour gage de leur amour. 
Placer à tes pieds leur couronne ! I I 
V oyez les Nos. 203—209. 



243.— POUR LE MOIS DE MARIE. 

Salut, ô beau mois de Marie î 
mois que j'ai tant désiré. 



— 316 — 

Mois que toute l'année envie, 
Augure de félicité ! 
Ton doux soleil commence à luire, 
Il est l'espoir des malheureux ; 
En toi je crois voir le sourire 
De l'aimable Reine des cieux. 

A cette époque fortupée, 
Temps de grâces et de bienfaits ; 
A notre mère bien-aimée, 
Sans crainte, adressons nos souhaits ; 
Elle est si puissante, si bonne ; 
Son amour éclate en tous lieux ; 
Non, jamais on ne vit personne 
Dont elle ait rebuté les vœux. 

Oui, d'obtenir son assistance 
Mon cœur ose encore espérer ; 
Mais l'amour, la reconnaissance 

Sufïiront-ila pour la payer ? 

Je mettrai mes soins, Vierge sainte, 
A vous faire obéir, aimer ; 
Tous de mes pas suivront l'empreinte 
Et viendront aussi vous louer. 

Ne pas espérer, ô ma mère. 
Est impossible à votre enfant ! 
Contre toute attente, j'espère, 
Car votre pouvoir est si grand ! 
Votre bonté que rien ne lasse 
Confond notre faible raison, 
Oui, j'attends de vous toute grâce, 
Vous obtiendrez tout d'un Dieu bon. 

Marie, espoir de la naturb 
Dans mes plaisirs, dans mes tourmens, 
C'est votre nom que je murmure, 
Il revient toujours dans mes chants ; 



M 






— 310 — 



D e ce beau nom la mélodie 
M'inspire un sentiment si doux I 
Pourriez-vous oublier, Marie, 
L'enfant qui toujours pense à vous ? 



244.— LE RETOUR DU MOIS DE MARIE. 

j_- r Du beau mois de Marie 

•g ) Chantons le fortuné retour ; 

*§ I A la mère chérie 

C^ (^ Disons un chant d'amour. 

Ce mois de la nature est le plus bel ouvrage ; 
Tout y ravit le cœur, tout y charme les yeux. 
Des plaisirs qu'il amène allons offrir l'hommage 
A celle qui suflBt pour rendre un cœur heureux. 

De ses plus verts rameaux, de ses fleurs les 
plus belles. 
Pour parer ses autels, dépouillons le printemps : 
De ses bénignes mains, et de fleurs immortelles, 
Marie un jour ceindra le front de ses enfants. 

A parler de Marie en ce mois tout conspire ; 
La pureté de l'air et la beauté du ciel 
Répètent à l'envi, que sous ton doux empire, 
L'on goûte, aimabl^ Reine, un printemps éternel. 

Lorsqu'à l'ombre des bois, au bord de la prairie. 
J'écoute des oiseaux les concerts ravissants, 
Une autre voix me dit : *' dans le sein de Marie 
Il est d'autres douceurs pour des cœurs innocents." 

Venez, heureux enfants, vous donner à Marie. 
Venez : le monde a-t-il de si riants appas ? 
Venez : en soulageant les maux de notre vie, 
Son amour vers le ciel guide encore nos pas. 



— 31Y — 
245.— MEME SUJET. 



AIR : Mon cœur y en ce jour solennel. 

Chrétiens, de la Mère de Dieu 
Chantons, célébrons les louanges ; 
Et, prosternés dans ce saint lieu, 
Saluons la Reine des Anges. 
■n j:- s Vierge sainte, acceptez ces fleurs, 
•^' } Et ces cuirlandes et nos cœurs. 



Le mois des fleurs est de retour ; 
Rendez- nos cœurs purs, ô Marie 1 
Comme l'azur du plus beau jour, 
Et les parfums de la prairie. 

Oui, le Seigneur est avec vous, 
Vierge à la grâce divine î 
Priez pour nous, priez pour nous ; 
Que devant vous tout front s'incline ! 

Vierge mère, ouvrez vos bras 
A vos enfans dans leurs alarmes ; 
Veillez sur eux, guidez leurs pas 
Au sein de ce vallon de larmes. 

L'auréole du séraphin 
Moins que la vôtre est radieuse ; 
Puissions-nous vous bénir sans fin 
Dans l'éternité glorieuse. 



tl4€;.— LE PLUS BEAU MOIS. 

C'est le mois de Marie, 
C'est le mois le plus beau ; 
A la Vierge chérie 

is un chant iîouvcûu. fin» 



— 318 — 



J' r Ornons le sanctuaire 
Do nos plus belles fleurs ; 
^ Offrons à notre mère 
W (^ Et nos chants et nos cœurs. 

De la saison nouvelle 
On vante les bienfaits : 
Marie est bien plus belle, 
Plus doux sont ses attraits. 



L'étoile éblou'ssante 
Qui jette au loin ses feux 
Est bien moins éclatante, 
Son aspect moins pompeux. 

Qu'une brillante aurore 
Vienne enchanter mes yeux ! 
Marie efface encore 
Cet ornement des cieux. 



Au vallon solitaire, 
Le lis, par sa blancheur, 
De cette Vierge mère 
Retrace la candeur. 

Vierge, viens toi-même 
Viens semer dans nos eœurs 
Les vertus dont l'emblème 
Se découvre en des fleurs. 

Défends notre jeunesse 
Des plaisirs séduisants ; 
Montre-nous ta tendresse 
Jusqu'à nos derniers ans. 



— 319 — 

Fais que dans la patrie 
Nous chantions à jamais, 
divine Marie, 
ToD nom et tes bienfaits. 



a 

S 

(A 



a4T"-MEME SUJET. 
air: Bénissons à jamais. 

Réunissons nos voix, 
Pour chanter tous à la fois ; 
Réunissons nos voix, 
^ Pour chanter le pins beau mois 

Ce mois de notre vie 
La plus belle saison, 
S'appelle avec raison 
Le beau mois de Marie. 

Dans ce mois la nature 
Se pare de ses fleurs ; 
La vertu de nos cœurs 
Doit faire la parure. 

Des oiseaux l'harmonie 
Qui réjouit ces bois, 
Semble inviter nos voix 
A célébrer Marie. 

Entourons son image 
Des fleurs de nos hameaux ; 
Des plus tendres rameaux 
Ofirons-lui le fisuillage. 

Pour honorer Marie, 
C'esttrop peu de nos fleurs ; • 
Unissons-y nos cœurs, 
C'est le don qu'elle envie. 



— 320 — 

Marie, ô tendre Mère, 
Protégez vos enfants ; 
Rendez-les triomphants, 
En vous leur cœur espère. 

Aimable Protectrice, 
En ce mois, en tout temps. 
Aux vœux de vos enfants 
Soyez toujours propice. 



24S.— LA FIN DU MOIS DE MARIE. 

AIR : Seigneur^ dès ma première enfance. 

Cette époque tant désirée 
Que j'appelais de tous mes vœux. 
Que mon cœur avait demandée, 
La voilà qui passe à mes jeux. 

g- r Elle fuit la saison chérie, 
'g J Et nos heureuxjours vont finir ; 
*S I Mais de ce beau mois de Marie ) ^ ^ 
Ph t Nou3 garderons le souvenir. \ ^J' 

Hélas ! pourquoi si tôt finie ? 
Faut-il déjà la regretter ? 
Et bien, faisons l'an de Marie, 
Et nous pourrons nous consoler 

Mais qu'est-ce qu'un mois, une année, 
Pour mon insatiable ardeur ? 
A la Vierge toujours aimée 
Donnons tout, donnons notre cœur. 

De plus en plus, douce Marie, 
Embrâse-le de ton amour ; 
Nous te consacrons notre vie. 
Bonne mère, c'est sans retour. 



321 — 



I i 



249.— ADIEUX AU MOIS DE MARIE. 

AIR : Nouveau ou : Tu vas remplir. 

Il va finir le beau mois de Marie ; 
Il a passé comme ses belles fleurs. 
Oui, mais l'amour d'une mère chérie 
Ne passe pas, il reste dans nos cœurs, 

* Adieu, beau mois qui parfumes la terre ; 
C'est aujourd'hui le dernier de tes jours : 
Mais si Marie est pour toujours ma mère, 
Je veux l'aimer toujours, toujours, toujours. 

Le noir enfer n'a pas éteint ses flammes, 
Et de sa rage il nous poursuit encor ; 
Il a toujours la même soif des âmes, 
Il les appelle au gouffre de la mort. 

* Adieu, beau mois, pour nous si plein de gloire ; 
C'est aujourd'hui le dernier de tes jours ; 
Mais il nous faut bien plus d'une victoire, 

Il faut vaincre toujours, toujours, toujours. 

Le monde aussi va conserver des charmes, 
Et m'inviter à de nouveaux çlaisirs ; 
Mais j'aime mieux ici verser des^ i^rmes, 
Que de donner au monde mes désirs . . . 
*Adieu, beau mois, tu fuis, mon bonheur passe, 
C'est aujourd'hui le dernier de tes jours ; 
Mais si toujours j'ai besoin de la grâce, 
Je veux prier toujours, toujours, toujours. 

Et c'est ainsi que tombent les années, 
Un Dieu les jette en son éternité: 
L'homme s'éteint et les fleurs sont fanées, 



' j!A. e 



Tout fuit, tout meurt avec rapiauô 



•—322 — 




♦Adieu, beau mois, adieu fleurs de Marie 
C'est aujourd'hui le dernier de vos jours • 
Ah ! que n*est-il le dernier de ma vie ! * 
Je l'aimerais toiyours, toujours, toujours ! ! I 

«50.- PELERINAGE A L'AUTEL DE MARIE. 

Prévenons les feux de l'aurore, 
Allons, précipitons nos pas ; 
La Vierge nous appelle encore, 
Allons nous jeter dans ses bras. 

Allons offrir à notre mère 
Un cœur brûlant de son amour ; 
Consacrons dans son sanctuaire ) 
Les prémices d'un si beau jour, f ^'^' 

Aux pieds de la Vierge fidèle 
Venez répéter vos serments ; 
Venez tous, elle vous appelle. 
Car vous êtes tous ses enfants. 

Elle aime à se voir entourée 
De ses fidèles serviteurs ; 
Ils ne l'ont jamais implorée. 
Sans se voir comblés de faveurs. 

Justes, son amour vous invite, 
Votre mère vous tend la main ; 
Qu'à sa voix votre cœur palpite, 
Venez reposer dans son sein. 

Vous lui retracez le modèle 
Et les traits de son fils Jésus ; 
De sa tendresse maternelle 
Ah ! pourriez-vous craindre un refus ? 



— 323 — 



Pécheur, son amour te réclame 
Pour toi son cœur est alarmé ; 
Ton crime a déchiré son âme, 
Mais un fils est toujours aimé. 

Elle reconnut au Calvaire 
Jésus dans l'homme de douleurs 
Elle va se montrer ta mère 
En te couvrant aussi de pleurs. 

Heureux enfans de l'opulence, 
Venez à son trône immortel ; 
Des dons de la magnificence 
Venez embellir son autel. 

De votre or et de vos richesses 
Quel usage plup glorieux ? 
Vous achetez par ces largesses 
Une avocate dans les cieux, 

Vous que la fortune cruelle 
Paraît poursuivre sans retour. 
Chaque jour venez auprès d'elle 
Chercher le pain de chaque jour. 

Pauvre elle-même sur la terre, 
Marie entendra vos accents ; 
Des orphelins elle est la mère. 
Les malheureux sont ses enfants. 

Vous tous qui répandez des larmes, 
Venez, venez à ses genoux. 
Et vos pleurs auront tant de charmes 
Que le ciel en serait jaloux. 

Que dis-je ? votre âme attendrie 
Retrouvera^le vrai bonheur. 
Sitôt que le nom de Marie 
Retentira dans votre cœur. 



— 324 



251.— OFFRANDE A MARIE. 

Pourquoi cette vive allégresse 
Qui brille sur vos fronts joyeux ? 
Pourquoi ces nouveaux chants d'ivresse 
Dont retentissent ces beaux lieux ? 
Enfans d'une mère chérie, 
Pour fêter ce jour vénéré, 
Portons nos tributs à Marie, 
Au pied de son trône sacré. 

' Vierge, reçois cette couronne ; 
Fais qu'elle soit le gage heureux 
De celle qu'auprès de ton ti ône 

^ Tu nous réserves dans les cieux. 



a 

P5 



Pour la gloire de votre Reine. 
Sortant de vos saints pavillons, 
Autour de votre Souveraine, 
Anges,, rangez vos bataillons ; 
Le front incliné vers la terre, 
Mêlez votre amour et vos chants 
A ceux que pour leur tendre mère. 
Font éclater tous ses enfants. 

Et vous, ornements de la terre, 
Croissez, croissez, charmantes fleurs ; 
C'est pour le front de notre mère 
Que nous destinons vos couleurs, 
Vierge, ici*bas pour ta couronne 
Les fleurs nous offrent leurs présents ; 
Fais qu'un jour auprès de ton trône, 
Ta couronne soit tes enfants. 

Hélas I de la saison nouvelle 
Les fleurs ne bravent pas le temps ; 

M fie lo.--. ^^«« .V i iîJil_ 
a.io i^a uuiikJ UL une îidiv; XiUUIU 



— 325 — 

Durent plus que leur doux printemps. 
De tes vertus, ô Vierge pure, ^ 

ai tu daignes nous revêtir, 
. Rien ne flétrira la parure 
Dont tu sauras nous embellir. 

Marie, aimable protectrice, 
Sur tes enfants jette les yeux ; 
Vers eux étends ta main propice 
tit prête Poreille â leurs vœux 
Nous demandons tous l'espéraiice, 
De la foi le précieux don : 
L innocent, la persévérance, 
i^t le coupable, son pardon. 

«52.-ADIEUX A L»AUTEL DE MARIE. 

Il faut quitter le sanctuaire 
tm j ai retrouvé le bonheur : 
Mais je veux auprès de ma mère, 
Je veux ici laisser mon cœur. ; 
'*{® pars, adieu, mère chérie. 

Adieu, ma joie et mes amours ; 

Toujours je t'aimerai, Marie, 
Lloujours, toujours, toujours, toujours. 

J'avais le cœur si plein de larmes, 
Jj^uandj approchai de ton autel ; 
Mais tu mis fin à mes alarmes, ' 
l'ar un seul regard materneU Je pars, 

tPaî retrouvé de l'espérance 
Si-tôt que je fus devant toi ; 
Ton cœur toujours plein de clémence 



C 



ïi r>r>a 



ur de Dieu pariait pour nioi. Je pars. 

Jl 



'• *" 



— 326 — 

Tu répondis à ma prière 
Par un regard du haut des cieux ; 
Et tu m'as dit : " je suis ta mère, 
*' Toujours sur toi, j'aurai les yeux." Je pars. 

Oui, je le croîs, au moment même 
Où je priais à ton autel, 
Ton cœur m'a dit : " em r; f'aime ; 
" Tu m'aimeras un jour an. jiel. " Je pars. 



Ah I je voudrais, Vierge fidèle, 
Rester toujours à tes genoux, 
Jusqu'à oQ que la mort m'appelle : 
Mourir ici serait si doux ! I 



Je par» 



iWHU 



Ce cantique a été omis à la fête de la Toussaint, 
a53.— SUR LE CIEL. 

Beau ciel ! éternelle patrie, 
* Vous épuisez tous mes désirs ; 
Le monde, ses biens, ses plaisirs 
N'ont plus rieri qui me fasse envie, 
Eef. Dieu d'amour î 
Quand m'appellerez- vous au céleste séjour l 

Ici, malgré ma vigilance, 
Toujours quelque infidélité ; 
Mais, dans ce séjour enchanté, 
On aime, et jamais on offense. 

Là, point de maux, point de soufirance ; 

C'est le partage d'ici-bas : 

La vie est le temps des combats, 

Le ciel en est la récompense. 



epars. 



3 parsr 






e pars 



l'-m 



ssaint. 



— 327 — 

mort, vient finir mes alarmes, 
Rends mon kaxifi à son Créateur. 
Ah ! la vie est-elle un bonheur,' 
Quand on y verse tant de larmes ? 

bonheur qui jamais ne lasse I 
O pure et douce volupté I 
Le Dieu d'éternelle beauté 
Se montre aux élus face à face. 

Grand Dieu que j'adore et que j'aime, 
vous ferez donc tout mon bonheur I 
Là vous remplirez tout mon cœur • 
Le ciel c'est Dieu, c'est Dieu lui-même. 

Je t'entends : granij Dieu, tu m'appelles ; 
Jiincore un moment de travaux 
Etje vais goûter le repos * ' 

Et les délices éternelles. 



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— 828 — 



VEPRES DÛ DIMANCHE. 



y I 



PATER NOSTER ; AVE MARIA. 

Deus, in adjutorium raeum intende. 
Domine, ad adjuvandum me festina. 
Gloria Patri, etc. 

Alléluia, ou Laus tibi, Domine, Rex aeternae 
gloriae. ^ .,|,n j 
Ant. Dixit Dominus. ou Alléluia. 

Psaume 109. 

Dans le psaume le Saint Roi David parle de la 
génération éternelle de Jésus-Christ, de son sacer- 
doce, de ses souffrances, et de la gloire éternelle 
dont elles ont C té suivies. 

Dixit Dominus Domino meo : Sede à dextris 
mcis. 

Donec ponam inimicos tuos : scabellum pedum 
tuorum. 

Virgam virtutis tuae emittet Dominus ex Sion : 
dominare in medio inimicorum tuorum. 

Tecum principium in die virtutis tuae, in splen- 
doribus Sanctorum : ex utero antè luciferum 
genui te. 

Juravit Dominus, et non pœnitebit eum : Tu 
es Sacerdos in aeternum, secundùm ordinem Mel- 
chisedeeh. 

Dominus à dextris tuis : confregit in die iraa 
suse Reges. 

Judicabit in nationibus, implebit ruinas : con- 
quassabit capita in terra multorum. 

De torrente in via bibet : proptereè exaltabit 
caput. 

Gloria Patri, etc. 






I 



— 329 — 

Ant. Dixit Dominus Domino meo : Sede à 
dextris meis. Ant. Fidelia. 

Psaume 110. 

Le prophète loue le Sefgueur des merveilles qu'il 
a faites en faveur de son peuple, et de celles qu'il 
devait accorder aux Chrétiens ; il s'anime à obser- 
ver fidèlement la toi de Dieu. 

Oonfitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; in 
concilio iustorum et congregatione. 

Magna opéra Domini ; exquisita in omnes vo- 
luntites ejus. 

Confessio et magnificentia opus ejus, et justitia 
ejus manet in seculum seculi. 

Memoriam fecit mirabilium suorum misericors 
et miserator Dominus: escam dédit timentibus 
se. 

Memor erit in seculum testamenti sui : virtutem 
operum suorum annuntiabit populo suo. 

Ut det illis haereditatem gentium : opéra ma- 
nuum ejus veritas et judicium. 

Fidelia omnia mandata ejus, confirmata in se- 
culum seculi : facta in veritate et œquitate. 

Redemptionem misit populo suo : mandavit in 
seternum testamentura suum. 

Sanctum et terribile nomen ejus : initium sa- 
pientias timor Domini. 

^ Intellectus bonus omnibus facientibus eum ; 
laudatio ejus manet in seculum seculi. 

Gloria Patri, etc. 

Ant. Fidelia omnia mandata ejus, confirmata 
m seculum seculi. Ant. In mandalis. * 

Psaume 111. 
Le prophète montre le bonheur de celui qui 
cramt le Seigneur, et qui pratique les bonnes 
œuvres ; tandis que le cœur du pécheur est rempli 
ce peine et. d'inquiétude. 



— 3S0 — 



:| i! 



Bcatus vîr qui timet Dominum : în mandati» 
ejus volet nimis. 

Potens in terra erit semen ejus : generatio rec- 
torum benedicetur. 

Gloria et divitîse in domo gus : et juàtitia eju» 
manet in seculum seculi. 

Exortum est în tenebris lumen rectis : miseri- 
cors, et misera tor, et justus. 

Jucundus homo qui miseretur et commodat,, 
disponet sermones suos in judîcio-*: quia in wter- 
num non commotebîtur. 

In memoriâ aaternâ erit justus : ab auditione 
malâ non timebit. 

Paratum cor ejus sperare in Domino ; confir- 
matum est cor ejus : non commoTebîtur, donec 
despiciat înimîcos suos. 

Dispersit, dédit pauperibus, justîtia ejus manet 
în seculum seculi : cornu ejus exaltabitur in 
gloria. 

Peccator vîdebît et îrascetur, dentibus suis 
fremet et tabescet : desiderium peccatoi^um péri- 
bit. 

Gloria Patrî, et Filio, etc. 
Ant. In mandatîs ejus cupît nimis 
. Ant. Sit nomen Bomini 

Psaume 112. 'ï' i 

Le prophète ivite le serviteur de Dieu à le louer 
en vue de sa grandeur, de sa puissance et de sft 
bonté. 

Laudate, pueri,. Dominum : laudate nomen 
Domini. 

Sit nomen Domini benedictum :: ex ho© nunc 
et usque in seculum. 

A solis ortu us^ue ad occasum i lau^bile 
nomen Domini. 



— 331 — 



sui» 
perU 









BxcelsBâ super omnes getitcs Dominus: et 
super cœlos gloria ejus. 

Quis sicut Oominus Deus noster, qui in altis 
habitat : et humilia respîcit in co&lo et in terra ? 

Suscitans à terra inopem : et de stercore eri- 
gens pauperem. 

Ut collocet eum cum principibus : cum princi- 
pibus populi sui. 

Qui habitare facit sterilem in domo : matretn 
filiorum la&tantem. 

Gloria Patri, et Filîo, etc. ' r 

Ant. Sit nomen Domini benedictum in secuU 

An*. Nos qui vivimus. 

PsAtME 118. 
, Ce psaume nous représente le bonheur du chré- 
tien juste qui a été tiré de l'esclavage du péché, 
80U8 la figure des Israélites sortant de la captivité 
de l'Bgypte : il nous wontre la différence qu'il y a 
entre le Dieu tout-puissant et de vaines idoles, 
entre le service de Dieu et l'esclavage du monde et 
des passions. 

In exîtù Israël dp JEgypto : donbus Jacob de 
populo barbaro. 

Facta est Judaea sanctiflcatJô ejus : Israël 
potestas ^us. 

Mare vidit et fugit : Jôrdanîs conversuF est 
retrorsùm. 

Montes éxultaverunt ut arietes : et collts sicut 
agni ovium. 

Quîd est tibi, tnaré, quod, fugîstî t et tu Jorda- 
nis, quia conversus es retrorsùm t 

Montes exultastîs siciit arietes : et colles, sicut 
agni ovium. 

A facie Domini mota est Utr& : à facîe D^i 
Jacob. 

Qui convertit petraii^ in stagna aquarum : et 
rupem in fontes aquârum. 



— 332 — 

Non nobis, Domine, non nobis : sed nomini 
tuo da gloriam. 

Super misericordiâ tua et veritate tuâ : nequan- 
do dicant gentes : Ubi est Deus eorura ? 
' Deua autem noster iv cœlo : omnia queecumquo 
voluit, fecit 

Simulacra gentium argontum et aurum : opéra 
manuum hominum. , 

Os habent, et non loquentur : oculos habent, et 
non 'idebunt. 

Aures habent, et non audient : nares habent, et 
non odorabunt 

Manus habent, et non palpabunt : pedes ha- 
bent, et non ambulabunt : non clamabunt in 
gutture suo. 

Similes illis fiant qui faciunt ea : et omnes qui 
confidunt in eîs. 

Domus Israël gperavit in Domino ; i^djutor 
eorum et protector eorum est. * ^ 

Domus Aaron speravit in Domino : adjutor 
eorum et protector eorum est. 

Qui timent Dominura, speraverunt in Domino : 
adjutor eorum et protector eorum est. 

Dominus niemor fuit nostri : et benedixit no-^ 

Benedixit domui Israël : benedixit domui 
Aaron. 

Benedixit omnibus qui timent Domintim : pu- 
sillis cum majoribus. 

Adjiciat Dominus super vos ; super vos et 
super filios vestros. 

Benedicti vos a Domino : qui fecit cœlum et 
terram. 

Cœlum cœli Domino : terram autem dédit fiîiis 
hominum. 

Non mortui laudabunt te. Domine : neque om- 
nes qui descendunt in infernum. 



— 333 — 

Sed nos qui vîvîmus, benedîcimus Bomîno : ex 
hoc nunc et usque in sœculum. Gloria Patri, etc. 
Ant. Nos qui vivimus, benedicimus Domino. 
Au temps de Pâques. Alléluia, alléluia, alléluia. 

Chapitre 2. Cor. 1. 

Benedictus Deus, et Pater Domini nostrî Jesu 
Christi, Pater misericordiarum, et Deustotius con- 
solationis, qui consolatur nos i\\ orani tribulatione 
nostrâ. 



pu- 



nT*>^ 



Hymne. 

rf Lucis Creator optîme 

Lucem dierum proferens, 

Primordiis lucis novœ 

Mundi parans originem. 
Qui manè junctum vesperi^ 

Biem vocari prsecipis 

Tetrum cahos illabitur, 

Audi preces cum fletibus. 
Ne mens gravata crimine, 

Vitœ sit exul munere. 

Dura nil perenne cogitât, 

Seseque culpis îlligat. i^l 

Cœlorum pulset intimum, 

Vitale toUat prœmium, 

Vitemus orane noxium, 

Purgemus omne pessiiniim. 
Prœsta, Pater piissime, ' ■. ] 

Patrique compar Unice, 

Cum Spiritu Paracleto, 

Regnans per omne seculum. Amen. 
V. Dirigatur, Domine, oratio mea: 
R. Sicut incensum in conspectu tuo. 






Vanti^m de la Vierge MwU. Luc 1. 

La Sainte Vierge rerpercie le Seigneur de bon- 
heur qu'il lui a accordé en la choisissant pour être 
la mère de son divin Fils, Jésus, ; 

Magnificat : anima mea DominjanL 

Et exultavit Spîritus meus ; in Deo salutarî mec. 

Quia respexit hurailitatem ancUlse guse : ecce 
enim ex hoc bea4am me dicent omnes generationea. 

Quia fedt mihi magna qui potças ejst : et sgnc- 
tum nomen ej us. '' ' ^ '" ■'' '""^ ''^ * ' 

Et misericordia ejus à progenîe in progenies : 
timentibus eum. 

Pecit potentiam in brachio suo : dispersit su- 
perbos mente cordis sui. 

Deposuit potentes de sede: et eraîtavit humiles. 

Esurientes implevit boiiiS^ et tiîvites dimisit 
inanes. 

Suscepît Israël puerum s^iitm : recordatus mi- 
sericordiae suae, 

Sicut locutus est ad patres nosti<ôs : Abraham 
et semini ejus in secula. 

Gloria Patri, etc. ■ ' ' '\ 



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"••—•.»■ 



PSAUMES QUE L'ON CHANTE AUX VEPRES 
de certaines fetes 0£ l^an^es. 
Psaumes 115, 

Credidî, propter quod locutus sum : ego autem 
humiliatus sum nimis. 

Ego dixi in excessu meo : omnis homo man- 
Ciax, -'r* 'if ' ■'<' t 

Quid retribuam Domino : pro omnibus quœ 
retribuit mihi ^ 



^ Caliéem salutaHs accîpiam : et nomen Doffiinî 
invocabo. , : , , s. 

Vota mea Domino l-eddam coram tkïii populo 
ejus : pretiosa in conspectu Domini, mors sancto- 
rum ejiis. 

• Domine! quia ego servus tuus ; ego senvus 
tuus, et filius ancilse tu83. 

Dirupisti vinculà mea, tibî sacrificabo hostiam 
laudis ; et nomen Domini invocabo. 

Votii mea Domino reddam in conspectu omnis 
populi ejus : in atriis domûs Domini, in medio 
tui, Jérusalem. 

Gloria Patri, etc. 

Psaume 116. 

Laudate, Dominum, omnes gentes : laudate 
eum omnes populi. 

Quoniam confirmata est super nos roisericordia 
ejus et Veritas Domine manet in seternum. 

Gloria Patri, etc. 

Psaume 131. 

Mémento, Domine, David : et omnis mansuetu- 
dinis ejus. ^ 

Sicut juravit Domino : votum vovit Deo Jacob. 

Si introiero in tabernacùlum domûs meae : si 
ttscendero in lectum strati me?. 

Si dedero somnum ocuiis meis : et palpebris 
meis dormitationem. 

Etrequien. temporibus meis, donec inveniam 
locum Domino : tabernacùlum Deo Jacob. 

Ecce audivimus eam in Ephrata : invenimus eam 
m campis sylvae, 

Introibimus in tabernacùlum ejus ; adorabimus 
in loco ubi steterunt pedes ejus. 

Surge, Domine, in requiem tuam : tu et arca 
sanctilîcationis tuae. 









■ * # *' « ■«'1 ' 



i 



— 356 — 

' Sacerdotes tui înduantur j ustitiam. :, e| ^ncti 
tuî exultent. ; n ,, , 

Propter David servum tuum : non avertas fa- 
ciem Christi tui r • ,,;,, 

Juravit Dominus David veritatem, et non frus- 
trabitur eam : de fructu ventris tui ponam isuper 
Bedem tuam. 

Si custodierint filii tui testamentum meum : et 
testimonia mea haec quae decebo eos. 

Et filii ieorum ugqne in seculum : sedebunt su- 
per sedepi tuam. ..^ 

Quoniam elegit Dominus Sien : elegit eam in 
habitationem sibi. 

Haec requies mea in seculum seculi : hic habi- 
tabo quoniam elegi eam. 

Viduam ejus benedicens benedicam ; pauperes 
ejus saturabo panibus. 

Sacerdotes ejus induam salutari : et Sancti ejus 
exultatione exultabunt. 

Illuc producam cornu David ; pamvi lucernam 
Christo meow 

Inimicos ejus induam confusione : super ipsum 
autem efflorebit sanctificatio matu 

Gloria Patri, etc. 

Psaume lil» 

Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi : in 
domum Domini iUmus. 

Stantes erant pedes nostri : in atriis tuis, Jé- 
rusalem,. 

Jérusalem quae aedificatur ut civitas : cujus 
participatio ejus in idipsum. 

ïlluc enim ascenderunt tribus, tribus Domini : 
testîmonium Israël^ ad confitendum nomini Do- 
mini. 

Quia illic sederunt sedes in judicio ; sedes super 



! -1 



— 837 — 

Rogate quae ad pacem sunt Jérusalem : et 
aoundantia dihgentibus te. 

- f^Fiat pax in virtute tuâ ; et abundantia in tur- 
ribus. 

Propter fratres meos, et proximos meos : loque- 
bar pacem de te. 

^ Propter doraum Domini Dei nostri : quaesivi 
bona tibu Gloria Patri, etc. 

■ *'''^ '• Psaume 125. •''-? ^vri^^jid 

^ In convertendo Dominus captivitatçm Sion': 
fecti sumus sicut consolati. ,[^, '^^ 

Tune repletum est gaudio os nostriim : et ftiieua 
nostra exultatione. , 

Tune dicent inter gentes magnificavit ftominus 
lacere cum eis. 

Magnificavit Dominus facere nobiscum : facti 
sumus la^tantes. 

Converte, Domine, captivitatem nostram ; sicut 
torrens in austro. 

Qui seminant in lacrymîs : in exultatione me- 
tent 

Euntes ibant et flebant : mittentes semina sua. 
Venientes autem venient cum exultatione : por- 
tantes manipulos suos. Gloria Patri, eta 

Psaume 127. 

Beati omnes qui timent Dominutn : qui ambu- 
lant in viis ejus. 

Labores manuum tuarum quia manducabis • 
beatus es, et benô tibi erit ' 

Uxor tua : sicut vitis abundans : in lateribus 
domus tuae. 

Filii tui sicut novellae oiivarum ,• in circuîtu 
mensae tuae. 

Ecce sic benedicetur homo : qui timet Domi- 



rtiim 



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— 338 — 

* Betiedîcat tibi Dominus ex Sîon : et yîdeà» bo- 
na Jérusalem omnibus diébus vîtae tuae. 

Et videas fiiios filiorum tuorum : pacôiri super 
Israël. Gloria Patri, etc, 

Psaume 126. mhw, . 

Kîâî Doiriîniis aedi'ficavferit domum : In va;iii^m 
laboraverunt qui aediflcant eam. '' 

Nisi Dominus custodierit civitatem : frustra 
vieilat qui custodît eam. ^ 

"Van'im est vbbis ante Iticém' surgere : sui»gite 
postquam sederitis qui manducatispanemdoloris. 
^ €ûm dedefrt dilectis suis somhura : eccë bafere- 
ditas Domini, ,Filii ; merces, fructus ventris., 
Sicut saffittàe in manu potentis : itâ ôlii excus- 

sorum. . 4 . 

Beatùs vil* qtii iihplevit desidertilta ëUom ex 
ipsis : non confundetur cùm loquetur inimicis 

SUIS m porta. . * . 

Gloria Patri, etc. ' a.i^ii i^^ . < 

Psaume 14y. 

•'' Lauda, Jérusalem, Dominum : landa Deum 

tuum Siori; ' 

Quoniam cohfôrtavit seras portarum tuaruii* : 

benedixit filiis tuis in te. 

Qui posuit Qnes tuos pacem : et adipe frumenti 

gatiat te. , .. 

Qui emittit eloquium suum terrae : Tolociter 

currit sermo ejus. . 

Qui dat nivem sicut lanam : nebulam gicut 

cinerem spargit. 

Mittit crystallum suam sicut buccellàs : ante 
fàciem frigoris ejus quis sustinebit ? 

Emittet verbum suum et liquefaciet ea : ilabit 
sniritus eius, et fluent aquae. ' '* 
* Qui annuntiat verbura suum Jacob : justitias 



ieàs bo- 
rri super 

frustra 

sui*èite 
[ dobris* 
;ë haère- 
nttis.^ 
iii exeus' 

juum ex 

inimicis 

.■fit 



la Deum 
tuaruiii : 
frumenti 
Tolociter 
lam gicut 
las : antê 
ia : flabît 
justitias 



— 339 — 

et iudicîa sua Israël. 

Non fecit taliter omnî nationî ; et ludicla sua 
non manifestavit eis. Gloria Patri, etc. 

Psaume 14a 
Domine, probasti me, et cognosvisti me • tu 
^ognovisti sessionem meam et resurrecdonenî 

Intellexistî cogitationes meas de longé : semi- 
tam meam et funiculum meum învestîglsti. 

U omnes vias meas praevidisti : quia non est 
sermo m linguâ meâ. ^ ^^ 

etL'?ràua"™î"^ *" cognovîsti omnia, novissima 
manum'"tuam'" '"""'^ "^' '' ^''^'''' «"P- -« 

^ Mirabilis facta est scientia tua ex me ; confor- 

tata est, et non potero ad eam. 

giam"^? ibo à spiritu tuo ? et quo à facie tuâ fu- 

* .olSn^X^^"^' *" ^"^^ ^^ •• '' ^--<^- 
refô fn^x^mirmarir "^ '""^"^^ ^ '' ''^'^'^' 

me'^rxtrt.™""' *"^'^'""* '"^ '• '' ^-^bi* 

.f ?î "^ -n • .^^7^'*^" tenebrae conculcabunt me : 
et nox lUummatîo mea în deliciis meis. 
• . !?• *^"^^^^e non obscurabuntur à te, et nox 

Confitebortibi, quia terribiliter magnîflcatus es • 
Mirabiha opéra tua, et anima mea cofnoscit nLTs 

Non est occultatum os meum à tef quod fedsti 
in occulto : et substantia m™ m' îEiffû'" 



— 340 — 

Imperfectum meum vîderunt oculi tuî, et in 
llbro tuo onanes scribentur : dies formabuiitur et 
nemoin eis. 

Mihi autetn nimia honoriflcati sunt amici tui, 
Beus : nimis confortatus est principatus eorum. 

Dinumerabo eos, et super areiiam multiplica- 
buntur cxsurrexi, et adhuc surii tecum. 

Si oocidéris, Deus, peccatores ; viri sanguinum, 
declinate à me. 

Quia dicitis in cogitatione : accipient in vanit?ite 
civitates tuas. ui w J,*i , 

Nonne qui oderunt te, Domine, oderam : et 
super inimicos tuos tabescebam ? 

Perfecto odio oderam illos: et inimici faoti sunt 
mihi. 

Proba me, Deus, et scito cof meum : interroga 
me, et cognosce semitas meas. ^' 

Et vide si via iniqultatis in me est: et deduc tne 
in via aeternâ. 

Gloria Patri, etc. 



Ml MI c 



)hi 




— 341 



il, et in 
uiitur et 



mici tui, 
5 eorum. 
Liltiplica' 

guitium, 

vanit^te 

ram : et 

ittl suût 

nterroga 

leductne 



4 



■j- 



HYMNES ET VEKSETS. 



êé certaines Fêtes, et pour les différents tempt de 

Vannée. -imxwA^ 



m ; 



PENDANT l'a VENT. _ .«•■"'ai,' H v: !;•>?, 

f ^h^îT' p l*^™^ siderum, aeterna lux credentium, 
lie" m' ^^^®™Ptor omnium, exaudi preçes sup- 

Qui condolens interitu mortis penre seculuir. 
salvasti mundum languidura, donans reis remc* 

^ Yergente mundi vespere, uti sponsusde thalamo. 
egressus honestissimâ Virginis matris clausulâ?' 
«Jl'T /**^** Potentiafe genu curvantur omnio. 
cœlestia, terrestna, nutu fatentur subdita : 

le deprecamur, agie, venture jndex seculî. 
conserva nos m tempore, hostis à telo perîfidi. 

Laus, honor, virtus, gloria, Deo Patri, et Filio. 
sancto simul Paraclito, in seculorum secula. 

Amen. 

V. Rorate, cœli, desuper, et nubes pluant Jus- 
tum ; R. Apcriatur tprra, et germinet Salvatorem. 

POUR LA PETE DE NOËL. 

Christe, Redemptor omnium, ex Pâtre Patris 

Unice solus ante principium natus ineffabiliter ; 

lu lumen et splendor Patris, tu spes perennis 

S^mulr '"" '""'"'^' P""^ *"^ p^^ 

Menaento, salutis Autor, quod nostri quondam 
corpons, ex illib^â Virgine nascendo formam 
sumpsens. 

Sic praesens testatur dies currens per anni 




— 342 — 

cîrculum, quod solus à sede Patrîs mundi salus 
advenerfs. • : ; r 

Hunc cœlum, terra, hùnc mare, '^uiic omne 
quod in ds est, autorem adventus tui, laudans 
exultât cantico. 

Nos quoque, qui sancto tuo redempti saîiguîne 
sumus, ob diem nataKs tui, hymnum novum 
concinimus. 

Gloria tibi, Domine, qui natus es de Virgine, 
cutn Pâtre, et sancto Spiritu, in sempiterUa secula. 

Atoen. : 

V. Notu m fecit Dominus, Alléluia, b. Saktar0 
suuDi, Alléluia. 

POUR LA FETE DES ROIS. 

HbSTis Herodes impie, Christum venirc quid 
tîrpes? non eripit mortalia, qui régna dat cœlestia. 

ïbant Magî, quam viderant, stellam sequentes 
ppaeviam ; lumen requirunt lumine, Deumfatentur 
inunere, ■ 

Lavacra puri gurgîtis Cœlestis Agnus àttigît : 
f)eccata quae non detulit, nos abluendo sustulit. 

Novum genus potentiae, aquae rubescunt hy- 
driae, vinumque jussa fundere, mutayit unda 
originem. 

Gloria, tibi. Domine, qui apparuisti hodie, cum 
Pâtre et sancto Spiritu in sempitorna secula. 

Amen. 

V. Reges Tharsis, et însulae munera offerent : 
R. Reges Arabum et Saba dona adducent. 

PENDANT LE CAREME. 

Audi, bénigne Conditor, nostras preces cum 
fletibug, in hoc sacrojejunio fusas qnadragenarîo. 

Scrutator aime cordium, infirma tu scis virium : 
ad te reversis exhibe remissionis gratiam. 

Multumquidem peccavimus; sed parce confîten- 



— 340 — 



!i salus 

c omne 
laudans 



aiiguine 
novum 

rirgine, 
i secula. 

^aktar0 



rc quid 
Delestîa. 
[juentes 
atentur 

ittigît : 
mstulit. 
unt hy- 
t unda 

ie, cum 
la. 

ferent : 



3S cum 

înafîo. 

nrkim: 

jnfîten- 



tîbos : ad laudem tui nominis, confer medelam 
languidis. 

Sic corpus extra conteri, dona per abstinentiam, 
îejunetutmenssobria a labe prorsus criminum. 

^racsta, beata Triûitas ; concède, simplex Unitas. 
ut iructuosa sint tuis jejuniorum munera. Amen. 

V. Angelis suis Deus maodavit de te ; r. Ut 
custodiant te in omnibus viis tuis. 

. ., POUR LE TEMPS DE LA PASSION. 

^ExiLLA Régis prodeunt ; fulget Crucis myste- 
rium : quo carne carnis Conditor suspensus est 
patiDulo ; 

Quo vulneratus insuper mucrone diro lanceae» 
ut nos lavaret cnmine, manavit unda et sanguine. 

Impleta sunt quae concinit David fideli carminé, 
dicens : In nationibus regnavit a ligno Deus. 

Arbor décora et fulgida, omata Régis purpura, 
electa digno stipite tam sancta membra tanière • 

Beata, cujus brachiis secli pependit pretium. 
statera facta corporis, praedamque tulit tartari, 

O Lrux, ave, spes unica, hoc passionis tempore. 
auge pnsjustitiam, reîsque dona veniam. 

Te summa Deus Trinitas, collaudét omnis 
spiritus: quos per Crucis mysterium salvas, 
fege per secula. Amen. * 

V. Eripe me, Domine, ab homîne malo : r. A 
viro miquo eripe me. 

POUR LE TEMPS DE PAQUES. 

Ad cœnam Agni providi, et stolis albis candidi : 
PJ?^^*^i^nsitum maris Rubri, Christo canamus 

Chjus corpus sanctissimum in ara Crucis 
torridnm, oruore perfusum sacro, gustando vivi- 
mus Deo. 

Protecti Pascbae vesperè. a devîiafartfA An 
erepti de durissimo Pharaoniï" imperio. 






— 844 — 



Jaiïi, Pascha nostrum Christus est, qui imnio- 
latus Agnus est ; sinceritatis azyma, caro ejus 
oblata est. 

vere digna Hostia, per quam fracta sunt 
tartara, redempta captivata plebs, reddita vitae 
praemia ! 

Consurgit Christus tumulo : Victor redit de 
barathro, tyrannum trudens vinculo, et paradisum 
reserans. 

Quaesumus, Autor omnium, in hoc Paschali 
gaudio, ab omni mortis impetu tuum défende 
populum. 

Gloria tibi, Domine, qui surrexisti amortuis, cum 
Paire et sancto Spiritu, in sempiterna secula. 
Amen. 

V. Mane nobiscum, Domine, alléluia ; r. Quo- 
niam advesperascit ; alléluia. 

POUR l'ascension. 

Jesu, nostra Redemptio, amor et desiderium, 
Deus Creator omnium, bomo in fine temporum. 

Quae te vicit clementia, ut ferres nostra crimina, 
crudeleui mortem patiens, ut nos a morte tôlières. 

Inferni claustra penetrans, tuos captivos redi- 
mens, Victor triumpho nobili, ad dextram Patris re- 
sidens. 

Tpsa te cogat pietas ; ut mala nostra superes 
parcendo, et voti compotes nos tuo vuîtu saties. 

Tu esto^ nostrum gaudium, qui es futurus prae- 
mium : sit nostra in te gloria, per cuncta semper 
secula. Amen. ;j w; , 

V. Dominus in cœlo, alléluia, r. Paravit sedem 
suam, alléluia. 

POUR LA PENTECOTE. 

Veni Creator Spiritus, mentes tuorum visita : 



îmnlfi Riinprnn. ci nf.in 
X--- — X- c '} 



^^t^tTv- VUS. \,ivacii pcwui». 



— 345 



m imnio- 
caro ^us 

cta sunt 
ita vitae 

redit de 
^radisum 

Paschali 
défende 

tuîs, cum 
i secula. 

k Quo- 



iderium, 
nporum. 
crimina, 
tôlières, 
^os redi- 
^atris re- 



superes 
1 saties. 
us prae- 
1 semper 

ru 

ît sedem 



r\ 



visita : 



Qui Paracletus diccris, donum Dei ûltissiœi, 
tons vivus ignis, caritas, et spiritalia unctio. 

111 septiformis munere, dextrae Dei tu digitus : 
tu rite promîssum Patris, sernione ditans guttura : 

Accende lumen sensibus, infunde amorem cor- 
uious ; infirma nostri corporis virtute firmans 
perpeti. 

Hostem repellas longius, pacemq'ue dones 
protinus ; ductore sic te praevio, vitemus omne 
noxium. '^ » 

Per tô sciamus da Patrem, noscamus atque 
J'iiium ; te utriusque Spiritum credamus omni 
tempore. 

Gloria Pairi Domino, Natoque, qui a mortuis 
surrexit, ac Paraclito, in seculorum secula. Amen. 

r Loquebantur variis linguis Apostoli, alléluia. 
B. Magnaha Dei alléluia. 

POUR LA FETE-DIEU. 

Pange, lingua, gloriosi Corporis mysterium, 
sangumisque pretiosi, quera in mundi pretium 
iructus ventns generosi Rex effudi gentium. 

JNobis datus, nobis natu8 ex intacta Virgine, et in 
raundo conversatus sparso verbi semine, sui 
moras mcolatus miro clausit ordine. 

In supremae nocte cœnae recumbens cum fra- 

p[K„n!\ K^'"L''*\^^^^ plenecibis in legalibus, 
cibum turbae duodtnàe se dat suis manibus. 

Verbuni caro, panem verum verbo carnem 
emcit : fitque sanguis Christi merum, et si 
fidls" sufficit*. ' ^^ ^''™*»^"™ <îo»* sincerum sola 

Tantum ergo sacramentum veneremur cernui : 
et antiquum documentum novo cedat ritui, praes- 
tethdes supplementum sensuum defectui. 

Uenitori, Genitoque laus et jubilatio, salus, 
honor, virtusquoquesitetbenedictio : nrocedenti 
au uiroque compar sit laudatio. Amen. 



■*'■# •' 



— 346 — 

V. Panera de cœlo praestisti eis, alléluia, 
B. Omne delectamentum in se habentem, alléluia. 

POUR LES FETES DE LA STE. VIERGE. 

Ave, maris Stella, Dei mater aima, atquesemper 
virgo, felix cœli porta. 

Sumens illud Ave, Gabrielis ore, funda nos 
in paco, mutans Hevae nomen. 

Solve vincla reis ; profer lumen caecîs : mala 
nostra pelle ; bona cuncta posce. 

Monstra te esse matrem : sumat per te prcces, 
qui pronobis natus tulit esse tuus. 

Virgo singularis, inter omnes mitis, nos culpis 
solutos, mites fac et castos. 

Vitam praesta puram ; iter para tutum ; 
ut videntes Jesum, seraper collaetemur. 

Sit laus Deo Patri, summum Christo decus, 
Spiritui sancto, tribus honor unus. Amen. 

V. Diffusa est gratia in labiis tuis ; r. Propte- 
pea benedixit te Deus in aeternum. 

POUR LA TOUSSAINT. 

Christè, Redemptor omnium, conserva tuos 
famulos, beatae semper Virginis, placatus sanctis 
precibus. 

Beata quoque agmina cœlestium spirituum, 
praeterita, praesentia, futura mala pellite. 

Vates aeterni Judicis apostolique Domini, sup- 
pliciter exposcimus salvari vestris precibus. 

Martyres Dei inclytî, confessores que lucidi, 
vestris orationibus, nos ferte in cœlestibus. 

Chori sanctarum, Virginum, monachorumque 
omnium, simul cum sanctis omnibus, consortes 
Christi facite. 

Gentem auferte perfidam credentium de finibus, 
ut Cbristo laudes débitas persolvamus alacriter. 

Gloria Patri ingenito, ejusque Unigenito, una 
cum Sanctô Spiritu, in sempiterna saecula. Amen. 



347 — 



alléluia, 
alléluia. 



sempcr 

ida nos 

: mala 

preces, 

3 culpis 

tutum ; 

decus, 
1. 
Propte- 



^a tuos 
sanctiâ 

rituum, 

li, sup- 

s. 
lucidi, 

umque 
•Dsortes 

Rnibus, 
ri ter. 
;o, una 
Âuien. 



^ V. Exultabunt sancti ia gloria. it LaetabunUir 
in cubilibus suis. 

POUR LA DEDICACE. 

TJiiBS Jérusalem beata, dicta pacis visio, quae 
construitur in cϔis vivis ex lapidibu.*?, et Angelis 
coronata^ ut sponsata comité-: 

Nova venions ô cœlo, nuptiali thalamo, praepa- 
rata ut sponsata copuletur Domino ; plateae et 
muri ejus ex auro purissimo. 

Portae nitent margaritis adytis patentibus ; et 
yirtute mc^itorum illuc introducitur omnis qui ob 
Christi nomen hic in mundo premitur. 

Tunsionibus, pressuris expolliti lapides suis 
coaptantur locis per manus artificis ; disponuntur 
pernaansuri sacris sediftciîs. 

Gloria et honor Dec usquequaque altissimo, 
una Patri, Filioque iixclyto Paraclito, cui laus est 
et protestas per aeterna secula. An^en. 

y* Domum tuam, Domine, decet sanctitudo ; 
R. In longitudinem dierum. 

POUR LES APOTRES. 

ExuLTET cœlum laudibus ; resultet terra gaudiîs 
apostolorum gloriam sacra canunt solemnia. 

Vosseclijustijudices, et vera mundi lumina 

votis precamur cordium,: audite.preces supplicam 

^ Qui cœlum verbo clauditis, serasque ejus sol- 

vitis, nos a peccatis omnibus solvite jussu, auae- 

sumus. ^ 

Quorum praecepto subditur salus et languor 
omnmra ; sanate aegros moribus, nos reddentes 
virtutibus : i 

Ut cum Judex advenerit Christus in fineseculi, 
nos sempiterni gaudii faciat esse compotes. 
_ Deo Patri sit gloria, ejusque soli Filio. cum 
bpiritu F^rachto, et nunc, et in perpetuum. Amen. 



— 348 — 



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:i 



V. In omnem terram exivit sonus eorum r. Et 
in fines orbis terrae verba eorum. 

V. Annuntiaverunt opéra Dei : r. Et facta ejus 
intellexerunt. 

■■;• • •■ ' : Umntiiy^M'iiKf 

POUR UN MARTYR. 



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0.1 



Deus, tuorum militum sors et coMma prae- 
mium : laudes canentes Martjris absolve nexu 
criminis. 

Hic nempè niundi gaudia, etblandimenta noxia, 
caduca rite deputans, pervenit ad cœlestia. 

Pœnas cucurrît fortiter, et sustulit viriliter, 
fundensque pro te sanguinein, aeterna bona po6si< 
det, 

Ob hoc precatu supplici te poscimus, piissime, 
in hoc triumpho Martyris, dimitte noxam servulis. 

Laus et perennis gloria Deo Patri, et Filio, 
sancto simul Paraclito, in sempiternasecula. Amen. 

V. Gloria et honore coronasti eum, Domine ; 
R. Et constituistî eum super opéra manuum tua- 
rum. 

V. Justus ut palma florebit : r. Sicut cedrus 
Libani multiplicabitur. 

POUR PLUSIEURS MARTYRS. 

Sanctorum meritis incîyta gaudia pangamus 
sociî, gestaque fortia : nam gliscit animys prome- 
re cantibus victorum genus optimum. 

Hi sunt quos retinens mundus inhorruit : ipsum 
nam sterili flore peraridum sprevere penitus, 
tcque secutl sunt, rex Chrîste bone cœlitum. 

Hi pro te furias atque ferocia calcarunt homi- 
num, saevaque verbera : his cessit laccrans for- 
titer unguîa, nec carpsit penetralia. 

Caeduntur gladiis more bidentium, non mur- 
mur resonat, non quaerimonia : sed corde tacito 
mens benè conscia conservât patîentiam. 



. — . 349 — 

_Qiiae vox, quae poterit lingua retexere quae tu 
Martyribus znunera praeparas 1 rubri nam fluido 
sanguine, laureis ditantur bene fulgidis. 

Te, summa Deitas, unaque, poscimns, ut cul- 
pfts abluas, noxia subtrahas ; des pacem famulis, 
nos quoque gloriam per cuncta tibi secula. Amen 

y. JLaetamini in Domino, et exultate justi : 
R. Et gloriamini omnes recti corde. 

V. Exultabunt sancti in gloriaj r. Laetabuntur 
m ctibilibus suis. 

POUR LES CONFESiSEURS. 

IsTE Confesser Domini sacratus, festa plebs 
cujus célébrât per orbem, hodie laetus meruît sé- 
créta scandere cœli, {ou) 
Hac die laetus raeruit supremos laudis honores 
Qui pius, prudens, humilis, pudicus, sobrius! 
castus fuit, et quietus, vita dum praesens veeeta- 
vit ejus corporis artus. 

Ad sacrum cujus tumulum fréquenter membra 
languentum modo sanitati, quolibet morbo fberint 
gravata, restituuntur. 

Unde nunc, noster chorus in honorera îpsius 
hymnuni canit hune libenter, ut piis ejus meritis 
juvemur omne per aevum. 

Sitsalus illi, decus, atque virtus, qui supra 
cœli residens caeumen, totius mundi machinam 
gubernat trinus et unus. Amen. 

y. Araavit eum Dominus et ornavit eum. 
R. Stolam gloriae induit eum. 

V. Justum deduxit Dominus per vîas rectas • 
R. Et ostendit illi regnum Dei. * 

POUR LES VIERGES. ^ " 

Jesu, corona Virgin um, quem mate** ilU con- 
ipit, quae sola Virgo parturit haeo. vota r>ipmon<a 



cipit 
accipe 



îns 



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- 350 — , 

Qui pascis inter lilia, septus choreis Virginum, 
spônsus deoonis gloria, spansisque reddens prae- 
mîa. 

Quoeumque pergis, Virgines sequuntqr, atque 
laiidibus post te canentes cursitant, hymnosque 
dulces personaiiit. 

Te deprecamur largius, nostrîs adauge sensibus, 
nescire prorsus omnia corruptionis vulnera. 

Laus, honor, virtus, gloria, Deo Patri et Filio, 
sancto simul ParacHto, in seculorum secula. Amen. 

V. Specie tua et pulchritudine tua : r. Intende, 
prospère procède et régna. 

V. Diffusa est gratia in labiis tuis ; b. Propte- 
Tea benedixit te Deus in aeternum. 

POUR LES STES. FEMMES. 

FoBTEM virili pectore laudemus omnes femi- 
naJD, quae sanctitatis gloria ubique fulget inclyta. 

Haec Christi amore saucia, dum mnndi amorem 
noxium, horrescit, ad cœlestia iter peregit ar- 
duum. 

Carnem domans jejuniîs, dulcique mentem 
pabulo orationis nutriens, coeli potitur gaudiis. 

Rex Christe, virtus fortium, qui magna solus 
efficis, hujus precatu, quaesumus, audi benignus 
supplices. 

Deo Patri sit gloria, ejusque soli Filio, cum 
epiritu Paraclito, et nunc et in perpetuum. 

Amen. 

V. Diffusa est gratia in labiis tuis ; R. Propterea 
benecKxit te Deus in aeternum. 



'# 



— 351 — 



rgmum, 
ns prae- 

r, atque 
anosque 

ensibus, 

et Filio, 
[. Amen. 
Intende, 

Propte- 



s femi- 
inclyta. 
amorem 
egit ar- 

mentem 
;audiis. 
m solus 
enignus 



10, Gum 
1. 



l'opterea 



HYMNES REPORMEES. 

POUR LES DIMANCHES, PENDANT L* ANNEE. 

Lucis Creator optime, lucem dierum proferens 
primordns lucis novae mundi parens originem \ 

(c^uimanejunctum vesperi diem vocari praeci' 
fl'elibus- "^ ^etrum chaos; audi preces cum 

Ne mens gravata crimine, vitae sit exul munere, 
dum ml perenne cogitât, seseque eulpis illliffat. 

Cœleste pulset ogtium ; vitale tollat praemium : 
j^e^anus omne noxium : purgemus omne pessi^ 

Praesta Pater piîssime, Patrique compar Unice, 
Amen *^ regnans per omne seculum! 

. V. Dirigatur, Domine, oratio mea, r. Sicut 
mcensum m conspectu tuo. 

PENDANT l'a VENT. 

Creator aime siderum, aeterna lux credentium 
JesuKedemptor omnium, intende votis supplicâm! 
, yui daemonis ne fraudibus periret orbis 
tus^ . ^'''^'''^ ^^*"^» languidi mundi medela fac'- 

Commune qui mundi nefas ut expiares, ad 

Crucem et Virginis sacrario intacta prodis victi- 
ma ; f » »v.w 

Cujus potestas gloria, nomenque cum primum 
sonat ; et Cœlites, et inferi treraente curvantur 
genu ; 

Te deprecamur ultimae magnum diei Judicem ; 
-'"i^vix^ac ijiaum; uuienae nos uU hostibus. 



nrm 



■ W 1 



msm 



— 362 — 



Virtus, honor, laus, gloria Deo Patri, cum Filio 
Sancto simul Paraclito in seculorum secula. Arnen. 

V. Rorate cœli desuper, et nubes pluant 
justum. R. Aperiatur terra et genninet Salvato- 
rem. 

POUR LA PETE DE NOËL. 

Jbsu Redemptor omnium, quem lucis ante ori- 
ginem, parem paternae gloriae, Pater supremus 
edîdit. 

Tu lumen et splendor Patris, tu spes perennis 
omnium, intende quas fundunt preces tui per 
or bem servuli. . -, ^ * , • < 

Mémento, rerum Conditor, nostri quod olim 
corporis, sacrato ab alvo Virginis nascendo, 
formam sumpseris. 

Testatur hoc praesens dies, currens per anni 
circulum, quod solus e sinu Patris mundi salus 
adveneris. 

Hune astra, tellus, aequora ; hune omne, quod 
cϔo subest, salutis autorem novae novo salutat 
cantico. 

Et nos, beata quos sacri rigavit unda sanguinis, 
natalis ob diem tui, hymni tributum solvimus. 

Jeau, tibi sit gloria, qui natus es de Virgine, 
cunj Pâtre, et almo Spiritu, in sempiterna secula. 
Amen. 

V. Notum fecit Dominus, alléluia, r. Salutare 
suum, alléluia. 

' POUR LA FETE DES ROIS. 

Crudelis Herodes, Deum regcm venire quid 
times ? Non eripit mortalia, qui régna dat cœles- 
tia. 

Ibant Magi, quam viderant, stellara sequentes 
praeviam : lumen requirunt lumine ; Deum 
fatentur munere. 






— 353 — 



am Filîo 
i. Arnen. 
; pluant 
Salvato- 



inte ori- 
jpremus 

perennis 
tui per 

od olim 
ascendo, 

)er anni 
di salus 

le, quod 
salutat 

iguinîs, 
mus. 
Virgine, 
k secula. 

Salutare 



re quid 
b cœles- 

quentes 
Deum 



Lavacrapuri gurgitis Cœlestis Agnus attîgît • 
peccata quae non detulit, nos abluendo sustulit. 

Novum genus potentiae : aquae rubescunt hy- 
driae, vinumque jussa fundere, mutavit unda 
origmem. 

Jesu, tibi sit gloria, qui apparuisti Gentibus, 
cnm Pâtre, et almo Spiritu, in sempiterna secula. 
Amen. 

V. Reges Tharsis et insulae munera ofiferent : 
R. Reges Arabum et Saba dona adducent. 

PENDANT LE CAREME. 

Audi, bénigne Conditor, nostras preces cum 
fletibus in hoc sacro jejunio fusas quadragenario. 

bcrutator aime eordium, infirma tu scis virium : 
ad te reversis exhibe remissionis gratiam. 

Multum quidem peccavimus, sed parce confi- 
dentibus : ad nominis laudem tui confer medelam 
languidis. 

Concède nostrum conteri corpus per abstinen- 
tiam ; culpae ut relinquant pabulum jejuna corda 
.crimmum. :>;.,, 

Praesta, beata Trinitas ; concède, simplex 
Unitas ; utfructuosa sint tuis jejaniorum mune- 
ra. Amen. 

V. Angelis suis Deus mandavit de te ; r. Ut 
custodiant te in omnibus viis tuis. 

POUR LE TEMPS DE LA PASSION. 

Vexilla Régis prodeunt, fulget Crucis myste- 
rium, quo vita mortem pertulit, et morte vitam 
protulit : i 

Quae vulnerata lanceae mucrone diro, criminum 
ut nos lavaret sordibus, manavit unda et sanguine. 

Impleta sunt quae coneinit David fideli carminé, 
dicendo nationibus : regnavit a iinguno Deus. 



— 554 



Arbor décora, et fulgîda, ornata Regîs purpura, 
electa digno stipite tam sancta membra tangere. 

Beata, cujus brachiis prcftium pependit seculi, 
statera facta corp'^ns tuîitque praedam tartari. 

Crux, ave, spes unica : hoc passionis tempo- 
re, piis adauge gratiam, reisque dele crimina. 

Te, fons salutis, Trinitas, collaudet omnis 
spiritus : quibus Crucis victoriam largiris, adde 
praemium. Amen. 

V. Eripe me Domine ab homine malo. r. A 
viro iniquo eripe me. 

POUR LE TEMPS DE PAQUES. 

Aorégias Agni dapes, stolis amicti candidis, 
post transitum maris rubri Christo canamus Prin- 
cipi : 

Divina cujus cari tas sacrum propinat sangui- 
nem, almique membra corporis, amor Sacerdos 
immolât 

Sparsum cruorem postibus vastator horret 
Angélus, fugitque divisum mare : merguntur 
hostes fluctibus. 

Jam Pascha nostrum Christus est, paschalis 
idem Victima, et pura puris mentibus sinceritatis 
azyma. 

vera cœli Victima, subjecta cui sunt tartara, 
sol u ta mortis vincula, recepta vitae praemia. 

Victor subactis inferis trophea Christus expli- 
cat ; cœloque aperto, subditum regem tenebra- 
rum trahit. 

Ut sis perenne mentibus paschale, Jesu, gau- 
dium^ a morte dira criminum vitae renatos libéra. 

Deo Patri sit gloria, et Filio, qui a mortuis 
surrexit, ac Paraclito, in sempitema secula. 

Amen, 

V. 



R. 



Mane nobiscum, Domine ; allelui?*., 



ivji. T vai^xji ucsvxt., uxtuiixise. 



-- 36S 



>urpura, 
tangere. 
t seculi, 
rtari. 
tempo* 
ina. 

omnis 
is, ad de 

o. R. A 



andidis, 
usPrin- 

sangui- 
lacerdos 

horret 
rguntur 

aschalis 
oeritatis 

tartara, 

la. 

s expli- 

tenebra- 

iu, gau- 
B libéra, 
lïicrtuis 

a. 



POUR l'ascension. 

Salutis humanae Sator, Jesu, voluptas cordium 
orbis redempti Conditor, et casta lux amantium : 

Qua victus es clementia, ut nostra ferres cri- 
mina : mortem subires innocens, a niortt nos ut 
tôlières ! 

Perrumpis înfemum chaos ; vinctîs catenas 
detrahis victor triumpho nobili ad dexteram 
Patris sedes. 

Te cogat indulgentia, ut damna nostra sarcias, 
tuique vultus compotes dites beato lumine. 

Tu dux ad astra, et semita sis meta nostria 
cordibus, sis lacrymarum gaudiuui, sis dulee 
vitae praemium. 

Jesu, tibi sit gloria, qui victor in cœlum redis, 
çum Pâtre et almo Spiritu, in sempiterna secula. 
Amen. 

V, Dominus în cœlo, alléluia, b. Paravit sedem 
suam, alléluia. 

POUR LA PENTECOTE. 

Veni, Creator Spiritus, mentes tuorum visita ; . 
impie superna gratia, quae tu creasti, pectora* 

Qui diceris Paraclitus, altissimi donum Dei, 
fons vivus, ignis, caritas, et spiritalis unctio. 

Tu septiformis munere, digitus Paternae dexte- 
rae : tu rite promissum Patris, sermone ditans 
guttura : 

Accende lumen sensibus, infunde amorem 
cordibus, infirma nostri corporis virtute firmans 
perpeti. 

Hostem repellas longius, pacemque dones pro- 
tinus, ductore sic te praevio vitemus omne noxiura 

Per te sciamus da Patrem, noscamus atque 
Fiîium. 

Utriusque Spiritum credamas omni tempore. 



— 856 — 

Deo Patri sit gloria, et Filio, qui a mortuis 
eurrexit, ac Paraclito, in seculorum secuîa. Amen. 

V. Loquebantuf variis linguis Apostoli, alie- 
luia. R. Magnalia Dei, alléluia. * 

POUR LA TOUSSAINT. 

Placare, Christe, servulis, quibus Pairîs cîe- 
mentîam tuae ad tribunal gratiae patrona Virgo 
postulat. 

Et vos beata, per novem distincta gyros Agmi- 
na ; antiqua cum praesentibus, futura damna 
peinte. 

Apostolî cum Vatibus, apud severum judicem, 
veris reorum fletibus expocîte indulgentiam, 

Vos purpurati Martyres, vos candidat! praemîo 
confessionis, exules vocate nos in patriam. 

Chorea casta Virginum, et quos eremus incolas 
transraîsit astris, Caelitum locate nos in sedibùs. 

Auferte gentem perfidam credentium de flfai- 
bus ; Ut nnus omnes unicum ovile nos Pastor 
regat. 

Deo Patri sit gloria, Natoque Patris unico, 
sancto simul Paraclito, in sempiterna saecula. 
Amen. 

V. Exultabunt Sancti in gloria. r. Laetabuntur 
in cubilibus suis. 

POUR LA DEDICACE. 

Cœlestis urbs Jérusalem, beata pacis visio, 
quae ceîsa de viventibus saxis ad astra tolleris, 
sponsaque ritu cingeris mille Angelorum millibus. 

sorte nupta prospéra, dotata Patris gloria, 
respersa Sponsi gratia, regina formosissima, 
Christo jugata Principi, cœli corusca civitas. 

Hic margaritis emicant, patentque cunctis ostia : 
virtute namque praevia mortalis illuc ducitur, 
amore Ohristi percitus tormenta quisquis sustinet 



/ 



mortuis 
i. Amen. 
lOli, alle- 



atrîs cîe* 
la Virgo 

)s Agmi- 
damna 

judicem, 
un, 

praemio 
\. 
s incolas 

sedibûs. 

de flhi- 
s Pastor 



is unico, 
saecula. 

iabuntur 



IS VISIO, 

tolleris, 
millibus. 
s gîoria, 
>sissiina, 
tas. 

tis ostia : 
ducitur, 
sustinet 



— 367 — 

Scalpri salubris ictibus, et tunsîone plurliaa, 
fabri pollita malleo banc saxa molem construunt, 
aptisque iûncta nexibus locantur in fastigio. 

Decus Parenti debitum, ait usqueqnaque Altis- 
simo, Natoqne Patris unico, et inclyto Paraclito, 
cui laus, potestas, gloria aeterna sit per secula; 
Amen. .,, ,,ii 

V. Domum tuam, Domine dccet sonctltudo. 
B< In longitudinem dîerum< 

POUR LES ApOtRE». 

ExuLTET orbis gaudîis ; cœlum resuïtet laùdî- 
bus .' apostolorum gloHam tellus et astra conci- 
nant. 

Vos seculorum Judices, et vera mundi lumina, 
votis precamur eofdîuin, audîte voces supplicum. 
t'f Qui templa cœli clauditis, serasque verbo 
solvitis, nos a reatu noxios solvi jubete, quae- 

BUmuS. ^^U,î/.^■:^ ■ :' ■ •UJlffia.ài » n-fntf 

Praecepta quorum protinus languor salueque 
sentiunt, satiate mente» languidas ; augete nos 
virtutibus : 

Ut, cum redibit Arbiter in fine Chrîstus seculi, 
nos sempiterni gaudii concédât esse compotes. 

Patri, simulque Filio, tib.que, sancte Spiritus, 
sicut fuit, sit jugiter scculum per omne gloria. 
Amen, 

V. In omnem terram exivit sonus eorum. r. Et 
in fines orbis terme verba eorum* 

V. Annuntiaverunt opéra Ifei, r. Et facta ejus 
intellexerunt 

POtft tTKMAËTtR. 

Deus, tuorum railitum sors et corona et prae* 
mium, laudes canentes Martyris, absolve nexu 
Criminis. 

Hic nempè mundi gaudia^ et blanda frauduîs 



— 858 — 

pabula imbuta felle deputans, pervenit ad cϔea- 
tia. 

PoENAscncrrii fortiter, et sustulit' viriliter ; 
fundensque pro U; sanguinem aeterna dona possl- 
det. ^ 

Ob hoc precatu supplici te poscîmus piissitne \ 
m hoc tnumpho Martyris dimitte noxam servulis! 

Laus, et perennis glorfi ii^Li ,^it^ otque Filio* 
SanctosimulParaclito, inscmpiterna secula. Amen! 

V. Gloria et honore coronasti eum Domine* 
». Et constituisti eum super opéra manuum tua- 
rum. 

V. Justus ut palma florebit. b. Sicut cedrua 
Libani multiplicabitur. 

POUR PLUSIEURS MARTYRS. 

Sanc-torum meritis inclyta gaudia pangamus 
Bocii) gestaque fortia : gliscens fert animus pro* 
mère cantibus victorum genus optimum. 

Hi sunt quos fatue mundus abhorruit : hune 
fructu vacuum, Ôoribus aridum, contempsere tui 
nominis asseclae, Jesu, rex bone cœlitum. 

Hi pro te furiaS) atqua minas truies calcarunt 
hominum, saevaque verbera : his cessit lacerana 
fortiter ungula, nec carpsit penetralia. 

Caeduntur giadiis more bidentium : non mur- 
mur resonat, non querimonia ; sed corde impavî- 
do mens bene conscia conservât patientiam. 

Quae vox, quae poterit lingua retexere, quae 
tu Martyribus mupera praeparas ? rubri nam 
fluido sanguine fulgidis cingunt tempera laureis* 

Te, summa Deitas, unaque poscimus, ut cul- 
pas flbigas, noxia subtrahas, des pacem famulis, 
ut tibi gloriam annorum in seriem canant. 

Amen. 

V. Laetamini in Domino, et exultate justi. 
». Et gloriamini omnes recti corde. 



.V 



ad cœîes» 

viriliter ; 
•na possi- 

)iis8ibie ; 
servulis. 
ue Filio, 
a» Amen. 
Domine, 
lum tua- 

t cedrua 



angamus 
lus pro- 

t : hune 
)sere tui 

t. < 

îalcarunt 

lacerana 

on mur- 
impavi- 

m. 

e, quae 

3ri nam 
laureis* 
ut cul- 

famulis, 

t. 

e justi. 



— 359 — 

T. Exultabunt sanctî in gloria. r. Luetabuntur 
in cubihouB suis. 

POUR LES CONFESSEURS. 

IsTE Confossor Domini, colentes quem pio 
laudant populi per orbem bac die laetus meruit 
bcatas scandere sedes. (ou) 
Hac die laetus meruit supremos laudis honorea. 
Qui pius, prudens, hutnilis, pudicus, sobriam 
duxit sme lab vitam, donec humanos animavit 
aurae Spn-itus artus. 

Cujus ob praestans meritum fréquenter aegra 
quae passim jacuere membra, viribua morbi 
aoraitis saluti restituuntur. 

Noaterhinc illi chorus obsequentem concinit 
laudem, celebresque palmas ; utpiis ejua precibus 
juvemur omno per aevum. • '^'' • 

Sit aalus illi, decus, atque vîrtus, qni auper 
cœli aoho coruscana, totius mundi aeriem guber- 
nat trmus et unua. Amen. 

V. Amavit eum Dominua et omarit eum, 
». fttolam gloriae induit eum. 
V. Juatum deduxit Dominua per vias rcctaa. 
R. Et ostendit illi regnum Dei. 

POUR LEa VIERGES. 

Jesu, corona Virginum, quem Mater illa conci- 
pit quae aola Virgo parturit, haec vota clemens 
accipe. 

Qui pergia inter lilia, aeptua choreîs Virginum 
sponaua decon i gloria, aponaisque reddena prae- 
mia. ^ 

Quocumque tendis, Virginea aequuntur, atque 
kiudibua post te canentea curaitant, hymnoaque 
clulcea peraonant. 

Te deprecamur aupplicea, nostria ut addaa 
senaibua, nescire prosus omnia corruptionis vulu- 
cra. i;, ;.■•,.!•• 



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— 860 -^ 

'■ Virtùs^ honor, laua, gloria, Deo Patri^ cum 
Filio, sancto simul Paraclito, in seculorum secula* 

Amen. 

V. Specie tua et pulchrîtudine tua. b. Intende, 
prospère procède^ et régna. 

V. Diflfusa est gratia in labiis tuis» R. Proptefea 
benedixit te Deus in aeternum. 

POUR LES STES. FEMMBSv 

FoRTEM virili pectore laudemus oranes feminam, 
quae sanctitatis gloria ubique fulget inclvta. 

Haec sanctp araore saucia, dum mundi amorcm 
noxium horrescit, adcœlestiaiterperegîtarduum. 

Carnem domans jejuniis, dulcique mentem pa- 
bulo orationis nutriens, coeli potitur gaudiis. 

Rex, Christe, virtus fortîum, qui magna solus 
efïicis, hujus preeatu, quaesumus, audi benignus 
supplices. ^ ji ,rfM. . >, ^ 

Deo Patrî sit gîoria, ejusque sblî Filio, cum 
Spiritu Paraclito, nunc et per omne seculum. 

Àmen. 

V* Diffusa est gratia in labîis tuîs. r. Proptereâ 
benedixit te Deus in aeternum. 

ANTIENNES EN L*H0NNEÛR DË LA STE. VIERGE. 

Depuis Vêpres du Samedi avant le I. Dimanthe 
de VAvent^ jusqu'à Compiles du jour de la 
Purification inclusivement^ on dit r Antienne 

Alma Redemptoris Mater, quae pervia cœli 
porta raanes, et stella maris, succurre cadenti, 
surgere qui curât, populo : tu quae genuisti, 
natura mirante, tuum sanctum genitorem ; 
Virgo prius ac posterius : Gabrielis ab ore sumens 
illud Ave^ peccatorum miserere» 

Dans VAvent, v» Angélus Domini nuntiavit 
Mariae, r. Et concepit de Spiritu sancto. 



I 



itri^ eu m 
m Hecula* 

Intende, 

Proptefea 



etninam, 

i amorcra 
arduum. 
item pa- 
iiis. 

na solus 
9enignU3 

lio, cum 
lum. 

^ropterea 



lERGE. 

Hmandhe 
T de la 
tienne 

^ia cœli 
cadenti) 
genuisti, 
itorem ; 
\ sumens 

luntiayit 



> 



— 361 — 

^'^tSZff' f\^'^^'^^i^àe la PuriJlcaUon 
jusqu au Jeudi^Samt, on dit V Antienne. 

^^tr: 5-^^'"'' cœlorum, ave, Domina Angelorum 
salve radi^, salve, porta, ex qua mundo°lux "rt 

val^^"n ';„M '^^ ^^''"?'' '"P®" °™"«s speciosa ; 
exora. '''''^ ^ '* P'^ "^^^^ Cliristum 

R. Da mihi virtutem contra hostes tuos. 

i^^F^w (?m;^Z./,, du Samedi-Saint jusqu'à None 

du Samedi après la Pentecôte, on dit V IltienZT 

Regina cœli, laetare, alléluia. Quia quem me- 
ruisti portare, alléluia. Resurrexit, sicut diSt 
alléluia. Ora pro nobis Deum, alléluia. ' 

y^ Cxaude et laetare, Virgo Maria, alléluia. 
R. Quia surrexit Dominus vere, alléluia! 
Depuis les premières Vêpres de la Fête de la 

rnnite, ,^usqu^à Jfone du Samedi avant le 

premier Dimanche de VAvent, on dit VAn- 

vienne .* 

Salve Regina, Mater misericordiae, vita dul- 

exf.îl.1r'P'p ""'*''"; i"^^^- ^^ *« clamamus, 
et flfnf. " ^i!^^ ^^ *" suspiramus gementes 
et fientes m hac lacrymarum valle. Eia ereo 
advocata nostra, illos tuos miséricordes ocufos 

v.nM« f'^'^^'C'- ^^ ^^^"'" ler.edictum fructum 
ventris tm nobis post hoc exilium ostende. 
clemens î pia! dulcis Virgo Maria 1 ' 

^* i/^A^^^ "^^^^ ^^"^** Dei Genitrix ; 

R. Ut digni efficiamur promissionibus Christi 

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— 362 -- 

PROSE EN l'honneur DE LA STE. TIEÊGE. 

Stabat Mater dolorosa, juxta crucem lacrymo- 
sa, dum pen débat Filius. 

Cujus animam gementem, contristatam et do- 
lentem, pertansivit gladius. 

quam tristis et afflicta fuit illa benedicta 
Mater Unigeniti ! 

Quae mœrebat, et dolebat, pia Mater, cum 
videbat nati pœnas inclyti. 

Quis est homo, qui non fleret, matrem Christi 
pi videret in tanto supplicio ? 

Quis non posset contristari, Christi Matrem 
contemplari, dolentem cum Filio ? 

Pro peccatis suae gentis, vidit Jesum in 
tormentis, et fiagelis subditum. 

Vidit suam dutcem natum moriendo desolatum, 
dum emisit spiritum. 

Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris 
fac, ut tecum lugeam. 

Fac, ut ardeat cor meum, in amando Christura 
Deum, ut illi compîaceam. 

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige pîagas 
eordi meo valide. 

Tui Nati vulnerati, tam dignati pro me pati, 
pœras mecum divide. 

Fac me tecum pie flere, Crucifixo condolere, 
donec ego vixero. 

Juxta crucem tecum stare, et tibi me sociare in 
plactu desidero. 

ViRGO Virginum praeclara, mihi jam non sis 
amara fac me tecum plangere. 

Fac ut portem Christi mortera, passionis fac 
consortem, et plagas recolere. 

Fac me plagia vulnerari, fac me cruce inebriari 
et cruore Fiîii. 






RGEa 

< 

lacrymo- 
a et do- 
jenedicta 



;er, cum 



Q Christi 
Matrem 
esum in 
îsolatum, 
n doloris 
Dhristura 

ge pîagas 
me pati, 
ondolere, 
sociare in 

i non si» 

;ionis fac 

inebriari 



--363 — 

- Ne flammis urar succensus, per te, Virgo, sim 
defensus in die Judicil 

Ohriste, cum sit hinc exire, da per Matrem me 
venire ad palmam victoriae. 

Quando corpus morietur, fac ut anima donetur 
paradisi gloria. Amen, 

POUR l'avent. 

RoRATE, cœli, desuper ; et nubes pïuant Jus- 
tum. 

^ Ne irascaris, Domine, ne ultra memineris 
miquitatis. Ecce civitas Sancti facta est déserta • 
feion déserta facta est ; Jérusalem desolata est 
domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi 
laudaverunt te patres nostri. 

Peccavimus, et facti sumus tanquam immundus 
nos, et cecidimus quasi folium universi, et iniqui- 
tates nostrae quasi ventus abstulerunt nos : 
abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos 
m manu miquitatis nostrae. 

Vide, Domine, afflictionem populi tui ; et mitte 
quem missurus es. Emitte Agnum dominatorem 
terrae de petra deserti ad montem filiae Sion ; 
ut auferat ipse jugum captivitatis nostrœ. 

Consolamini, consolamini, popule mens ; cito 
veniet salus tua. Quare mœrore consumeris ^ 
quia mnovavit te dolor ? Salvabo te, noli timere • 
ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus 
Israël, Redemptor tuus. 

Rorate, etc. 

POUR LE TEMPS DE PAQUES. 

Alléluia, alléluia, alléluia. 
Fili et Filiœ, rex cœiestis, rex gloriîB, morte 
iîurrexithodiè, alléluia. . v^^t^ 

AUcluia, dleluia, alieiuîa. 



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— 364 — 

Et manè prima Sabbati ; ad ostium inonumen- 
ti, accesserunt Discipuli, alléluia. 

Et Maria Magdalene, et Jacobi et Salome, vene- 
runt corpus ungere alléluia. 

In albissedens Angélus praedis mulieribus, in 
Galilea Dominus, alléluia. 

Et Joannes Apostolus cucurrit Petro dtius, 
monumento venit priws, alléluia. 

Discipulis astantibus, in medio stetit Christus, 
dicens : Pax vobis omnibus, alléluia. 

Ut intellexit Didymus, quia surrexerat Jésus : 
Reraaîisit fere dubius, alléluia. 

Vide Thomas, vide latus, vide pedes, vide ma- 
nus ; noli esse incredulus, alléluia. 

Quando Thomas vidit Christum, pedes, manus, 
latus suum, dixit : Tu es Deus meus, alléluia. 

Beati qui non viderunt, et firmiter crediderunt, 
YÎtam aeternam habebunt alléluia. 

In hoc festo sanctissimo, sit laus et jubilatio, 
benedicamus Domino, iilleluiu. 

Ex quibus nos humillimas, devotas atque débi- 
tas. Deo dicamus gratias, alléluia. 

Alléluia, alléluia, alléluia. 

CHANT d'actions DE GRACES. 

Te Deum laudamus ; te Dominum confitemur. 

Te aeternum Patrem : omnias terra veneratur. 

Tibi omnes Angeli : tibi cœli et universse 
potestates. 

Tibi Cherubim ac Seraphim : incessabili voce 
proclamant. 

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus 
Sabaoth. 

Pleni sunt cœli et terra, majestatis gloriae tuae. 

Te gloriosus Apostolorum chorus. 

Te prophetarum laudabilis numerus. 

Te raartyrum candidatus laudat exercîtus. 



onumen- 

ae, vene- 

ribus, in 

citius, 

Jhristus, 

b Jésus : 

ï^ide ma- 

, manus, 

sluia. 

iiderunt, 

jubilatio, 

lue debi- 



îfitemur. 
îneratur. 
aniversse 

bili voce 

is Deus 

iae tuae. 

tus. 



— 365 — 
^ Te per orbem terrarum sancta confitetur 

Patrem immensae majestatis. 

Veiierandum tuum verum et unicum Filium. 

feanctum quoque paracletum Spiritum. 

Tu rex gloriae, Christe. 

Tu Patris sempiternus es Filius. 

Tu ad liberandum suscepturus hominem : non 
norruisti yirginis uterum. • 

Tu devicto mortis aculeo : aperuisti credentibus 
régna Cœlorum. 

Tu ad dexteram Dei sedes : in gloriâ Patris. 

Judex crederis esse venturus. 

Te ergo, quaesumus, famulis tuis subveni ; quos 
pretioso sanguine redemisti. 

^ternâ fixe cum Sanctis tuis, in gîoriâ numerari. 

balvum fac populum tuum, Domine : et benedic 
naereditati tuae. "* 

Et rege eos, et extolle illos usque in œternum. 
Per smgulos dîes benedicimus te. 
Etlaudamus nomen tuum in seculum, et in 
seculum seculi. ' 

Dignare, Domine, die isto sine peccato nos 
custodire. ^ 

Miserere nostri, Domine, miserere nostrî. 
*iat misericordia tua, Domine, super nos: 
quemadmodum speravimus in te. 

In te, Domine, speravi ; non confundar in 
aeternum. 

V. Benedicamus Patrem et Filium, cum sancto 
spiritu. R. Laudemus superexaltemus eum in 

V. Benedicamus Domino : r. Deo gratîas. • 
V. Uivinum auxilium maneat semper nobîscum. 



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366 — 



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SALUTS DU St. SACREMENT. 

Adoration. 

QuEJ*aime, 6 mon adorable Sauveur à tous 
voir ainsi exposé à la vénération publique^ et 
sortir de vos tabernacles pour avoir lieu de nous 
combler de vos insignes faveurs ! Agréez donc 
que pour entrer dans les desseins de votre miséri- 
corde, je vous rende mes hommages les plus pro- 
fonds. Quel respect, quelle crainte, quelles ado- 
rations demande de moi la présence de votre 
infinie Majesté ! Mais quelle reconnaissance, quelle 
assiduité, quel amour, quel empressement, quelles 
tendresses n'exige pas de moi cette admirable 
condescendance. 

Aussi est-ce de tout^ l'étendue de mon âme 
que je vous consacre par devoir tout mon êtr& 
comme à mon Dieu : et que par inclination je 
vous dévoue tout ce que je suis comme au plus 
généreux ami qui fut jamais. Prenez donc, je 
vous en conjure, possession de mon âme et de 
toutes les facultés de mon corps et de tous ses 
sens, de ma volonté et de toutej ses affections. 
Que ma mémoire ne se remplisse plus que du 
souvenir de vos bienfaits ; quje mon esprit n'ait 
rien de plus présent que l'image de vos perfec- 
tions infinies : que mon cœur ne s'occupe que 
des stiitimens de votre amour : Que tout mon 
corps travaille pour votre gloire, et se consume 
heureusement à votre service. 

! si je pouvais entraîner ici les cœurs de 
tous les hommes, si je pouvais réparer dignement 
tous les outrages que vous recevez dans l'Eucha- 
ristie, de l'incrédulité des hérétiques, des iiré\é- 
rences des mauvais Chrétiens, de l'insensibilité 



ENT. 



a TOUS 

ique^ et 
ie nous 
ez donc 

us pro- 
ies ado- 
.e votre 
e, quelle 
, quelles 
lmirabl& 

on âm© 
ion êtr& 
lation je 
au plus 
donc, je 
le et de 
tous ses 
[fections. 
que du 
)rit n'ait 
5 perfec- 
upe que 
oiit mon 
consume 

œurs de 
gnement 
TEucha- 
3 iiré\é- 
ensibilité 



— 367 — 

des fidèles I Si je pouvais fixer ici mon r^éjour 
cor Jme les Anges sans jamais interrompre mes 
adorations ! Ah ! du moins, je ferai ici mon 
Paradis sur la terre, de vous y tenir compagnie^ 
comme vous faites vos délices de demeurer parmi 
nous ! Je vous y contemplerai à la faveur des 
lumières de la foi : j'j^ viendrai souvent vous r^u- 
dre mes respects et mes actions de grâces : j'y 
laisserai mon cœur, quand votre volonté m'appel- 
lera ailleurs; je m'y proposerai \qs éminentes 
vertus que vous y pratiquez, je m'y unirai d'affec- 
tions avec ces saintes âmes, qui associées à 
l'adoration de votre adorable Sacrement, lui 
rendent jour et nuit un hommage perpétuel ; et 
pendant que les Anges chantent continuellement 
dans le Ciel: Saint, Saint, Saint, est le Dieu 
d'Israël, je ne cesserai de faire retentir ces aima- 
bles paroles : Loué soit à jamais le TrCs-St 
Sacrement de V Autel. Divin Jésus, aimable Sau- 
veur, accordez-moi la grâce de les prononcer avec 
toute la foi, tout le respect, tout l'amour dont je 
suis capable. Ainsi soit-ih 

Hommage à V Humanité sainte du Sameur^ îors^ 
que le Saint Sacrement est exposé. 

Je von 3 adore, ô humanité sainte de mon Sau- 
veur, cachée sous les espèces adorables de l'Eu- 
charistie, formée du plus pur sang de la bienheu- 
reuse Vierge, animée de la plus sainte âme qui 
fut jamais, unie personnellement à la divinité, le 
chef-d'œuvre du Saint-Esprit, le domicile du 
Verbe, le trône du Père Eternel, le trésor de 
1 Eglise, le centre dt to : s les esprits, la merveille 
du monde. 

Je vous rends ii.ille actions de grâces, ô huma- 
nité sainte do mon Sauveur, cachée sous les 
espèces adorables de l'ELucharistle ! la smime da 



i:,. 



IIP 



'^'0'Éif-^mm^' 



— 368 — 



(M 



Rt' I 



raa rédemption, de ma vocation et de ma sanctifi- 
cation ; la source de toutes les bonnes pensées, de 
toutes les bonnes œuvres, la source de tous les 
bons désirs, de tous les biens de la grâ^e, et de 
tous les biens de la gloire. 

humanité sainte de mon Sauveur, cachées 
sous les espèces adorables de l'Eucharistie ! par- 
donnez-moi mes infidélités, mes indévotion^s, mes 
immodesties, mes irrévérences. Pardonnez-moi 
mes vanités, mes inquiétudes, mes décourage- 
mens. Pardonnez-moi mes impatiences, mes 
résistances à la grâce, l'oubli de Dieu, et la perte 
du temps. 

Humanité sainte de mon Sauveur, cachée 
sous les espèces adorables de l'Eucharistie ! accor- 
dez-moi le don de sagesse pour connaître, pour 
aimer et pour goûter les vérités éternelles ; le 
don d'intelligence, pour pénétrer dans votre 
mystère ; le don de science, pour me connaître 
moi-même, et pour mépriser les vanités du 
monde ; le don de conseil, pour me conduire 
parmi les ténèbres et les périls de cette vie. 
Accordez-moi le don de force, pour vaincre les 
tentations de l'ennemi et les difficultés de la 
vertu : le don de piété, pour aimer la prière, et 
vous servir avec joie ; le don de crainte pour fuir 
avec horreur tout ce qui peut vous déplaire. 
Accordez-moi le don de larmes, pour pleurer mes 
péchés ; l'esprit de pénitence, pour satisfaire à la 
justice divine ; le don de persévérance, pour vivre 
et mourir dans la grâce. 

Prière pour demander la 'bénédiction du très 

St. Sacrenient. 

Divin Sauveur de nos âmes, qui avez bien 
voulu nous laisser votre précieux sang, dans le 
très-saint Sacrement de l'Autel, ie vous v adore 






sanctifi- 
isées, de 
tous les 
i. et de 



cachées 
ie ! par- 
)ns, mes 
inez-moi 
courage- 
îs, mes 
; la perte 

, cachée 
j ! accor- 
:e, pour 
elles ; le 
s votre 
onnaître 
lités du 
conduire 
3tte vie. 
ncre les 
s de la 
rière, et 
>our fuir 
déplaire, 
arer mes 
aire à ïa 
)ur vivre 



du très 

rez bien 
dans le 
V adore 



— 369—. 

avec un. profond respect : je vous remercie trô* 
humblement de toutes les grâces que vous nous 
y faites, et comme vous y êtes la source de toutes 
les bénédictions, je vous conjure de les répandre 
aujourd'hui sur moi, et sur ceux et celles pour 
lesquels j'ai intention de vous prier. 

Mais, afin que rien n'arrête le cours de ces 
bénédictions, ôtez de mon cœur tout ce qui vous 
déplaît, ô mon Dieu; pardonnez-moi mes péchés, 
je les déteste sincèrement pour l'amour de vous ; 
purifiez mon âme, bénisse:i-iuoi, mon Dieu, d'une 
bénédiction semblable à celle que vous donnâtes 
à vos disciples, en les quittant pour monter au 
Ciel. Bénissez-moi d'une bénédiction qui me 
change, qui me consacre, et qui m'unisse parfai- 
tement à vous : qui me remplisse de votre esprit, 
et qui me soit dès cette vie un gage assuré de la 
bénédiction que vous préparez à vos Elus. Je 
vous la demande au nom du Père et du Fils et ûu 
Saint-Esprit. 

Ant. sacrum convivîum F în quo Christus 
sumitur, recolitur memoria passionis ejus, mens 
impletur gratia, et futurae gloriae nobis pignus 
datur, alléluia. 

Ant. quam suavis est, Domine, spiritus tuus f 
qui ut dulcedinem tuara in filios deraonstrares, 
pane suavissimous de cœlo praestito, esurientes 
repies bonis, fastidiosos divites dimittens inanes. 

Prose. Ave, verum corpus natum de Maria 
Tirgine, vere passum, immolatum in cruce pro 
homine : cujus latus perforatum unda 'fluxit et 
sanguine : esto nobis praegustatum mortis in 
examine. dulcis ! pie ! Jesu, fili Mariae l 

Amen. 



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m 



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I; 



'm--w"mfmm- 



370 — 



Prose. Ecce Panis angelorum, Factus cîbus 
TÎatorum vere panis ûlîorum, noû mittendua 
«anibus. 

In figuris praesignatur, cum Isaac immolatur, 
flgnus Pascfaae deputatur, daturmanna patribus. 

Bone Pastor^ panis vere ; Jesu nostri miserere ; 
tu nos pasce, nos tuere ; tu nos bona fac videre 
in terra vivenjtium. 

ïu qui cuncta sois et vales, qui nos pascis hic 
mortales ; tuos ibi commensales, cohaeredes et 
fiodales, fac sanotorum cidum; Amen. 

Ant. Sacerdos in aeternum Christus Dominus, 
;8ecundum ordinem Melchâsedech, panem et vinum 
obtuîit. 



Ant. Oalicem salutarîs 
Domini invôcabo. 



accipiatm, et nom en 




Ant. Sîcot novellae oliyapum, ecclesiae filii sint 
un circuitu mensae Domini. 

Ant. Qui pacem ponit fines ecclesiae, frumenti 
adîpe satiat nos Dominus. 

Hymne. salutaris hostia, quae cœli pandis 
ostium, bella premunt hostilia, da robur, per 
iiuxilium. 

^ Uni trinoque Domino sit sempiteraa glorîa, qui 
vitam sine termino, nobis donet in patria. Amen. 

Hymne. Panis angeb'cus fit panis hominum, dat 
panis cœlicus figuris terminum : res mirabilis I 
maaducat Domînum pauper, servus et humilis. 

Te, trina Deitas unaque, poscimus, sic nos tu 
visita, sicut te colinaus ; per tuas semitas duc nos 
•quo tendimus, ad lucera quam inhabitas- Amen. 

Hymne. Tantum ergo sacramântum veneremur 
et antiquum documentum novo cedat 



s cabus 
ttendua 

nolatuf, 
tribus, 
iserere ; 
B videre 

3cifi hic 
sdes et 



ommus, 
t vinum 



nomen 



— 371 — 

Htui: praestet fides supplementura sensuum 
defectui. 

Genitori, Genitoque, laus et jubilatio, salus, 
honor, virtus quoque ; sit et benedictio ; proce' 
denti ab utroque, compar sit laudatio. Amen. 

Ant. Adoremus in aeternum, sanctissimum 
sacramentum. 

Psaume. Landate Domînum, omnes gehtes • 
laudate eum omnes populi. * 

Quoniam confirmata est Super nos misericordia 
ejus ; et veritas Domini manet in geternum 

Gloria Patri, &c. Sicut erat, &c. 

V. Panem de coelo praestitisti eis : r. Omn« 
aelectamentum in se habentem. 



iii' 
•'Il 



'I •' iftl 

■ .f I 



filii sint 
rumenti 



~ccK)0<:<?i 



' '41 



pandis 
ur, per 

•rîa, qui 
Amen. 

um, dat 
Irabilis I 
iiumiiis. 
5 nos tu 
duc nos 
Amen. 

leremur 
o eedat 



•Kpr-jr- -mim'r^ 



METHODE 



DB 



PL AIK"-0H: ANT. 



■* mi *' 



m 



iii 



Le Pîaîn-chant est composé de notes, de signes 
et de figures. Celui-là sait le Plain-chaniy qui 
sait bien faire Tusage et Tapplication de ces trois 
choses, 

DES NOTES. 

On distingue dans la voix humaine sept sons 
différens On donne à ces sept sons les noms des 
syllabes Ut^ Me^ Mi, Fa, Sol, La, Si, qui en 
marquent la teneur, Tordre et la suite. On les 
peint par des caractères qui s'appellent Ilotes. 

Les notes se placent sur une bande de quatre 
lignes. Elle est ainsi formée : 



. Les notes y trouvent leurs places 



• ! 



OU sur les lignes, comme 



ïes lignes, comme 



, ou entre 



, ou hors des lignes, 



comme _^ . 



ri 



V. 



î signes 
My qui 
es trois 



pt sons 

oms des 

qui en 

On les 

: Notes. 

quatre 



s places 
u entre 
3 lignes, 



— 373 — 



Les notes sont ou brèves, comme "I — IT^'tT , 



ou quarrées, comme nizilir: , ou longues, 
Jl^li Cette distinction sert à régler la 



comme 



lenteur ou la vitesse du chant. On doit demeurer 
une demi-fois plus de temps sur une note quarrée 
que sur une brève, et une demi-fois plus sur une 
longue que sur une quarrée. 

DES SIGNES. 

Il y en a deux sortes : les uns s'appellent darres 
et les autres cle/s. 

^ DES BARBES. 

On appelle barres, des lignes perpendiculaires 
appliquées sur la bande, et dont l'usage est de 
marquer les pauses qu'il faut faire en chantant. 
Or, comme il y a plusieurs sortes de pauses, il y 
a aussi plusieurs sortes de barres : la petite, la 
grande, la double. 

La petite barre n'occupe qu'une partie de la 

bande, comme ZZjl jljlfzz , et sert à faire 

prendre haleine, en séparant les mots les uns des 
autres. 
La grande barre est celle ^ui couvre toute la 

largeur de la bande, comme ZiEIEÏz: . Elle 



indique une pause double de la petite. 



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— 374 



La barre double nBifiinil annonce la fin 

d'une strophe, d'une pièce, d'un verset, &c. 
Elle sert encore dans les intonations de toutes 
sortes de pièces, à marquer l'endroit où doivent 
s'arrêter ceux qui entonnent, pour laisser le 
chœur poursuivre. 

DES CLEFS. 

Les notes en quelque lieu de la bande qu'elles 
soient placées, n'ont par elles-mêmes ni nom ni 
valeur, si l'on n'a recours à quelques signes qui 
puissent leur en donner. C'est pour cette fin que 
l'on a imaginé deux clefs dont l'une, appelée clef 
d^ Jlt, peut trouver place sur chacune des quatre 
lignes de la bande. En voi«i un exemple : 

ZipisiISIjjIIl . L'autre, nommée clef de Fa^ trouve 



EEE^E^ 



le plus souvent place sur la seconde ligne, quel- 
quefois sur la première, 'jamais sur les deux autres. 



En voici la forme 



* z:i!=rE; 



Au moyen de ces deux clefs on donne aux 
notes leurs noms et on connaît leur valeur. 
Lorsqu'une pièce est régie par la clef d' ITty la 
note placée sur la ligne qui passe entre les deux 
dents de la clef, sesTiomme toujours Ut. Si, au 
contraire, la pièce est régie par la clef de i\ 
les notes placées sur la ligne qui passe entre les 
dents de la clef, s'appellent Fa. Par-là même, 
on connaît les noms et la valeur de toutes les 
tones suivantes, en observant que si elles mon- 



i la fin 

set, &c. 

B toutes 

doivent 

irisser le 



qu'elles 
nom ni 
^nes qui 
3 fin que 
lelée clff 
s quatre 



», trouve 

[le, quel- 
ix autres. 



mne aux 
r valeur. 
ô'Vt, la 
les deux 
t. Si, au 
ef de Fa, 
entre les 
là même, 
toutes les 
lies moD- 



— 375 — 

m, Fa, m, La, Si ; et que si elles descendent^ 
on doit suivre l'ordre contraire : Si, La, Sol 
J^a^ Mi Re, Ut. Que si la pièce a plus de sept 
tiotes d étendue, on rçdonne les mêmes noms aux 
Suivantes ; en montant, Ut, He. Mi, &c. i eu 
descendant, Si, La^ Sol, &c. t jj 

Les notes suivantes ne signifient rien, parce 
qu elles ne sont *gies par aucune cle£ 



ilzi: 



nizi 



Mais en les faisant précéder d'une clef, on leur 
donne des noms et une valeur qui sont différens, 
suivant la nature et la position de la clef. 

exemple par U clef d' Ut. 



^ï^îÊi::!32=^ 



i=î?8 



lTt,re)mi,fa,sol,la,sî)Ut Ut,si,la,sol,fa,mi,re,ut. 
Exemple par la cï^ de Fa. i . 

nn^-i-i-i -.-.--tt-irzzziiiiri:— It 

Fa,sol)la,si,ut,re,mi,fa, Fa,mi,re,ut,si,la,sol,fa. 

DU GUIDON. 

On appelle Guidon, un signe qui indique par 
quelle note commencera la bande suivante. On 
remploie encore dans le cours de la bande, lors- 
qu'il y a changement de clef Nous en mettroiis 
ici quelques exemples. 



— 3V6 — 



^ pn::ci=^=j pzgç:!z^- — r^ 



sol,la,ut, ut,ai,la, fa,sol,la, si,i^,fa, 



Izzîiï^zjr^rg 



zti- 



-B-». 



1 



mi,re,ut; 8ol,fa,mi, re,iol,la,fa,fa* 

DES FIGURES. - 

Il y en a deux î l'une s'appelle h mol et se 
représente ainsi H-^Ii: : Tautre 5 quarre^ et 



a cette forme ^Sz^II . Mais pour connaître Tu- 
sage de Ttine et de Tautre, il fatlt savoir ce qu'on 
entend par ton et par demi-ton. 

On appelle ton^ l'espace qui se trouve entre 
deux notes qui se suivent, ou le chemin que fait 
la voix humaine pour passer d'une note à la notô 
suivante. Ainsi, en montant, il y a un ton de 
Y ut au re^ du re au wii, du /a au sol^ du sol au la^ 
du la au si. Pareillement, en descendant, il y a 
un ton du si au IcL^ du Za au sol, du sol au /a, du 




dant de Vut au si et du fa au mL C'est de quoi 
l'oreille peut se rendre compte à elle-même avec 
un peu d'observation* 

Cela posé, on appelle chanter par l quarre^ 
lorsque le si et le mi conservent toute leur rudes- 
se, en sorte que le demi-ton se maintienne, en 



,re,&, 
=1= 



ol et se 
uarrCf et 

aître Tu- 

ce qu'on 

ive entre 
que fait 
à la uotâ 
1 ton de 
sol au la^ 
t, il y a 
1 fttf du 
itant du 
iemi-ton. 
i descen- 
t de quoi 
!me avec 

'> quarre^ 
ur rudes- 
enne^ en 



— Z11 — 

montant, du mi m fa, et du si à Vut, et en des- 
cendant, de Vut au w et du fa au mi. Mais si le 
«i ou le mi sont précédés du 6 mol, ils changent 
leurs noms en celui de za, et alors le demi-ton 
change de place, c'est-à-dire qu'au lieu d'être en 
montant entre 1« si et V'ut, il se trouve entre le Ta 
et le si ou za ; et, en descendant, au lieu d'être 
de Vut au si, il se trouve entre le si ou za et le Za* 
l'effet du l mol étant d'affaiblir le w, et de le 
rapprocher du la. Voici des exemples qui écîair- 
citont ce principe. 



Ein3 



1 



re,mi,fa,sol,îa,si,ut,si,ut,la,si,sol,fa 



^^. 



fc: 



rida±!^ 



KirtadËlirbzir-r:, 



iîËi= 



, re, za,&,sol,la, za,ut, za,ut,la, za,sol,fa. '* 

n est très rare dans le plain-chant que le & 
mol affecte le mi. Mais rien n'est plus commun 
que de le voir affecter le ^i. 

Le l mK>l est ou passager, ou accidentel, ou 
essentiel. Nous appelons l mol passager, celui 
qu'on rencontre dans le cours d'une bande et qui 
pour l'ordinaire n'affecte que les notes d'un seul 
mot Son effet se borne là, tellement que dans 
les mots qui suivent, le si reprend son nom et sa 
force ordinaire. 

Le T) m,ol accidentel est' celui qui se trouve 
placé au commencement d'une bande ; et celui-là 
conserve son effet jusqu'à la fin de la bande, à 
moins qu'il ne soit interrompu par le 1> quatre^ 



-4 'M' 



"^ If! 



# ■ •«- V'»<t 



Il i 



!in; 



- m - 

qui remet le si dans son ordre naturel, jusqu'à ce 
qu^ un autre h mol vienne l'en retirer de nouveau. 
ÏInfin le & mol essentiel est celui qui régne du 
commencement a la fin d'une pièce, sans inter- 
ruption. 



>ij 



' -•■ ' ' 



DE l'application OU SUBSTITUTION DB LA ïiÈTT»» 

A LA NOTE. 

Pour y parvenir, il faut d'abord s'exercer sur 
quelque pièce de chant où il n'y ait qu'une note 
par syllabe, et même prendre la précaution de 
solfier, ou chanter la note de chaque mot, avant 
de lui substituer la lettre. 



Exemple. 



ti^i^tinlizîziinptiziyËi: 



--i 



Solylay Tan-quam : sol^fa^ Sponsus : fa^ la^ 



^ËEiElEË!ElE!EÎE!EiE?E!EÈEti 

«*, Do-mi-nus : ?a, u% «^, pro-ce-dens : Za, 



^ÊpEiËÎEE*ÊÏ=fcËiËÏEiiE!^i 



faylà^la^ de tha-la-mo : sol^ 8o7, su-o. 

■ On peut ensuite s'exercer sus quelque pièce un 
peu moins simple, par exemple, sur l'antienne 
suivante : 



N 






On po-test ar-bor bo-na fruc-tus 



— 379 — 



i€qu'à ce 
nouveau, 
ègufi du 
as inter- 

t v: ■■ 
t'ttTTRE 



Ejrcer sur 
me note 
ution de 
ot, avant 



fay la, 
s: lày 



pièce un 
antienne 



tziiziii-L 



■i 

ma-los 



fa-ce-re ; nec ar-bor ma- 
la fruc-tus bo-nos fa-ce-re : omnis 
ar-bor quœ non fa-cit fruc-tum bo-num, 






ex- ci-de-tur, et in ig- nem mit-te- 

a iT ' ' "•* ' 

N»-*-'^=i=i=n= — = 



tur, al-le- lu-ia. 1 ton 



Qipxorp 



EEÎÊÏ 



tus 



PRIERES. 



PRIÈnËS DU MATIIir. 

Vous devez à Dieu le commencement de la 
journée : ainsi la prière du matin n'est pas 
seulement une pratique de piété, mais un devoir 
indispensable. On peut assurer que de l'exac- 
titude à remplir ce premier exercice de piété 
dépendent toutes les actions de la journée. 
Evitez donc d'apporter cet esprit de non chalance 
et de routine qiai se glisse dans les actions que 
l'on fait tous les jours. La seule prière du matin, 
bien faite, suffirait pour attirer sur vous pendant 
le jour les bénédictions du ciel, et vous préservw 
des accidents et des dangers qui vous environnent. 
Comprenez par là avec quel respect et quelle 
dévotion vous devez vous en acquitter. 

L'ennemi du salut, dit un saint Père, assiste 
toujours au réveil des fidèles, pour tâcher de 
ravir à Dieu leurs premières pensées ; voici les 
moyens de rendre inutiles toutes ses tentatives : 

1° En vous éveillant, faites le signe de la croix 
avec de l'eau bénite, et prononce?; ces belles 
paroles du saint roi David : Mon Dieu^ c^stpour 
vous aimer et wus servir que je m^ éveille. 

2° Levez-vous promptement et ne laissez pas 
au démon le temps de vous tendre des pièges. 

3° Habillez- vous avec modestie, car Dieu vous 
voit. 

Autant que possible faites vos prières du matin 
et du soir en commun ; car Jésus-Christ nous 



--.. 381 — 

assure quMl sera au milieu de deux ou trois 
personnes assemblées en son nom. 

Avant de prier, recueillez-vous un moment, et, 
après avoir considéré votre néant et la majesté 
divine devant laquelle vous êtes, entrez dans des 
sentiments de crainte, d^amour et de respect, 
semblables à ceux du patriarche Jacob lorsqu'il 
s'écriait à la vue du lieu où il avait senti les effets 
de la présence divine : Le Seigneur est vraiment 
ioi. Que ce lieu est terrible ! c^est la maison de 
Dieu et la porte du ciel. Pénétrez- vous en 
même temps de l'humble confiance qui faisait 
dire à Abraham : Je parlerai au Seigneur^ moi 
qui ne suis que cendre et poussière. 



In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. 

Amen. 

Mettons-nous en la présence de Bieu^ et adorons 

son saint Nom. 

TEES-sAirTE.et très-adorable Trinité, Dieu seul 
en trois personnes, je crois que vous êtes ici 
présent. Je vous adore avec les sentiments de 
l'humilité la plus profonde, et vous rends de tout 
mon cœur les hommages qui sont dus à votre 
souveraine Majesté. . i ^ 

Remercions Dieu des grâces qu'il nous a faite» 
et q^rons-nous à lui. 

Mon Dieu, je vous remercie très-humblement 
de toutes les grâces que vous m'avez faites 
jusqu'ici. C'est encore par un effet de votre bonté 
que je vois ce jour ; je veux aussi l'employer 
uniquement à vous servir. Je vous en consacre 
toutes les pensées, les paroles, les actions et les 
peines. Bénissez-les, Seigneur, afin qu'il n'y en 



gr- -iw-A'^^'-.v 



— 382 — 



ait aucune qui ne soit animée de votre amour, et 
qui ne tende à votre plus grande gloire. 

Formons la résolution d^ éviter le péché et de 
pratiquer la vertu. 

Adorable Jésus, divin modèle de la perfection 
à laquelle nous devons aspirer, je vais m'appliquer, 
autant que je le pourrai, à me rendre semblable à 
vous ; doux, humble, chaste, zélé, patient, chari- 
table et résigné comme vous. Et je ferai particu- 
lièrement tous mes efforts pour ne pas retomber 
aujourd'hui dans les fautes que je commets si 
souvent, et dont je souhaite sincèrement me cor- 
riger. 

Demandons à Dieu les grâces qui nous sont 
nécessaires. 

Mon Dieu, vous connaissez ma faiblesse. Je 
ne puis rien sans le secours de votre grâce. Ne 
me la refusez pas, ô mon Dieu : proportionnez-la 
à mes besoins : donnez-moi assez de force pour 
éviter tout le mal que vous défendez, pour prati- 
quer tout le bien que vous attendez de moi, et 
pour souffrir patiemment toutes les peines quMl 
vous plaira de m'envoyer. 

Pater noster, qui es in cœlis, sanctifîcetur 
nomen tuum : adveniat regnum tuum : fiât 
voluntas tua, sicut in cœlo et in terra. Panem 
nostrum quotidianum da nobis hodie, et dimitte 
nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debi- 
toribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem. 
Sed libéra nos à roalo. Amen. ,; 

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, bene- 
dicta tu in mulieribus, et benedictus fructus 
ventris tui Jésus. 

Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccato- 
ribuB nunc et in hora mortis nostrse. Amen. 






— 383 — 

Credo in Beum, Patrem omnipotentera, creato- 
rem cœli et torrae, et in Jesum Christum Filium 
ejus unicum Dominum nostrum, qui conceptus 
est de Spintu Sancto, natus ox Maria Virgine : 
passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuua et 
sepultus : descendit ad inferos, tertia die ressur- 
rexit à niortuis ; ascendit ad cœlos : sedet ad 
dexteram Dei Patris omnipotentis : inde venturus 
est judicare vivos et mortuos. 

Credo in Spiritum sanctum, sanctam Ecclesiam 
catholicam, sanctorum communionem, remissio- 
nem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam 
aeternam. Amen. 

CoNFiTEOR Dco omnipotenti, beatae Mari» sem- 
per Virgini, beato Michaeli Archangelo, beato 
Joanni-BaptistaB, sanctis Apostolis Petro et Paulo 
omnibus Sanctis, et tibi Pater, quia peccavi nimis 
cogitatione, verbo et opère, meaculpa, meaculpa 
mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam, 
semper Virgmem, beatum Michaelem Archange- 
lum, beatum Joannem^Baptistam, sanctos Apos- 
tolos Petrum et Paulum, omnes Sanctos, et te, 
Fater, orare pro ad Dominum Deum nostrum. 

MisERATUR nostrî omnipotens Deus, et dimissis 
peccatis nostris, perducat nos ad vitam œternam. 
Amen. 

Indulgentiam, absolutionem et remissionem 
peccatorum nostorum tribuat nobis omnipotens 
et misericors Dominus. Amen . 

Invoquons la Sainte Vierge, mtre Ion Ange, et 
notre saint Patron. 

Sainte Vierge, mère de Dieu, ma mère et ma 
patronne, je me mets sous votre protection, et je 



— 384 — 



il 



i;ii M& 



me iette avec confiance dans le sein de votre 
miséricorde. Soyez, 6 Mère de bonté, mon refuge 
dans mes besoins, ma consolation dans mes 
peines, et mon avocate auprès de votre adorable 
Fila, aujourd'hui, tous les jours de ma vie, et 
particulièrement à l"bcure de ma mort 

Ance du Ciel, mon fidèle et charitable guide, 
obtenez-moi d'être si docile à vos inspirations, et 
de régler si bien mes pas, que je ne m écarte en 
rien de la voie des commandements de mon Dieu. 

Grand Saint, dont j'ai l'honneur de porter le 
nom, protégez-moi, priez pour moi, afan que je 
puisse servir Dieu comme vous, sur la terre et le 
glorifier éternellement avec vous dans le ciel. 

Ainsi soit-il. 

COMMANDEMEUm DB MEU. 

1 Un seul Dieu tu adoreras, 
Et aimeras parfaitement. 

2 Dieu en vain tu ne jureras, • 
Ni autre chose pareillement. 

8 Les Dimanches tu garderas. 
En servant Dieu dévotement. 

4 Tes Père et Mère honoreras. 
Afin qu c tu vives longuement. 

5 Homidîde point ne seras, 
De fait ni volontairement. 

6 Impudique point ne seras. 
De corps ni de consentement 

7 Le bien d'autrui tu ne prendras, 
Ni retiendras sciemment 

8 Faux témoignage ne diras. 
Ni ne mentiras aucunement. 

9 L'œuvc de chair ne désireras, 
Qu'en mariage seulement 

10 Bien d'autrui ne désireras. 
Pour les avoir injustement 



Ni 



— 385 — 



lu 



COMMAMDfcMENTS DE l'bGLISE. 

tf 

1 Les Fêtes tu sacUfieras, 

Qui te sont de commandement. 

2 Les Dimanches messe en entendras, 
Et les Fêtes pareillement 

3 Tous tes pécnés confesseras, 
A tout le moins une fois l'an. 

4 Ton créateur tu recevras, 

Au moins à Pâques humblement 

5 Quatre-temps, vigiles, jeûneras. 
Et le carême entièrement. 

6 Vendredi chnir ne mangeras, 
Ni le samedi mémement 

7 Droits et dîmes tu paieras 
A l'Eglise fidèlement^ 



LITANIES tXJ 8AIKT NOM DE JESUS. 



K 



YRii), eleifeOD, 



Christe, eleison. 
Kyrie, eleison. 
Jesu, audi nos, 
Jesu, exaudi nos, 
Pater de Cœlis 
miserere nobis. 



Deus, 



Fili Bedemptor mundi 
Deus, miserere nobis. 

Spiritus 8ancte Deus, 

miserere nobis. 

Sancta Trinitas nnuE 

Deus, miserere nobis. 

JesQ Fili Deî vivi, mise- 
rere nobis. 



BioNBUB, ayez pitié de 
nous. 
Cïrist, ayez pitié. 
Seigneur, ayez pitié. 
Jésus, écoutez-nous. 
Jésus, exaucez-nous. 
Dieu le père des Gieuz 

oîi vous êtes assis, ayez 

pitié. 
Dieu le Fils, Rédempteur 

du monde, ayez pitié 

de nous. 
Dieu le Saint-Fsprit, ayez 

pitié de nous. 
Trinité Sainte, qui êtes 

un seul Dieu, ayez pitié 

de nous. 
Jésus Fils du Dieu vivant, 









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— 386 — 



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Jesu Bplendor Patrie, 
Jesu candor lucia aeter- 

Jesu Rex gloriae, 
Jesu sol justitiœ, 
Jesu Fili Marias Virginis, 

Jesu *»dmirabilis, 

Jesu Deus fortis, 

J^rfU Pater futuri sœculi, 

Jesu magûi consilii An- 

gele, 
Jesu potentisaime, mise- 
rere nobis. 
Jesu patientissirae, 
Jesu obedientissime, 
Jesu mitis et humilia cor- 
de, 
Jesu amàtor castitatis, 

Jesu amator noster, 

Jesu Deus pacis, 

Jesu auctor vitae, 

Jesu exemplar virtutum, 

Jesu zelator aniœarum. 
miserere noois. 

Jesu Dpus noster, mise- 
rere nobis. 

Jesu refugium uostrum, 
miserere. 

Jesu Pater pauperum, 
miserere. 

Jesu thésaurus fidelium, 
miserere. 

Tnni-i knna Paa+ni» TTliaO. 

rere nobis. 



Jéaus splendeur du Père, 
Jésus pureté de la lumière 

éternelle, 
Jésus roi de gloire, 
Jésus soleil de justice, 
Jésus Fils de la Vierge 

Marie, 
Jésus admirable, 
Jésus Dieu Fort, 
Jésus Père des siècles à 

venir, 
Jésus Ange du grand con- 
seil, 
Jésus très-puissant, ayez 

pitié de nous. 
Jésus très-patient, 
Jésus ticâ-obéissant, 
Jésus doux et humble de 

cœur, 
Jésus amateur de la chas- 
teté, 
JéSus qui nous honorez 

de Yotre amour, 
Jésus Dieu de paix, ^( 
Jésus auteur de la vie. 
Jésus l'exemplaire des 

vertus, 
Jésus zélateur des âmes, 

ayez pitié de nous. 
Jésus notre Dieu, ayez 

pitié de nous. 
Jésus notre refuge, ayez 

pitié de nous. 
Jésus père des pauvres, 

ayez pitié. 
Jésug trésor des fidèles, 

ayez pitié. 
Jésna bon Pasteur 

pitie. 



AVPK 



^. 



[• du Père, 
la lumière 



Dire, 



justice, 
la Vierge 



t, 

3 siècles à 

grand con- 

isant, ayez 

i. 

mt, 

ssant, 

humble de 

de la chas- 

s honorez 
)ur, 
paix, 
5 la vie. 
)laire des 

des âmes, 
nous. 
)ieu, ayez 

ifuge, ayez 

I. 

s pauvres, 

les fidèles, 



?teur* Avça 



■—387 — 



Jesu lux vera, miserer'e 
nobis. 

Jesu sapientia abterna. 
miserere nobis. 

Jesu bonitas iufinita, mi- 
serere nobis. 

Jesu via et vita nostra, 
misère. 

Jesu gaudium Angelorum, 

miserere. 
Jesu Rex Patriarcharum, 

miserere. 
Jesu Magister Apostolo- 

rum, miserere. 
Jesu Doctor Evangelista- 

rum, miserere. 
Jesu fortitudo Martyrum, 

miserere. 
Jesu iumen Confessoram, 

miserere. 
Jesu pu.ritas Virginum, 

miserere. 
Jesu corona Sanctorum 
omnium, miserere nobis. 



Propitius esto, parce no- 
bis, Jesu. 

Propitius esto, exaudi 
nos, Jesu. 

Ab ornni peccato, libéra 

nos, Jesu. 
Ab ira tua, Jib. 

Ab insidiis diaboli, libéra 

nos Jesu. 
A spidtu fornicationis. 

lib 

nos Jesu, 



Jésus vraie Uimière, ayez 

pitié. 
Jésus sagesse éternelle, 

ayez pitié. 
Jésus bonté infinie, ayez 

pitié de nous. 
Jésus notre voie et notre 

vie, ayez. 
Jésus la joie des Anges 

ayez. 
Jésus le roi des Patriar- 
ches, ayez. 
Jésus le Maître des Apô- 
tres, ayez. 
Jésus le Docteur des 

Evangélistes, ayez. 
Jésus la force des Martyrs, 

ayez. 
Jésus la lumière des Con- 
fesseurs, ayez. 
Jésus la pureté des Vier- 

ges: ayez. 
Jésus la couronne de tous 
les Saints, ayez pitié 
de nous. 
Soyez-nous propice, Jé- 
sus, pardonnez-nous. 
Soyez-nous propice Jé- 
srs, exaucez nos priè- 
res. 
De tout péché, delivrez- 

nons, Jésus. 
De votre colère, déîiv. 
Des embûches du démon, 

délivrez. 
De l'esprit de fornication, 

délivrez. 
De la îuort éternelle, dé- 
livrez. 



Si 

(1 ; 



^ 



388-^ 



A neglectu inspirationum 
tuaruin,Ubera,nos, Jesu. 
Per mysterium sanctœ 
incarnationis tu», libé- 
ra nos. 
Per Navitatem tuam, libé- 
ra nos. 
Per infantiam tuam, li- 
béra nos, Jesu. 
Per divinissimam vitam 
tuam, lib 

Per labores tuos, libéra 

nos. 
Per agoniam et Passionem 

tuam, libéra nos. 
Per Crucem et derelictio 
nem tuam, libéra nos, 
Jesu. 
Per languores tuos, libéra 

nos, Jesu. 
Per mortem et sepultu- 
ram tuam, libéra nos, 
Jesu. 
Per resurrectionem tuam. 

lib. 
Per Ascensionem tuam 

lib. 
Per gaudia tua,, lib. 

Per gloriam tuam, libéra 

nos, Jesu. 
Agnus Dei, qui toUis, pec- 
cata mundi, parce no 
b-J, Jesu. 
Agnus, etc., exaudi nos 

Jesu. 
Agnus, etc., miserere no 

bis, Jesu. 
Jesu, audi nos. 
Jesu, exaudi nos. 



Du mépris de vos divines, 

inspirations, délivrez. 
Par le mystère de votre 
sainte incarnation, dé- 
livrez. 
Par votre Nativité, déli- 
vre?-" ous. 
Par votre enfance, déli- 
vrez-nous. 
Par votre vie toute divine, 

délivrez. 
Par vos travaux, délivrez 

nous. 
Par votre agonie et par 
votre passion, délivrez. 
Par votre Croix et par 
votre abandonnement. 
délivrez. 
Par vos langueurs, déli- 
vrez-nous. 
Par votre mort et par vo- 
tre sépulture, délivrez- 
nous. 
Par votre résurrection 

délivrez-nous. 
Par votre Ascension, dé- 
livrez-nous. 
Par vos joies, délivrez. 
Par votre gloire, délivrez- 
nous. 
Agneau de Dieu, qui effa- 
cez les pfchés du monde, 
pardonnez-nous, Jésus. 
Agneau, etc., exaucez- 
nous, Jésus, 
Agneau, etc., ayez pitié 

de nous, Jésus, 
lésus, écoutez-nous. 
Jésus, exaucez-nous. 



)s divines, 
délivrez. 
1 de votre 
ation, dé- 

vité, déli- 

nce, déli- 

ate divine, 

:, délivrez 

lie et par 
, délivrez, 
ix et par 
onnement. 

enrs, déli- 

et par vo- 
, délivrez- 

jsurrection 

s. 

ânsion, dé- 

, délivrez, 
e, délivrez- 

u, qui effa- 

edu monde, 

tous, Jésus. 

eiaucez- 

ayez pitié 
lus. 
-nous, 
^•nous. 



— 389 — 



OREMUS. 



Domine Jesu Cliriste 
qui di^isti : Petite, et 
accipietis ; quaerite, et 
invenietis ; pulsate et »p 
perietur vobis : quœsu 
mus, da nobis petentrbue 
divinissimi tui araoris 
affectum, ut te toto corde, 
ore et opère diligaraas, et 
à tua nuoquam laude ces- 
semus. Qui vivis et rég- 
nas in saecula saeculorum. 
Ameu. 



PRIONS. 



Seïgnbur Jésus-Christ, 
qui avez dit : Deman- 
dez et Vous recevrez ; 
cherchez et vous trouve* 
rez ; frappez, et il vous 
sera ouvert : faites-nous, 
s'il vous plaît, la grâce 
de recevoir l'affection de 
votre amour tout divin ; 
afin que nous vous ai- 
mions de tout notre cœur, 
en vous confessant de 
bouche et d'action ; et 
que jamais nous ne ces- 
sions de vous louer. Vous 
qui vivez et régnez dans 
les siècles des siècles. 
Ainsi soit-il. 

Acte de Foi. 
Mon Dieu; je crois fermement tout ce que k 
samte Eglise catholique croit et enseigne, parce- 
que c'est vous qui l'avez dit, et que vous êtes la 
vent© même. 

Acte d'Espérance. * 

Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les 
mentes de mon Sauveur, j'espère avec une ferme 
confiance que vous me ferez la grâce d'observer 
vos commandements en ce monde et d'être ré- 
compensé en l'autre. 

Acte WAinour et de Charité. 
Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à 
cause de vos perfections infinies, je vous aima de 
tout mon cœur, et j'aime mon prochain comme 
moi-même pour l'amour de vousi^ 



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390 — 



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Acte de Contrition, 

Mou Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir 
offensé, parceque vous êtes inJBniment bon et 
infiniment aimable, et que le péché vous déplaît ; 
pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ 
mon Sauveur : je me propose, moyennant votre 
sainte grâce, de ne plus vous offenser et d'en 
faire pénitence. 

. . if, Acte de Remerciement. 

Mon Dieu, je voue remercie de tous les biens et 
grâces que j' ai reçus de vous, principalement de 
m'avoir créé et racheté par votre Fils, et de 
m'avoir fait enfant de votre Eglise. 

Acte dH Offrande. 

Mon Dieu, j'ai tout reçu de vous, je vous offre 
mes pensées, mes paroles, mes actions, ma vie et 
tout ce que je possède, et ne veux l'employer 
qu'à votre divin service. 

• Acte d? Humilité. 

Mon Dieu, je ne suis que cendre et poussière, 
réprimez les mouvements d'orgueil qui s'élèvent 
dans mon âme ; apprenez-moi à me mépriser moi- 
même, vous qui résistez aux superbes et qui 
donnez votre grâce aux humbles. 

Acte de Demande, 

Mon Dieu, source infinie de tous les biens, 
donnez-moi tout ce qui m'est nécessaire pour la 
vie et la santé de mon corps, mais surtout la 
grâce de faire en toutes choses votre sainte 
volonté. Par Jésus-Christ Notre Seigneur, Ainsi 






roiis avoir 
it bon et 
s déplaît ; 
3US-Christ 
lant votre 
T et d'en 



3S biens et 
lement de 
'ils, et de 



vous offre 

ma vie et 

l'employer 



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priser moi- 
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les biens, 
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surtout la 
)tre sainte 
neur, Ainsi 



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— 391 — 

Acte de conformité à la wlonté de Dieu, que 
récitait chaque jour Madame Elizaleth, sœur 
de Louu XVI. 

Que m'arrivera-t-il aujourd'hui, ô mon Dieu ^ 
n en sais rien ; tout ce que je sais, c'est qu'il 
ne m arrivera rien que vous n'ayez prévu, rédé 
et ordonne de toute éternité: cela me suffit. 
J adore vos desseins éternels et impénétrables, ie 
m y soumets de tout mon cœur pour l'amour de 
vous. Je veux tout, j'accepte tout ce que vous 
voulez et j unis ce sacrifice à celui de Jésus-Christ, 
mon Dieu Sauveur : je vous demande, en son 
nom et par ses mérites infinis, la patience dans 
mes peines et la parfaite soumission qui vous est 
due pour tout ce que vous voulez ou permettez. 
Ainsi soit-il. 

Prière avant le travail. 
Recevez, ô Jésus ! ce travail auquel je vais me 
livrer pour obéir à vos ordres. Je vous l'ofîre 
pour 1 expiation de mes péchés : je l'unis aux 
travaux pénibles auxquels vous avez bien voulu 
vous soumettre vous-même. Faites qu'il ne serve 
point à dissiper mon esprit de son union avec 
vous, mais qu'il m'obtienne de votre bonté des 
grâces plus abondantes pour mieux vous servir 
Ainsi soit-il. 

Pendant votre travail songez à élever de temps 
en temps votre âme vers Dieu par quelque pieuse 
pensée, surtout lorsqu'il vous surviendra des 
tentations. 

t ,l' ANGELUS. 

Angélus Domini nuntiavit Marige, * et conce- 
pit de Spiritu Sancto. Ave, Maria, etc. 

Ecce ancilla Domini ; *fiat mihi secundum ver- 
bum tuum. Ave^ Maria^ et;. 



xà 



.* m- m- 



— 392 — 

Et v«rbum caro factura est ; * et habitavit in 
nobis, -4w, Maria, etc. 

OREMUS. 

Gratiam tuam, qusesumus, Domine, mentibus 
nostris infunde, ut qui, Angelo nuntiante, Christi 
Filii tui iucamationem cognovimus ; per Passio- 
nem ejus et Orucem ad resurrectionis gloriam 
perducamur, Per eumdem Christum, etc. 

Amen. 



PRIKRE^ DU SOIR. 



Finissez la journée comme vous l'avez com- 
mencée, par la prière : il n'est, dans notre vie, 
aucun instant qui n'appartienne au Seigneur : 
nous devons à Dieu l'hommage du soir comme 
celui du matin : nous lui devons des actions de 
grâces de tous les bienfaits dont il nous a comblés 
pendant le jour. D'ailleurs de combien de dangers 
la nuit n'est-elle pas accompagnée ? Combien de 
personnes qui s'étant couchées en santé, se 
sont réveillées dans l'éternité ? combien qui 
pendant les ténèbres de la nuit ont oublié la loi de 
Dieu, et étouiFé le cri de leur conscience ? Autant 
de motifs pour terminer saintement la journée 
par une bonne prière. 

Ayez pour habitude d'examiner votre conscience 
tous les soirs. Par là vous détesterez vos péchés, 
vous prendrez les*moyens de les éviter, et voua 
faciliterez beaucoup votre examen de conscience 
pour la confession. 



— 398 — 



bitavit in 



mentibus 
3, Christi 
r Passio- 
I gloriam 

bc. 



rez com- 
lOtre vie, 
eigneur : 
ir comme 
ctions de 

comblés 
j dangers 
mbien de 
anté, se 
)ien qui 
3 la loi de 
? Autant 

journée 

>nscîence 
5 péchés, 
et voua 
m science 



In nomîne Patris, et Filii, et Spiritas sanctl 

Amen. 

Mettons'îious en la présence de Dieu^ et 
adorons-le* 

Jt3 vous adore, ô mon Dieu, atec la soumission 
que m'inspire \û présence de votre souveraine 
grandeur. Je crois en vous, parçeque vous êtes 
la vérité même. J'espère en vous, parçeque vous 
êtes infiniment bon. Je vous aime de tout mon 
cœur, parçeque Vous êtes souverainement aima- 
ble, et j aime le prochain coralne moi*même, pour 
l'amour de vous» 

Eemercions Dieu des grâces qu'il nous aj^ites. 

Quelles actions de grâces vous rendrai-je, Ô 
tnon Dieu, pour tous les biens que j'ai reçus de 
Vous ? ^ Vous avez songé à moi de toute éternité î 
Vous m avez tiré du néant. Vous m'avez donné 
Votre vie pour tne racheter, et Vous me comblez 
encore tous les jours d'une infinité de faveurs. 
Hélas I Seigneur, que puis-je faire en reconnais- 
sance de tant de bontés ? Joignez-vous à moi, 
Esprits bienheureux, pour louer le Dieu des 
tniséricordes qui ne cesse défaire du bien à la 
plus mdigne et à la plus Ingrate de ses créatures. 

Demandons à Dieu de connxitre nos péchés. 

Source éternelle de lumière, Esprit-Saint, dis- 
sipez les ténèbres qui me cachent la laideur et la 
malice du péché. Faites-m'en concevoir une si 
grande horreur, ô n.on Dieu, que je le haïsse, s'il 
se peut, autant que vous le haïssez vous-même, et 
que je ne craigne Hen taiit que de le commettre à 
1 avenir. 



' '1 



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>!f jp- -miittm 



— 394 — . 

Examinons-nous sur le mal commis. 

Envers Dieu : Omissions ou négligences dans 
nos devoirs de piété, irrévérences a l'Eglise, dis* 
tractions volontaires dans nos prières, défaut 
d'intention, résistance à la grâce, jurements, 
murmures, manque de confiance et de résignation. 

Envers le prochain : Jugements téméraires, 
mépris, haine, jalousie, désir de vengeance, 
querelles, emportements, imprécations, injures, 
médisances, railleries, faux rapports, dommages 
aux biens ou à la réputation, mauvais exemple, 
scandale, manque de respect, d'obéissance, de 
zèle, de fidélité. 

Envers nous-même : Vanité, respect humain, 
mensgpges, pensées, désirs, discours et actions 
contraires à la pureté, intempérance, colère, im- 
patience, vie inutile et sensuelle, paresse à rem- 
plir les devoirs de notre état 

Me voicî. Seigneur, tout couvert de confusion, 
et pénétré de douleur à la vue de mes fautes. Je 
viens les détester devant Vous, avec Un Vraî 
déplaisir d'avoir offensé un Dieu si bon, si aima- 
ble, et si digne d'être aimé. Etait-ce donc là, 
6 mon Dieu, ce que vous deviez attendre de ma 
reconnaissance, après m'avoîr aimé jusqu'à ré- 
pandre votre sang pour moi. Oui, Seigneur, 
j'ai poussé trop loin ma malice et mon ingratitude. 
Je vous en demande très-humblement pardon, et 
je vous conjure, ô mon Dieu, par cette mémo 
bonté dont j'ai ressenti tant de fois les effets, de 
m'accorder la grâce d'en faire dès aujourd'hui, et 
jusqu'à la mort, une sincère pénitence. 

Faisons un ferme propos de ne 2:)îu8 pêcher . 

Que je souhaiterais, ô mon Dieu, de ne vous 
avoir jamais offensé 1 mais puisque j'ai été assea 



— 395 — 



nces dans 
iglise, dis* 
î9j défaut 
urements, 
isignation. 

iméraires, 
engeance, 
, injures, 
iomrnages 
exemple, 
sance, de 

; humain, 
ùt actions 
3lère, im- 
le à rem- 

îon fusion, 
lutes. Je 
! Un Vraî 
, si aima-' 
donc là, 
ire de ma 
squ'à ré- 
Seigneur, 
gratitude, 
ardon, et 
;te même 
effets, de 
•d'hui, et 

' 's 

êhTi'éf. 

ne vous 
ét&asse2( 



malheureux pour vous déplaire, je rais vous 
marquer la douleur que j'en ai par une conduite 
toute opposée à celle que j'ai gardée jusqu'ici. Je 
dn nf L^' à présent au péché, et à l'occasion 
du péché, surtout de celm où j'ai la faiblesse de 
retomber SI souvent. Et si vous daignez m'ac- 
corder votre grâce ainsi que je la demande et 
quejel espère, je tâcherai de remplir fidèlement 
mes devoirs, et rien ne sera capable de m'arrêter. 
quand il s agira de vous servir. Ainsi soit-il. 

Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom 
soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre 
volonté soit faite en la terre comme au Ciel 
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, et 
pardonnez-nous nos offenses comme nous les par- 
donnons a ceux qui nous ont offensés ; et ne 
nous induisez point en tentation ; mais délivrez- 
nous du mal. Ainsi soit-il. 

Je vous salué, Marie, pleine de grâce, le Sei- 
gneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes- 

les femmes,.et Jésus le fruit de vos entrailles est 
beni. 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour noufC 
pauvres pécheurs, maintenant, et à l'heiire de 
notre mort. Ainsi soit-il. 

Je crois en Dieu le Père Tout-puissant, Créa- 
teur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ 
son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu 
du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a 
souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est 
mort, et a ete enseveli, est descendu aux enfers- 
le troisième jour est ressuscité des morts ; est 
monte aux Cieux, est assis à la droite de Dieu 
le Père lout-puissant, d'où il viendra juger les 
vivants et les morts. 



— 396 — 

Je crois au Saint-Esprit, la Sainte Eglise 
catholique, la Communion des Saints, la rémission 
des péchés, la résurrection de la chair, la vie 
éternelle. Ainsi soit-il. 

Je confesse à Dieu Tout Puissant, à la bienheu- 
reuse Marie toujours Vierge, à Saint Michel 
Archange, à saint Jean-Baptiste, aux saints Apô- 
tres Pierre et Paul, à tous les Saints (et à vous 
mon Père,) que j'ai beaucoup péché par pensées, 
par paroles et par actions : c'est ma faute, c'est 
ma faute, c'est ma très grande faute ; c'est pour- 
quoi je prie la bienheureuse Marie toujours Vierge, 
saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les 
saints Apôtres, Pierre et Paul, tous les Saints 
(et vous mon Père), de prier pour moi le Seigneur 
notre Dieu. 

QuB le Dieu Tout-puissant nous fasse miséri- 
corde, qu'il nous pardonne nos péchés, et nous 
conduise à la vie éternelle. Ainsi soit-il. 

Que le Seigneur Tout-puissant et miséricor- 
dieux nous donne indulgencej absolution et 
rémission de nos péchés. Ainsi soit-il. 

Recommandons-nous à Dieu, à la Sainte- Vierge 

et aux Saints. 

Bénissez, ô mon Dieu, le repos que je vais 
prendre pour réparer mes forces, afin de vous 
mieui servir. Vierge sainte, mère de mon Dieu, 
et après lui mon unique espérance, mon bon 
Ange, mon saint Patron, intercédez pour moi, 
pretégez-moi, pendant cette nuit, tout le temps 
de ma vie, et particulièrement à l'heure de ma 
mort. Ainsi soit-il. 

Prions pour les vivants et pour les Fidèles 
s Prépassés. 

Répandez, Seigneur, vos bénédictions sur mes 



Eglise 
émission 
', la vie 

bienheu- 

Michel 

»ts Apô- 

k TOUS 

pensées, 
ite, c'est 
gt pour- 
3 Vierge, 
:iste, les 
s Saints 
Seigneur 

I miséri- 
et nous 

liséricor- 
iition et 

le- Vierge 

î je vais 
de vous 
on Dieu, 
non bon 
aur moi, 
le temps 
re de ma 

ïdèles 
\ sur mea 



— 397 — 

parents, mes bienfaiteurs, mes amis et mes 
ennemis. Protégez tous ceux que vous m'avea 
donnés pour maîtres, tant spirituels que tempo- 
rds. Secourez les pauvres, les prisonniers, les 
amigés, les voyageurs, les malades et les aironis- 
j^°*8^^^^onvertissez les hérétiques et édairez 

•P}^^ ^f ^^"*^ ®* ^^ miséricorde, ayez, aussi 
pitié des âmes des fidèles qui sont dans le Purga- 
toire. Mettez fin à leur peines, et donnez à celles 
pour lequellesje suis obligé de prier le repos et 
la lumière éternelle. Ainsi soit-il. 



LITANIES np LA 

Seigneur, ayez pitié de 

nous. 
Christ, ayez pitié de nous. 
Seigneur, ayez pitié de 

nous. 
Christ, écoutez-nous. 
Christ, exaucez-nous. 
Dieu le Père des cieux où 

vous êtes assis, ayez 

pitié de nous. 
Dieu le Fils, Rédempteur, 

du monde,- asez pitié 

de nous. 
Dieu le Saint-Esprit, ayez 

pitié de nous. 
Trinité Sainte, qui êtes un 

seul Dieu, ayez Pitié de 

nous. 
Sainte Marie, priez pour 

nous. 
Sainte Mère de Dieu, 



SAINTE VIERGE. 

Kybib, eleison, 

Christe, eleison. 
Kyrie, eleison. 

Christe au^i nos. 
Christe, exaudi nos: 
Pater de cœlis Deus, mi- 
serere nobis. 

Fili Redempter mundl 
Deus, miàerere nobis. 

Spiritus sancte Deus, mi- 
sère nobis. 

Sancta Trinitas unus 
Deus, miserere nobis. 

Sancta Maria, ora pro 

nobis. 
Sancta Dei Genitrix, ora 

pro nobis. 

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— 398 ' - 

Sainte Vierge des Vier-)Sancta Virgo Virginum, 

ora. 

ora. 

gratine, 



ges, 
Mère du Christ, priez. 
Mère de la divine grâce 

priez pour nous. 
Mère très-pure, 
Mère très-chaste, 
Mère sans tache. 
Mère sans corruption, 
Mère aimable, 
Mère admirable, 
Mère d:i Créateur, 
Mère du Sauveur, priez 

pour nous. 
Vierge très-prudente, 
Vierge vénérable, 
Vierge célèbre, 
Vierge puissante, 
Vierge clémente. 
Vierge fidèle, 
Miroir de justice, 
Temple de sagesse, 
Cause de notre joie, priez 

pour nous. 
Vaisseau spirituel. 

Vaisseau honorable. 

Vaisseau insigne de 
dévotion, 

Rose mystique. 

Tour de David, 

Tour d'ivoire, 

Maison d'or, 

Arche d'alliance, 

Porte du Ciel, 

Etoile du matin, 

Santé des infirmes. 

Refuge des pécheurs, priez 
pour nous. 

Consolatrice des afiSigés, 



Mater Christ!, 
Mater divinae 

ora pro nobis. 
Mater purissima, 
Mater castissima, 
^ater inviolata, 
.Mater intemerata, ora pro 
Mater amabilis, 
Mater admirabilis, 
Mater Creatoris, 
Mater Salvatoris, ora pro 

nobis. 
Virgo prudentissima, ' 
Virgo venerauda, 
Virgo prœdicanda, 
Virg<:n>otenB, 
Virgo clemens, 
Virgo fidelis. 
Spéculum justltiœ, 
Sedes sapientiee. 
Causa nostraD Isetitiœ, ora 

pro nobis. 
Vas spirituale. 
Vas honorabile. 
Vas insigne devotionis, 



la 



Rosa myst'ica, 
Turris Davidica, 
Turris eburnea, 
Domus aurea, 
Fœderis arca, 
Janua cœli, 
Stella matutin»^. 
Salus infirmoru^, 
Etefugium peccatorum, ora 

pro nobis. 
Consolatrix afflictorum, 



— 3Q9 — 



gmum,, 
ora. 
ora. 

çratifie,. 



ora pro 

I 

ora pro 

na, ^ 



itiœ, ora 



tionis, 



)rum, ora 
ïtorunii 



Secoiira des chrétiens, 

priez pour nous; 
Beine des Anges, 
Reine des Patriarches, 
Reine des Prophètes, 
Reine des Apôtres, 
Reine des Martyrs, 
Reine des Confesseurs, 
Reine des Vierges, 
Reipe de tous les Saints, 



RftJno conçue sans péché, 
Agneau de Dieu, qui effa- 
cez les péchés du mon- 
de, pardonnez -nous, 
Seigneur. 
Agneau, etc., exaucez- 
nous. Seigneur. 
Agneau, etc., ayez pitié 

de nous, Seigneur. 
Christ, écoutez- nous. 
Christ, exaucez-nous. 
Sainte Mère de Dieu, 

priez pour nous. 
Afin que nous soyons 
faits dignes des promes 
ses de J -Christ. 

Oraieon. 
Sbiqnhur, nous vous 
supplions de répandre 
votre grâce dans nos 
âmes, afin qu'ayant con- 
nu par la voix de l'Ange, 
l'incarnation de votre Fils 
Jésus-Christ, nous arri- 
vions par sa passion et sa 
croix, à la gloire de sa ré- 
surrection : par le même 
J.-C. N.-S. Ainsi soit-il. 



Auxilium Christianorum, 

ora pro nobis. 
Regina Angelonim, 
ttegina Patriarcharum, 
Regina Prophetarum, 
Regina Apostoloruna, 
Regina Martyrum, 
Regina Confessorum, 
Regina Virginum, 
Regina Sanctorum om- 
nium 
Regina sine Idbe concepta. 
Agnus Dei qui tollis pec- 
cata mundi, parce nobis 
Domine. 

Agnus, etc., exaudi noa, 
Domine. 

Agnus, etc., miserere no- 
bis. 

Ohriste, audi nos. 

Christe, exaudi nos. 

Ora pro nobii, sancta 
Dei genitrix. 

Ut digni pflficiamur pro- 
missionibus Christi. 



OremuT. 
Gratiam tuam quaesu- 
mue. Domine, mentibus 
nostris infunde j ut qui 
Angelo nuntiante, Christi 
Filii tui Incarnationem 
cognovimus, per passio- 
nem ejus et Crucem ad 
Resurrectionia gloriam 
perducamur. Per eum- 
dem Christum Dominum 
uostrum. Amen. 



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— 400 — 
Oraison. 

* 

Nous vous jpplions, Seigneur, de visiter cette 
demeure, et ' en éloigner toutes sortes d'embû- 
ches de l'ei ûemi : Que vos saints Anges y 
habitent aûn de nous conserver en paix, et que 
votre bénédiction soit toujours pour nous. Par 
N.-S. J.-O. Ainsi soit-il. 

Prière à tous les Saints. 
Ames très-heureuses, qui avez eu la grâce de 
parvenir à la gloire, obtenez-moi deux choses de 
celui qui est notre commun Dieu et père : que je 
ne l'offense jamais mortellement et qu'il ôte de 
moi tout ce qui lui déplait. Ainsi soit-il. 
Prière avant de se mettre au lit. 
Mon Dieu, je sais que je mourrai : peut-être 
n'ai-je que peu de raomens à vivre ; peut-être ne 
sortirai-je pas du lit où je me coucherai aujour- 
d'hui. Aussi m'avertissez-vous d'y entrer comme 
dans mon tombeau. Je sais, Seigneur, qu'à l'heure 
de la mort, je voudrai avoir vécu sans péché et 
vous avoir toujours aimé. Mettez-moi, dès à 
présent, dans ces saintes dispositions. Oui, mon 
Dieu, je déteste le péché, je crois tout ce que 
l'Eglise m'enseigne ; je mets en vous toute mon 
espérance : je vous aime de tout mon cœur et 
j'aime mon prochain comme moi-même. Je veux 
vivre et mourir dans votre amour. ^ Je^ vous 
remets mon âme qui vous a tant coûtée, ô mon 
Dieu. Ne permettez point que le sang précieux 
que vous avez versé pour elle lui soit inutile. 

Vierge Sainte, intercédez pour moi. Mon bon 
Ange Gardien, mon Saint Patron, tous les Saints 
et [Saintes du Paradis, obtenez-moi la grâce de 
vivre dans la crainte de Dieu, de mourir dans son 
amour et de le servir sur la terre, afin de le louer 

j«.,4- l'A+ûfr»it'^ p Ainsi soit-ilc 



TABLE DES CANTIQUES. 



N. B. Dans les renvois, le trait d'union placé entre 
deux numéros remplace tous les numéros 
intermédiaires : ainsi 4 — T signifie 4, 5, 6, 7. 
Dans la table, on a fait précéder d'un même chiflfr© 
les Cantiques qui peuvent se chanter sur ' le 
même air : 
Les cantiques précédés du chiflFre 2, et ceux qui 
sont précédés de chiffre 3 peuvent être chantés 
sur les mêmes airs, en réunissant deux cou- 
plets, dans les premiers ; et en les partageant 
en deux, dans les seconds, lorsqu'ils sont 
de huit v-ers. 



vous 



Pageê. 

— Abaisse les deux. 218 

— Adorons tous... , 217 

1 Adressons , 286 

2 Afin d'ère docile., 88 

5 Ah ! que l'exemple....... , 122 

— Ah J qu'il est doux.... 101 

11 Aimons Jésus 171 

38 A la mère 277 

— A la mort... ,...,.. 33 

— A l'exemple.... 144 

13 Allons àJésus.. 127 

14 Allons au banquet. 226 

— Amis de Dieu ,. 194 

15 Amour, honneur , 157 

— Angélus ., 298 

^— AnrÀa 1o />nnrc< A^ 

— Arrête ici „... 30 



•~-*jrr "«««s»»- -».« 






! ^ 



— 402 — 

Pages. 

7 A servir. , .....^.... 93 

— Astres brillez r 304 

59 A ton service 291 

— Au fond des brûlants 20» 

4 Au sang qu'un Dieu.. 167 

2 Auguste et divine 301 

5 Autour de nos sacrés «...«.. 208 

3 Aux chants 129 

*l Avancez mon 112 

16 Avec transport .....^ 308 

45 Au saint berceau........ ,r........^.....r 156 

— Reau ciel ^2© 

8 Bel astre 154 

38 Bénissons à jamais 128 

— Bénissez le Seigneur 121 

la Bravons les enferff. <•.....« 25& 

9 Brillante aurore.. « 292 

* 2 Brise ma tête 7*7 

2 Brûlons d'ardeur 10^ 

46 Ca bergers 142 

6 Ce bas séjour 115 

— Célébrons la victoire 176 

14 Célébrons tous..v 146 

4 Cesse tes concerts ..,«•• »... 172 

-^ C'est à l'ombre 313 

17 C'est à tes faux 46 

— C'est Dieu que tu dois ....^..» 101 

2 C'est Dieu qui descend » 209 

1 C'est 1© mois - 317 

1 C'est le nom..... 310 

3 Cette époque 320 

— Chantons, chantons ah I 132 

— Chantez anges 21 f> 

— Chantons, chantons 282 

— Chantons en ce jour.» .... 235 

8 Chantons, familles....... 178 



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— 40^ — 

Pages, 

IB ChantonB le mystère... v.v..v..«. 2<iK 

•—Chantons Fitieffabie 207 

— Chantons, louons « 217 

3 Chaste époux 177 

19 Cher enfant ...*........ 153 

— Chrétien».. .«..1.... ..»^ 317 

— Comment coûter*.. 74 

3 Chantons les , «,.,, 194 

i 1 Dans ce malheureux 42 

12 Dans cette étable.. „.,. 147 

46 Dans le calme „„...,..... 145 

— Dans nos concerts 309 

38 De Marie 284 

— Depuis longtemps 64 

— D'ôtre enfant, 293 

— De tes enfants. ,, 2*94 

10 Dieu d'amour un 125 

— Dieu d'amour en ce 249 

6 Divin Jésus.... , 227 

— Du beau mois ,. 316 

3 Du bonheur , 250 

1 Du séjour de la gloire 195 

3 De sein de la gloire 272 

36 D'un fils crucifié; 303 

1 D'une mère chérie ...., 312 

— Ecoute, âme 98 

20 Ecoutez les Toix..... 198 

21 Enfants, la jeunesse , «... 90 

— En ce beau jour 234 

— En ce jour, ô bonne 282 

— En secret le S 85 

— Entends ma voix.... 139 

— Esprit Saint, comblez 26 

28 Esprit Saint, descendez 27 

36 Est-ce voua , 165 



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•""-11* JT- '«pi*ji»>''**i- 



— 404 — 



— Funeste danse.. ,^^ 123 

1 Goûtez, âmes...... ,.., ,,,,^^ io4 

22 Hélas I Quelle douleur ....^ gO 

3 Heureux qui dès , .7.*." ,*."."!.'." 256 

3 Heureux qui du...« '.*.!.V.V. .!.'.'.* 295 

9 Honneur, hommage ï.""'.!!l!! 216 

'— Il est né ^ ^ 151 

22 II est présent.... ~V.r.".'.'.'.*..'.*.'.!,\** 212 

3 H faut quitter .'."'."',*.*..*.*.*!!!] 326 

— Il n'est rien .*«."*!.'.'!*' 221 

6 II va finir , .'».".!!!!"..".*.*!.".*!." 321 

23 J'ai péché , 172 

— J'ai vu mes i!.*..*!."*!!*..!.*!'.*.!" 38 

■s-Je crois au père !.".."!.*.'.*.'.*.*.*..* 187 

2 Je crois en vous i ..!!!!!!!!,*!!."'," lOO 

Il Jel'flci depuis* , .V.ï. *..,.'......!" I12 

1 Je mets ma confiance...,, ....".".*.*..." 261 

6 Je me voyais ..^ .*.!*.!'.!!!** 36 

26 Je veux célébrer ..'...*.......*.*.*.'...*.' 275 

23 Je vivais ., *.*.!!!!!!!!*." 56 

25 J'engageai .Ï.V."...!!. !!!.*!!!!!" 188 

— J'entends la trompette !.*..'..!.!!.'...*..,'." 47 

3 Jésus charme ,*.*!!!.**. 94 

26 Jésus descend "'.!!!"'.!*.!!*.*.!'.*!*" 212 

4 Jésus est la bonté .'*.!.".'.'.'."..' '.*..'.** 83 

— Jésus est le roi !.,*..*!!!"!.!!!!.* 204 

— Jésus l'ami de la '.!*.!"! 245 

27 Jésus l'ami des enfants *.*..!!.'!.*!.'.'**. 89 

22 Jésus manne des ,",]' 32 

26 Jésus paraît i . * .'.'.Ï...Ï. .*,*"..'" 1 74 

3 Je te salue, ô pain... '"***] 2O6 

5 Jeunes chrétiens .'.."!!!!.!.*.* 247 

6 Je vous salue..... .....".',..*.*!.*.! 270 



— 405 



. 151 
.212 
. 325 
. 221 
. 321 

72 

38 
187 
100 

112 
261 

36 
275 

56 
188 

47 

94 
212 

83 
204 
245 

89 

82 
174 
206 
247 
270 



4 Jours heureux ^''f'*- 

28 Jurons à la mère d'amour .'.'."! 9?ft 

— Jusqu'à quand !..;!...... gî 

— Jusques à quand "!!!!*.'.!*.*.'.'.'.'.*" 31 

» • • . 

7 l,e ciel en est j^^k 

2 LeDieu que nos '"* «oo 

29 Le fila du roi ..;;; TL 

6 Le monde en vain !!!!'..!1 " 236 

— i^es anges /..'.'.ï.'!!!!!.".*. 143 

— Les fêtes ' ^f 

1 Le temps de la ...!.. 1, 90 

— Le voici „ \ * ^A. 

4 Le voilà r"".ï.r.! 213 

1 Loin de Jésus..»,,,,., .*.*."."."!.*.".*!.'* 110 

— Loin de voua.,,,,,, ".V.V.Ï..V.Ï.*"*,!', !!,!!] us 

23 malheureuses créatures 49 

42 Marchons sur les i/îa 

30Marie,mère "**' ]rL 

6MèredeD. du m...... fl 

43 Mère de Dieu, quelle....*..;; VI 

4 Mes yeux.... ** Ji 

31 Mille fois ;;;; 22e 

30 Mon âme, aime ....;. .*;;;;; loo 

1 Mon âme vous o,>o 

25 Mon bien- aimé '^^^^'!^^J!^!!" 228 

11 Mon cœur, en ce j ..,.;..;;;;; ; 241 

9 Mon cœur t'implore ;;;;;;;;;;;;* 155 

— Mon Dieu, mon cœur ; ; " * * »/ 1 

— Mon doux Jésus ....;;;;;;;;;;; ;;;; 82 

— Won, non la gloire 95 

— Nous n'avons à faire ;;;!;;;;; ; ; ; ; ; ; 28 

— Nous vous invoquons ooi 

*i i^uuveue agreaoie, 140 



-■^ «--"lui* 



-—406 



Pages, 

17 O céleste flamme ^^'7 

9 O croix cher gage l*?® 

— Dieu, que dou.x m 

1 douce Providence 118 

27 digne objet 102 

— faveur 220 

— Jésus, conduis. 1^6 

42 jour charmant » 155 

44 l'auguste 203 

— O maudit B2 

2 O mon Dieu., .* 89 

11 Q puissante 314 

-^ O que je suis 231 

— roi des cieux 216 

6 saint autel 238 

2 si l'on pouvait 60 

4 victime. * 214 

2 vous dont 35 

— Ouvrages du Seigneur 119 

3 Où prends-tu. 162 

3 Par les cTiants. 205 

8 Par un amour. 219 

43 Peuple chrétien 133 

33 Peuple infidèle... 66 

— Plaisirs inouis 24 

17 Pleurs de pénitence 77 

32 Portes éternelles 181 

2 Pourquoi ces vains 184 

— Pourquoi cette vive 324 

3 Prévenons 322 

2 Princes illustres.. 191 

1 Puissante protectrice 269 

— Quand de la terre • 114 

1 Quand vous comp- 108 

J'6 Qu'en ces saints lieux 213 

— Que le monde » » • • 288 



— 407 — 



Pages, 
.. 117 
.. 170 
.. 111 
.. 118 
.. 102 
.. 220 
6. 116 
,., 155 
.. 203 
.. 62 
.. 89 
., 314 
., 231 
.. 216 
.. 238 
.. 60 
,. 214 
.. 36 
.. 119 
.. 162 

. . 205 

.. 219 

.. 133 

.. 66 

.. 24 

.. 77 

.. 181 

.. 184 

.. 324 

. . 322 

.. 191 

... 269 

... 114 

.. 108 

... 213 



6 Que le démon : J24 

2 Quel amour !!.!!' 298 

19 Quel bruit. . . , . , , !!!!.*!!! 183 

— Quel feu s'allume *.*.*.!'.!'.*.'.!.. 252 

— Quel spectacle ma foi. , , , .'!*.*..*..!.'! 21 1 

3 Quel spectacle s'offre i !.!..'!.!!!! ! 182 

4 Quelle étoile ,.....,,,,,,.,,, ^ 159 

10 Quelle nouvelle. . . . , .'.*!!.*.'!!.*.' 253 

7 Que tout cède , >'.'.!.".*..'.".*. 98 

e Qu'ils sont aimés ..».»... 1 .*!.*.! ! 236 

— Qu'ion est heureux 257 

10 Rassemblons nous , 279 

— Reçois d'une âme 70 

18 Rendons nos vœux .....!!!,*!!!! 233 

38 Réunissons .!![!**..'.' 1 ! 319 

€ Reviens pécheur , ...*.'!!!.*!! 66 

3 Saint, ô beau mois 314 

29 Sàlut gloire ,....*.* 301 

— Salut Sainte Vierge \\\ 266 

35 Sans nul éclat , . , ^ 229 

3 Seigneur dès ma [\\ 106 

1 Seigneur Dieu. [[ fî8 

40 Silence, ciel 211 

41 Sortez de vos hameaux 149 

— Souviens toi 268 

— Sur cet autel [ 214 

8 Tabernacles 192 

— Tendre Marie, mère 260 

33 Tendre Marie souv , 274 

— Tout n'est que 43 

1 1 Travaillez 27 

1 Triomphante jeunesse 130 

— Triomphez, reine 307 

12 Triste naufrage ...... ^ ,,,,,,,,,, , «7 

13 Trop heureux entants 263 



'■»' *••• "*•■-*•.•*>• 



— 408 — - 

Pages. 

2 Tronpe innocente 239 

6 Tu vas remplir 222 



— Un ange ayant dit ,\ 305 

4 Un Dieu vient 23 

— Un fantôme , . , . 86 

Unis aux concerts i ..'iut-3M0> 

40 Un jour qu'il 281 

— Un seul Dieu 96 

2 Tainqueur de l'enfer 174 

— Venez céleste époux 13Ô 

2 Venez créateur. 248 

15 Venez divin Messie 134 

20 Venez, ô le Dieu 225 

5 Venez pasteurs 140 

3 Viens pécheur 302 . 

— Vierge, étoile. 266 

— Vierge Marie (litanies) 2^ 

— Vierge, Marie, daigne 290 

3 Vierge M. souris J^SO 

3 Vierge Sainte, rose. 2t04 

45 Vive Jésus 160 

— Voici Jésus 211 

6 Voici, Seigneur 6T 

— Vole, amour 136 

16 Vole au plus tôt...... 190 

4 Votre cœur 297 " 

22 Votre divin maître 137 

— Vous dont le tronce 180 

— Vous qu'en ces lieux 258 

31 Vous qui voyez 78 




-v^-""^**^ 



-— 409-- 

TABLE DES PSAUMES, HYMNES PROSES ET 

ANTIENNES. 

PSAUMK8. 

Pagei. 

Beati omnes 337 

Beatus vir 330 

Confitebor tibi 329 

Credidi propter 334 

Dixit Dominus 328 

Domine probasti 339 

In eonvertendo 337 

In exitu 33I 

ïiSetdtus sum .* 336 

Lauda, Jérusalem. 338 

LaudMe Dominum. 335 

Laudate pueri 330 

Magnificat , 334 

Mémento, Domine 336 

îîisi Dominas 338 

HTMNBS ANCIENNES. 

Ad cœnam 343 

Ave, Maris 346 

Audi bénigne 342 

Conditor aime 341 

Christe (Noël). 341 

Ohriste (Toussaint) 346 

Deus tuorum , 348 

Bxultet cœlum , 347 

Fortem virili 350 

Hostis Herodes 342 

Iste confessor 349 

Jesu corona 349 

Jesu nostra 344 

Lucis Creator 333 

Pange lingua. 346 

Sanctorum 348 

TTrKo .TAi*naa1onr| Qyl*7 



iir B' "mii'^air' ■ 



— 410 — 

Pagei. 

344 

Veni, Creator 3^3 

Vexilla régis 

HYMNKS BBFOBHÉBS. 

.... 354 
Ad regias 353 

Audi, bénigne 35g 

CœlestiB Urbs. 3^1^ 

Creator aime 352 

Crudelis Herodes 35»^ 

Deus tuof um 35^ 

Exultet orbie 3^^ 

Fortem viiili 35g 

Ifite confessor. * * 35g 

Jean, corona 352 

Jesu, redemptor 35^ 

Lucia Creator • • • • * * * 35g 

Placare, Christe .,........•• 35g 

Salutis huma»»... • •• 353 

Sanctorura meritis 355 

Veni, Creator 353 

Vexilla régla 

PEOSIBS, ANTIBNNB8, &c. 

3T1 
AdoremuS in aetemum 3^^ 

Aima Redeinptoris 3gj^ 

Ave Regina cœlorum 3^^ 

Ave verum gi^Q 

Calîcem salutaris 3^^ 

Eccè panis ...*.' 363 

(y filii ^ • * 359 

quam suavis 3gg 

sacrum convivium 3^^ 

O salutaris ^^^ 

Panis Angelicus ^^^ 

Qui Pacem * * * ggg 

Berate • 3g^ 

Begina cœli • 3gj 

Salve, regiiia. '■'■ 



411 — 



. 344 
. 343 



354 
353 
356 
351 
352 
35r 
357 
360 
359 
359 
352 
, 351 
. 356 
. 355 
. 358 
. 356 
. 353 



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Sacerdos în aeternum 3 JO 

Sicut novellae 370 

Stabat Mater 3«2 

Tantum ergo 370 

Te Deum 3b4 

PRIÈRSS. 

Prières du matin 380 

Prières du soir f^ 

Prière avant de se mettre au ht 4UU 

Prières pendant la Ste. Messe 3 

Répons de la Messe 1° 

Prières devant le St. Sacrement ^^b 

Renouvellement des promesses du Baptême. . . 242 

X:!onsécration à la Ste. Vierge 244 

Méthode de Plain-Chant 372 



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360 

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Légbb Bbodssbau, Imprimeur de l'Archevêché. 



hé.